L'actualité de la santé

Toutes les actualités de la santé en un click

  • Les sujets âgés, particulièrement les plus fragiles qui résident en établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), constituent une population à haut risque de COVID-19 et plus de 10 000 décès ont été dénombrés à ce jour dans ces structures par Santé publique France. Sans aller jusqu'aux démarches d'auto-confinement suivies dans plusieurs Ehpad, qui ont fait la preuve de leur efficacité sur le nombre de cas et de décès par COVID-19, mais ne peuvent être généralisées, il est essentiel d'appliquer de façon très stricte les mesures de prévention pour protéger au mieux cette population à risque.
  • Une semaine après avoir approuvé l'utilisation des tests salivaires dans la stratégie de dépistage de la COVID-19 (prélèvement salivaire pour test virologique RT-PCR, chez les sujets symptomatiques), la HAS* a rendu 2 nouveaux avis : un avis favorable au remboursement des tests RT-PCR réalisés à partir d'un prélèvement oropharyngé, chez les sujets asymptomatiques lorsque le prélèvement nasopharyngé est contre-indiqué ; un avis favorable au déploiement et au remboursement des tests antigéniques pour le diagnostic de la COVID-19, uniquement chez les patients symptomatiques. Selon cet avis, la réalisation de ces tests pourrait être étendue aux pharmacies d'officine et cabinet médicaux, en plus des laboratoires d'analyse médicale. Seuls les tests antigéniques réalisés à partir d'un prélèvement nasopharyngé sont approuvés par la HAS,…
  • Mettre au point un antiviral : pas si simple !

    Santé Publique COVID-19 | - 29/09/2020
    Parmi les différentes stratégies thérapeutiques proposées pour traiter la COVID-19 figurent les antiviraux. À l'heure actuelle, plusieurs dizaines de molécules déjà existantes ont fait l'objet de recherches. Quant à la perspective d'un antiviral spécifique du SARS-CoV-2, elle apparaît encore plus lointaine, tant la mise au point d'un antiviral est longue et difficile, contrairement à celle des antibiotiques.
  • La Haute Autorité de Santé (HAS) a rendu vendredi 18 septembre 2020 son avis relatif aux tests de dépistage de la COVID-19 réalisés à partir de prélèvements salivaires. Selon cet avis, la prise en charge du prélèvement salivaire est recommandé : uniquement chez les sujets présentant des symptômes de l'infection depuis moins de 7 jours, lorsque le prélèvement nasopharyngé n'est pas possible (défaut d'acceptabilité) ; uniquement pour réaliser des tests de détection virologique par RT-PCR. La HAS a évalué l'intérêt du prélèvement salivaire à partir de données préliminaires issues de l'étude COVISAL, qui a comparé les résultats obtenus selon les deux techniques de prélèvement (nasopharyngé ou salivaire). Les premiers résultats montrent : chez les personnes symptomatiques : une moins bonne…
  • La fièvre de l’enfant ne pose ni un problème diagnostique, ni un problème thérapeutique, mais celui de la reconnaissance de certaines étiologies nécessitant une prise en charge urgente et/ou spécifique. Cela passe par l’identification d’éventuels signes de gravité du tableau clinique. VIDAL Recos vient de compléter et restructurer ses recommandations sur la fièvre de l’enfant, en prenant en compte notamment les données publiées il y a quelques mois par le NICE (National Institute for Health and Care Excellence) au Royaume-Uni. La stratégie proposée dépend essentiellement de l’âge de l’enfant et de la présence ou non de signes de gravité.
  • Par arrêté du 15 septembre 2020, la réalisation des tests rapides nasopharyngés d'orientation diagnostique antigéniques peut désormais être autorisée dans le cadre d'opérations collectives de dépistage du SARS-CoV-2. Ces tests s'adressent à toute la population, à l'exception des personnes symptomatiques ou des personnes identifiées cas contact. En cas de résultat positif, celui-ci doit être confirmé par un test de détection du génome SARS-CoV-2 par RT-PCR. Ce même arrêté du 15 septembre autorise par ailleurs les masseurs-kinésithérapeutes à réaliser un prélèvement nasopharyngé en vue d'un test virologique (RT-PCR ou antigénique), sous certaines conditions.
  • SARS-CoV-2 : un virus diabétogène ?

    Santé Publique COVID-19 | - 15/09/2020
    Le diabète est l'une des pathologies conduisant à un risque de formes sévères de COVID-19. A contrario, l'infection par le SARS-CoV-2 semble aussi pouvoir entraîner l'éclosion de nouveaux diabètes s'apparentant à des formes de type 1. C'est ce qu'ont mis en évidence plusieurs observations publiées depuis le début de la pandémie. Le registre COVIDIAB, mis en place pour mieux comprendre les liens entre COVID-19 et diabète, devrait notamment permettre de mieux comprendre et prendre en charge ces diabètes viro-induits.
  • Le décret relatif à la reconnaissance en maladies professionnelles des pathologies liées à une infection par le SARS-CoV-2 a été publié au Journal officiel du 15 septembre 2020. Selon ce décret, les affections causées par une infection par le SARS-CoV-2 sont reconnues comme maladies professionnelles s'il s'agit d'affections respiratoires aiguës : confirmées par un examen biologique ou un scanner ou, à défaut, par une histoire clinique documentée, ayant nécessité une oxygénothérapie, ou une autre forme d'assistance ventilatoire, attestée par des comptes-rendus médicaux, ou ayant entraîné le décès, ayant été contractées dans le cadre de travaux susceptibles de provoquer ces maladies dont la liste est détaillées dans l'article ci-dessous. Le décret prévoit par ailleurs la possibilité de mettre en place un…
  • Dans un courrier adressé à l'Ordre national des pharmaciens, la DGS (Direction générale de la Santé) demande aux pharmaciens de réserver, en début de campagne, les doses de vaccins contre la grippe saisonnière (INFLUVAC TETRA et VAXIGRIPTETRA) aux personnes ciblées dans les recommandations vaccinales. Cette recommandation vise à prioriser la vaccination des personnes à risque de grippe grave et à augmenter la couverture vaccinale dans cette population. En outre, les indicateurs sont en faveur d'une forte demande de vaccination contre la grippe durant cette campagne, en raison de la co-circulation du virus SARS-CoV-2. Une conséquence de cette demande accrue, toute population confondue, pourrait être une pénurie de vaccins avant la fin de la campagne vaccinale.
  • Être sourd à l’heure de la vie masquée

    Santé Publique COVID-19 | - 10/09/2020
    Alors que le port du masque se généralise au travail, dans les lieux publics et dans les espaces extérieurs, la population sourde est particulièrement pénalisée. L'impossibilité de lire sur les lèvres et la perte des informations apportées par les mimiques faciales, qui participent pleinement à la langue des signes françaises, accentuent les difficultés de communication et d'accès aux informations et gênent le bon respect des gestes barrières, par exemple lors d'une consultation médicale ou à la pharmacie. Du fait de ces obstacles, les personnes sourdes sont ainsi exposées à un risque accru d'isolement et d'infection par le SARS-CoV-2.
  • Le muscle cardiaque à l’épreuve de la COVID-19

    Santé Publique COVID-19 | - 10/09/2020
    Parmi les atteintes de la COVID-19, celles intéressant le système cardiovasculaire ont fait l'objet d'une attention particulière. Les mécanismes susceptibles de retentir sur le cœur et les vaisseaux sont en effet nombreux avec le SARS-CoV-2. En dehors des infarctus du myocarde, des morts subites et des thromboses vasculaires, des lésions du muscle cardiaque peuvent survenir. Plusieurs articles ont récemment été publiés concernant des myocardites détectées après hospitalisation, chez des patients convalescents à domicile et des cardiomyopathies de stress.
  • Depuis mars 2020, l’évolution de l’épidémie COVID-19 a suscité bien des inquiétudes et des interrogations. Six mois après, voici une première synthèse de l’état de la pandémie en France. Mais toutes les conclusions qui s’ensuivent ne sont que transitoires.
  • Au-delà de la prévention des contaminations, le respect systématique des mesures individuelles de protection, au premier chef le port du masque, pourrait-il diminuer significativement le nombre de cas de formes sévères de COVID-19 ? C’est ce que semble suggérer diverses études, chez l’animal comme chez l’homme. Chez l’homme, les résultats d’une étude suisse présentée ici sont renforcés par des observations faites à la suite de clusters où le port du masque a été immédiatement imposé. Celles-ci vont dans le sens des données obtenues dans les régions où cette mesure a été rapidement généralisée, comme à Hong Kong. Chez l’animal, une élégante étude a été menée chez le hamster doré qui montre à la fois la transmissibilité de SARS-CoV-2 par voie…
  • Selon un décret publié au Journal officiel du 30 août 2020, la liste des salariés pouvant bénéficier du dispositif d'activité partielle en raison de leur vulnérabilité à l'infection par le SARS-CoV-2 a été revue et limitée : aux personnes atteintes de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ; aux personnes immunodéprimées (immunodépression congénitale ou acquise) ; aux personnes âgées de 65 ans ou plus ayant un diabète associé à une obésité ou des complications micro ou macrovasculaires ; aux personnes dialysées ou présentant une insuffisance rénale chronique sévère. La mise en activité partielle est une décision médicale ; une prescription médicale est obligatoire. Cette nouvelle liste des critères de vulnérabilité a été réduite par rapport à la liste initiale publiée…
  • Au cours du mois d'août 2020, l'ANSM* a relayé des informations relatives à l'état de disponibilité des spécialités suivantes : en endocrinologie : tensions en CYNOMEL 0,025 mg comprimé sécable (liothyronine sodique), et mise en place d'un contingentement médicalisé. Les unités résiduelles sont réservées aux patients en cours de traitement. Les initiations de traitement doivent être suspendues ; en endocrinologie encore : importation d'une spécialité espagnole (MINURIN) pour remplacer MINIRIN SPRAY 10 µg/dose (desmopressine), indisponible en raison d'un défaut de qualité. La spécialité MINIRIN 0,1 mg/mL fera également l'objet d'une rupture de stock à partir de mi-septembre 2020 ; en cancérologie : rupture de stock d'ANANDRON 150 mg comprimé (nilutamide) et report possible vers le dosage à 50 mg, disponible…
  • Huit spécialités de NIQUITIN (dispositif transdermique et gomme à mâcher) et NIQUITINMINIS (comprimé à sucer) (nicotine) sont radiées du remboursement selon l'arrêté du 11 août 2020 modifié par l'arrêté du 14 août 2020. Cette décision intervient sur demande du laboratoire Omega Pharma et prendra effet à compter du 27 septembre 2020. À partir de cette date, ces présentations ne seront plus remboursables et bénéficieront d'un prix de vente libre.
  • L'ANSM* a relayé les recommandations européennes destinées à réduire les risques d'erreur de manipulation des spécialités à base de leuproréline (ELIGARD, ENANTONE, LEPTOPROL). Les données analysées par le PRAC (Comité européen de pharmacovigilance) mettent en évidence un lien entre la survenue de ces erreurs et la multiplication des étapes de reconstitution des solutions injectables à libération prolongée. Pour réduire ce risque d'erreur, il est recommandé : de ne jamais confier la préparation ni l'administration de ces médicaments au patient lui-même ; de réserver la manipulation de ces produits aux seuls professionnels de santé ayant une bonne connaissance des étapes de reconstitution, dans le strict respect du RCP et de la notice. En complément, le PRAC a demandé au laboratoire Astellas…
  • Médicaments en libre accès : inscription de 13 spécialités supplémentaires

    Médicaments Prescription - Délivrance | David PAITRAUD - 27/08/2020
    La liste des médicaments de médication officinale a été actualisée par l'ANSM* au mois de juillet. Treize spécialités y sont ajoutées, et peuvent désormais être disposées en libre accès dans les pharmacies, dont quatre spécialités NICOTINELL (nicotine). À l'inverse, le gel d'IBUPROFENE ARROW 5 % est retiré de cette liste, en raison de son caractère remboursable (taux de 15 %). Le remboursement par l'Assurance maladie n'est pas compatible avec une mise à disposition dans le rayon de médication officinale. *Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • Traitement des taeniasis : arrêt de commercialisation de TREDEMINE

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 27/08/2020
    La spécialité antiparasitaire TREDEMINE 500 mg comprimé à croquer (niclosamide) n'est plus commercialisée en France depuis le 30 juin 2020. Le laboratoire SERB explique sa décision par des problèmes d'approvisionnement en niclosamide. TREDEMINE était la seule spécialité à base de niclosamide commercialisée en France.
  • Répertoire des génériques : création de 12 nouveaux groupes

    Médicaments Génériques | David PAITRAUD - 27/08/2020
    L'ANSM* a actualisé le répertoire des génériques au cours du mois d'août 2020. Dans cette nouvelle version, 12 groupes sont ajoutés : en cardiologie : création de deux groupes APIXABAN comprimé pelliculé (référent ELIQUIS) et de trois groupes DABIGATRAN gélule (référent PRADAXA) ; en gynécologie/rhumatologie : création du groupe ESTRADIOL HEMIHYDRATE 1 mg + DROSPIRENONE 2 mg comprimé pelliculé (référent ANGELIQ) ; en urologie/néphrologie : création de trois groupes TOLVAPTAN comprimé (référent JINARC) ; en infectiologie, un groupe est créé pour la spécialité hospitalière antivirale FOSCAVIR 6 g/250 mL solution pour perfusion (foscarnet). Enfin, deux groupes sont créés pour le médicament d'anesthésie ESKETAMINE solution injectable (référent ESKETAMINE PFIZER), non commercialisé en France. *Agence nationale de sécurité du médicament et des…
  • Après plusieurs mois d'interruption liée à l'épidémie de COVID-19, l'ANSM* a autorisé la reprise de la collecte de selles et de la réalisation des préparations/médicaments à base de microbiote fécal à compter du 20 août 2020 et sous certaines conditions : sélectionner les donneurs en tenant compte du degré de risque de contamination par le SARS-CoV-2, placer en quarantaine les selles collectées, les préparation et médicaments fabriqués à partir de ces selles, vérifier l'absence de SARS-CoV-2 par PCR dans les selles et le transplant. Jusqu'à nouvel ordre, la transplantation est à nouveau autorisée, mais uniquement pour les situations exceptionnelles dans le cadre de pathologies graves sans alternative appropriée, et sans possibilité de différer le traitement. *Agence nationale de sécurité du…
  • L'ANSM* a dévoilé le calendrier de déploiement d'un QR code sur les boîtes de médicaments contenant du valproate ou un dérivé (MICROPAKINE, DEPAKINE, DEPAKINE CHRONO, génériques, DEPAMIDE etDEPAKOTE) : dès le mois d'août 2020, ouverture de l'accès à la page dédiée au valproate sur le site de l'ANSM, sous forme de question/réponse ; avant fin 2020 : apposition du QR Code sur les boîtes de médicaments, qui renvoie directement sur cette page d'information de l'ANSM. Après les mesures relatives à la prescription et la délivrance, l'information des patientes en âge de procréer constitue un axe important pour encadrer et minimiser le risque fœtotoxique associé au valproate. *Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • HTA : arrêt de commercialisation de TENSTATEN programmé en décembre 2020

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 26/08/2020
    En prévision de l'arrêt de commercialisation définitif de l'antihypertenseur TENSTATEN 50 mg gélule (ciclétanine) programmé pour la fin de l'année 2020, le laboratoire Ipsen invite les professionnels de santé à anticiper cette situation. Des alternatives à TENSTATEN existent : avec le même principe actif : génériques de TENSTATEN, au sein de la même classe pharmacologique : diurétiques thiazidiques et apparentés.
  • Très bel été à tous !

    Santé Voyage | Isabelle COCHOIS - 31/07/2020
    L'équipe des Actualités suspend ses publications durant le mois d'août, avant de reprendre en septembre de plus bel pour vous tenir informés des nouveautés dans le domaine du médicament et de son environnement, et vous proposer des réflexions et analyses sur des thèmes qui semblent devoir vous intéresser, comme en témoignent votre lecture assidue et vos nombreux commentaires. Dans l'attente, nous vous proposons de lire et/ou de relire les articles qui ont intéressé le plus grand nombre et ceux que vous avez le plus commentés. Beaucoup de COVID-19, mais pas seulement !
  • Un article, publié dans Clinical Infectious Diseases, confirme l’effet protecteur de la distanciation physique et du port du masque vis-à-vis de la transmission du SARS-CoV-2, et apporte de l’eau au moulin de l’hypothèse d’un lien entre la charge infectieuse et la sévérité de la COVID-19. Dans cette étude, menée au sein de l’armée suisse, la transmission du SARS-CoV-2 a été comparée entre plusieurs casernes, dont l’une initialement indemne de COVID-19, lorsque des mesures de distanciation physique (au moins 2 mètres) ou de port du masque (lorsque la distanciation est impossible) ont été imposées. Les résultats montrent que ces mesures barrières ne protègent pas complètement de l’infection, mais qu’elles ont néanmoins un effet protecteur significatif et qu’elles semblent, par ailleurs, prévenir…
  • L'ANSM* a récemment communiqué sur l'état de disponibilité des spécialités suivantes : MINIRIN SPRAY (desmopressine) : rupture de stock ; MINIRIN et MINIRINMELT (desmopressine) : tension d'approvisionnement ; PENTACARINAT 300 mg poudre pour aérosol et pour usage parentéral (pentamidine isétionate) : tension d'approvisionnement ; EUTHYRAL 100µg/20µg comprimé sécable (lévothyroxine sodique, liothyronine) : prolongation des tensions d'approvisionnement ; KALETRA (80 mg + 20 mg)/ml solution buvable, KALETRA 100 mg/25 mg et KALETRA 200 mg/50 mg comprimé pelliculé (ritonavir, lopinavir) : remise à disposition. *Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • Qu'ils vivent en EHPAD ou qu'ils soient hospitalisés en service de gériatrie, les patients âgés sont, eux aussi, confrontés à la pandémie COVID-19. S'y ajoutent les conséquences, potentiellement graves dans cette population, des fortes chaleurs estivales. Explications de l'équipe* du service de médecine gériatrique de l'hôpital Pitié-Salpêtrière à Paris, dirigé par le Pr Marc Verny. *Drs Audrey Rouet, Elise Poumier, Charlotte Toméo et Margaux Baque.
  • Desmopressine : rappel de tous les lots de MINIRIN SPRAY et d'OCTIM

    Médicaments Disponibilité | Isabelle COCHOIS - 29/07/2020
    MINIRIN SPRAY et OCTIM, deux spécialités à base de desmopressine, font l'objet d'un rappel de tous les lots disponibles sur le marché. Cette mesure de précaution fait suite à la mise en évidence d'un surdosage en desmopressine dans plusieurs flacons, en lien avec un défaut d'étanchéité. Il résulte de ce large rappel de lots que MINIRIN SPRAY et OCTIM seront indisponibles jusqu'en 2021. Dans ce contexte, l'ANSM* émet des recommandations à destinations des professionnels de santé en termes d'alternatives thérapeutiques. En parallèle, les patients sont invités à contacter leur médecin traitant ou le spécialiste qui les suit habituellement pour envisager un changement de traitement. En cas de symptômes (décrits dans l'article ci-dessous), le traitement doit être diminué voire suspendu, et…
  • DAFALGAN CODEINE : erreur dans la notice des comprimés effervescents sécables

    Médicaments Vigilance | Isabelle COCHOIS - 28/07/2020
    Certaines boîtes de DAFALGAN CODEINE comprimé effervescent sécable contiennent une notice indiquant par erreur que les comprimés sont à avaler tels quels avec de l'eau. À ce titre, l'ANSM* a souhaité préciser que "les comprimés effervescents doivent être dissous dans un peu de liquide avant d'être administrés". * Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • Immunité(s) contre le SARS-CoV-2 : votre thriller de l’été !

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 23/07/2020
    Récemment, plusieurs études sur la réponse du système immunitaire face au SARS-CoV-2 ont enrichi (et complexifié) nos connaissances sur le sujet. L’immunologie fait de nouveau la une de la presse grand public et pas forcément de manière judicieuse… Selon ces dernières études, il semble que l’immunité humorale contre le SARS-CoV-2 soit proportionnelle à la gravité de la maladie et qu'elle diminue rapidement. Sa persistance, également proportionnelle à la sévérité des symptômes, est d’au moins 3 mois, probablement de 6 à 12 mois en moyenne. Cette dynamique de disparition rapide épouse celle des anticorps contre les coronavirus des rhumes, ce qui pourrait suggérer, une fois la phase primaire de la pandémie achevée, une cyclicité de la COVID-19 tous les 3 ans…
  • Disponibilité de spécialités distribuées en ville et à l'hôpital

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 23/07/2020
    L'ANSM* a récemment communiqué sur l'état de disponibilité des spécialités suivantes : en psychiatrie : tensions d'approvisionnement en DEPAMIDE 300 mg comprimé pelliculé gastro-résistant (valpromide), DEPAKOTE 250 mg et DEPAKOTE 500 mg comprimé gastro-résistant (divalproate de sodium) et maintien du contingentement de la distribution ; en neurologie : prévision de tensions d’approvisionnement en LEVODOPA CARBIDOPA TEVA 100 mg/10 mg comprimé sécable entre août et octobre 2020. Les unités disponibles sont à réserver aux patients en initiation de traitement, dont la titration peut nécessiter un dosage à 50 mg/5 mg de lévodopa/carbidopa (soit 1/2 comprimé) ; en infectiologie : tensions d'approvisionnement en PENTACARINAT 300 mg poudre pour aérosol et pour usage parentéral (diiséthionate de pentamidine) et contingentement de la distribution jusqu'en…
  • Suite à l'introduction de la mention LP (libération prolongée) dans la dénomination des antihypertenseurs alpha-bloquants EUPRESSYL et MEDIATENSYL 30 mg et 60 mg en gélule (urapidil), l'ANSM* confirme qu'aucune adaptation posologique n'est nécessaire chez les patients habituellement traités par ces médicaments. Le changement de dénomination, intervenu en avril 2019, correspond uniquement à une mise en conformité avec les propriétés pharmacocinétiques déjà existantes des gélules d'EUPRESSYL et de MEDIATENSYL, à savoir la libération prolongée du principe actif. La formulation n'a pas été modifiée. *Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • Surdosage en méthadone : l'ANSM encourage la détention de naloxone

    Médicaments Recommandations | David PAITRAUD - 17/07/2020
    Première substance impliquée dans le décès des usagers de drogues, la méthadone voit également son usage détourné (par injection ou obtention illégale) augmenter. Tels sont les constats du dernier compte-rendu du Comité permanent des stupéfiants, psychotropes et des addictions. Dans ce contexte, l'ANSM* rappelle le risque de toxicité, de surdosage et d'usage détourné rapporté avec cet opiacé, et met en garde contre la banalisation de cette substance, notamment dans un contexte de consommation occasionnelle en milieu festif. Dans la lignée du ministère de la Santé, l'ANSM encourage également la diffusion de kits de naloxone (antidote des surdosages en opioïdes) prêts à l'emploi auprès des populations à risque de surdosage, afin de réduire le nombre des décès associés à la méthadone.…
  • Conformément aux recommandations de la HAS* émises en mai 2020, le gouvernement a autorisé la pratique des tests rapides d'orientation diagnostique de la COVID-19 (TROD COVID) en ambulatoire, par les médecins et les pharmaciens d'officine (arrêté du 10 juillet 2020). Ces tests sérologiques d'orientation diagnostique s'inscrivent dans la stratégie de dépistage de la COVID-19, en complément des autres tests (virologiques par RT-PCR et sérologiques en laboratoire d'analyse de biologie médicale). La HAS recommande en effet de confirmer le résultat de ces tests ambulatoires, qu'il soit positif ou négatif, par un test en laboratoire. Suite à la publication de cet arrêté, les représentants de médecins et de biologistes ont fait part de leur avis défavorable vis-à-vis de cette pratique de dépistage,…
  • L'état d'urgence sanitaire a pris fin le 10 juillet 2020 sur la quasi-totalité du territoire national ; après cette nouvelle étape dans la gestion de l'épidémie de COVID-19 en France, le gouvernement a instauré jusqu'au 30 octobre 2020 un régime transitoire avec la prolongation de plusieurs mesures, dont certaines concernant les médicaments et les produits de santé. Ces mesures ont été précisées dans un arrêté du 10 juillet 2020 : dispensation des masques chirurgicaux et FFP2 du stock d'État par les pharmaciens à un ensemble de professionnels et à 3 catégories de patients ; autorisation de préparer des solutions hydroalcooliques en pharmacie d'officine ou à usage intérieur, conformément aux formulations de l'OMS (Organisation mondiale de la santé) ; dispensation par…
  • En prévision de la rupture de stock de VISUDYNE 15 mg poudre pour solution pour perfusion (vertéporfine) à partir du 15 juillet 2020, le laboratoire prévoit : de mettre à disposition des lots avec une durée de péremption courte (novembre 2020) ; puis d'importer des unités en provenance des États-Unis, avec une date de péremption plus longue. Cette rupture de stock est prévue pour une durée de 4 mois.
  • La quantification du SARS-CoV-2 présent dans les eaux usées pourrait permettre de prévoir la survenue de cas de COVID-19, de suivre l'évolution de l'épidémie et de détecter la réapparition de clusters dans des populations drainées par le même réseau, ce qui autorise des études très ciblées. Ce domaine très particulier de l'épidémiologie fait aujourd'hui l'objet de nombreuses recherches, en France comme dans de nombreux autres pays.
  • Sur recommandation de la HAS (Haute Autorité de Santé), le protocole de dépistage du cancer du col de l'utérus s'appuie : sur le test HPV (recherche d'ADN des papillomavirus humains à haut risque oncogène) chez les femmes de 30 à 65 ans ; sur l'examen cytologique pour les femmes de 25 à 29 ans. Dans la tranche d'âge 30-65 ans, le test HPV est plus efficace, alors qu'il ne se justifie pas avant 30 ans. Qu'il s'agisse du test HPV ou de l'examen cytologique, ces tests de dépistage s'effectuent à partir d'un prélèvement de cellules du col de l'utérus (frottis cervical). Pour informer les femmes sur ces nouvelles recommandations de dépistage, la HAS propose sur son site un document questions/réponses.…
  • Suite à des signalements de pharmacovigilance concernant la réactivation d’une infection systémique latente au BCG, ou BCGite, une carte d’alerte destinée aux patients traités ou ayant été traités par BCG-MEDAC poudre et solvant pour suspension intravésicale (bacille de Calmette et Guérin) sera prochainement incluse dans les boîtes de ce médicament. Cette carte de surveillance doit être remise aux patients avant la première instillation de BCG-MEDAC, afin de les informer sur le risque de BCGite associé à ce médicament. Décrit dans le résumé des caractéristiques du produit (RCP) de BCG-MEDAC, cet effet indésirable peut survenir pendant le traitement, mais également plusieurs années après ; en l'absence de traitement approprié, son évolution est potentiellement fatale. Il est recommandé aux patients de conserver…
  • Des tensions d'approvisionnement en stylos d'adrénaline injectable (ANAPEN, EMERADE, EPIPEN et JEXT) sont rapportées depuis plusieurs mois. Cette situation est consécutive à l'indisponibilité totale de l'une de ces spécialités, EMERADE, liée à un risque de dysfonctionnement du stylo. Pour éviter une dégradation de la situation, voire une rupture de stock total en stylos d'adrénaline injectable, l'ANSM* et l'AFPRAL** demandent : aux patients et aux établissements scolaires de conserver leurs stylos jusqu’à leur date de péremption avant de les renouveler en pharmacie ; aux pharmaciens de ne procéder aux renouvellements des stylos d'adrénaline que si ces derniers ont effectivement atteints la date de péremption ; aux prescripteurs et établissements de santé de laisser les formes auto-injectables pour les patients, et de…
  • Si la fièvre et les signes respiratoires sont les deux principales manifestations de la COVID-19, d'autres types de symptômes sont volontiers présents, parfois de façon isolée, ce qui peut rendre le diagnostic difficile. Dans le cadre de l'intensification du protocole de détection des cas et de recherche des contacts, promue par le plan de prévention et de protection renforcé défini par le conseil scientifique COVID-19, un test de dépistage doit être prescrit au moindre doute.
  • Très attendus lors de la période de confinement, des tests sérologiques fiables permettant de détecter les anticorps anti-SARS-CoV-2 sont aujourd'hui disponibles, très sensibles et spécifiques. Mais, à côté de la question de la durée de l'immunité conférée par l'infection, toujours non résolue faute de recul suffisant, se pose aussi le problème de l'interprétation d'une sérologie négative, qui ne rime pas forcément avec absence d'infection et absence d'immunité.
  • Médicaments distribués en ville et à l'hôpital : tensions et ruptures de stock

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 02/07/2020
    Au cours de la semaine 27, l'ANSM* a communiqué de nouvelles informations de disponibilité pour les spécialités (ville et hôpital) suivantes : en psychiatrie : remise à disposition d'une spécialité à base de miansérine, MIANSERINE EG 60 mg comprimé pelliculé sécable, depuis le 25 juin 2020. Le marché des spécialités à base de miansérine reste par ailleurs fortement perturbé ; en ophtalmologie : rupture de stock de PILOCARPINE 1 % FAURE collyre en solution en boîte de 100 récipients unidoses (nitrate de pilocarpine) jusqu'en novembre 2020. *Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • La distance sociale qui a été imposée à nombre de personnes du fait de la COVID-19 s'est soldée pour beaucoup d'entres elles par un sentiment de solitude. Or, en temps de crise, de désastre, la résilience s'appuie sur la richesse et la force des connections sociales et celles-là contribuent de façon importante à la sensation de bien-être et à la satisfaction d'être en vie. De plus en plus d'arguments provenant de disciplines variées ont convergé ces dernières années vers une notion encore plus édifiante : la solitude perçue lors d'un isolement social pourrait être le facteur délétère pesant le plus sur la survie et la longévité. Comme le résument en deux mots deux chercheurs qui viennent de publier une revue…
  • La Commission médicale du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), en coopération étroite avec la Société française de médecine de l’exercice et du sport (SFMES), publie l’édition 2020 du MédicoSport-Santé, dictionnaire à visée médicale des disciplines sportives. Cinq ans après la première édition, l’ouvrage compte désormais 50 fédérations sportives impliquées, ainsi que des synthèses sur la place de l’activité physique dans la prise en charge de 7 familles de pathologies et de 3 états physiologiques. De nouvelles fédérations sportives ont contribué à cette édition 2020 : Fédération française des études et sports sous-marins (FFESSM), Fédération française du Kick boxing, Muaythaï et disciplines associées (FFKMDA), Fédération française du Roller & Skateboard (FFRS), Fédération nationale du sport en milieu rural (FNSMR)…
  • Douleurs légères à modérées : fin de remboursement pour NALGESIC (fénoprofène)

    Médicaments Prise en charge | David PAITRAUD - 02/07/2020
    À compter du 6 juillet 2020, la spécialité anti-inflammatoire antalgique NALGESIC 300 mg comprimé pelliculé (fénoprofène calcique) sera déremboursée en ville. Cette décision a fait l'objet d'un arrêté publié au Journal officiel du 2 juillet 2020 ; elle résulte d'une demande du laboratoire Sciencex de ne plus bénéficier d'une prise en charge par l'Assurance maladie. Les modalités de prescription et de dispensation ne changent pas ; NALGESIC reste soumis à prescription médicale obligatoire (liste II). À l'hôpital, NALGESIC reste pris en charge au titre de son agrément aux collectivités.
  • À compter du 1er juillet 2020, la spécialité GRANIONS DE ZINC 15 mg/2 mL solution buvable en ampoule (gluconate de zinc) est remboursée au taux de 65 %, au lieu de 15 % précédemment. Cette décision de l'Union nationale des caisses d'assurances maladie (UNCAM) a suivi les conclusions du dernier avis de la Commission de la Transparence, dans lequel elle attribue à GRANIONS DE ZINC un service médical rendu (SMR) important dans le traitement de l'acrodermatite entéropathique. Cette indication a été obtenue en 2018. Pour rappel, le prix public de GRANIONS DE ZINC s'élève à 3,49 euros (30 ampoules).
  • Répertoire des génériques : création de 3 nouveaux groupes

    Médicaments Génériques | David PAITRAUD - 01/07/2020
    Le répertoire des génériques a été actualisé et complété par 3 nouveaux groupes : en gastro-entérologie : création d'un groupe pour l'acide ursodésoxycholique 500 mg comprimé pelliculé sécable, ayant pour spécialité référente DELURSAN 500 mg comprimé pelliculé sécable ; en oncologie/hématologie : création d'un groupe pour l'azacitidine 100 mg poudre pour suspension injectable, dont le référent est la spécialité hospitalière VIDAZA 25 mg/mL poudre pour suspension injectable. La spécialité générique inscrite dans ce groupe est déjà commercialisée en France ; en nutrition : création d'un groupe pour l'association glucose/acides aminés/lipides, dont le référent est OLIMEL N9E émulsion pour perfusion.
  • Les atteintes neurologiques liées à l’infection par le SARS-CoV-2 sont fréquentes et diverses. Elles peuvent survenir au début de la maladie et constituer des symptômes d’appel, et aussi plus tardivement chez des malades hospitalisés. Plusieurs hypothèses concernant les mécanismes sous-tendant ces manifestations ont été évoquées. À l’échelon national, un observatoire spécifique a été créé afin de colliger les cas de COVID-19 associés à des manifestations neurologiques.
  • L'Agence européenne du médicament (EMA) s'est prononcée en faveur d'une AMM (autorisation de mise sur le marché) conditionnelle pour la spécialité à base de remdésivir VEKLURY (laboratoire Gilead), dans le traitement des patients COVID-19 : VEKLURY 100 mg solution à diluer pour perfusion ; VEKLURY 100 mg poudre pour solution à diluer pour perfusion. Plus précisément, l'indication thérapeutique retenue dans cette AMM est le traitement de la COVID-19 chez les adultes et les adolescents à partir de 12 ans (et pesant au moins 40 kg), présentant une pneumonie oxygénorequérante. L'EMA s'est appuyée sur les données préliminaires de l'étude ACTT (Adaptive COVID-19 Treatment Trial), portée par l'Institut américain des allergies et des maladies infectieuses (National Institute of Allergy and Infectious Diseases).…
  • Biais MacGyver et effet IKEA : vous connaissez ?

    Santé Publique COVID-19 | - 25/06/2020
    La problématique que pose l'utilisation de médicaments hors validation par des essais cliniques de qualité est aussi celle du recours à des dispositifs médicaux non encore testés, en particulier ceux qui ont été fabriqués avec les "moyens du bord", en l'absence d'approvisionnement habituel. Cette situation, mise en lumière par l'épidémie COVID-19, a soulevé bien des interrogations, tout autant pratiques qu'éthiques. En situation d'urgence, le recours à des matériels faits maison a bien des atouts, mais également quelques faiblesses.
  • L'antiépileptique GABITRIL 10 mg comprimé pelliculé (tiagabine) subit un nouvel épisode de rupture de stock de quelques mois. La remise à disposition est prévue en septembre 2020. Dans ce contexte, des unités de la spécialité GABITRIL 10 mg comprimé initialement distribuée en Espagne sont mises à disposition en France. Cette spécialité est conditionnée en boîte de 100 comprimés, au lieu de 50 pour la version française. Des consignes sont émises pour la dispensation et la facturation à l'officine. Le dosage à 5 mg, non concerné par cette rupture, ne doit pas être délivré en remplacement de celui à 10 mg.
  • Un freinage saisonnier de la circulation du SARS-CoV-2 est très possible pendant l'été, mais il faut se préparer à toutes les éventualités, dont celle d'une deuxième vague, notamment en pratiquant de façon large les tests PCR chez les sujets symptomatiques. Telle a été la position du Pr Antoine Flahault, épidémiologiste et directeur de l'Institut de santé globale de l'université de Genève, lors de son intervention, aux côtés du Dr François Trémolières, infectiologue et interniste, au cours du Vidal Live du 10 juin dernier, consacré aux "scénarios de demain". La population est aujourd'hui largement sensibilisée à l'importance des mesures barrières et un reconfinement strict paraît une solution de dernier recours en cas de deuxième vague.
  • Plusieurs articles scientifiques publiés récemment apportent des éléments nouveaux et importants sur la manière dont le SARS-CoV-2 s’installe dans l’appareil respiratoire. En particulier, une étude publiée dans Cell cartographie précisément les lieux de réplication du coronavirus et montre clairement que la COVID-19 est avant tout une infection nasale qui, sous certaines conditions, s’étend à des zones pulmonaires et perturbe les échanges gazeux au sein des alvéoles. Cette étude met par ailleurs en évidence, selon les patients, une forte variabilité individuelle des cellules cibles présentes dans les bronches et bronchioles, en termes de susceptibilité au SARS-CoV-2. Cette prédisposition à héberger le virus pourrait jouer un rôle dans la vulnérabilité aux formes sévères de la COVID-19. En outre, une autre étude, elle…
  • Quand l’encéphalite à tiques devient TIAC !

    Santé Publique COVID-19 | - 23/06/2020
    En cette période où le SARS-CoV-2 circule toujours, l'apparition d'une fièvre ou d'un syndrome d'allure grippale doit faire penser à la COVID-19. Cependant, nul praticien n'échappera à la recherche d'un diagnostic différentiel, sachant que d'autres infections peuvent être en cause. Parmi elles, l'encéphalite à tiques (EAT) ne faisait pas partie, à ce jour, des hypothèses souvent envisagées. C'est en France une affection très rare, transmise par la piqûre de tiques porteuses d'un flavivirus, le Tick Borne Encephalitis Virus ou TBEV. L'identification récente d'un cluster survenu dans l'Ain, et consécutif à l'ingestion de fromage de chèvre au lait cru, est une "aventure" exceptionnelle. Elle permet de faire le point sur cette infection mal connue en France, mais dont la fréquence augmente…
  • Trois jours seulement après la commercialisation de BACLOCUR comprimé pelliculé sécable (baclofène), 3 dosages de cette spécialité sur les 4 distribués sont retirés provisoirement du marché : 10 mg, 20 mg et 40 mg. La suspension d'AMM (autorisation de mise sur le marché) de BACLOFENE 10 mg, 20 mg et 40 mg a été ordonnée, à titre conservatoire et dans l'attente d'un jugement définitif, par le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Celui-ci a été saisi par l'association Collectif Baclohelp au motif que la posologie maximale fixée à 80 mg par jour dans le cadre de ces AMM fait obstacle à la poursuite des traitements à des doses supérieures à 80 mg initiés via le dispositif de RTU (recommandation temporaire d'utilisation). BACLOCUR…
  • Protection rénale : de la COVID-19 à la canicule

    Santé Publique COVID-19 | - 18/06/2020
    La population âgée a déjà payé le plus lourd tribut au cours de l’épidémie de COVID-19. Mais elle est aussi une patientèle pour laquelle l’hypertension artérielle est très prévalente (et souvent traitée par des médicaments modifiant l’hémodynamique du rein : diurétiques, inhibiteurs du système rénine-angiotensine), et la fonction rénale est diminuée en raison du vieillissement : les survivants de la COVID-19 vont donc aujourd’hui vers un deuxième risque, celui de la canicule. Dans ce contexte, la prévention sera essentielle, ont rappelé les Prs Alexandre Hertig et Alain Baumelou, tous deux néphrologues à Paris, lors du VIDAL Live du 3 juin 2020 sur le thème "Entre COVID et canicule, quel risque rénal ?".
  • Les informations concernant l'épidémie COVID-19 continuent à nourrir les actualités, mais à un rythme moins soutenu. VIDAL s'attache à relayer régulièrement, dans la VIDAL News Spécial COVID-19, celles qui nous semblent pouvoir vous intéresser. Si vous souhaitez lire ou relire les articles publiés depuis le 11 juin, il vous suffit de cliquer sur les liens figurant dans l'article ci-dessous. L'ensemble des articles en lien avec la COVID-19, publiés par VIDAL depuis le début de l'épidémie, est par ailleurs accessible en cliquant ici. Vous pouvez accéder de la même façon au VIDAL Live, une rubrique vidéo dans laquelle des questions thérapeutiques, en rapport avec l'actualité COVID-19, sont commentées par des experts, qui répondent chaque semaine aux questions des professionnels de santé.…
  • En semaine 25, l'ANSM* a relayé des informations de disponibilité pour les spécialités suivantes : en neurologie (maladie de Parkinson) : remise à disposition normale de LEVODOPA CARBIDOPA TEVA LP 200 mg/50 mg comprimé à libération prolongée ; en oncologie : remise à disposition annoncée d'HEXASTAT 100 mg gélule (altrétamine) à compter du 1er juillet 2020, avec distribution en rétrocession auprès des PUI (pharmacies à usage intérieur) ; en psychiatrie (agitation et agressivité au cours des états psychotiques) : tensions d'approvisionnement et distribution contingentée pour NOZINAN 25 mg/mL solution injectable en ampoule IM (lévomépromazine), LARGACTIL 25 mg/5 mL solution injectable en ampoule (chlorpromazine), et TERCIAN 50 mg/5 mL solution injectable en ampoule (cyamémazine).
  • Suite à un signal de sécurité émis fin 2018/début 2019, l'ANSM* et l'Assurance maladie ont initié une étude épidémiologique commune afin d'évaluer la relation entre la survenue d'un méningiome et les traitements par acétate de nomégestrol (LUTENYL et génériques) ou acétate de chlormadinone (LUTERAN et génériques). Les résultats de cette étude EPI-PHARE confirment le sur-risque de survenue de méningiome associé à ces médicaments macroprogestatifs, et mettent en évidence une corrélation entre l'augmentation de ce risque et la dose utilisée, la durée du traitement et l'âge de la patiente. Sur la base des résultats de cette étude, l'ANSM émet des recommandations préliminaires à l'attention des professionnels de santé et des femmes pour réduire et encadrer ce risque de méningiome, sachant que…
  • Insuffisance lutéale : arrêt de commercialisation de SURGESTONE

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 17/06/2020
    Le laboratoire SERB annonce l'arrêt de commercialisation du progestatif à base de promégestone, SURGESTONE comprimé, suite à des difficultés d'approvisionnement en principe actif. Tous les dosages sont concernés, à 0,125 mg, 0,250 mg et 0,500 mg. En pratique, cette spécialité ne sera plus disponible sur le marché français à épuisement des stocks, prévu début juin 2020 ; les reliquats de stocks sont distribués sous contingentement via des dotations aux grossistes. Aucun nouveau traitement par SURGESTONE ne doit être initié et les patientes actuellement sous traitement doivent être orientées vers leur prescripteur. Des alternatives à SURGESTONE, pour chacune de ses indications, existent au sein de la classe des progestatifs.
  • Les patients coronariens stables, bien traités et revascularisés, ne sont pas plus à risque de faire une infection COVID-19 sévère que la population générale. Ils doivent être suivis de façon régulière par leur médecin et respecter les gestes barrière. Tels sont quelques-uns des messages à retenir du Vidal Live dédié à la maladie coronaire qui s’est déroulé le 13 mai dernier, en présence de deux experts, le Pr Denis Duboc, cardiologue, et le Dr François Trémolières, infectiologue et interniste.
  • L'ANSM* et l'Assurance maladie publie un nouveau bilan EPI-PHARE sur l'usage des médicaments de ville en France : cette troisième étude fait le point sur les données de dispensation des médicaments remboursables pendant les 8 semaines de confinement et la première semaine post-confinement (semaine 20). Pour la première fois, l'analyse a été réalisée à partir des données du SNDS (système national des données de santé) enregistrées au-delà du confinement, jusqu'à 17 mai 2020. Sur cette période, les constats les plus marquants sont en comparaison au nombre attendu estimé en 2018 et en 2019 : une forte baisse des instaurations de traitements chez des nouveaux patients notamment pour les antihypertenseurs (- 39 %), les antidiabétiques (- 48,5 %) et les statines…
  • COVID-19 : quelles séquelles à long terme ? L’expérience du SRAS et du MERS

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 16/06/2020
    Le 6 juin 2020, un collectif, représentant environ un millier de patients ayant souffert de COVID-19 et présentant des symptômes invalidants plusieurs semaines après leur guérison, a publié une tribune pour demander des actions coordonnées de la part des autorités de santé afin de prendre en compte leur souffrance et leurs besoins. Ce collectif regroupe les participants de 9 forums Facebook qui se sont formés autour du thème des séquelles de la COVID-19, en particulier en termes de fatigue persistante et invalidante. Cette tribune et les revendications de ces patients soulèvent ainsi la question des éventuelles séquelles de la COVID-19. Par manque de recul, peu de données objectives existent à ce sujet, mais de nombreuses études ont été menées autour…
  • COVID-19 : des masques FFP2 en plus pour les médecins et les infirmiers/ères

    Santé Publique COVID-19 | David PAITRAUD - 15/06/2020
    La DGS (Direction générale de la Santé) a annoncé 2 évolutions majeures dans la distribution des masques issus des stocks d'État : une augmentation des dotations de masques FFP2, permettant de reprendre la distribution de ces masques auprès de tous médecins (quelle que soit la spécialité médicale), et des infirmiers/ères ; un passage en flux tiré pour la distribution des masques chirurgicaux, permettant à chaque officine de pharmacie de prendre la main sur les commandes et d'adapter les quantités aux besoins réels. Par ailleurs, les opérateurs funéraires sont ajoutés à la liste des professionnels prioritaires pour recevoir une dotation de masques chirurgicaux issus du stock d'État.
  • Les actualités VIDAL de la semaine sur l'épidémie COVID-19

    Santé Publique COVID-19 | Isabelle COCHOIS - 11/06/2020
    Les informations concernant l'épidémie COVID-19 continuent à nourrir les actualités, mais à un rythme moins soutenu, du fait de l'amélioration de la situation. VIDAL continue à relayer régulièrement dans la VIDAL News Spécial COVID-19 celles qui nous semblent pouvoir vous intéresser. Si vous souhaitez lire ou relire les articles publiés depuis le 4 juin, il vous suffit de cliquer sur les liens figurant dans l'article ci-dessous. L'ensemble des articles en lien avec la COVID-19, publiés par VIDAL depuis le début de l'épidémie, est par ailleurs accessible en cliquant ici. Vous pouvez accéder de la même façon au VIDAL Live, une rubrique vidéo dans laquelle des questions thérapeutiques, en rapport avec l'actualité COVID-19, sont commentées par des experts, qui répondent chaque…
  • Psychotropes et COVID-19 : quelles interactions ?

    Santé Publique COVID-19 | - 11/06/2020
    Si la question de l'impact des psychotropes sur l'infection COVID-19 s'est posée au début de l'épidémie, les remontées du terrain indiquent que ce sont plus les interruptions brutales des traitements que leur éventuelle iatrogénie qui peuvent poser des problèmes. L'effet protecteur éventuel de la chlorpromazine fait l'objet d'une évaluation clinique. De façon globale, l'épidémie de COVID-19 ne doit pas faire modifier les traitements au long cours, en psychiatrie comme dans les autres maladies chroniques. Des points qui ont été soulignés par le Dr David Gourion, psychiatre, et le Dr François Trémolières, infectiologue et interniste, lors du Vidal Live du 27 mai 2020.
  • L'ANSM* a récemment relayé les informations de disponibilité pour les spécialités suivantes : en psychatrie : remise à disposition sous contingentement de DEROXAT 20 mg/10 mL suspension buvable (paroxétine) ; en neurologie : rupture de stock en ville de LEPTICUR 10 mg comprimé en boîte de 30 (chlorhydrate de tropatépine) ; en infectiologie, remise à disposition : d'ADIAZINE 500 mg comprimé (sulfadiazine), sous contingentement ; d'AZACTAM 1 g poudre et solution pour usage parentéral (aztréonam). *Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • Santé mentale et COVID-19 : premiers retours de terrain

    Santé Publique COVID-19 | - 09/06/2020
    Contrairement aux craintes initiales, les personnes ayant des pathologies psychiatriques ont été peu nombreuses à contracter une infection COVID-19. Mais cette dernière a eu un impact sur les patients, parfois inattendu, comme cela a été souligné par le Dr David Gourion, psychiatre, et le Dr François Trémolières, infectiologue et interniste, lors du Vidal Live du 27 mai 2020. De son côté, l'infection COVID-19 s'accompagne par ailleurs souvent de troubles neuropsychiatriques, qui pourraient, dans certains cas, persister dans le temps. Enfin, il faut désormais être vigilant quant au risque de stress post-traumatique chez les personnes ayant contracté l'infection et leur famille, mais aussi les soignants.
  • La HAS (Haute Autorité de Santé) a émis des recommandations complémentaires, sous forme de réponses rapides, vis-à-vis des patients traités pour une affection rhumatologique, en période d'épidémie de COVID-19. En synthèse, la démarche thérapeutique dépend de la présence ou de l'absence de signes cliniques en faveur d'une infection par SARS-CoV-2 : en l'absence de signe de COVID-19 : initiation ou maintien des traitements en cours (traitements de fond, anti-inflammatoires, infiltration de corticostéroïde en l'absence d'alternative thérapeutique), sans nécessité de modifier ou d'adapter la posologie ou la voie d'administration ; en présence de signes de COVID-19 : suspension des traitements de fond (conventionnels ou biomédicaments), des traitements par inhibiteurs de JAK et des AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens), tout en maintenant les…
  • Répertoire des génériques : création de 2 nouveaux groupes

    Médicaments Génériques | David PAITRAUD - 08/06/2020
    Le répertoire des génériques s’enrichit de deux nouveaux groupes pour l’association clopidogrel/acide acétylsalicylique, aux dosages respectifs de 75 mg/75 mg et de 75 mg/100 mg. Le référent de ces groupes est la spécialité DUOPLAVIN, indiquée en relais de ces deux principes actifs pris séparément en prévention secondaire des événements liés à l'athérothrombose chez l'adulte. Seul le dosage DUOPLAVIN 75 mg/75 mg comprimé pelliculé est actuellement commercialisé en France. La spécialité générique (Mylan) inscrite dans le groupe clopidogrel 75 mg/acide acétylsalicylique 75 mg est commercialisée. En pratique, cette spécialité générique peut désormais être délivrée en substitution à DUOPLAVIN.
  • COVID-19 : l’actualité des clusters en France

    Santé Publique COVID-19 | - 08/06/2020
    L'épidémie est contrôlée. Certes, le virus continu à circuler, mais il chemine à petite vitesse. L'hypothèse d'une deuxième vague est débattue : il n'y en aurait pas du tout, ou bien à l'automne, ou plus tard ? Nul ne peut rien affirmer. "Nous allons tous conserver les mesures de distanciation, le port du masque en zone publique et dans les transports, le lavage des mains, toutes pratiques qui vont devenir habituelles", a rappelé le président du conseil scientifique COVID-19, le Pr Jean-François Delfraissy, dont les propos sont néanmoins plutôt optimistes. Après les points réguliers de Santé publique France relayés dans Vidal News (voir les actualités VIDAL du 7 [partie 1 et partie 2], 14, 17, 24 avril, du 4, 11,…
  • L’application StopCovid entre en scène

    Santé Publique COVID-19 | - 04/06/2020
    Depuis le 2 juin 2020, l’application StopCovid, destinée à faciliter le repérage des sujets ayant eu un contact rapproché avec une personne détectée positive au SARS-CoV2, est déployée en France. Cet outil vient compléter les mesures de contact-tracing, qui ont pour objectif de repérer et prendre en charge rapidement des sujets à risque de développer ultérieurement une COVID-19 ainsi que de mieux contrôler l’épidémie.
  • L'ANSM* a récemment relayé les informations de disponibilité pour les spécialités suivantes : CIMETIDINE ARROW 200 mg comprimé effervescent : rupture de stock jusqu'à mi-juillet 2020 ; SKIACOL 0,5 % collyre en flacon de 0,5 mL (chlorhydrate de cyclopentolate) : remise à disposition normale depuis avril 2020. *Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • Les informations concernant l'épidémie actuelle dénommée COVID-19 s'accumulent à un rythme encore soutenu. VIDAL s'est employé à relayer quotidiennemen trégulièrement, dans une VIDAL News Spécial COVID-19, celles qui nous semblaient pouvoir vous intéresser. Si vous souhaitez lire ou relire les articles publiés depuis le 28 mai, il vous suffit de cliquer sur les liens figurant dans l'article ci-dessous. L'ensemble des articles en lien avec la COVID-19, publiés par VIDAL, est par ailleurs accessible en cliquant ici. Vous pouvez accéder de la même façon à VIDAL Live, une rubrique vidéo récente, dans laquelle des questions thérapeutiques, en rapport avec l'actualité COVID-19, sont commentées par des experts, qui répondent chaque semaine aux questions des professionnels de santé. Bonne lecture et bon visionnage…
  • Les spéculations sur une possible deuxième vague épidémique, à l’automne ou l’hiver prochain, vont bon train. Chaque expert, pour certains autodéclarés, exprime ses convictions, parfois sans (trop de) fondements scientifiques. Pourtant, ces dernières semaines ont apporté des informations importantes sur la façon dont la COVID-19 se propage et, surtout, sur les conditions nécessaires à l’apparition d’une flambée épidémique comme celle que nous avons connue en avril 2020. À l’instar du SRAS ou du MERS, la COVID-19 semble être une infection dont la transmission se fait sur un mode stochastique : la majorité des infections s’éteignent sans descendance, mais un petit nombre d’infections (10 à 20 %) sont responsables d’un grand nombre de cas (peut-être jusqu’à 80 %). C’est ce qui…
  • La distribution d'EUTHYROX (lévothyroxine), spécialité correspondant à la formulation de LEVOTHYROX distribuée avant mars 2017, s'arrêtera en septembre 2020 en France. (EDIT du 21 août 2020 : en raison du contexte sanitaire actuel, l'arrêt de mise à disposition d'EUTHYROX en France est reporté. Cette spécialité restera disponible en 2021, pour les traitements en cours /FIN EDIT). Dans ce contexte, le ministère des Solidarités et de la Santé invite les professionnels de santé et les patients sous EUTHYROX à anticiper cette situation et à envisager le remplacement d'EUTHYROX par une autre spécialité à base de lévothyroxine. En partenariat avec l'ANSM*, les Ordres des médecins, des pharmaciens et des infirmiers/ères et des sociétés savantes, une fiche pratique a été élaborée à destination…
  • Dans la cadre de la prise en charge des patients exposés au coronavirus, un décret, publié au Journal officiel du 28 mai 2020, étend le périmètre de remboursement par l'Assurance maladie à de nouveaux actes et de nouvelles prestations, en complément des dérogations déjà prévues par un autre décret daté du 31 janvier 2020 : actes et prestations dispensés aux assurés dans les centres ambulatoires dédiés COVID-19 ; test virologique ; test sérologique ; consultation initiale après dépistage positif COVID-19 ; consultation de contact tracing. Ce décret fixe également les modalités de remboursement du suivi des patients vulnérables et sous ALD (affection longue durée), en période post-confinement. Il introduit une dérogation permettant le remboursement à 100 % des tests sérologiques…
  • Le 25 mai dernier, nous avions souhaité mettre un terme temporaire à ce point hebdomadaire de la Vidal News sur le suivi de l'épidémie (voir les actualités VIDAL du 7 [partie 1 et partie 2], 14, 17, 24 avril et du 4, 11 et 15 et 25 mai 2020). Cependant, après la semaine 21 (du 19 au 25 mai 2020), et alors que la semaine 22 est déjà fort entamée, trois raisons nous ont amenés à poursuivre notre analyse, au cours de la phase incertaine d'un déconfinement progressif pleinement justifié.
  • COVID-19 : le paradoxe de l’asthme

    Santé Publique COVID-19 | - 02/06/2020
    Les infections par les virus ayant un tropisme respiratoire sont une des principales causes d'exacerbations de l'asthme. Et c'est donc très logiquement, qu'au début de l'épidémie d'infections à SARS-CoV-2, la communauté pneumologique, et plus largement médicale, craignait que les patients asthmatiques ne paient un lourd tribut à cette maladie jusqu'alors inconnue. Or, dès les premières publications faites par des équipes en Chine, puis en Italie, les asthmatiques se sont montrés peu nombreux parmi les patients hospitalisés pour une infection COVID-19. Un constat paradoxal partagé par les médecins français, comme cela a bien été souligné par le Pr Gilles Garcia, pneumologue, et le Dr François Trémolières, infectiologue et interniste, lors du Vidal Live du 15 avril 2020 dédié à l'asthme.
  • Diabète et infections, une influence réciproque

    Santé Publique COVID-19 | - 29/05/2020
    Dès le début de l’épidémie, sur la base d’études chinoises, le diabète, notamment le diabète de type 2, a été reconnu comme un facteur de risque de forme sévère de COVID-19. L’expérience acquise ensuite en Europe, puis dans les autres régions du monde, a confirmé ce constat. Un état des lieux sur les liens entre diabète et COVID-19 a été fait lors du VIDAL Live du 29 avril dernier, événement qui a permis aux professionnels de santé d'interroger deux experts, le Pr Bernard Bauduceau, diabétologue, et le Dr François Trémolières, infectiologue. Les principaux éléments de ces échanges sont proposés dans l'article ci-dessous et complétés par les premières données de l’étude française CORONADO, publiées entre temps et focalisées sur les liens…
  • Après quelques mois d'évolution en Europe, la pandémie COVID-19 est beaucoup mieux connue sur les plans clinique, biologique et immunologique. Néanmoins, la physiopathologie des atteintes viscérales directes et de nombreuses complications de l'infection restent obscures. Les examens anatomiques post-mortem constituent un complément à la compréhension des formes graves et ont mis en évidence une atteinte isolée ou prédominante des cellules endothéliales vasculaires associée à des microthromboses en regard.
  • Disponibilité de médicaments distribués en ville et à l'hôpital

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 28/05/2020
    Selon les récentes informations communiquées par l'ANSM*, l'approvisionnement des spécialités suivantes est actuellement perturbé : rupture de stock du vaccin M-M-RVAXPRO poudre et solvant pour suspension injectable en seringue préremplie et mise à disposition temporaire de la présentation en flacon, fournie sans dispositif d'injection ; rupture de stock pour une durée indéterminée de METHOTREXATE BIODIM 25 mg/1 mL solution injectable. Le laboratoire sanofi a par ailleurs communiqué sur la rupture de stock pendant au moins 18 mois de l'antidépresseur SURMONTIL 25 mg comprimé (trimipramine maléate). La situation s'est partiellement améliorée pour les spécialités suivantes, dont la distribution reste néanmoins contingentée : DIAMOX 500 mg poudre et solvant pour préparation injectable (acétazolamide) ; ZENTEL 400 mg comprimé (albendazole). Enfin, les spécialités…
  • Voyage et santé : nouvelle édition des recommandations sanitaires aux voyageurs

    Santé Publique Recommandations | David PAITRAUD - 28/05/2020
    Malgré un contexte sanitaire mondial perturbé, le HCSP (Haut Conseil de la Santé publique) a publié l'actualisation annuelle de ses recommandations sanitaires aux voyageurs, dans un BEH (bulletin épidémiologique hebdomadaire) exceptionnel du 19 mai 2020. Ces recommandations constituent un référentiel de 90 pages, dans lesquels les professionnels de santé trouvent des éléments validés pour accompagner leurs patients devant se rendre à l'étranger et leur fournir des conseils appropriés : prévention des maladies par une vaccination adaptée, état des lieux et recommandations vis-à-vis de pathologies telles que le paludisme, ou les maladies liées aux arthropodes, recommandations relatives aux risques liés à l'environnement (chaleur, transport, activités, comportements individuels) ou au profil du voyageur (malade chronique, enfant, femme enceinte, etc.). Parmi les modifications…
  • Déremboursée depuis le 17 mai 2020, la spécialité à base de salbutamol injectable, SALBUMOL 0,5 mg/1 mL solution injectable, ne sera plus commercialisée à écoulement des stocks disponibles, estimé à fin juin 2020.
  • Les dernières actualités VIDAL sur l'épidémie COVID-19

    Santé Publique COVID-19 | - 28/05/2020
    Les informations concernant l'épidémie actuelle dénommée COVID-19 s'accumulent à un rythme encore soutenu. VIDAL s'est employé à relayer quotidiennement, dans une VIDAL News Spécial COVID-19, celles qui nous semblent pouvoir vous intéresser. Si vous souhaitez lire ou relire les articles publiés depuis le 14 mai, il vous suffit de cliquer sur les liens figurant dans l'article ci-dessous. L'ensemble des articles en lien avec la COVID-19, publiés par VIDAL, est par ailleurs accessible en cliquant ici. Vous pouvez accéder de la même façon à VIDAL Live, une rubrique vidéo récente, dans laquelle des questions thérapeutiques, en rapport avec l'actualité COVID-19, sont commentées par des experts, qui répondent chaque semaine aux questions des professionnels de santé. Bonne lecture et bon visionnage !
  • Les dispositions réglementaires autorisant une utilisation hors AMM de l'hydroxychloroquine dans le traitement de formes graves de COVID-19, en milieu hospitalier, ont été annulées par décret du 26 mai 2020. Cette décision s'appuie notamment sur un nouvel avis du HCSP (Haut Conseil de la Santé publique) qui, prenant en compte les données actuelles d'efficacité et surtout de toxicité de l'hydroxychloroquine dans la stratégie thérapeutique de la COVID-19, recommande : de ne pas utiliser l’hydroxychloroquine (seule ou associée à un macrolide) dans le traitement du COVID-19 ; d’évaluer le bénéfice/risque de l’utilisation de l’hydroxychloroquine dans les essais thérapeutiques ; de renforcer la régulation nationale et internationale des différents essais évaluant l’hydroxychloroquine dans l'infection au SARS-CoV-2. Suite à cet avis et tenant…
  • En limitant les consultations médicales, le confinement a eu pour conséquence une baisse très importante des vaccinations et, notamment, de celles qui sont obligatoires chez le jeune enfant. Or celles-ci doivent impérativement être maintenues, sous peine d'une résurgence d'infections parfois graves. Après l'âge de 2 ans et a fortiori chez l'adulte, les vaccinations peuvent être, sauf exception, différées, mais pas oubliées !
  • Insomnie : arrêt de commercialisation de NOCTAMIDE (lormétazépam)

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 26/05/2020
    Indiquées dans le traitement de l'insomnie, les spécialités hypnotiques sédatives à base de lormétazépam, NOCTAMIDE 1 mg et 2 mg comprimé sécable, ne sont plus commercialisées en France.
  • Les atteintes cardiaques liées à la COVID-19 sont très variées et d'évolution plus sévère. L'élévation de la troponine, quelle qu'en soit l'origine, est un marqueur de mauvais pronostic, comme celle des D-dimères et du fibrinogène. L'épidémie est indirectement responsable d'infarctus compliqués, vus tardivement et, potentiellement, d'une augmentation des morts subites extrahospitalières, tandis que l'infection peut se compliquer à distance de myocardites post-infectieuses sévères nécessitant des soins de réanimation.
  • Immunité croisée entre les coronavirus des rhumes et SARS-CoV-2 : la fin de la pandémie ?

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 26/05/2020
    Récemment, deux articles ont été publiés en preprint, portant sur la réaction immunitaire cellulaire chez des patients souffrant de COVID-19. Ces deux études ont également exploré une éventuelle réaction immunitaire de ce type chez des personnes n’ayant pas été exposées à SARS-CoV-2. Chez 34 à 60 % de ces sujets, les immunologistes ont pu mettre en évidence une réaction des lymphocytes CD4 et CD8 envers des épitopes issus de SARS-CoV-2. Les auteurs émettent l’hypothèse d’une réaction immunitaire croisée entre un ou plusieurs coronavirus responsables des rhumes et SARS-CoV-2. En effet, l’ensemble des personnes non exposées étudiées présentaient également des anticorps dirigés contre ces coronavirus. Néanmoins, les personnes non exposées qui ne réagissaient pas aux épitopes de SARS-CoV-2 présentaient, elles aussi,…
  • COVID-19 : fin du premier acte ?

    Santé Publique COVID-19 | - 25/05/2020
    Depuis le 7 avril, la VIDALNews a tenté de vous informer, par le truchement d’une chronique hebdomadaire (les 7 [partie 1 et partie 2], 14, 17, 24 avril et les 4, 11 et 15 mai 2020 ), sur l’évolution de l’incroyable épidémie COVID-19. Notre modeste objectif a été de retransmettre de façon condensée les données fournies, jour après jour, par Santé publique France (SPF), et des informations provenant d’autres sources. Le retour à la vie "normale" est loin d’être acquis, mais après ce point hebdomadaire de SPF daté du 21 mai 2020, nous mettrons momentanément un terme à la communication autour de cet épisode, car un temps de stabilisation semble se dessiner. Certes, l’histoire de la COVID-19 n’est pas terminée,…
  • Conformément à l'agenda annoncé en avril, la HAS (Haute Autorité de santé) a émis un avis sur la place des tests unitaires sérologiques pour la détection des anticorps dirigés contre le SARS-CoV-2 dans la stratégie de dépistage de la COVID-19. Elle recommande : l'utilisation des TDR (test diagnostique rapide) en laboratoire d'analyse de biologie médicale, sur prescription médicale : pour le diagnostic de rattrapage de patients symptomatiques en cas de test virologique négatif et en présence de symptômes évocateurs de COVID-19, pour le diagnostic des personnels soignants ou d’établissements d’hébergement collectif qui ont été en contact avec le virus ; pour les enquêtes épidémiologiques ; l'utilisation des TROD (test rapide d'orientation diagnostique) par les médecins, les sages-femmes, les infirmiers et…
  • Déjà connue et très surveillée pour sa toxicité cardiaque, l'hydroxychloroquine fait l'objet d'une nouvelle alerte de pharmacovigilance, lancée par l'Agence espagnole des médicaments, concernant la survenue de troubles neuropsychiatriques. Survenant majoritairement en début de traitement chez des patients COVID-19 traités à des posologies élevées d'hydroxychloroquine, ces troubles se manifestent notamment par des symptômes aigus de psychose, des tentatives de suicide ou des suicides. Suite à cette alerte espagnole, l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) appelle les promoteurs et investigateurs d’essais cliniques utilisant de l’hydroxychloroquine ou de la chloroquine à une plus grande vigilance vis-à-vis de ce risque. Dans le même temps, un nouveau signal sur des atteintes hépatiques et rénales graves avec l’association lopinavir/ritonavir…
  • Le 6 mai dernier, un VIDAL Live a eu pour thème : l’épidémie COVID-19 dans la population pédiatrique. Cette visioconférence interactive a permis à deux experts, le Dr Fanny Autret, pédiatre, et le Dr François Trémolières, infectiologue, d’apporter leurs connaissances dans ce domaine. L’article ci-dessous rapporte les premiers éléments détaillés lors de cette visioconférence, à savoir l’épidémiologie, la contagiosité et les aspects cliniques de l’infection COVID-19 chez l’enfant. Deux autres articles de cette VIDAL News traitent, d’une part de la maladie de Kawasaki liée à l’infection par le SARS-CoV-2 et, d’autre part de plusieurs conséquences de la pandémie dans la population pédiatrique de la maternité à l'école. Bien sûr, les informations présentées ici sont susceptibles d’évoluer en fonction des prochaines…
  • La synthèse de Santé publique France concernant l'évolution épidémiologique de la COVID-19, publiée le 14 mai, s'appuie sur les données recueillies en semaine 19 (du 6 au 12 mai 2020). Il s'agit de la septième mise au point hebdomadaire depuis celle du 24 mars 2020 dont VIDAL s'est fait l'écho (les 7 [partie 1 et partie 2], 14, 17, 24 avril et les 4 et 11 mai 2020).
  • COVID-19 et pédiatrie : de la maternité à l'école

    Santé Publique COVID-19 | - 15/05/2020
    Lors du VIDAL Live du 6 avril dernier, au cours de laquelle le Dr Fanny Audret, pédiatre, et le Dr François Trémolières, infectiologue, ont apporté leur expertise concernant les aspects pédiatriques de l’infection COVID-19, de nombreux thèmes ont été abordés. En complément de cet événement interactif avec les professionnels de santé, trois actualités sont consacrées, dans cette VIDAL News, à : 1) l’épidémiologie, la contagiosité et la clinique ; 2) la maladie de Kawasaki-like ; 3) les particularités de la pandémie dans le contexte périnatal ainsi que les conséquences en termes de couverture vaccinale et la problématique du retour à la crèche ou à l’école. C’est ce 3e chapitre qui est abordé dans cet article. Bien sûr, les informations présentées…
  • À l'arrêt pendant la période de confinement, les activités d’assistance médicale à la procréation (AMP) peuvent reprendre depuis le 11 mai 2020, sur autorisation des ARS (agences régionales de santé). Dans ce contexte, l’Agence de la biomédecine émet de nouvelles recommandations pour une reprise progressive et en toute sécurité, en tenant compte de la persistance d'une circulation virale SARS-CoV-2.
  • COVID-19 : les formes graves de l’enfant

    Santé Publique COVID-19 | - 15/05/2020
    Alors que les formes pédiatriques de l’infection COVID-19 étaient peu abordées par l’ensemble de la communauté scientifique, en raison de l’absence d’inquiétude dans cette population, brutalement, une alerte au sujet de cas graves en pédiatrie a jeté un trouble. Une mise au point sur ces nouveaux symptômes a été faite lors du VIDAL Live du 6 mai 2020, événement interactif avec les professionnels de santé, à laquelle participaient deux experts : le Dr Fanny Autret, pédiatre, et le Dr François Trémolières, infectiologue. L'article, rapporté-ci-dessous, est focalisé sur la maladie de Kawasaki-like et les cas de myocardites chez l’enfant. Il s’ajoute à deux autres articles, également issus de ce même VIDAL Live, ayant trait, d’une part, aux aspects généraux de la…
  • Plusieurs études observationnelles ont permis de cerner les facteurs qui influencent le risque de mortalité liée à la COVID-19. Une étude britannique, récemment mise en ligne, apporte une confirmation de taille à ces conclusions, en mettant à profit les données de santé collectées depuis au moins un an sur 17,5 millions de Britanniques (5 683 décès hospitaliers dus à la COVID-19). Cette étude montre le poids prépondérant de l’âge dans le risque de décès, bien au-delà des autres facteurs de risque, y compris après ajustement sur toutes les autres variables. Elle quantifie également, et pour la première fois, le sur-risque lié à l’asthme sévère, ainsi que celui lié à la précarité et à l’origine ethnique. Mais, comme la plupart des…
  • Les informations concernant l'épidémie actuelle dénommée COVID-19 s'accumulent à un rythme qui ne cesse de s'accélérer. VIDAL s'est employé à relayer quotidiennement, dans une VIDAL News Spécial COVID-19, celles qui nous ont semblé pouvoir vous intéresser. Si vous souhaitez lire ou relire les articles publiés cette semaine, il vous suffit de cliquer sur les liens figurant dans l'article ci-dessous. L'ensemble des articles en lien avec la COVID-19 publiés par VIDAL est par ailleurs accessible en cliquant ici. Vous pouvez accéder de la même façon à VIDAL Live, une rubrique vidéo récente, dans laquelle des questions thérapeutiques, en rapport avec l'actualité COVID-19, sont commentées par des experts, qui répondent chaque semaine aux questions des professionnels de santé. Bonne lecture et bon…
  • Selon les dernières informations communiquées par l'ANSM*, les deux spécialités suivantes font l'objet de tensions d'approvisionnement, imposant le contingentement de leur distribution en pharmacie de ville : en neurologie, dans la maladie de Parkinson : approvisionnement tendu en LEVODOPA/CARBIDOPA TEVA LP 200 mg/50 mg comprimé à libération prolongée, jusqu'au 10 juin 2020 ; en infectiologie : approvisionnement tendu en CLAMOXYL 1 g poudre pour solution injectable/pour perfusion IM-IV (amoxicilline sodique), jusqu'en juin 2020. * Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • Maladie de Parkinson : arrêt de commercialisation de la forme injectable d'ARTANE

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 13/05/2020
    La commercialisation d'ARTANE 10 mg/5 mL solution injectable en ampoule (trihexyphenidyle chlorhydrate) est arrêtée, sur décision du laboratoire, en raison de problèmes de production. Sa disponibilité perdurera jusqu'à épuisement des stocks et péremption des lots encore disponibles. Les formes orales de cet antiparkinsonien restent disponibles. Plusieurs alternatives à ARTANE injectable sont proposées sur le marché français.
  • Après une hospitalisation pour une infection COVID-19, en réanimation ou en service conventionnel, mais aussi pour certains patients ayant été pris en charge en ambulatoire, un bilan fonctionnel respiratoire et un suivi personnalisé sont préconisés afin d'apprécier l'évolution des troubles à distance de la phase aiguë.
  • Tout comme le confinement, la levée du confinement nécessite une adaptation des professionnels de santé et des patients, tout particulièrement ceux atteints de maladies chroniques et/ou à risque de COVID-19 grave. C’est cet aspect particulier que la Haute Autorité de Santé a abordé dans le cadre de ses réponses rapides.
  • Régurgitations du nourrisson : remise à disposition de GELOPECTOSE

    Parapharmacie Complément alimentaire | David PAITRAUD - 12/05/2020
    La poudre orale épaississante GELOPECTOSE, préconisée pour les besoins nutritionnels des nourrissons en cas de régurgitations, est remise à disposition dans les pharmacies. Alors qu'il avait le statut de médicament, GELOPECTOSE appartient désormais au groupe des aliments diététiques destinés à des fins médicales spéciales (ADDFMS). En dehors de ce nouveau statut, GELOPECTOSE n'a pas fait l'objet d'autres changements, qu'il s'agisse de sa formulation (pectine, cellulose microcristalline et silice), de sa posologie (2 cuillères à café rases par 90 mL de liquide) ou de sa prise en charge (non remboursable par l'Assurance maladie). GELOPECTOSE doit être utilisé sous contrôle médical et ne doit pas constituer la seule source d'alimentation des nourrissons.
  • Suite à la promulgation de la Loi du 11 mai 2020 (Journal officiel du 12 mai 2020), l'état d'urgence sanitaire déclaré le 23 mars 2020 pour faire face à l'épidémie de COVID-19 est prorogé jusqu'au 10 juillet 2020 inclus. Dans le domaine médical et pharmaceutique, cette décision s'accompagne d'une prolongation de l'ensemble des dispositifs visant à maintenir un accès aux soins, aux produits de santé et aux médicaments, qui devaient prendre fin le 11 ou le 31 mai 2020 : encadrement des prix des gels et solutions hydro-alcooliques, et des masques chirurgicaux ; dispositions relatives à la prescription et à la délivrance des spécialités à base d'hydroxychloroquine, de l'association lopinavir/ritonavir (KALETRA et génériques), du paracétamol per os et injectable, du…
  • En l’absence de traitement spécifique et de vaccin, l’une des mesures préconisées pour endiguer l’épidémie COVID-19 est le repérage des sujets contacts d’une personne infectée par le SARS-CoV-2. À côté de la méthode humaine, qui a ses limites, le traçage numérique est apparu utile pour tester et isoler de façon très rapide des personnes potentiellement infectées. Mais, qui dit numérique, dit aussi peur du numérique. Pour comprendre comment fonctionnent ces outils, quelles sont leurs limites et leurs intérêts, l’Académie des sciences nous livre quelques explications.
  • Une équipe de l’hôpital Sainte-Anne (Paris) vient de lancer un essai clinique randomisé en simple aveugle pour évaluer l’efficacité de la chlorpromazine (LARGACTIL) dans le traitement de la COVID-19 chez 40 patients atteints de dyspnée modérée. Les raisons qui sous-tendent cette étude sont multiples. En effet, cet ancêtre des neuroleptiques a montré des propriétés non-psychotropes qui semblent, sur le papier, en faire un candidat possible dans le traitement de cette infection à coronavirus. Tout d’abord, l’équipe de Sainte-Anne a observé une moindre prévalence de la COVID-19 parmi leurs patients que parmi les soignants de cet établissement. Même si d’autres explications sont possibles (tabagisme plus fréquent chez les patients et isolement social plus marqué), cette différence les a interrogé sur un…
  • Liste des médicaments en libre accès : première actualisation de l'année 2020

    Médicaments Prescription - Délivrance | David PAITRAUD - 12/05/2020
    La liste des médicaments de médication officinale a été actualisée le 24 avril 2020 avec : 5 nouvelles spécialités pouvant être disposées en libre accès dans les pharmacies : CARBOCISTEINE ARROW 5 % ADULTES SANS SUCRE solution buvable, EXOMUC 200 mg granulés pour usage oral (acétylcystéine), CHLORHEXIDINE/BENZALKONIUM/ALCOOL BENZYLIQUE MYLAN CONSEIL 0,25 g/0,025 g/4 mL pour 100 mL solution pour application locale (spécialité non commercialisée à la date du 11 mai 2020), DIOSMINE ARROW 600 mg comprimé pelliculé, PERCUTAFEINE gel (caféine) ; des retraits de spécialités suite à leur arrêt de commercialisation ou à leur inscription au remboursement par l'Assurance maladie (spécialités de nicotine).
  • Deux textes réglementaires relatifs aux tests de détection du SARS-CoV-2 par RT-PCR ont été publiés pour faciliter le dépistage de la COVID-19 sur le territoire : l'arrêté du 3 mai 2020 assouplit, sous conditions, les règles de réalisation de ce test en autorisant les prélèvements hors des laboratoires de biologie médicale, des établissements de santé ou du domicile du patient, et en élargissant le périmètre des professionnels pouvant les pratiquer ; le décret du 5 mai 2020 fixe le taux de prise en charge de ce test par l'Assurance maladie à 100 %, à compter du 6 mai 2020.
  • La nouvelle synthèse de Santé publique France concernant l'évolution épidémiologique de la COVID-19, publiée le 7 mai dernier, s'appuie sur les données recueillies en semaine 18 (du 29 avril au 5 mai 2020). Il s'agit de la sixième mise au point hebdomadaire depuis celle du 24 mars 2020.
  • Interrogée sur les modalités de prise en charge des patients COVID-19 non hospitalisés, isolés et surveillés à domicile, la HAS* publie des réponses rapides visant à accompagner les médecins durant cette période de pandémie. En synthèse, les recommandations de la HAS s'articulent autour des axes suivants : définition des critères permettant d'orienter le patient vers un isolement à domicile ou en structure dédiée, définition des objectifs et des modalités (outils et professionnels de santé concernés) de surveillance des patients, recommandations en vue d'une rééducation et d'une réadaptation du patient, après la phase aiguë. *Haute Autorité de Santé
  • Après une hospitalisation pour une infection COVID-19 en service conventionnel ou en réanimation, les patients nécessitent un réentraînement à l’effort très progressif. Une prise en charge sur les plans moteur, nutritionnel, cognitif et psychologique est également nécessaire, en raison des nombreuses conséquences de l’infection et de l’hospitalisation, en particulier en réanimation.
  • Les informations concernant l'épidémie actuelle dénommée COVID-19 s'accumulent à un rythme qui ne cesse de s'accélérer. VIDAL s'est employé à relayer quotidiennement, dans une VIDAL News Spécial COVID-19, celles qui nous ont semblé pouvoir vous intéresser. Si vous souhaitez lire ou relire les articles publiés cette semaine, il vous suffit de cliquer sur les liens figurant dans l'article ci-dessous. L'ensemble des articles en lien avec la COVID-19 publiés par VIDAL est par ailleurs accessible en cliquant ici. Vous pouvez accéder de la même façon à VIDAL Live, une rubrique vidéo récente, dans laquelle des questions thérapeutiques, en rapport avec l'actualité COVID-19, sont commentées par des experts, qui répondent chaque semaine aux questions des professionnels de santé. Bonne lecture et bon…
  • L'ANSM* a récemment fait le point sur la disponibilité des médicaments suivants : en infectiologie : persistance des tensions d'approvisionnement en vaccin PNEUMOVAX solution injectable en seringue préremplie (polyosides de Streptococcus pneumoniae - 23 sérotypes) et mise à disposition, auprès des établissements de santé, de doses du même vaccin en provenance des Pays-Bas. En ville, le contingentement est maintenu ; en endocrinologie : persistance des tensions d'approvisionnement en GENOTONORM MINIQUICK poudre et solvant pour solution injectable (somatropine) avec remise à disposition normale au cours de l'été 2020. Les autres spécialités de GENOTONORM 5,3 mg et 12 mg sont à nouveau disponibles normalement. *Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • Un nouveau décret, publié au Journal officiel du 6 mai 2020, précise 11 critères de vulnérabilité correspondant aux situations associées à un haut risque de développer une forme grave d'infection au virus SARS-CoV-2. Les dispositions de ce nouveau décret s’appliquent à compter 1er mai 2020, quelle que soit la date du début de l’arrêt de travail du salarié concerné. Pour rappel, l'activité partielle est un dispositif d'indemnisation, institué par la loi du 25 avril 2020, pour certains salariés ne pouvant assurer leur activité professionnelle en période de pandémie de COVID-19 : depuis le 1er mai 2020, il remplace l'arrêt de travail pour les salariés vulnérables, les personnes vivant avec une personne vulnérable, ou les parents contraints de garder leur(s) enfant(s).
  • Le groupement d’intérêt scientifique (GIS) EPI-PHARE publie son rapport mensuel sur la dispensation de médicaments remboursés sur ordonnance en pharmacie d’officine. Cette nouvelle analyse porte sur plus de 450 millions d’ordonnances, sur une période de 5 semaines allant du début du confinement jusqu'au 19 avril 2020. Par rapport aux données de fin mars, communiquées mi-avril (notre article du 22 avril 2020), cette nouvelle analyse montre : un retour vers une consommation normalisée des traitements de pathologies chroniques depuis la mi-avril (maladies cardiovasculaires, diabète, etc.), après le phénomène de "stockage" observé en début de confinement ; la persistance d'une sous-délivrance de produits dont l'administration est réalisée par un professionnel de santé (vaccins, produits destinés aux actes diagnostiques médicaux) ; une baisse…
  • On surveille massivement la température. L'oxymétrie ne devrait-elle pas aussi être une valeur à détecter systématiquement en cas suspicion de COVID-19 ? Il apparaît clairement que, dans les temps où nous sommes, cette mesure précoce de la saturation oxyhémoglobinée a une réelle importance diagnostique et pronostique, influant sur des décisions médicales. D'ailleurs, dès le début mars, l'OMS invitait les pays à s'équiper d'oxymètres de pouls, information qui a été largement reprise dans la presse.
  • Bien sûr, les données sont très récentes, évolutives, et donc à interpréter avec prudence. Ces réserves étant faites, que sait-on aujourd'hui de la coagulopathie induite par la COVID-19, à l'origine de thromboses touchant les poumons et d'autres organes ?
  • Depuis le début de la pandémie de COVID-19, des observations venant de différents pays font état d’une sous-représentation des fumeurs parmi les personnes atteintes de cette maladie, évoquant un possible effet protecteur du tabagisme. Malheureusement, les données épidémiologiques disponibles sur ce sujet (qui souffrent souvent d’une publication trop rapide, pandémie aidant) sont difficiles à analyser du fait de l’absence d’ajustement pour l’âge, le genre ou les comorbidités, ainsi que du manque de données qualifiées sur la prévalence du tabagisme, chez les personnes atteintes d’hypertension artérielle, de diabète ou d’obésité, pour ne citer que les comorbidités les plus fréquemment observées dans les formes sévères de COVID-19. L’analyse de la récente étude de séroprévalence, menée à Creil par l’Institut Pasteur, semble pointer…
  • En prévision de la sortie du confinement, actuellement fixée au 11 mai 2020, la DGS (Direction générale de la Santé) a actualisé ses directives relatives à la distribution du stock d'État des masques sanitaires (FFP2 et chirurgicaux). La livraison de ces masques en pharmacie est programmée au jeudi 7 mai 2020. EDIT du 7 mai 2020 : les nouvelles directives sont applicables au 11 mai 2020. /FIN EDIT EDIT du 9 mai 2020 : des modifications/précisions ont été apportées par la DGS le 8 mai 2020 et sont précisées dans l'article ci-dessous. /FIN EDIT Les quotas de distribution auprès des médecins libéraux, biologistes médicaux et infirmiers (EDIT du 9 mai : et les sages-femmes /FIN EDIT) sont revus à la…
  • Test sérologique COVID-19 : sept indications recommandées par la HAS

    Santé Publique COVID-19 | David PAITRAUD - 04/05/2020
    La HAS (Haute Autorité de Santé) a dévoilé samedi 2 mai 2020 ses conclusions sur la place des tests sérologiques dans la prise en charge de la maladie COVID-19. Ce rapport d'évaluation ne concerne que les tests sérologiques réalisés en laboratoire d'analyse de biologie médicale (tests automatisables type ELISA). Selon la HAS, ces tests sérologiques sont recommandés dans trois catégories d'indications : en complément du test virologique RT-PCR pour confirmer un diagnostic, ou en diagnostic de rattrapage lorsque le test virologique n'a pas été fait, et à partir du 7e ou du 14e jour selon les patients ; en détection d'anticorps chez les professionnels soignants et chez les personnels d’hébergement collectif (établissements sociaux et médicosociaux, prisons, casernes, résidences universitaires, internats,…
  • Un nouveau décret, en date du 2 mai 2020, encadre les prix des masques chirurgicaux, quel que soit leur canal de distribution. Selon ce texte, depuis le 3 mai 2020 et jusqu'au 23 mai 2020 : le prix limite de vente au public du masque chirurgical est fixé à 95 centimes d'euros TTC ; le prix limite de vente en gros est fixé à 80 centimes d'euros HT. EDIT du 11 mai 2020 : l'arrêté du 7 mai 2020 définit un taux de TVA de 5,5 % pour les masques de protection, sanitaires et non sanitaires /FIN EDIT. Cette tarification s'applique aux masques chirurgicaux hors stock d'État ; les masques chirurgicaux fournis par l'État sont réservés à la distribution par…
  • L'épidémie de COVID-19 et la mesure de confinement bouleversent les habitudes de prise en charge médicosociale et de suivi médical des Français. Pour encourager la continuité des soins et accompagner les professionnels de santé dans la prise en charge de leurs patients, la HAS (Haute Autorité de Santé) édite des "Réponses rapides", dans lesquelles elle décrit les points essentiels relatifs à certaines maladies. Parmi les travaux présentés, deux recommandations concernent l'organisation de la prise en charge et le suivi des patients souffrant des pathologies neurologiques suivantes, en période de pandémie et de confinement : maladie de Parkinson, épilepsie.
  • La synthèse de Santé publique France concernant l'évolution épidémiologique de la COVID-19, publiée le 30 avril, s'appuie sur les données recueillies en semaine 17 (du 20 au 28 avril 2020). Il s'agit de la cinquième mise au point hebdomadaire depuis celle du 24 mars 2020, dont certaines ont été relayées et commentées dans les actualités VIDAL (les 7 [partie 1 et partie 2], 14, 17 et 24 avril 2020).
  • Selon les informations fournies par l'ANSM* en semaine 18, les spécialités suivantes font l'objet de tensions d'approvisionnement : en endocrinologie : prolongement de la rupture de stock d'EUTHYRAL 100 µg/20 µg comprimé sécable (lévothyroxine sodique / liothyronine sodique) jusqu'en juillet 2020 et contingentement de la distribution en ville et à l'hôpital. L'ANSM appelle à la vigilance en cas de remplacement par l'association d'une spécialité à base de lévothyroxine 100 µg et de la spécialité à base de liothyronine, CYNOMEL, dont le dosage en liothyronine est plus élevé que celui d'EUTHYRAL (respectivement 25 µg et 20 µg) ; en psychiatrie : tensions sur l'ensemble des spécialités à base de miansérine et mise en place d'un contingentement. Les stocks doivent être réservés…
  • Les informations concernant l'épidémie actuelle dénommée COVID-19 s'accumulent à un rythme qui ne cesse de s'accélérer. VIDAL s'est employé à relayer quotidiennement, dans une VIDAL News Spécial COVID-19, celles qui nous ont semblé pouvoir vous intéresser. Si vous souhaitez lire ou relire les articles publiés cette semaine, il vous suffit de cliquer sur les liens figurant dans l'article ci-dessous. L'ensemble des articles en lien avec la COVID-19 publiés par Vidal est par ailleurs accessible en cliquant ici. Vous pouvez accéder de la même façon à VIDAL Live, une rubrique vidéo récente, dans laquelle des questions thérapeutiques, en rapport avec l'actualité COVID-19, sont commentées par des experts qui répondent chaque semaine aux questions des professionnels de santé. Bonne lecture et bon…
  • En marge des données et des interrogations purement médicales, la pandémie actuelle a ouvert la porte à quantité d'incompréhensions, de questionnements, de peurs, de critiques, voire d'indignations au sein de la population générale et aussi du corps médical. Sur quoi se sont appuyées ces positions ainsi que celles des gouvernements ? Certes, dans le domaine de la santé, il existe des problématiques connues, mais comment peut-on lire, à l'aune des sciences humaines, les différentes réactions et décisions faites au cours des premiers mois de l'épidémie COVID-19 ?
  • COVID-19 et continuité des soins : focus sur certaines pathologies cardiaques

    Santé Publique COVID-19 | David PAITRAUD - 29/04/2020
    Pour encourager la continuité des soins et soutenir les professionnels de santé face aux bouleversements engendrés par l'épidémie de COVID-19, la HAS (Haute Autorité de Santé) a édité des "Réponses rapides", dans lesquelles elle décrit les points essentiels pour la prise en charge des patients. Parmi les travaux présentés et validés, des "Réponses rapides" concernent les pathologies cardiaques suivantes : insuffisance cardiaque chronique, syndrome coronarien chronique.
  • COVID-19 et diabète : les réponses rapides de la HAS

    Santé Publique COVID-19 | David PAITRAUD - 29/04/2020
    L'épidémie de COVID-19 et les mesures de confinement bouleversent les habitudes de prise en charge médicosociale et de suivi médical des Français. Pour encourager la continuité des soins et aider les professionnels de santé à s'adapter, la HAS (Haute Autorité de Santé) édite des "Réponses rapides", dans lesquelles elle décrit les points essentiels pour la prise en charge des patients. L'une de ces réponses rapides concerne les patients diabétiques de type 1 et 2. Ces recommandations ont été réalisées en collaboration avec la Société Francophone du Diabète, la Fédération Française de Nutrition et le Collège de Médecine Générale.
  • Si l'épidémie liée au SARS-CoV-2 a immédiatement fait tourner les regards vers celles du SRAS, en 2003, et du MERS, en 2012, la mise en évidence des coronavirus humains remonte aux années 60, grâce aux compétences d'une chercheuse écossaise, pas comme les autres.
  • Deux enquêtes de pharmacovigilance sont actuellement en cours, en France, pour surveiller spécifiquement le profil de sécurité des médicaments utilisés hors AMM chez les patients COVID-19. Les dernières données arrêtées au 22 avril 2020 issues de ces enquêtes montrent que 321 cas d'effets indésirables en lien avec la maladie COVID-19 ont été déclarés, dont : 67 % (215 cas) imputés aux médicaments utilisés dans le traitement de cette infection ; 8 cas graves/10 ; 2/3 d'hommes. Comme dans les précédents rapports, l'hydroxychloroquine concentre une majorité des cas d'effets indésirables déclarés (53 %), suivie de l'association lopinavir/ritonavir (42 % des cas). Concernant plus spécifiquement les effets indésirables cardiaques analysés par le CRPV (centre régional de pharmacovigilance) de Nice Alpes-Côtes d'Azur, plus…
  • Les femmes face à la COVID-19 : sont-elles vraiment protégées ?

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 28/04/2020
    La démographie des patients admis en réanimation, à l'échelon mondial, montre clairement que les hommes ont environ deux fois plus de risque que les femmes de développer une forme sévère de COVID-19. Comment expliquer ce risque réduit chez les femmes ? Une étude épidémiologique new-yorkaise semble mettre en avant le rôle central d’une moindre prévalence de comorbidités féminines. Mais, ce travail est, pour l’instant, le seul à avoir exploré cet aspect. Des différences immunologiques existent entre les hommes et les femmes, en particulier concernant l’intensité de la réponse immunitaire innée. Elles pourraient contribuer à la protection observée. Néanmoins, certaines recherches en cours sur la physiopathologie de la COVID-19 semblent aller à l’encontre de cette hypothèse. Enfin, les données manquent pour…
  • Une nouvelle présentation de l'anticorps monoclonal FASENRA 30 mg solution injectable (benralizumab) est mise à disposition, sous forme de stylo prérempli, en complément de la seringue préremplie déjà commercialisée. Pour rappel, FASENRA est indiqué chez l'adulte en traitement de fond additionnel de l'asthme sévère à éosinophiles non contrôlé malgré une corticothérapie inhalée à forte dose associée à des ß-agonistes de longue durée d'action. Sa prescription initiale est hospitalière, annuelle et, comme son renouvellement, réservée aux spécialistes en pneumologie. Le stylo prérempli FASENRA PEN est prêt à l'emploi. Il peut être utilisé pour l'auto-administration, par le patient lui-même s'il a déjà reçu FASENRA et sous certaines conditions (accord du médecin, formation préalable, information sur le risque d'hypersensibilité). FASENRA PEN est un…
  • Un précédent article publié dans les Actualités Vidal a été consacré à la pathologie rénale au cours de l'infection COVID-19. Qu'en est-il de l'insuffisance rénale chronique terminale (stade 5), notamment chez le patient dialysé chronique en centre, à l'heure de l'infection à SARS-CoV-2 ?
  • Symptômes respiratoires, images scanographiques, complications à court et possiblement à long terme : tour d'horizon des connaissances actuelles sur l'impact de l'infection à SARS-CoV-2 au niveau pulmonaire.
  • Suite à l'arrêté du 25 avril 2020, les masques non sanitaires industriels et répondant aux spécifications techniques applicables ont été ajoutés à la liste des marchandises pouvant être vendues en pharmacie d'officine. Cette autorisation permet aux pharmaciens d'officine de se positionner pour fournir ces masques barrière en tissu à la population. Il reste néanmoins plusieurs points à préciser, notamment en termes de prix.
  • Comme chaque semaine depuis la mise en place récente d'un Point épidémiologique hebdomadaire publié par Santé publique France, voici une synthèse des chiffres figurant dans la quatrième mise au point de la semaine 16, soit du 13 au 21 avril 2020. La diminution du nombre de consultation pour suspicion d'infections respiratoires COVID-19 s'amplifie. Le nombre de patients atteints de COVID-19 a diminué de près de 2 000, et plus de 1 500 lits de réanimation ont été libérés. La mortalité continue à croître de 50 décès par jour environ.
  • L'épidémie de COVID-19 et les mesures de confinement bouleversent les habitudes de prise en charge médicosociale et de suivi de l'état de santé des Français. Pour encourager la continuité des soins et aider les professionnels de santé à s'adapter, la HAS (Haute Autorité de Santé) édite des "Réponses rapides" dans différents domaines médicaux. Parmi les travaux proposés, deux Réponses rapides concernant l'obstétrique ont été élaborées à l'intention des gynécologues/obstétriciens et des sages-femmes : Continuité du suivi des femmes enceintes, Continuité du suivi post-natal des femmes et de leur enfant.
  • COVID-19 : y a-t-il des complications oculaires ?

    Santé Publique COVID-19 | - 24/04/2020
    Des conjonctivites et d’autres atteintes ophtalmologiques ont été décrites au cours de l’infection COVID-19, mais la présence oculaire de SARS-CoV-2 semble rare. Les yeux restent toutefois une possible voie d’entrée du virus, ce qui implique le respect des règles d’hygiène, en particulier chez les porteurs de lentilles de contact. Une conjonctivite pourrait également représenter un signe d’alerte de COVID-19, d’où la nécessité pour les ophtalmologistes de prendre des mesures de protection adaptées lors de l’examen des patients.
  • Le ministère des Solidarités et de la Santé a décidé d'encadrer plus strictement les conditions de dispensation des spécialités à base de nicotine jusqu'au 11 mai 2020 : limitation de la dispensation de substituts nicotiniques à une quantité suffisante pour 1 mois de traitement, enregistrement systématique des dispensations sur le dossier pharmaceutique, même en cas de dispensation sans prescription médicale ; suspension de la vente en ligne des substituts nicotiniques. Cette manœuvre vise à limiter l'utilisation hors AMM de la nicotine en vue d'un effet protecteur vis-à-vis de la maladie COVID-19, comme le suggère les résultats d'une enquête transversale très médiatisée.
  • Selon les dernières informations communiquées par l'ANSM*, des perturbations d'approvisionnement sont signalées en ville et à l'hôpital pour les spécialités suivantes : en parasitologie : rupture de stock d'ESKAZOLE 400 mg comprimé (albendazole) en boîte de 56 à l'hôpital, et mise à disposition exceptionnelle au sein des établissements de santé de la spécialité ZENTEL 400 mg comprimé en boîte unitaire, habituellement distribuée en ville, pour permettre la continuité des traitements de l'échinococcose. En ville, il est demandé de réserver les unités de ZENTEL au traitement de la trichinellose ; en psychiatrie : rupture de stock de DEROXAT 20 mg/10 mL suspension buvable (paroxétine) et mise à disposition d'unités britanniques de SEROXAT 20 mg/10 mL oral suspension. Le godet doseur de…
  • La question de l’évolution de la pandémie de COVID-19 au cours de l’été prochain suscite la curiosité de tous, professionnels de santé comme grand public. Pourtant, la disparition du SRAS à l’été 2003 est un précédent qui ne doit rien à la saisonnalité, mais tout au contrôle des personnes infectées et de leur entourage. La saisonnalité des infections est tributaire d’un grand nombre de facteurs : effet du climat estival sur l’infectiosité du virus, vie et activités au grand air réduisant les contacts rapprochés, meilleure efficacité du système immunitaire, vacances scolaires, etc. Dans le contexte des virus respiratoires, des données existent sur la saisonnalité de la grippe, de la bronchiolite des nourrissons, mais aussi des rhumes à coronavirus. Ces données…
  • Les informations concernant l’épidémie actuelle dénommée COVID-19 s’accumulent à un rythme soutenu. VIDAL s'est employé à relayer quotidiennement, dans une VIDAL News Spécial COVID-19, celles qui nous ont semblé pouvoir vous intéresser. Si vous souhaitez lire ou relire les articles publiés cette semaine, il vous suffit de cliquer sur les liens ci-dessous. Vous pouvez accéder de la même façon à VIDAL Live, nouvelle rubrique vidéo, dans laquelle des questions thérapeutiques, en rapport avec l'actualité COVID-19, sont commentées par des experts qui répondent chaque semaine aux questions des professionnels de santé. Bonne lecture et bon visionnage !
  • La DGS (Direction générale de la Santé) a publié une fiche spécifique sur la prise en charge des patients obèses en période d'épidémie de COVID-19. Cette population apparaît particulièrement vulnérable vis-à-vis de l'infection par le SARS-CoV-2 ; près de 1 patient infecté sur 2 admis en réanimation est en situation d'obésité. La stratégie de prise en charge des personnes obèses en période de COVID-19 prônée par la DGS s'articule autour de 3 axes majeurs : réduire le risque de contamination par l'information et la prévention, encourager la continuité des soins, chez les sujets obèses et les personnes ayant subi une chirurgie bariatrique, dépister et surveiller les patients ayant des signes d'infection par le SARS-CoV-2.
  • Coïncidence du calendrier, la saison pollinique débute, alors que l'épidémie COVID-19 se poursuit. Ceci suscite de nombreuses questions chez les sujets allergiques, tant sur les symptômes que sur les traitements.
  • La DGS (Direction générale de la Santé) a précisé les nouvelles consignes de distribution de masques chirurgicaux et FFP2 par les pharmaciens d'officine, applicables à compter du 20 avril 2020. Si la dotation en masques de l'État reste réservée aux professionnels de santé, le périmètre est désormais élargi à d'autres professions du secteur paramédical et des services à la personne.
  • COVID-19 et consommation de médicaments remboursés : premier bilan à fin mars

    Santé Publique COVID-19 | David PAITRAUD - 22/04/2020
    Le premier rapport établi par le groupement d’intérêt scientifique (GIS) EPI-PHARE (ANSM et CNAM) permet d'observer l'influence de la crise sanitaire de la COVID-19 et du confinement sur le comportement des Français en termes de consommation de médicaments. Cette étude de pharmaco-épidémiologie, réalisée à partir des données de l'Assurance maladie, dresse un état des lieux à fin mars 2020 des délivrances de médicaments remboursés sur ordonnance en pharmacie d’officine depuis le début de l’épidémie en France. Pour plusieurs médicaments traitant des maladies chroniques (pathologies cardiovasculaires, diabète, troubles mentaux, etc.), les premières semaines de confinement (semaines 12 et 13, fin mars 2020) sont marquées par des hausses importantes de délivrances, de l'ordre de 20 à 40 %. À l'inverse, pour d'autres…
  • Après les infirmiers/ères et les orthophonistes, l'autorisation de pratiquer des télésoins est étendue aux masseurs-kinésithérapeutes. Suite à l'arrêté du 16 avril 2020, ils peuvent dorénavant facturer à l'Assurance maladie un ensemble d'actes réalisés à distance par vidéotransmission.
  • Recherche thérapeutique et COVID-19 : 35 essais cliniques autorisés en France

    Santé Publique COVID-19 | David PAITRAUD - 21/04/2020
    L'ANSM* a autorisé 35 essais cliniques en lien avec la maladie COVID-19 à la date du 10 avril 2020, ce qui correspond à 2/3 des demandes. Parmi eux, 13 essais portent sur l'hydroxychloroquine et la chloroquine. La majorité des essais est promue par des structures publiques ou à but non lucratif. Enfin, la France est impliquée dans 7 essais internationaux. *Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • Dépistage massif… vous avez dit massif ?

    Santé Publique COVID-19 | - 21/04/2020
    La France est volontiers montrée du doigt, surtout par elle-même, pour son incapacité supposée à gérer l'extraordinaire désastre causé par l'épidémie COVID-19. Crise, c'est certain. Pouvait-elle être mieux gérée ? C'est possible.
  • Connaître l’efficacité protectrice et la persistance des anticorps neutralisants produits en réaction à l’infection par le SARS-CoV-2 est un élément-clé pour prédire l’évolution de la pandémie de COVID-19 dans les mois et les années à venir. Les données dont nous disposons concernant le SARS-CoV-2 sont certes préliminaires, mais elles sont, pour l’instant, parfaitement en ligne avec les informations acquises lors de l’étude des autres coronavirus humains : ceux responsables de 15 à 20 % des rhumes (229E, OC43 ou HKU1, par exemple), SARS-CoV-1 et MERS-CoV. En bref, des anticorps neutralisants (IgG, IgM et IgA) apparaissent dès la 2e semaine après l’apparition des symptômes, pour une durée allant de 1 à 3 ans selon le coronavirus étudié (et probablement selon la…
  • Quels fluides biologiques abritent le SARS-CoV-2 ?

    Santé Publique COVID-19 | - 20/04/2020
    La question du risque de "contagiosité" des fluides biologiques de patients atteints de COVID-19 se pose pour l’ensemble des soignants, amenés à manipuler les patients ou certains de leurs fluides biologiques et, bien évidemment, aussi pour les sujets contacts.
  • L'ANSM annonce la suspension temporaire du contingentement applicable au BCG-thérapies (BCG-MEDAC et la spécialité importée ONCOTICE). Bien que l'approvisionnement de ces médicaments reste tendu, cette décision vise à faciliter la prise en charge des patients atteints de cancer de la vessie. Le contexte actuel de crise sanitaire COVID-19 fait craindre un retard de soins ou un renoncement des patients à se rendre à l'hôpital pour recevoir leur traitement, avec pour conséquence une perte de chance vis-à-vis de ces tumeurs. Les PUI (pharmacies à usage intérieur) des établissements de santé peuvent effectuer leur commande en BCG-thérapie directement auprès des laboratoires. L'organisation mise en place dans les établissements de santé permet, par ailleurs, de maintenir le suivi thérapeutique des malades chroniques, sans…
  • L'Anses* met en garde contre la consommation de certains compléments alimentaires formulés à base de plantes à visée anti-inflammatoire et immunomodulatrice. Sur le modèle des médicaments AINS**, l'activité anti-inflammatoire ou immunomodulatrice de ces plantes est susceptible d'interférer avec le processus naturel de défense de l'organisme et de perturber les capacités à lutter contres les infections, dont l'infection à SARS-CoV-2. Les plantes ciblées par l'avis de l'Anses sont : celles contenant des dérivés de l’acide salicylique, telles que le saule, la reine des prés, le bouleau, le peuplier, la verge d’or et les polygalas ; celles contenant d’autres anti-inflammatoires végétaux, telles que l’harpagophytum, le curcuma et la réglisse ; des plantes associant des propriétés immunomodulatrices et une activité anti-inflammatoire : les…
  • Où se cache le SARS-CoV-2 dans l’organisme ?

    Santé Publique COVID-19 | - 17/04/2020
    Quand on évoque la localisation de l'infection par le SARS-CoV-2, l'appareil respiratoire vient bien sûr immédiatement à l'esprit. Mais, qu'en est-il des autres organes ? Qu'il s'agisse du foie, du tube digestif, des reins, du cœur ou du système nerveux central, de quelles données disposons-nous pour savoir où le SARS-CoV-2 se loge en dehors du système respiratoire ?
  • Toux sèche : pas de sirop à base pholcodine en période d'épidémie COVID-19

    Santé Publique COVID-19 | David PAITRAUD - 17/04/2020
    Durant l'épidémie de COVID-19, l'ANSM* demande aux médecins de ne pas prescrire de sirops antitussifs à base de pholcodine et aux patients de ne pas utiliser ces médicaments. Cette mesure est prise à titre de précaution en raison du risque potentiel de réactions allergiques croisées entre la pholcodine et les curares utilisés en réanimation. *Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • Interrogée sur l'intérêt d'une vaccination antipneumococcique pour protéger contre le risque de pneumonies causées par le SARS-CoV-2, la HAS (Haute Autorité de Santé) ne recommande pas de réaliser cette vaccination en urgence chez les sujets à risque. En effet, aucune donnée n'est disponible à ce jour pour démontrer que ce vaccin protège contre les pneumonies causées par le SARS-CoV-2. Il est donc préférable de reporter les rattrapages chez les personnes de plus de 2 ans et à risque d'infections à pneumocoques. En revanche, cette vaccination antipneumococcique, comme l'ensemble des vaccinations obligatoires, doit être maintenue chez l'enfant de moins de 2 ans.
  • À la suite de l’article publié la semaine dernière, voici un résumé des chiffres communiqués par Santé publique France concernant la semaine 15 (du 6 au 12 avril 2020), qui apportent de nouveaux enseignements, plutôt optimistes, sur l’épidémie COVID-19. Cette actualisation fait notamment apparaître une baisse importante et récente du nombre de consultations pour suspicion de COVID-19.
  • Des erreurs médicamenteuses sont toujours rapportées avec le méthotrexate, à l'échelle européenne. Ces erreurs consistent en une prise quotidienne de ce médicament, alors qu'elle doit être hebdomadaire, et sont observées dans le traitement des maladies inflammatoires. Bien que des mesures aient déjà été mises en place, notamment une mention du schéma posologique sur le conditionnement de certains médicaments à base de méthotrexate, de nouvelles recommandations sont faites aux professionnels de santé pour limiter ce risque d'erreur aux conséquences potentiellement fatales. Des mesures additionnelles sont par ailleurs annoncées, au niveau européen.
  • Peu décrites au début de l’épidémie de COVID-19, les manifestations neurologiques sont en fait relativement fréquentes, mais pas toujours spécifiques d’une atteinte du système nerveux. Des enquêtes descriptives sont en cours pour tenter de mieux les définir.
  • Les informations concernant l'épidémie actuelle dénommée COVID-19 s'accumulent à un rythme qui ne cesse de s'accélérer. VIDAL s'est employé à relayer quotidiennement, dans une VIDAL News Spécial COVID-19, celles qui nous ont semblé pouvoir vous intéresser. Si vous souhaitez lire ou relire les articles publiés cette semaine, il vous suffit de cliquer sur les liens ci-dessous. Bonne lecture !
  • Selon les dernières informations communiquées par l'ANSM*, les 3 spécialités suivantes font l'objet de tensions d'approvisionnement, nécessitant la mise en place de mesures pour assurer la continuité des traitements : en pneumologie : rupture de stock de TOBI 300 mg/5 mL solution pour inhalation par nébuliseur (tobramycine) depuis plusieurs semaines, suite à une augmentation des ventes. Les pharmacies (PUI et officines) sont approvisionnées depuis le 10 avril 2020 avec des unités de la version tchèque de TOBI ; en réanimation : tensions d'approvisionnement de LAROSCORBINE 1g/5mL solution injectable (vitamine C), du fait d'une utilisation accrue pour les patients COVID-19 en réanimation. Pour assurer la disponibilité de cette spécialité à l'hôpital, la distribution est assurée exclusivement auprès des établissements de santé…
  • Depuis le passage en phase 3 de l'épidémie de COVID-19 et l'application du confinement, diverses dérogations ont été accordées pour assurer la continuité des traitements chroniques. Outre ces mesures officielles (encadrées par le décret et l'arrêté du 23 mars 2020), l'Assurance maladie a émis des recommandations pour le renouvellement exceptionnel de certains médicaments utilisés lors de situations particulières : les stylos d'adrénaline injectable, indiqués dans le traitement d'urgence des symptômes du choc anaphylactique, les spécialités de glucagon, indiquées en cas d'hypoglycémie sévère des patients diabétiques. La délivrance de ces spécialités d'urgence est autorisée à partir d'ordonnances expirées jusqu'au 31 mai 2020, et ouvre droit à une prise en charge par l'Assurance maladie.
  • Sortir du confinement : une stratégie pas à pas

    Santé Publique COVID-19 | - 15/04/2020
    Alors que se profilent les espoirs de sortie du confinement, rendu nécessaire par la pandémie actuelle de COVID-19, les stratégies envisagées par les différents États ne sont pas superposables, les situations et les choix de santé publique n’étant pas forcément les mêmes. Voici, en résumé, les dernières préconisations de l’OMS et celles du Conseil scientifique COVID-19 français.
  • Utilisés pour le diagnostic et potentiellement pour le dépistage de l’infection COVID-19, les tests PCR sont très spécifiques et très fiables, si le prélèvement est bien réalisé. Les tests sérologiques, encore en cours de développement, sont beaucoup plus simples et moins onéreux, mais sont principalement destinés à identifier les personnes ayant développé une immunité contre le SARS-Cov-2. Leur place respective est ainsi complémentaire.
  • Dans le cadre de l'épidémie de COVID-19, le gouvernement a souhaité adapter le protocole de l'IVG (interruption volontaire de grossesse) médicamenteuse en ville : en autorisant cette pratique jusqu'à la 9e semaine d'aménorrhée (7e semaine de grossesse), alors que la réglementation fixe ce délai maximal à 7 semaines ; en favorisant la téléconsultation pour la prise en charge de l'IVG médicamenteuse ; en assouplissant la réglementation des médicaments à base de mifépristone et de misoprostol, pour permettre notamment la délivrance de ces médicaments directement aux patientes munies d'une prescription. Ces dispositions sont décrites dans un arrêté ministériel paru le 15 avril 2020 au Journal officiel. Les professionnels de santé de ville peuvent s'appuyer sur une fiche de réponses rapides relative…
  • Depuis le début de l’épidémie COVID-19, Santé publique France fait le point chaque semaine sur l’évolution épidémiologique de cette infection. À la suite de l’article publié la semaine dernière, voici un résumé des dernières constations de l’Agence de Santé publique.
  • Il reste encore beaucoup de chemin à faire dans la compréhension de l’immunité contre les coronavirus, en particulier celle relative à la production d’une mémoire immunitaire durable. L’absence de succès vaccinaux flagrants avec le MERS-CoV ou le SARS-CoV-1 n’est pas encourageante. Pourtant, la course au vaccin contre la COVID-19 est lancée. À ce jour, 115 vaccins candidats sont signalés, dont 78 en développement actif confirmé. Mais, en vaccinologie, qu’a-t-on appris du SRAS et du MERS ? Quelle importance relative pour les réponses immunitaires humorale et cellulaire ? Quid des anticorps facilitants ? Quelle persistance pour la mémoire immunitaire ? À la lumière des connaissances accumulées sur l'immunité face au MERS-CoV et au SARS-CoV-1, et en prenant en compte les premières…
  • L'ANSM* publie un premier bilan de pharmacovigilance relatif à l'hydroxychloroquine et à l'association lopinavir/ritonavir, lorsque ces médicaments sont utilisés chez les patients COVID-19. D'une manière générale, les données recueillies depuis le 27 mars 2020 indiquent que les signalements dans ces conditions d'utilisation sont cohérents avec le profil de toxicité connu de ces médicaments. Les effets indésirables déclarés sont ceux mentionnés dans les AMM (hépatotoxicité, néphrotoxicité, atteintes rétiniennes ou troubles cardiovasculaires). Le nombre de déclarations de pharmacovigilance est réparti de façon équivalente entre ces molécules. Concernant l'incidence de survenue, les données sont en faveur d'une augmentation potentielle du risque d'effets indésirables chez les malades du COVID-19. Selon une enquête complémentaire ciblant les effets indésirables cardiaques, les déclarations d'événement cardiovasculaire concernent majoritairement…
  • Le dosage à 50 mg de l'antidiabétique XELEVIA (sitagliptine) est désormais remboursable au même taux que XELEVIA 100 mg comprimé pelliculé, soit 65 %. Jusqu'à présent, ce taux était fixé à 30 % sur la base d'un avis de la Commission de la Transparence datant de 2012 et ne prenant pas en compte les nouvelles données disponibles sur ce dosage. Pour rappel, le prix public de XELEVIA 50 mg comprimé pelliculé (hors honoraires de dispensation) s'élève à 20,86 euros (28 comprimés).
  • PEPTICATE SYNEO poudre est une nouvelle gamme de deux produits indiqués dans l'alimentation des nourrissons présentant une APLV (allergie aux protéines de lait de vache) : PEPTICATE SYNEO 0-6 mois, pour le nourrisson de 0 jusqu'à 6 mois ; PEPTICATE SYNEO + 6 mois, pour le nourrisson partir de 6 mois en complément d'une alimentation diversifiée. La gamme PEPTICATE SYNEO remplace la gamme PEPTICATE. Ces 2 gammes apportent une quantité semblable de protéines et d'énergie, et partagent la même indication. PEPTICATE SYNEO est formulé à partir d'hydrolysat poussé de protéines de lactosérum, associé à un mélange breveté SYNEO (Bifidobacterium breve M-16V et prébiotique FOS/GOS). PEPTICATE SYNEO est inscrit sur la LPPR (liste des produits et des prestations remboursables) et est…
  • Dans un message d'alerte diffusé le 8 avril 2020 au soir, la Direction générale de la santé (DGS) rappelle la nécessité du maintien de certains soins et examens (en dehors de la COVID-19), tant en ville qu’à l’hôpital, pour répondre aux besoins de la population. Elle compte sur les soignants pour être pro-actifs et contacter leurs patients les plus fragiles.
  • Les informations concernant l'épidémie actuelle dénommée COVID-19 s'accumulent à un rythme qui ne cesse de s'accélérer. VIDAL s'est employé à relayer quotidiennement, dans une VIDAL News Spécial COVID-19, celles qui nous ont semblé pouvoir vous intéresser. Si vous souhaitez lire ou relire les articles publiés cette semaine, il vous suffit de cliquer sur les liens ci-dessous. Bonne lecture !
  • Recyclage des masques FFP2 : Stanford publie des éléments de décision

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 08/04/2020
    En cette période d’épidémie et de difficultés d’approvisionnement en masques FFP2, la question du recyclage se pose. En prévision des difficultés des soignants à travers le monde, la faculté de médecine de l’université Stanford (Californie) vient de publier une étude et des éléments de décision pour les établissements de soins qui auraient besoin d’avoir recours à ce procédé. Ces éléments viennent compléter ceux publiés jusqu’ici et synthétisés dans un document du Center for Disease Control (CDC) et des fiches pratiques du consortium N95Decon.
  • Peu à peu, des signes cutanés associés à l'infection par le SARS-Cov-2 sont décrits, allant du simple prurit à des acrosyndromes. La Société française de dermatologie a lancé un appel à cas. Les soignants sont eux victimes de lésions secondaires aux lavages répétés des mains et au port de masques en continu.
  • Le laboratoire Pierre Fabre a décidé d'arrêter la commercialisation de l'antidépresseur IXEL gélule (milnacipran) ; la fin de l'approvisionnement des grossistes et des pharmacies est programmée en 2 temps : à partir du 31 mai 2020 pour IXEL 50 mg gélule ; à partir du 30 novembre 2020 pour IXEL 25 mg gélule. Sans attendre la disparition de cette spécialité, le laboratoire recommande aux professionnels de santé d'anticiper cet arrêt de commercialisation. Les génériques à base de milnacipran restent commercialisés.
  • Au cours de l'épidémie COVID-19, des cas d'anosmie ont été recensés dans plusieurs pays, en particulier chez des patients n'ayant par ailleurs aucun symptôme évocateur de COVID-19. Ce sont ces cas que les auteurs d'une étude menée dans 12 hôpitaux européens ont essayé de quantifier. Par ailleurs, l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux (INESSS) du Québec a publié, fin mars 2020, un état des lieux sur les troubles olfactifs et gustatifs associés à l'infection COVID-19, en s'appuyant sur différentes informations provenant des autorités de plusieurs pays.
  • Le confinement, du fait de la baisse de l’activité physique et de la sédentarité, n’est pas sans conséquences, notamment sur l’appareil locomoteur, la balance énergétique et la santé mentale. Pour aider la population à adapter ses comportements en cette période d'épidémie de COVID-19, l’Anses a revu ses repères de 2016. Et ses recommandations s'adressent tout autant à la population générale qu'à certains professionnels de santé qui travaillent de plus en plus devant leur écran, téléconsultation oblige.
  • Depuis que l'épidémie COVID-19 est entrée dans sa troisième phase, Santé Publique France publie désormais un point épidémiologique hebdomadaire. Même si les chiffres vont changer de semaine en semaine, le point de situation du 2 avril 2020 nous donne l'opportunité de résumer les dernières données concernant les personnes résidant dans des établissements médico-sociaux ou hospitalisées, notamment en réanimation.
  • Le recours à la téléconsultation a bondi depuis la mise en place du confinement, le 15 mars 2020. Pour éviter les disparités d'ordre technique et répondre aux besoins des patients dépourvus de moyens de connexion en vidéo, le ministre de la Santé a autorisé la réalisation de ces consultations par téléphone. Cette récente décision s'ajoute à diverses mesures intervenues en mars, pour faciliter l'accès à cet acte de télémédecine. EDIT du 28 avril 2020 : les conditions dérogatoires pour la prise en charge d'une téléconsultation par téléphone ont été précisées dans le décret du 21 avril 2020 (Journal officiel du 23 avril 2020 - texte 6). /FIN EDIT
  • Calendrier des vaccinations : les recommandations pour 2020 sont publiées

    Santé Publique Recommandations | David PAITRAUD - 07/04/2020
    Le ministère des Solidarités et de la Santé a publié la version actualisée du calendrier des vaccinations et des recommandations vaccinales pour l'année 2020. Cette nouvelle édition met notamment à jour les recommandations concernant les infections par les papillomavirus humains, la grippe saisonnière et la fièvre typhoïde. Elle précise par ailleurs les modalités de rattrapage vaccinal des personnes et des migrants primo-arrivants dont le statut vaccinal est inconnu/incomplet ou incomplètement connu, telles que définies par la HAS (Haute Autorité de Santé) en février 2020. En parallèle, la HAS (haute Autorité de santé) a émis des recommandations relatives à la stratégie vaccinale pendant l'épidémie de COVID-19 et la période de confinement où elle insiste, notamment, sur la nécessité de maintenir les…
  • AINS, corticoïdes, traitements immunosuppresseurs, biothérapies, etc., la Société française de rhumatologie (SFR) précise la conduite à tenir en cas de traitement pour un rhumatisme inflammatoire chronique dans le cadre de la COVID-19.
  • Depuis que l'épidémie COVID-19 est entrée dans sa troisième phase, Santé Publique France publie désormais un point épidémiologique hebdomadaire. Même si les chiffres vont changer de semaine en semaine, le point de situation du 2 avril 2020 nous donne l'opportunité de résumer les dernières données concernant le nombre de consultations pour insuffisance respiratoire aiguë, la surveillance virologique et le nombre de cas de COVID-19 confirmés en France. Les informations concernant les structures de soins, qu'il s'agisse d'établissements médico-sociaux ou hospitaliers, font l'objet d'un autre article spécifique.
  • Un arrêté et un décret ministériel visant à soutenir les capacités d'examen de détection du génome du SARS-CoV-2 par RT-PCR (réaction de polymérisation en chaîne par transcription inverse) ont été publiés au Journal officiel du 6 avril 2020. Ces textes prévoient d'élargir la réalisation de la phase analytique de cet examen de biologie médicale à d'autres laboratoires que ceux de biologie médicale, dont les laboratoires d'analyses départementaux. Dans tous les cas, l'examen de détection de l'ARN du SARS-CoV-2 reste sous la responsabilité du laboratoire de biologie médicale.
  • COVID-19 : gynécologues et obstétriciens s'adaptent

    Santé Publique COVID-19 | - 06/04/2020
    Contraception, interruption volontaire de grossesse (IVG), aide médicale à la procréation (AMP), suivi de grossesse, accouchement, les gynécologues et obstétriciens ont largement adopté un suivi à distance lorsqu'il est possible. Les IVG sont toujours assurées, l'AMP est reportée, le suivi de grossesse adapté. Les conditions d'accouchement et les suites de couches sont en revanche largement modifiées par l'épidémie de COVID-19.
  • Naître en pleine épidémie de COVID-19

    Santé Publique COVID-19 | - 06/04/2020
    L'épidémie de COVID-19 modifie les conditions de la naissance et celles de la prise en charge des nouveau-nés qui sont hospitalisés en néonatalogie. Les organisations et les fonctionnements de ces services sont bouleversés.
  • La clé parfaite du pangolin, un voyage aux origines du SARS-CoV-2

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 03/04/2020
    Depuis quelques semaines, un mammifère à écailles a fait son nid dans nos conversations : le pangolin asiatique. Pourquoi ce timide animal sylvestre et nocturne, grand amateur de fourmis, est-il soudain devenu l'objet de notre intérêt ? Pour vous distraire de l'infobésité clinique et thérapeutique autour de la COVID-19, VIDAL vous entraîne sur les traces du pangolin asiatique, à la recherche des origines du SARS-CoV-2.
  • Infection par SARS-CoV-2 : quid de l’atteinte rénale ?

    Santé Publique COVID-19 | - 03/04/2020
    Il est clair qu'au cours de l’infection COVID-19, la lésion des organes la plus grave est pulmonaire. Il est possible néanmoins que des atteintes rénales, pour l’instant peu décrites, participent à la mortalité de la maladie. Voici quelques données de la littérature sur le sujet.
  • Selon un arrêté publié au Journal officiel du 3 avril 2020, la spécialité à base de bélatacept NULOJIX 250 mg poudre pour solution à diluer pour perfusion peut être délivrée en rétrocession jusqu'au 31 mai 2020. Cette mesure exceptionnelle est prise dans le contexte épidémique de COVID-19, pour garantir les traitements d'entretien du rejet de greffon des patients adultes ayant reçu une transplantation rénale et permettre l'administration de ce médicament au domicile du patient.
  • Le tour du monde… masqué !

    Santé Publique COVID-19 | - 02/04/2020
    Depuis le déclenchement de l’épidémie COVID-19, la question des masques a fait couler beaucoup d’encre, certes en France, mais aussi dans d’autres régions du globe. Les questionnements abondent en effet sur ce thème : quel type de masque, pour qui, quand le porter, pendant combien de temps, où s’en procurer, peut-on le réutiliser, peut-on en fabriquer soi-même, etc. ? Autant d’interrogations qui n’ont pas de réponse unique, en attestent les différentes attitudes adoptées par plusieurs pays (en dehors de la France) et qui ont été rappelées dans un article du Lancet Respiratory Medicine.
  • Les informations concernant l’épidémie actuelle dénommée COVID-19 s’accumulent à un rythme qui ne cesse de s’accélérer. VIDAL s'est employé à relayer quotidiennement, dans une VIDAL News Spécial COVID-19, celles qui nous ont semblé pouvoir vous intéresser. Si vous souhaitez lire ou relire les articles publiés cette semaine, il vous suffit de cliquer sur les liens ci-dessous. Bonne lecture !
  • Selon les récentes informations communiquées par l'ANSM*, les médicaments suivants font l'objet de tensions d'approvisionnement sur le marché de ville et le marché hospitalier : en infectiologie : tensions d'approvisionnement pour KALETRA comprimé pelliculé et solution buvable (lopinavir/ritonavir) en raison d'une demande anormalement importante. La distribution est contingentée en ville pour préserver les stocks et assurer la continuité des traitements pour les patients chroniques (VIH). À l'hôpital, où la demande a augmenté pour prendre en charge des patients COVID-19, le laboratoire met à disposition des unités d'une spécialité importée dénommée ALUVIA 200 mg/50 mg comprimé pelliculé, identique à KALETRA ; en neurologie : perturbation de l'approvisionnement pour BETAFERON 250 microgrammes/mL poudre et solvant pour solution injectable (interféron bêta-1b), imposant un…
  • Dans la continuité des décrets et arrêtés publiés depuis début mars, un arrêté du 1er avril 2020 publié au Journal officiel du 2 avril assouplit certaines dispositions du code de la Santé publique, afin d'assurer la continuité des soins et de la prise en charge des patients, en période d'épidémie de COVID-19 : possibilité pour le pharmacien d'officine ou un prestataire de substituer un dispositif médical (DM) par un autre, en cas de rupture avérée du DM initialement prescrit et avec l'accord préalable du médecin, assouplissement des modalités d'admission en HAD (hospitalisation à domicile).
  • COVID-19 : le rôle du choc cytokinique et les premières pistes thérapeutiques

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 01/04/2020
    Chez certains patients, la COVID-19 semble déclencher un syndrome de libération des cytokines, ou orage cytokinique, qui pourrait être à la racine de nombreuses complications sévères. Chez ces malades, des taux sanguins élevés d'interleukines 6, 2, 7 et 10, de G-CSF, de TNF alpha et de protéines induites par l'interféron gamma ont été observés. Les inhibiteurs des récepteurs de l'interleukine 6, et en particulier le tocilizumab (ROACTEMRA), ont montré leur intérêt dans d'autres contextes où se produit ce choc cytokinique. Des résultats préliminaires d'auteurs chinois ont déjà été publiés, mais de nombreux autres essais ont été mis en place dont le descriptif fait l'objet d'un autre article ce même jour, "Choc cytokinique : les essais thérapeutiques en cours dans la…
  • Comme le prévoyait le décret du 25 mars 2020, l'ANSM* a publié sur son site les protocoles d'utilisation thérapeutique de l'hydroxychloroquine et de l'association lopinavir/ritonavir pour accompagner les équipes soignantes dans l'utilisation hors AMM de ces médicaments chez les patients COVID-19, à l'hôpital. Ces protocoles précisent les schémas posologiques à instaurer, les précautions d'emploi et les modalités de surveillance des patients. Pour les patients concernés par ces traitements, l'ANSM a par ailleurs élaboré des documents d'information décrivant ces médicaments, la liste des éléments à déclarer aux médecins avant d'initier ces traitements (autres traitements, antécédents cardiaques, grossesse), les signes évoquant la survenue d'un événement indésirable et la conduite à tenir. *Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • Choc cytokinique : les essais thérapeutiques en cours dans la COVID-19

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 01/04/2020
    L'infection par le SARS-CoV-2 semble déclencher un syndrome de libération des cytokines, ou orage cytokinique, qui pourrait être à l'origine de nombreuses complications sévères (voir l'article de ce jour "COVID-19 : le rôle du choc cytokinique et les premières pistes thérapeutiques"). Les inhibiteurs des récepteurs de l'interleukine 6 (dont font partie le tocilizumab [ROACTEMRA] et le sarilumab [KEVZARA]), ont montré leur intérêt dans d'autres contextes où se produit ce choc cytokinique. Après des résultats préliminaires obtenus en Chine, de nombreuses études cliniques se sont donc rapidement mises en place pour évaluer l'intérêt de ces inhibiteurs dans la prise en charge des formes graves de COVID-19. D'autres essais sont également menés pour évaluer l'intérêt de la colchicine dans la prise en…
  • Depuis le début du confinement lié à l'épidémie COVID-19, le ministre des solidarités et de la santé Olivier Véran a signé plusieurs décrets et arrêtés visant à permettre la continuité des soins et de la prise en charge des patients. Dernier en date, l'arrêté du 31 mars 2020, publié au Journal officiel du 1er avril, autorise : les infirmiers/ères à prolonger certains soins prescrits, au-delà de la date d'expiration de l'ordonnance, jusqu'au 15 avril 2020 ; les sages-femmes libérales ou salariées à facturer à l'Assurance maladie des actes réalisés à distance par téléconsultation.
  • Premiers résultats cliniques positifs pour l’hydroxychloroquine dans la COVID-19 modérée

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 31/03/2020
    Une étude chinoise de l’hôpital Renmin (non encore publiée, mais disponible en preprint avant reviewing depuis le 30 mars 2020) suggère que, chez des patients présentant des formes modérées de COVID-19, l’administration de 400 mg/jour d’hydroxychloroquine pendant 5 jours accélère modestement la disparition des symptômes (en moyenne, une journée de moins de fièvre et de toux sur 3 jours de symptômes). Mais ce traitement pourrait s’avérer plus décisif en termes de prévention de la progression vers des formes graves : les 4 patients ayant progressé vers une forme clinique sévère étaient tous dans le groupe contrôle. Malgré ses limites (changement de design en cours d’étude, petite taille, traitement standard mal décrit, éventuelle absence de double aveugle, non publication de données…
  • COVID-19 : quel risque pour les nourrissons ?

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 31/03/2020
    Publiée le 26 mars 2020, une étude rétrospective chinoise semble indiquer que, chez les enfants, la COVID-19 pourrait être à l'origine de symptômes sévères, plus fréquemment que rapporté jusque-là. Ceci en particulier chez les nourrissons de moins de 12 mois, chez lesquels 10 % de formes seraient "graves" ou "critiques". Les résultats de ce travail ont provoqué un émoi chez des parents inquiets de cette information, ce d'autant que le décès d'un enfant de moins d'un an vient d'être rapporté aux États-Unis. Même si l'analyse critique de cette étude doit faire relativiser ses résultats, ce sont néanmoins les premières données en nombre important chez l'enfant dont nous disposons. Elles apportent des éléments à suivre et à comparer aux futures données…
  • Dans le contexte épidémique actuel, les services et structures recevant des patients suivis en psychiatrie se sont réorganisés pour assurer la continuité des soins, tout évitant les risques de contamination. L'impact psychologique du confinement dans la population générale, bien mis en évidence en Chine, fait de son côté l'objet de différentes enquêtes en France.
  • Suite à un signal émanant des centres régionaux de pharmacovigilance, l'ANSM* met en garde contre les risques associés à l'utilisation d'hydroxychloroquine (PLAQUENIL 200 mg comprimé) sans surveillance cardiaque. L'Agence rappelle que ce médicament est actuellement autorisé dans le cadre hors AMM uniquement pour le traitement des patients COVID-19 dans un état grave et hospitalisés, sur décision médicale collégiale, conformément à l'avis du HCSP (Haut Conseil de Santé publique) et au décret du 25 mars. En aucun cas ce médicament ne doit être utilisé en automédication ou sur prescription d’un médecin de ville ou encore en autoprescription d’un médecin pour lui-même, pour le traitement du COVID-19. Ce rappel s'applique également à l'association anti-VIH lopinavir/ritonavir (KALETRA et générique). Le risque d'effet indésirable…
  • En marge du développement d'un traitement pharmacologique, du repositionnement d'un médicament déjà existant ou de la mise au point d'un vaccin, une autre approche pourrait permettre de traiter la COVID-19 et surtout la prévenir : la sérothérapie, autrement dit l'administration d'anticorps dirigés contre le SARS-2. Trois protocoles vont bientôt débuter à New York.
  • La pandémie d’infections COVID-19 progresse rapidement, les données sur le possible rôle délétère du tabagisme sont encore parcellaires. Mais fumer favorise la survenue d’une infection COVID-19 et est associé à une évolution plus sévère de la maladie, selon l’OMS et une revue de la littérature.
  • Chloroquine… une histoire… d’avenir ?

    Santé Publique COVID-19 | - 28/03/2020
    Au regard de l'agitation suscitée par la chloroquine, tant au sein de la communauté scientifique et des professionnels de santé que dans la population générale, nous vous proposons un instant de paix pour rappeler l'histoire passionnante de cette molécule qui, du quinquina il y a quatre siècle, conduit à la chloroquine de notre actualité présente.
  • Les patients atteints de maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI), maladie de Crohn ou rectocolite hémorragique, sont-ils plus à risque de développer une COVID-19, ou une infection plus sévère ? Faut-il modifier leur traitement ?
  • COVID-19 et animaux domestiques : que dire à ses patients ?

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 27/03/2020
    Certains patients peuvent vous interroger sur la possibilité que leur chien ou leur chat leur transmette le coronavirus SARS-CoV-2. Malgré l'existence exceptionnelle de deux chiens porteurs d'ARN viral à Hong Kong, aucune donnée scientifique n'est en faveur d'un rôle des animaux domestiques dans la transmission de ce virus.
  • Les essais thérapeutiques en cours contre la COVID-19

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 27/03/2020
    Dans les bases de données américaines recensées dans ClinicalTrials.gov, 89 essais cliniques relatifs à la COVID-19 sont listés. Nous vous proposons une synthèse des différentes options thérapeutiques actuellement évaluées dans le monde contre l'infection par SARS-CoV-2 et ses complications.
  • Suite aux nombreuses déclarations relatives à l'efficacité espérée de l'hydroxychloroquine (PLAQUENIL) et de l'association antivirale lopinavir/ritonavir (KALETRA et générique) dans la prise en charge thérapeutique du COVID-19, le ministre de la Santé a signé un décret pour encadrer la dispensation de ces médicaments en officine et dans les PUI (pharmacie à usage intérieur). En parallèle et conformément à ce texte, l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) a pris les dispositions nécessaires pour sécuriser l'accès de ces médicaments aux patients traités dans les conditions de l'AMM. L'ANSM demande aux pharmaciens d'officine : de ne délivrer PLAQUENIL, KALETRA et son générique que sur prescription médicale, dans les indications de l'AMM ; pour PLAQUENIL, restriction des modalités…
  • L'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) a récemment signalé des épisodes de tensions d'approvisionnement pour les spécialités suivantes : en pneumologie/infectiologie : rupture de stock pour une période de 1 an d'ANSATIPINE 150 mg gélule (rifabutine) et mise à disposition d'une spécialité identique initialement destinée à l'Allemagne ; en rhumatologie : nouvel épisode de tension d'approvisionnement en COLCHIMAX comprimé pelliculé sécable (colchicine, méthylsulfate de tiémonium, poudre d'opium) pour une durée indéterminée. La distribution en ville est contingentée. À l'inverse, en pneumologie/infectiologie, TOBI PODHALER 28 mg poudre pour inhalation en gélule (tobramycine) est remis à disposition.
  • Le médicament anti-androgène XTANDI 40 mg comprimé pelliculé (enzalutamide) est désormais remboursable et agréé aux collectivités dans le traitement du cancer de la prostate résistant à la castration (CPRC) non métastatique à haut risque chez les hommes adultes. Jusqu'à présent, seules les indications dans le CPRC métastatique bénéficiaient d'une prise en charge par l'Assurance maladie.
  • Les informations concernant l’épidémie actuelle dénommée COVID-19 s’accumulent à un rythme qui ne cesse de s’accélérer. VIDAL s'est employé à relayer quotidiennement, dans une VIDAL News Spécial COVID-19, celles qui nous ont semblé pouvoir vous intéresser. Si vous souhaitez lire ou relire les articles publiés cette semaine, il vous suffit de cliquer sur les liens ci-dessous. Bonne lecture !
  • L’essai clinique européen portant sur diverses molécules dans le traitement de la COVID-19 (essai Discovery) contient un bras portant sur l’efficacité éventuelle du remdésivir, un analogue de l’adénosine. Que sait-on de cet antiviral à ce jour ? Pourquoi est-il évalué contre le SARS-CoV-2 ?
  • Un nouvel arrêté publié au Journal officiel du 24 mars 2020 étend la possibilité de renouvellement d'une prescription expirée aux médicaments stupéfiants et assimilés stupéfiants. Cette mesure exceptionnelle est applicable jusqu'au 31 mai 2020, avec l'accord écrit du prescripteur. Pour les autres médicaments pouvant déjà bénéficier d'un renouvellement exceptionnel au-delà de la date d'expiration de la prescription, l'arrêté réduit la date d'application de cette mesure au 15 avril 2020, au lieu du 31 mai 2020 initialement. EDIT du 6 avril 2020 : Cette modification de date est annulée par arrêté du 1er avril 2020 publié au Journal officiel du 2 avril 2020. La date du 31 mai 2020 reste applicable, comme initialement prévu. /FIN EDIT Enfin, l'arrêté du 23 mars…
  • "Docteur, la contamination par les aliments est-elle possible ?"

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 25/03/2020
    Dans un avis publié le 11 mars 2020, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) aborde la question de la transmission du coronavirus SARS-CoV-2 par les aliments. Ses conclusions reposent sur les travaux d’un Groupe d’expertise collectif d’urgence « Covid-19 » (GECU) réuni pour l’occasion. Les conclusions des travaux de ce GECU pointent uniquement un risque théorique de contamination par un aliment souillé par des gouttelettes, manipulé ou consommé cru ou insuffisamment cuit.
  • Parmi les nombreuses études cliniques sur les traitements de l'infection à SARS-COV-2 initiées dans le monde et notamment en Chine, deux d’entre elles intéressent particulièrement les Français. La première est un essai coordonné par l’Inserm, baptisé Discovery. Il s’agit d’un projet européen dont l’objectif est d’évaluer les stratégies thérapeutiques suivantes, toutes associées à un traitement symptomatique : le remdésivir, l’association lopinavir/ritonavir associée ou non à l’interféron bêta, l’hydroxychloroquine et le traitement symptomatique seul. La seconde, Solidarity, est une étude menée par l’OMS à laquelle au moins 10 pays devraient participer et qui repose sur un protocole similaire.
  • Épidémie de COVID-19 : ne plus réaliser de TROD angine à l'officine

    Santé Publique COVID-19 | David PAITRAUD - 24/03/2020
    Prenant en compte le mode de transmission du SARS-Cov-2, la Direction générale de la Santé recommande aux médecins de ne pas orienter les patients vers les pharmacies pour la réalisation de TROD angine et aux pharmaciens de suspendre la réalisation ces tests en période d'épidémie de COVID-19.
  • COVID-19 : les vétérinaires à la rescousse !

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 24/03/2020
    Depuis le début de la période de confinement et la montée en puissance de l’épidémie de COVID-19 dans les services hospitaliers, les vétérinaires se mobilisent pour venir en soutien à la médecine humaine. Enrôlements dans la réserve sanitaire, dons de masques et de gants, prêts de respirateurs, recherche, etc. Les vétérinaires veulent participer à l’effort national et apporter leur expérience dans la maîtrise des nombreuses infections à coronavirus animales.
  • COVID-19 : nouvelles données sur des formes cliniques atypiques

    Santé Publique COVID-19 | Isabelle COCHOIS - 23/03/2020
    Dans un communiqué en date du 22 mars 2020, la Direction Générale de la Santé décrit l'existence de formes atypiques de la COVID-19, notamment chez les personnes âgées, se traduisant par des signes digestifs, neurologiques, etc. Par ailleurs, le Conseil national professionnel d'ORL constate la recrudescence d'anosmie brutale sans obstruction nasale, potentiellement en relation avec le SARS-COV-2. Au regard de ces nouvelles formes cliniques de COVID-19, il est recommandé aux professionnels de santé d'être attentifs à différents points, décrits dans l'article ci-dessous. La fiche COREB (Coordination du Risque Épidémique et Biologique) dédiée au repérage et à la prise en charge de l'infection COVID-19 par les médecins de ville, a par ailleurs été mise à jour en tenant compte de ces…
  • Dans le contexte épidémique actuel de COVID-19, l’ANSM* a décidé de : suspendre les collectes de selles destinées aux transplantations de microbiote fécal (TMF), restreindre la réalisation et la dispensation des préparations magistrales et hospitalières réalisées à base de microbiote, ne procéder qu'aux transplantations urgentes en utilisant en priorité les stocks préparés avec des dons collectés avant le 30 janvier 2020, restreindre les essais cliniques portant sur le microbiote fécal. Cette décision est prise sur la base des données actuelles, indiquant que le coronavirus SARS-CoV-2 peut être retrouvé dans les selles, et que sa réplication dans le tube digestif est avérée selon des publications scientifiques récentes. *Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • C’est un bon signal pour notre société qu’après les appels à rejoindre la Réserve sanitaire, relayés par VIDAL (notre article du 11 mars 2020), beaucoup de personnes se soient portées volontaires. Néanmoins, face à cet afflux de candidatures exceptionnel, Santé publique France a tenu à réserver ses choix à quelques professions bien ciblées. Parallèlement, une plateforme vient d’être mise en place en Île-de-France pour mettre en relation des professionnels de santé, désirant apporter leur aide, avec des établissements de soins demandeurs.
  • À l’occasion de l’épidémie actuelle COVID-19 et de la mise en confinement de la population française, le Dr François Trémolières, qui a œuvré pendant de nombreuses années comme infectiologue et réanimateur à l’hôpital Claude-Bernard de Paris et membre du Comité scientifique de VIDAL Recos, livre aujourd’hui le fruit de son expérience en matière d’épidémie, mais aussi ses questionnements et son avis sur la crise sanitaire actuelle.
  • Chez les sujets porteurs d'une maladie cardiovasculaire, le risque de développer une COVID-19 est-il plus élevé et l'infection plus grave ? Des auteurs chinois viennent d'apporter des éléments de réponse, grâce aux données actuelles et à celles colligées lors des épidémies SRAS et MERS.
  • COVID-19 : le retour de la chloroquine ?

    Santé Publique COVID-19 | - 19/03/2020
    Les caractéristiques de l'épidémie COVID-19 évoluent si vite que les positions des experts doivent s'y adapter, parfois en renonçant à des choix thérapeutiques ou de santé publique préexistants ou, à l'inverse, en révisant leurs premiers avis négatifs. C'est aujourd'hui la chloroquine qui semble faire son retour. Le Dr François Trémolières, anciennement infectiologue réanimateur à l'hôpital Claude-Bernard et membre du Comité scientifique de VIDAL Recos, a décrypté pour VIDAL les premiers résultats obtenus.
  • Comme annoncé par le président de la République lundi 16 mars 2020, un nouveau stock de masques a été acheminé dans les pharmacies, en priorité dans les 25 départements les plus touchés par l'épidémie de COVID-19. Ce stock, composé de masques FFP2 et de masques chirurgicaux, doit permettre de couvrir les besoins des professionnels de santé libéraux a minima pour 2 semaines. Dans la foulée, la DGS (Direction générale de la santé) a précisé les règles de distribution de ces dispositifs, notamment les quotas de répartition par professionnel et les modalités de traçabilité. Les caisses primaires d’assurance maladie sont en charge du suivi de l’exécution de ces règles à partir d'un document unique de traçabilité tenu par chaque pharmacie d'officine.
  • Le lavage des mains est un des gestes barrières essentiels pour enrayer la propagation du virus SARS-CoV-2. Ce geste peut être réalisé avec de l'eau et du savon ou avec une solution hydro-alcoolique (SHA). Depuis le 5 mars, le gouvernement a décidé d'encadrer le prix des gels et solutions hydro-alcooliques vendus sur le territoire français, afin d'éviter une inflation de ce marché. En outre, pour subvenir aux besoins de la population, les pharmaciens d'officine et des pharmacies à usage hospitalier peuvent préparer des SHA, selon la formulation de l'OMS. D'autres établissements, dont les laboratoires pharmaceutiques et cosmétiques, sont également autorisés à élaborer ces produits pour un usage humain. EDIT du 24 mars 2020 : Arrêté du 23 mars 2020 publié…
  • L'ANSM* fait le point sur la disponibilité en ville et à l'hôpital des spécialités suivantes : VACCIN pneumococcique PNEUMOVAX : approvisionnement tendu et mise en place d'un contingentement. TOBI 300 mg/5 mL solution pour inhalation par nébuliseur (tobramycine) : reprise de l'importation d'unités anglaises de cette spécialité. BURINEX 2 mg/4 mL IV solution injectable en ampoule (bumétanide) : remise à disposition normale. *Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • Répertoire des génériques : 4 groupes supplémentaires

    Médicaments Génériques | David PAITRAUD - 19/03/2020
    Le répertoire des génériques s'est enrichi de 4 nouveaux groupes : en infectiologie, avec le groupe CLOXACILLINE 1 g poudre pour solution injectable, dont le référent est le médicament hospitalier ORBENINE 1 g injectable ; en gynécologie, avec le groupe SERTACONAZOLE 300 mg ovule, dont le référent est MONAZOL ovule ; en neurologie, avec le groupe ESLICARBAZEPINE 800 mg comprimé, dont le référent est ZEBINIX 800 mg comprimé ; en oncologie, avec le groupe THALIDOMIDE 50 mg gélule, dont le référent est le médicament hospitalier THALIDOMIDE CELGENE 50 mg gélule.
  • L'ANSM* rappelle aux équipes médicales les précautions à respecter lors de l'utilisation des produits de contraste à visée diagnostique. En effet, selon les données de pharmacovigilance, des réactions d’hypersensibilité immédiate (HSI) sont régulièrement rapportées avec cette catégorie de médicaments. D'une manière générale, la prescription et l'administration d'un produit de contraste doivent être décidées de manière individuelle, en tenant compte du profil du patient. Les patients asthmatiques, atopiques ou ayant des antécédents d'allergie avec un produit de contraste constituent des populations à risque. Une surveillance médicale de tous les patients pendant et après l’administration du produit de contraste (30 minutes) doit être mise en place. Les centres d'imagerie médicale doivent être équipés des moyens nécessaires à une réanimation d'urgence. *Agence nationale…
  • L'ANSM* a décidé de suspendre l'autorisation de mise sur le marché (AMM) d'ESMYA 5 mg comprimé (ulipristal), dans l'attente des conclusions de la réévaluation européenne de ce modulateur des récepteurs à la progestérone. Cette décision fait suite à un nouveau cas d'hépatite fulminante survenu en Europe chez une femme traitée par ESMYA pour un fibrome utérin. Cet effet indésirable associé à l'ulipristal 5 mg est connu, et a fait l'objet de mesures de réduction des risques en 2018. En pratique, la décision française implique : pour les patientes, de ne plus utiliser ESMYA et d'interrompre leur traitement en lien avec leur prescripteur (et en tenant compte de la situation sanitaire actuelle provoquée par l'épidémie de COVID-19), pour les médecins, de…
  • COVID-19 : un quota pour la délivrance du paracétamol en officine

    Santé Publique COVID-19 | David PAITRAUD - 18/03/2020
    Depuis le 18 mars, l'ANSM* demande aux pharmaciens de respecter les quotas suivants lors de la délivrance de paracétamol sans ordonnance médicale, afin de préserver les stocks : 1 seule boîte de paracétamol (500 mg ou 1 g) par patient en l'absence de symptôme, 2 boîtes (500 mg ou 1 g) par patient en cas de douleur ou de fièvre. En parallèle, la vente en ligne des médicaments à base de paracétamol, d'ibuprofène ou d'aspirine est suspendue. Ces décisions sont entérinées par l'arrêté ministériel du 17 mars et s'appliquent jusqu'au 31 mai 2020. Dans ce contexte, l'Agence rappelle que les AINS (ibuprofène, aspirine, etc.) sont à proscrire dans le traitement de la fièvre, chez les patients présentant une infection virale.…
  • Parmi les mesures d'urgence décidées dans le contexte d'épidémie de COVID-19, un arrêté du 14 mars 2020 autorise les pharmaciens à étendre la validité d'une ordonnance pour un traitement chronique, au-delà de la date prévue par la prescription et, selon un autre arrêté en date du 17 mars, pour une période n'excédant pas 1 mois. EDIT du 24 mars 2020 : le renouvellement exceptionnel d'une ordonnance expirée est étendu médicaments stupéfiants et assimilés stupéfiants par arrêté du 23 mars 2020, après l'accord écrit du prescripteur. /FIN EDIT EDIT du 20 mars 2020 : ces dispositions ont été étendues aux pharmaciens exerçant en PUI (pharmacie à usage intérieur) par arrêté du 19 mars 2020, pour toute délivrance de médicament aux patients…
  • Comment faire face, psychologiquement, à l’épidémie COVID-19 ? Qu’il s’agisse de personnes infectées ou non, en situation de confinement, ou même de professionnels de santé en quarantaine, certains s’adaptent facilement, mais d’autres sont beaucoup plus démunis. Pour eux, deux psychologues américains, exerçant respectivement dans les universités de Yale et de Pennsylvanie, apportent leurs compétences en la matière.
  • Alors que la pandémie de COVID-19 est déjà installée, la question est maintenant de pouvoir l’atténuer ou la contenir le plus possible. En l’absence de traitement spécifique et de vaccin, la mesure a été prise, dans de nombreux pays, d’éviter au maximum les contacts entre personnes. À ce propos, deux épidémiologistes de l’université de Californie (UCSF) expliquent pourquoi cette option a été choisie et comment chaque personne peu ralentir l’épidémie actuelle.
  • La pandémie actuelle due au SARS-CoV-2 a mis sur le devant de la scène la menace que représentent les maladies infectieuses émergentes. Or, comme l’explique Rodolphe Gozlan, directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement, et Soushieta Jagadesh, doctorante dans ce même institut, dans la revue The conversation, "de nombreux indices portent à croire que la fréquence de l’apparition de nouveaux agents infectieux pourrait augmenter dans les décennies à venir".
  • Que dire aux patients sur l’épidémie COVID-19 ?

    Santé Publique COVID-19 | - 12/03/2020
    Il a fallu seulement 12 semaines pour que la COVID-19, le nom de l’infection dû au nouveau coronavirus (SARS-CoV-2), passe du statut de maladie inconnue à celui de menace mondiale. Et la situation évolue tous les jours. Comment le médecin peut-il en parler à ses patients qui sont inondés d’informations sur ce nouveau risque ?
  • Selon les récentes informations communiquées par l'ANSM*, les médicaments suivants sont remis à disposition normale : les corticoïdes à base de bétaméthasone CELESTENE CHRONODOSE 5,70 mg/ml suspension injectable en boîte de 1 ampoule, depuis le 4 mars 2020, et DIPROSTENE suspension injectable en seringue préremplie, depuis le 11 mars 2020 ; le progestatif PROGESTERONE RETARD PHARLON 500 mg/2 ml sol inj en ampoule IM (caproate d'hydroxyprogestérone), depuis le 9 mars 2020 ; l'antagoniste de la vasopressine JINARC 15 mg comprimé (tolvaptan), en mars 2020. En revanche, l'antinéoplasique à base d'asparaginase, KIDROLASE 10 000 UI poudre et solvant pour solution injectable, fait l'objet de tensions d'approvisionnement pour une durée indéterminée, avec : en ville, la rupture de stock de la boîte…
  • Alors que s’accélère la propagation de l’épidémie à SARS-CoV2, les appels à la mobilisation des médecins et des infirmiers pour qu’ils rejoignent la Réserve sanitaire se multiplient, qu’ils proviennent de la Direction générale de la santé, de Santé publique France, du Conseil national de l’ordre des médecins ou du Conseil national de l’ordre des infirmiers.
  • Une nouvelle étude menée par une équipe de l’école de santé publique John Hopkins Bloomberg de Baltimore, aux États-Unis, vient de montrer que la durée médiane d'incubation de la COVID-19 était de 5,1 jours. Il s'agit d'une estimation obtenue grâce à une analyse faite à partir des données publiques provenant de 24 pays et de 25 provinces chinoises situées en dehors de la province de Hubei, épicentre de l'épidémie.
  • Une étude récente menée en Chine, à Shenzen, et dont les résultats viennent d’être rapportés (mais non encore validés par un comité de lecture), apporte un nouvel éclairage sur l’épidémiologie de la COVID-19. Elle a notamment porté sur le rôle joué par la population pédiatrique qui semble cliniquement épargnée. Or, jusqu'à ce jour, on ne savait pas si les enfants n'étaient que peu infectés par le virus ou s'ils l'éliminaient rapidement.
  • Le facteur de croissance à base de mécasermine, INCRELEX 10 mg/mL solution injectable, est désormais contre-indiqué chez les enfants et les adolescents présentant toute affection ou antécédent augmentant le risque de néoplasie bénigne ou maligne. Cette nouvelle contre-indication s'ajoute à la précédente, chez les enfants et les adolescents ayant une néoplasie active ou suspectée. Cette décision intervient suite à des observations cliniques récentes faisant état d'une proportion de tumeurs, possiblement liées à l'utilisation de la mécasermine, supérieure à celle "de référence". Selon les données disponibles, ce risque de néoplasie serait plus élevé chez les patients traités par la mécasermine alors qu'ils n'ont pas de déficit en IGF-1 (insulin-like growth factor de type 1) ou chez ceux traités à des doses…
  • Disponibilité de DUKORAL et de SIKLOS : état des lieux

    Médicaments Disponibilité | Isabelle COCHOIS - 05/03/2020
    L'ANSM a récemment communiqué sur la disponibilité des spécialités suivantes, commercialisées en ville et à l'hôpital : remise à disposition du vaccin contre le choléra DUKORAL suspension et granulés effervescents pour suspension buvable ; risque de rupture de stock des antinéoplasiques SIKLOS 100 mg comprimé pelliculé et SIKLOS 1 000 mg comprimé pelliculé sécable.
  • EDIT du 19 mars 2020 : rappel de tous les lots non périmés de TIAPRIDAL 5 mg/goutte actuellement sur le marché (pharmacie d'officine, établissement de santé, circuit de distribution) suite à la mise à disposition de la nouvelle version (avec un seringue doseuse), pour éviter la coexistence des deux présentations./FIN EDIT L'antipsychotique à base de tiapride, TIAPRIDAL 5 mg/goutte solution buvable en gouttes, change de dénomination et devient TIAPRIDAL 138 mg/mL solution buvable. Le dosage n'est pas modifié. En parallèle, le dispositif d'administration en flacon compte-gouttes est remplacé par un flacon et une seringue doseuse pour administration orale graduée de 25 mg à 200 mg, par intervalles de 25 mg. Cette nouvelle présentation sera disponible à partir du 19 mars…
  • Pour les patients, une maladie chronique peut peser lourdement sur la vie quotidienne car la prise en charge thérapeutique leur demande souvent beaucoup de temps, d'énergie, voire un investissement financier. Outre une altération de la qualité de vie, cette situation peut avoir des conséquences négatives en termes d'observance thérapeutique. Une étude menée en France a permis d'évaluer l'importance de ce phénomène et d'en tirer quelques leçons.
  • Six présentations de la gamme NICOTINELL (nicotine), indiquées dans le traitement de la dépendance tabagique, seront déremboursées à partir du 13 avril 2020, sur demande du laboratoire : NICOTINELL FRUIT 2 mg SANS SUCRE gomme à mâcher : boîte de 204 ; NICOTINELL MENTHE FRAICHEUR 2 mg SANS SUCRE gomme à mâcher : boîte de 204 ; NICOTINELL MENTHE 1 mg comprimé à sucer : boîtes de 36 et de 204 ; NICOTINELL MENTHE 2 mg comprimé à sucer : boîtes de 36 et de 204.
  • CACIT VITAMINE D3 est désormais disponible en comprimé à croquer ou à sucer dosé à 500 mg de calcium et 1 000 UI de colécalciférol. La teneur en colécalciférol de ce nouveau dosage est la plus importante au sein de la gamme CACIT VITAMINE D3 (440 UI et 880 UI pour les autres dosages). CACIT VITAMINE D3 500 mg/1 000 UI comprimé à croquer/sucer est indiqué dans la prise en charge de carences vitamino D-calciques et d'ostéoporoses. Il est remboursable à 65 % et agréé aux collectivités. Son prix public s'élève à 5,28 euros (30 comprimés).
  • Un rappel de certains lots des anneaux vaginaux contraceptifs ETORING et ÉTONOGESTREL/ÉTHINYLESTRADIOL MYLAN a été mis en œuvre auprès des pharmacies, en raison d'une augmentation des signalements de rupture de l'anneau, qualifiée de "récente, importante et inattendue" par l'ANSM. L'efficacité contraceptive de l'anneau pouvant être diminuée en cas de rupture, le risque encouru est celui d'une grossesse non désirée. Un défaut qualité lié au procédé de fabrication de ces anneaux serait à l'origine de leur rupture, effet connu, mais habituellement "très rare" de cette méthode contraceptive. Des mesures correctives ont été mises en place afin de pouvoir mettre à disposition de nouveaux lots, sous la surveillance étroite de l'ANSM. Dans l'attente, des conseils sont dispensés à destination des femmes concernées,…
  • Le vaccin quadrivalent contre les infections à papillomavirus humains (HPV) GARDASIL ne sera plus commercialisé à partir du 31 décembre 2020. Cet arrêt de commercialisation, décidé par le laboratoire MSD Vaccins, est cohérent avec la stratégie vaccinale recommandée depuis 2017 : en effet, la version nonavalente de ce vaccin anti-HPV, GARDASIL 9, est recommandée pour toute nouvelle initiation de cette vaccination. GARDASIL et GARDASIL 9 n'étant pas interchangeables, GARDASIL doit désormais être réservé à la poursuite des schémas vaccinaux déjà initiés avec cette version quadrivalente.
  • En septembre 2019, le laboratoire Chauvin a suspendu la production des stylos d'adrénaline auto-injectable EMERADE, suite à l'identification d'un dysfonctionnement de certains stylos. Six mois plus tard, le laboratoire procède au rappel de tous les lots d'EMERADE actuellement disponibles dans le circuit de distribution pharmaceutique, dont les pharmacies et les établissements de santé. Les patients auxquels un stylo EMERADE a été dispensé depuis octobre 2018 doivent le conserver, mais une nouvelle fiche d'information sur les instructions d'utilisation d'EMERADE leur sera remise par les pharmaciens. Le problème de dysfonctionnement du stylo EMERADE est en cours de résolution ; le laboratoire prévoit la mise à disposition de nouveaux stylos d'EMERADE à l'été 2020.
  • Coronavirus : quelles pistes thérapeutiques ?

    Santé Publique COVID-19 | - 27/02/2020
    À l’heure où les chiffres du nouveau coronavirus changent de jour en jour, voici un point sur les pistes thérapeutiques suivies actuellement par les scientifiques. Parmi les candidats, figurent des vaccins, des antiviraux, la sérothérapie, mais aussi d’autres molécules. Certains de ces traitements, déjà utilisés dans d’autres indications, permettent d’espérer une mise à disposition plus précoce que ne l’autorise le développement de médicaments de novo.
  • L'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) recommande aux professionnels de santé et aux patients ou proches aidants d'être attentifs à l'apparition de tout effet indésirable neuropsychiatrique suite à la prise de médicaments à base de montélukast (SINGULAIR et génériques). En effet, bien que la survenue de troubles neuropsychiatriques liés à ces médicaments soit déjà connue et mentionnée dans les notices, plusieurs signalements montrent que le lien n'est pas suffisamment identifié, avec pour conséquence un retard de diagnostic et de prise en charge adaptée. Les effets indésirables neuropsychiatriques associés au montélukast se manifestent par divers symptômes (modifications du comportement, troubles de l'humeur) qui régressent généralement à l'arrêt du traitement. Les patients, parents ou aidants doivent…
  • Selon les récentes informations communiquées par l'ANSM, les spécialités suivantes font l'objet de tensions d'approvisionnement ou de ruptures de stock : en gynécologie, NORLEVO 1,5 mg comprimé (lévonorgestrel) : tensions d'approvisionnement pour une durée indéterminée ; en endocrinologie, EUTHYRAL 100 µg/20 µg comprimé sécable (lévothyroxine sodique/liothyronine sodique) : rupture de stock jusqu'à fin mars 2020 ; en endocrinologie également, GENOTONORM (somatropine) : les tensions d'approvisionnement touchent désormais la majorité des présentations de la gamme. La remise à disposition est prévue début avril 2020 ; en cardiologie, URAPIDIL STRAGEN LP gélule à libération prolongée : remise à disposition reportée à fin avril 2020 pour le dosage 30 mg et remise à disposition normale du dosage 60 mg ; en infectiologie, TOBI…
  • Bien que l'interaction amiodarone/sofosbuvir soit mentionnée dans les informations relatives aux spécialités contenant ces principes actifs, des signalements de bradyarythmie continuent à être rapportés : chez des patients ayant reçu ces deux médicaments de façon concomitante, chez des patients pour lesquels le traitement par sofosbuvir a été initié peu de temps après l'arrêt de l'amiodarone, sans tenir compte de la longue demi-vie de cet anti-arythmique. Par conséquent, le PRAC (Comité pour l’Évaluation des Risques en matière de Pharmacovigilance) a décidé de renforcer : les mises en garde vis-à-vis de cette association à risque, en raison de la longue demi-vie de l'amiodarone, la surveillance des patients lorsque la co-administration d'amiodarone et de sofosbuvir s'avère nécessaire : surveillance continue de la fréquence…
  • Fin de prise en charge en avril et mai 2020 pour plusieurs médicaments

    Médicaments Prise en charge | David PAITRAUD - 26/02/2020
    Les médicaments suivants ne seront plus remboursables par l'Assurance maladie, ni agréés aux collectivités, en raison d'un service médical rendu (SMR) jugé insuffisant par la Commission de la Transparence : à compter du 3 avril 2020 : l'inhibiteur de la résorption osseuse CALSYN 100 UI/1 mL solution injectable (calcitonine de saumon), l'agoniste dopaminergique PARLODEL 2,5 mg comprimé sécable INHIBITION DE LA LACTATION (mésilate de bromocriptine). à compter du 18 mai 2020 : le bêta-2 stimulant SALBUMOL 0,5 mg/1 mL solution injectable (sulfate de salbutamol). L'antiprogestatif hospitalier MIFFEE 200 mg comprimé (mifépristone) perdra également son agrément aux collectivités à partir du 3 avril 2020. Enfin, le bêta-2 stimulant hospitalier SALBUMOL FORT 5 mg/mL solution pour perfusion intraveineuse en ampoule n'est désormais…
  • Près de 10 % des patients signalent lors d’une consultation médicale qu’ils sont allergiques à la pénicilline. Mais, en réalité, 90 % des personnes autodéclarant un antécédent d’allergie à cet antibiotique le tolèrent très bien, une situation qui n’est pas sans conséquences.
  • Selon les dernières informations communiquées par l'ANSM, l'approvisionnement des spécialités suivantes est perturbé en ville et à l'hôpital : en néphrologie : tensions d'approvisionnement en JINARC 15 mg comprimé (tolvaptan) jusqu'à début mars 2020. Des unités importées des marchés nordiques sont mises à disposition en France ; en infectiologie : distribution contingentée en ville pour tous les dosages d'AUGMENTIN injectable poudre pour solution injectable/pour perfusion IV (amoxicilline sodique/clavulanate de potassium). À l'hôpital, la remise à disposition du dosage à 2 g/200 mg est reportée au mois de juin 2020. À l'inverse, l'approvisionnement est redevenu quasiment normal pour les spécialités corticoïdes injectables suivantes : HEXATRIONE 2 POUR CENT suspension injectable intra-articulaire (hexacétonide de triamcinolone) : remise à disposition sous distribution contingentée…
  • L'ANSM publie les données d'une nouvelle étude épidémiologique conduite par le groupement d'intérêt scientifique EPI-PHARE sur l'exposition au mycophénolate des femmes en âge de procréer et des femmes enceintes. L'analyse des données de remboursement des spécialités de mycophénolate (CELLCEPT, MYFORTIC, et génériques) sur 8 ans (2010 à 2017) montre : une augmentation constante de l’utilisation du mycophénolate chez les femmes en âge de procréer, de l'ordre de 44 % sur cette période, un nombre persistant de grossesses exposées à cette substance, de l’ordre de 50 par an. L'analyse EPI-PHARE permet d'identifier les situations de prescription (indications) et de dispensation, les profils des patientes, et de décrire l'exposition pendant la grossesse. Parmi les enfants nés entre 2010 et 2017 et exposés…
  • Post-ménopause : remise à disposition normale de COLPOTROPHINE 1 % crème

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 12/02/2020
    Après plus de 3 années d'absence, COLPOTROPHINE 1 % crème (promestriène), indiquée dans le traitement symptomatique de l'atrophie vulvo-vaginale liée à une déficience en estrogènes chez la femme post-ménopausée, est remise à disposition normalement depuis le mois de janvier 2020.
  • Pour les patients en fin de vie, la sédation profonde et continue maintenue jusqu’au décès (SPCMD) est une avancée permise par la loi Claeys-Leonetti du 2 février 2016. Fortement encadrée, elle peut être réalisée en établissement de santé, mais également en établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) ou au domicile. Depuis la mise en place de la loi Claeys-Leonetti, les médecins libéraux ont fait remonter les difficultés engendrées par la dispensation purement hospitalière du midazolam, le sédatif recommandé en première intention par la Haute autorité de santé pour la mise en œuvre de la SPCMD. Récemment, deux médecins de Seine-Maritime ont été mis en examen pour avoir possiblement contourné ce circuit de dispensation imposé. Cette mise en examen, assortie…
  • Le lipegfilgrastim est un nouveau facteur de croissance granulocytaire de longue durée d'action. Il est commercialisé en France sous le nom de LONQUEX 6 mg solution injectable en seringue préremplie. LONQUEX est indiqué chez l’adulte pour la réduction de la durée de la neutropénie et de l’incidence de la neutropénie fébrile chez les patients recevant une chimiothérapie cytotoxique pour une affection maligne (à l’exception de la leucémie myéloïde chronique et des syndromes myélodysplasiques). Dans son avis du 18 décembre 2019, la Commission de la Transparence a attribué à LONQUEX un SMR (service médicale rendu) important sans amélioration du SMR (ASMR V), tenant compte de la démonstration dans 2 études cliniques de sa non-infériorité par rapport à NEULASTA (pegfilgrastim) sur la…
  • Ces dernières années, beaucoup d'avancées ont été réalisées dans le cancer bronchique. Mais qu'en est-il de son dépistage et du diagnostic clinique ? Des publications récentes nous en apprennent plus dans ce domaine.
  • L'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) a dévoilé les dernières données de l'étude EPI-PHARE relatives à l'utilisation du valproate et de ses dérivés chez les femmes en âge de procréer (15-49 ans). Les principaux enseignements de cette étude réalisée sur une période de 5 ans (2013 - 2019) sont : une baisse de l'ordre de 55 % de l'exposition au valproate dans la population des femmes en âge de procréer ; une baisse plus marquée chez les femmes traitées pour un trouble bipolaire (- 60 %), en comparaison au traitement de l'épilepsie (- 49 %) ; une diminution globale des initiations de traitement par valproate et dérivés chez les femmes de 15 à 49…
  • En semaine 6 (du 31 janvier au 6 février 2020), trois signalements de rupture de stock en pharmacies de ville et hospitalières ont été relayés par l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) : en psychiatrie : DEROXAT 20 mg/10 mL suspension buvable (paroxétine), indisponible jusqu'en avril 2020 ; en gynécologie/obstétrique : PROGESTERONE RETARD PHARLON 500 mg/2 mL solution injectable IM (caproate d'hydroxyprogestérone), indisponible jusque fin février/début mars 2020 ; en neurologie : ARTANE 0,4 POUR CENT solution buvable en goutte (chlorhydrate de trihexyphénidyle), sous tension d'approvisionnement jusqu'en avril 2020. À l'inverse, l'ANSM confirme la remise à disposition de QUESTRAN 4 g poudre orale en sachet (colestyramine), après environ 6 semaines d'indisponibilité.
  • Rattrapage vaccinal : les recommandations de la Haute Autorité de Santé

    Santé Publique Recommandations | David PAITRAUD - 06/02/2020
    La Haute Autorité de Santé (HAS), en partenariat avec la Société de pathologie infectieuse de langue française (SPILF), propose un ensemble de recommandations relatives au rattrapage vaccinal dans diverses situations : statut vaccinal incomplet, inconnu ou incomplètement connu, en population générale et chez les migrants primo-arrivants. Ces recommandations se présentent sous la forme d'un document détaillé de 303 pages et de quatre fiches de synthèse consacrées respectivement : au rattrapage vaccinal en population générale, à des exemples pratiques de rattrapage vaccinal en population générale, au rattrapage vaccinal chez les migrants primo-arrivants, à des exemples pratiques de rattrapage vaccinal chez les migrant primo-arrivants. Les objectifs de ces recommandations visent notamment à préciser les modalités pratiques du rattrapage vaccinal, ainsi que la…
  • Répertoire des génériques : 11 groupes supplémentaires

    Médicaments Génériques | David PAITRAUD - 05/02/2020
    Le répertoire des génériques s'est enrichi de 11 nouveaux groupes : en médecine interne/hématologie : 3 groupes DÉFÉRASIROX comprimés (référent EXJADE) sont créés, correspondant aux 3 dosages 90 mg, 180 mg et 360 mg ; en addictologie : un groupe est créé pour NICOTINE 1 mg/dose solution pour pulvérisation buccale (référent : NICORETTESPRAY 1 mg/dose solution pour pulvérisation buccale) ; en gastro-entérologie / pédiatrie : 2 groupes RACÉCADOTRIL sont créés : RACÉCADOTRIL 10 mg pour un sachet (référent : TIORFAN 10 mg NOURRISSONS poudre orale en sachet-dose) et RACÉCADOTRIL 30 mg pour un sachet, poudre orale en sachet-dose (référent : TIORFAN 30 mg ENFANTS poudre orale en sachet-dose) ; en néphrologie : 2 groupes SÉVÉLAMER (CHLORHYDRATE DE) comprimé pelliculé, pour…
  • FLECTOR : désormais disponible en comprimé dosé à 50 mg de diclofénac

    Médicaments Nouvelle Spécialité | David PAITRAUD - 04/02/2020
    L'anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) FLECTOR est désormais disponible sous une nouvelle forme galénique, en comprimé pelliculé dosé à 50 mg de diclofénac épolamine.
  • Annoncée fin 2019, une fiche d'aide à la dispensation des vasoconstricteurs par voie orale (pseudoéphédrine et autres) a été élaborée pour renforcer la sécurité de ces médicaments. En effet, les données récentes de pharmacovigilance montrent une persistance des signalements d'effets indésirables, parfois graves, et du mésusage de ces médicaments. Ce document, destiné aux pharmaciens, rappelle les éléments essentiels à recueillir lors de la dispensation de ces médicaments, indiqués pour soulager les symptômes du rhume : âge du patient, identification des contre-indications, identification d'interactions avec d'autres médicaments, rappel sur la durée maximale de traitement et la posologie, traçabilité du médicament délivré dans le dossier patient (dossier informatique propre à la pharmacie ou dossier pharmaceutique). En parallèle, l'ANSM publie une brochure d'information…
  • Disponibilité de spécialités distribuées en ville et à l'hôpital : mise à jour

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 30/01/2020
    Selon les récentes informations communiquées par l'ANSM, les spécialités suivantes, distribuées en ville et à l'hôpital, sont indisponibles ou en tension d'approvisionnement : dans la prise en charge des complications de la mucoviscidose : rupture de stock de TOBI PODHALER 28 mg poudre pour inhalation en gélule et TOBI 300 mg/5 mL solution pour inhalation par nébuliseur (tobramycine) et, en attendant la remise à disposition annoncée dans les prochaines semaines, mise à disposition en pharmacie d'unités anglaises de ces spécialités ; en rhumatologie/ORL/allergologie/dermatologie/obstétrique : persistance de l'indisponibilité du modèle unitaire en ville et à l'hôpital de CELESTENE CHRONODOSE 5,70 mg/mL suspension injectable (boîte de 25 ampoules) et remise à disposition du modèle hospitalier ; dans la prise en charge de…
  • S’il apparaît évident que les fausses-couches peuvent avoir des conséquences psychologiques, ces répercussions sont encore mal connues : quels types de symptômes sont constatés ? quelle est leur fréquence ? combien de temps durent-ils ? Existe-t-il des facteurs favorisants ? Autant de questions auxquelles répond une étude prospective publiée récemment.
  • Coronavirus 2019-nCoV : le point sur la situation en France et dans le monde

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 29/01/2020
    Un nouveau coronavirus (2019-nCoV) proche du virus du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) et du virus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) a été découvert début janvier dans la ville de Wuhan en Chine. À ce jour, près de 6 000 cas ont été signalés en Chine, un peu moins d’une centaine dans le reste du monde. La réaction rapide des autorités de santé chinoises, ainsi que leur transparence, ont permis aux autres pays de déployer des plans stratégiques préparés depuis la crise du SRAS. Les symptômes de cette nouvelle infection à coronavirus sont similaires à ceux de la grippe saisonnière, du SRAS ou du MERS. La transmission et la durée d’incubation semblent également similaires à celles des autres coronavirus.…
  • Trois médicaments à base de prométhazine désormais soumis à prescription médicale obligatoire

    Médicaments Prescription - Délivrance | David PAITRAUD - 27/01/2020
    La prométhazine administrée par voie orale est désormais classée sur la liste I des substances vénéneuses (Journal officiel du 23 janvier 2020). En conséquence, les spécialités suivantes sont soumises à prescription médicale obligatoire : RHINATHIOL PROMETHAZINE sirop (carbocistéine, prométhazine chlorhydrate), FLUISEDAL sirop (méglumine benzoate, prométhazine chlorhydrate, polysorbate 20), PHENERGAN 25 mg comprimé enrobé (prométhazine chlorhydrate). Jusqu'à présent, ces spécialités pouvaient être délivrées en pharmacie sans ordonnance médicale. La prométhazine est un antihistaminique anti-H1 de la famille des phénothiazines. Plusieurs signaux de pharmacovigilance et d'addictovigilance ont été rapportés au cours des dernières années, notamment un usage détourné de plus en plus fréquent de la prométhazine à des fins récréatives (dans la boisson purple drank). La prométhazine est également associée à des…
  • Selon l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), des tensions d'approvisionnement sont signalées, pour une durée indéterminée, en ville et à l'hôpital pour la spécialité anticholinergique à base de scopolamine, SCOPODERM TTS 1 mg/72 heures dispositif transdermique (scopolamine). Dans ce contexte, la distribution de ce médicament est contingentée. En parallèle, l'antifongique systémique ANCOTIL 500 mg comprimé (flucytosine) est remis à disposition, comme annoncé en septembre 2019.
  • À partir du 15 avril 2020, la durée maximale d’une prescription de tramadol passera de 12 à 3 mois. Cette décision de l’ANSM est nourrie de nombreux facteurs convergents, dont les résultats de plusieurs enquêtes sur le mésusage de cette substance, issues du réseau français d’addictovigilance. Cette décision s’appuie également sur un rapport de l’ANSM, publié en février 2019, qui dresse un bilan de la consommation des antalgiques opioïdes en France. Ce document montre que, bien que la situation française ne soit pas comparable à celle des États-Unis, un certain nombre d’indicateurs incitent à une vigilance accrue de la part des autorités et des professionnels de santé. Selon ce rapport, après le retrait de l'association dextropropoxyphène/paracétamol en 2011, le tramadol…
  • La Commission européenne a décidé de suspendre l'autorisation de mise sur le marché de PICATO (mébutate d'ingénol), le temps de la réévaluation européenne du bénéfice/risque de ce gel, indiqué dans la prise en charge de kératoses actiniques. Cette décision s'applique aux 2 dosages : PICATO 150 µg/g gel et PICATO 500 µg/g gel. Elle repose sur les résultats de différentes études mettant en évidence une incidence plus élevée de cancers/tumeurs cutané(e)s au niveau de la zone traitée par PICATO en comparaison au placebo ou à l'imiquimod (ALDARA). L'évaluation se poursuit néanmoins et la décision européenne de suspension est provisoire, dans l'attente des conclusions finales. En pratique, cette suspension d'AMM implique : pour les prescripteurs : de ne plus initier ni…
  • Génériques versus princeps : ce qui change en janvier 2020

    Médicaments Prise en charge | David PAITRAUD - 16/01/2020
    Depuis le 1er janvier 2020, de nouvelles règles sont applicables pour favoriser le recours aux médicaments génériques en France : justification de la mention "non substituable" par le prescripteur, selon 3 situations officiellement reconnues, en dehors de ces situations, remboursement des patients refusant la substitution sur la base du prix du générique le plus cher, avec pour conséquence un reste à charge potentiel pour le patient. EDIT du 7 février 2020 : Le pharmacien a également la possibilité d'exlure la substitution lorsqu'il s'agit de médicament à marge thérapeutique étroite. Il doit alors apposer la mention "non substituable MTE-PH" sur l'ordonnance et en informer le prescripteur. /FIN EDIT En parallèle, les prix de certaines spécialités princeps ont été alignés sur les…
  • En France, le taux de vaccination anti-papillomavirus (HPV) est particulièrement bas. Des mesures ont donc été proposées pour accroître la couverture vaccinale. Dans ce cadre, la publication d'une étude sur l’évolution de la situation au Danemark, où le taux de vaccination a brutalement chuté avant de remonter grâce à une campagne de communication, apporte un éclairage très intéressant.
  • NORDITROPINE (somatropine) : nouveau stylo prérempli FLEXPRO

    Médicaments Présentation | David PAITRAUD - 16/01/2020
    La gamme d'hormones de croissance à base de somatropine, NORDITROPINE, compte une nouvelle référence, NORDITROPINE FLEXPRO solution injectable en stylo prérempli de 1,5 mL. Celle-ci est destinée à remplacer le stylo prérempli NORDITROPINE NORDIFLEX, dont l'arrêt de commercialisation est programmé à partir du 30 juin 2020. Comme NORDITROPINE NORDIFLEX, 3 dosages de NORDITROPINE FLEXPRO sont proposés, à 5 mg/1,5 mL (stylo orange), 10 mg/1,5 mL (stylo bleu) et 15 mg/1,5 mL (stylo vert). Par rapport au stylo NORDIFLEX, le stylo FLEXPRO permet de délivrer une quantité plus importante de somatropine par injection et, pour le stylo à 15 mg/1,5 mL, de sélectionner des doses différentes. Les patients doivent être formés au fonctionnement de ce nouveau stylo. Les indications thérapeutiques de…
  • Tramadol per os : prescription limitée à 3 mois à partir du 15 avril 2020

    Médicaments Prescription - Délivrance | David PAITRAUD - 16/01/2020
    Sur proposition de l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), la prescription des spécialités à base de tramadol par voie orale sera limitée à 12 semaines (3 mois), au lieu de 1 an actuellement, à compter du 15 avril 2020. Au-delà de 3 mois, une nouvelle prescription devra être établie pour poursuivre un traitement antalgique par tramadol. Ces nouvelles modalités de prescription ont fait l'objet d'un arrêté ministériel publié au Journal officiel du 16 janvier 2020. L'ANSM a tenu compte du contexte national et international concernant l'utilisation des opioïdes. Elle s'inscrit dans la feuille de route du ministère de la Santé "Prévenir et agir face aux surdoses d'opioïdes". Selon les résultats présentés en février 2019…
  • Remise à disposition normale de plusieurs spécialités en ville

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 16/01/2020
    Selon les dernières informations communiquées par l'ANSM, les médicaments suivants ont été remis à disposition normalement en ville : la spécialité antiparasitaire ZENTEL 400 mg comprimé (albendazole) ; les vaccins ADULTES contre le virus de l'hépatite A, VAQTA 50 U/1 mL, HAVRIX 1440 U/1 mL et AVAXIM 160 U.
  • PLAQUENIL (hydroxychloroquine) : la prescription médicale devient obligatoire

    Médicaments Prescription - Délivrance | David PAITRAUD - 15/01/2020
    Selon un arrêté paru au Journal officiel du 15 janvier 2020, l'hydroxychloroquine est désormais inscrite sur la liste II des substances vénéneuses. En pratique, cette nouvelle réglementation s'applique à la spécialité PLAQUENIL 200 mg comprimé pelliculé, dont la dispensation est désormais soumise à prescription médicale obligatoire.
  • Traitement symptomatique de la constipation : NORMACOL change de nom

    Médicaments Dénomination | David PAITRAUD - 15/01/2020
    Le laboratoire Norgine annonce le changement de dénomination du laxatif NORMACOL 62 g/100g granulés (gomme de sterculia) qui devient NORMAFIBE 62 g/100 g granulés. Les premières unités portant cette nouvelle dénomination sont distribuées depuis le 12 novembre 2019 ; elles coexisteront avec les anciennes versions jusqu'à l'écoulement des stocks de ces dernières. Ce changement de nom vise à éviter toute confusion entre NORMACOL granulés, administré per os, et NORMACOL LAVEMENT solution rectale, dont la dénomination est conservée. Excepté le nom, NORMAFIBE granulés est strictement identique à NORMACOL granulés.
  • L'autorisation de mise sur le marché (AMM) du médicament PALMIER DE FLORIDE BIOGARAN 160 mg capsule molle (extrait mou du fruit de Serenoa repens) a été annulée par décision du Conseil d'État du 31 décembre 2019. Reposant sur des raisons de procédure, l'annulation de cette AMM a pour conséquence l'arrêt de commercialisation en France de PALMIER DE FLORIDE BIOGARAN (boîtes de 60 et de 180 capsules molles) : cette spécialité ne doit plus être prescrite, ni délivrée. Le laboratoire Biogaran doit procéder au rappel des lots distribués dans le circuit de distribution pharmaceutique. Les patients ne sont pas concernés par ce rappel qui ne relève pas d'une alerte sanitaire. Des alternatives à base de Serenoa repens sont disponibles pour poursuivre…
  • ADALATE 10 mg capsule molle (nifédipine) : arrêt de commercialisation

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 14/01/2020
    Deux ans après ADALATE LP 20 mg comprimé LP et CHRONADALATE LP 30 mg comprimé osmotique pelliculé, le laboratoire Bayer Healthcare a décidé d'arrêter la commercialisation d'ADALATE 10 mg capsule molle. Cet arrêt de commercialisation est prévu à écoulement des stocks, estimé à fin janvier 2020. En France, ADALATE 10 mg capsule molle est la seule spécialité dosée à 10 mg de nifédipine. Cet inhibiteur calcique sélectif à effets vasodilatateurs dominants est indiqué dans la prise en charge de l'angor de Prinzmetal et de l'angor stable, ainsi que dans les phénomènes de Raynaud. Dans ces indications, des alternatives thérapeutiques existent.
  • La gamme d'aliments diététiques NEOCATE (acides aminés), notamment indiquée chez les enfants de plus de 1 an allergiques aux protéines de lait de vache, est modifiée de la manière suivante : NEOCATE JUNIOR poudre pour solution buvable remplace NEOCATE ACTIVE poudre pour solution buvable, NEOCATE ACTIVE ne sera plus remboursée à compter du 20 janvier 2020. NEOCATE JUNIOR est disponible sous 3 formules : l'une non aromatisée, dite neutre, réservée à l'enfant de 1 an et plus ; les deux autres aromatisées à la fraise et à la vanille, pour l'enfant à partir de 3 ans. Du fait de sa composition enrichie en triglycérides à chaîne moyenne et en vitamine D, NEOCATE JUNIOR peut convenir à une alimentation exclusive, sous…
  • Pour faire suite aux précédents articles parus sur VIDAL.fr en novembre et décembre 2019, concernant la chronobiologie et son application thérapeutique au traitement de l’hypertension artérielle ou dans la prévention cardio-vasculaire, ce dossier se clôt aujourd’hui par un dernier thème ayant fait l’objet de recherches depuis plusieurs années : la chronothérapie en cancérologie
  • EUTHYROX : fin de la distribution en France annoncée pour septembre 2020

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 09/01/2020
    Après une péride de mise à disposition exceptionnelle de près de 3 ans, la distribution en France de la spécialité importée EUTHYROX (lévothyroxine) prendra fin en septembre 2020. Cette spécialité importée correspond à la formulation de LEVOTHYROX disponible sur le marché français avant 2017. Le maintien temporaire de cette ancienne formulation a permis de répondre aux besoins thérapeutiques des patients n'ayant pas supporté la nouvelle formulation de LEVOTHYROX. Dans un communiqué de presse en date du 8 janvier 2020, la DGS (Direction Générale de la Santé) invite les professionnels de santé et les patients concernés à anticiper l'arrêt de mise à disposition d'EUTHYROX au cours des 9 prochains mois. Des recommandations sont en cours d'élaboration pour orienter les professionnels de…
  • Selon les informations récemment communiquées par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), les spécialités suivantes font l'objet de tensions d'approvisionnement ou de ruptures de stock, sur les marchés de ville et hospitalier : INNOHEP solution injectable en seringue préremplie (tinzaparine) : rupture de stock de tout ou partie des présentations (boîte de 2 ou 10 ampoules) dosées à 10 000 UI anti-Xa/0,5 mL, 14 000 UI anti-Xa/0,7 mL ou 18 000 UI anti-Xa/0,9 mL ; ADIAZINE 500 mg comprimé (sulfadiazine) : rupture de stock confirmée et mise en place d'un contingentement strict. Les unités disponibles doivent être réservées aux seules indications de l'AMM. Toute commande doit être accompagnée de l'ordonnance et d'une confirmation biologique par test Elisa ; BLEOMYCINE…
  • Répertoire des génériques : 5 groupes supplémentaires

    Médicaments Génériques | David PAITRAUD - 03/01/2020
    Le répertoire des génériques s'est enrichi de 5 nouveaux groupes : en infectiologie/parasitologie : un groupe est créé pour les spécialités d'atovaquone 750 mg/5 mL suspension buvable, dont le référent est WELLVONE ; en cardiologie (hypertension artérielle) : quatre groupes sont créés pour l'association fixe olmésartan/hydrochlorothiazide, avec pour référents COOLMETEC 20 mg/12,5 mg, COOLMETEC 20 mg/25 mg, COOLMETEC 40 mg/12,5 mg et COOLMETEC 40 mg/25 mg comprimés pelliculés. Ces spécialités n'étant plus remboursables, l'inscription au répertoire des génériques a donc peu d'impact économique pour l'Assurance maladie.
  • Ruptures de stock et remises à disposition en ville et à l'hopital

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 02/01/2020
    Les spécialités suivantes font l'objet de tensions d'approvisionnement, voire d'une rupture de stock complète en ville et à l'hôpital : DIPROSTENE suspension injectable en seringue pré-remplie (bétaméthasone phosphate disodique et bétaméthasone dipropionate) : persistance des tensions et distribution contingentée en ville ; RILUTEK 50 mg comprimé pelliculé (riluzole) : rupture de stock pour une durée indéterminée et recours recommandé aux alternatives (génériques de riluzole) ; SINEMET (lévodopa/carbidopa) : seule la présentation SINEMET LP 200 mg/50 mg comprimé à libération prolongée reste indisponible ; GENOTONORM 5,3 mg et 12 mg poudre et solvant pour solution injectable en stylo pré-rempli GOQUICK (somatropine) : rupture de stock jusqu'à mi-janvier 2020. Aucun nouveau traitement ne doit être entrepris avec ces présentations. Un report de…
  • Pénurie de DEPAMIDE et DEPAKOTE : ne pas initier de nouveaux traitements

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 02/01/2020
    Les tensions d'approvisionnement en DEPAMIDE 300 mg comprimé pelliculé gastrorésistant (valpromide), DEPAKOTE 250 mg comprimé gastrorésistant et DEPAKOTE 500 mg comprimé gastrorésistant (divalproate de sodium) persistent et devraient perdurer jusqu'en février 2020. Pendant cette période de pénurie, afin de réserver ces médicaments aux patients en cours de traitement, l'ANSM demande aux professionnels de santé de ne pas initier de traitement par DEPAMIDE et DEPAKOTE. La prise en charge des épisodes maniaques du trouble bipolaire repose en première intention sur le lithium. D'autres médicaments comme la carbamazépine ou des antipsychotiques peuvent être utilisés en initiation de traitement. L'ANSM met par ailleurs en garde contre un report de prescription vers les spécialités de valproate de sodium (DEPAKINE et DEPAKINE CHRONO), qui n'ont…
  • MAXILASE et ALFA-AMYLASE BIOGARAN CONSEIL : fin du libre accès à compter du 15 janvier 2020

    Médicaments Prescription - Délivrance | David PAITRAUD - 02/01/2020
    Comme annoncé au mois de novembre, les spécialités à base d'alfa-amylase seront retirées de la liste des médicaments de médication officinale à compter du 15 janvier 2020. En conséquence, MAXILASE ALPHA-AMYLASE MAUX DE GORGE 3000 U CEIP comprimé enrobé et ALFA-AMYLASE BIOGARAN CONSEIL 3000 U CEIP comprimé enrobé ne pourront plus être présentés en libre accès dans les pharmacies. Ces médicaments restent néanmoins disponibles sans ordonnance médicale obligatoire. Cette décision s'appuie sur le profil de sécurité de l'alfa-amylase qui expose les patients à un risque de réactions allergiques, rares mais potentiellement graves. Ce risque rend nécessaire l'encadrement de la délivrance de ces médicaments et notamment, l'accompagnement des patients au moyen de conseils appropriés.
  • Constipation : déremboursement de FORLAX 10 g programmé en février 2020

    Médicaments Prise en charge | David PAITRAUD - 02/01/2020
    Suite à la demande du laboratoire Ipsen, le médicament laxatif FORLAX 10 g poudre pour solution en sachet-dose en boîte de 20 (macrogol 4000) est radié de la liste des spécialités remboursables. À compter du 11 février 2020, ce médicament ne sera plus pris en charge par l'Assurance maladie et bénéficiera d'un prix de vente libre.
  • La phagothérapie est un traitement s’appuyant sur l’activité bactéricide de virus appelés bactériophages, qui a été largement utilisée au début du 20e siècle. Après avoir été progressivement abandonnée en raison de la découverte de la pénicilline, elle est très récemment réapparue comme une stratégie "d’avenir" face à la recrudescence des bactéries résistant aux antibiotiques.
  • Liste des médicaments en libre accès : une sortie et une entrée

    Médicaments Prescription - Délivrance | David PAITRAUD - 31/12/2019
    La liste des médicaments de médication officinale a été actualisée le 19 décembre 2019 avec : la sortie du médicament homéopathique COCCULINE (COCCULINE comprimé orodispersible et COCCULINE granules en récipient unidose) qui ne peut plus être présenté en libre accès dans les pharmacies ; l'ajout d'une présentation en tube de 7,5 g pour l'antifongique topique LAMISILATE 1 % crème (terbinafine), non commercialisé à ce jour.
  • Les médicaments suivants font l'objet d'une rupture de stock en pharmacie de ville : URAPIDIL STRAGEN LP 30 mg et 60 mg gélule à libération prolongée : rupture de stock des deux dosages, jusqu'à fin janvier 2020. Le dosage à 30 mg reste disponible à l'hôpital ; FURADANTINE 50 mg gélule (nitrofurantoïne) : rupture de stock jusqu'à la fin du 1er trimestre 2020 et mise en place d'un contingentement quantitatif afin de réserver les unités restantes aux situations sans alternative thérapeutique. À l'inverse, les médicaments suivants sont remis à disposition normale dans les pharmacies : CELESTENE 4 mg/1 mL solution injectable (bétaméthasone), CERVARIX suspension injectable en seringue pré-remplie (vaccin papillomavirus humain), RIFINAH 300 mg/150 mg comprimé enrobé (rifampicine/isoniazide)
  • Paracétamol, ibuprofène et aspirine : fin du libre accès en pharmacie à partir du 15 janvier 2020

    Médicaments Prescription - Délivrance | David PAITRAUD - 19/12/2019
    L'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) a décidé de retirer les spécialités administrées par voie orale à base de paracétamol, d'ibuprofène et d'acide acétylsalicylique (aspirine) de la liste des médicaments de médication officinale. Cette décision est applicable à compter du 15 janvier 2020. En pratique, à partir de cette date, aucune de ces spécialités ne pourra être disposée en libre accès dans les pharmacies. Elles seront placées derrière le comptoir, sans accès direct pour les patients. L'ANSM veut ainsi renforcer le bon usage de ces médicaments antalgiques et anti-inflammatoires, qui font l'objet d'une large utilisation en automédication. Si les modalités de présentation au public sont modifiées, les règles de délivrance ne changent pas ;…
  • En 2006-2007, l’étude nationale nutrition santé (ENNS) avait apporté des renseignements sur la situation nutritionnelle de la population française. Les résultats d’une étude similaire menée en 2014-2016, l’étude Esteban, permettent d’actualiser les données et de les comparer à celles précédemment recueillies. Le chapitre consacré aux vitamines et aux minéraux vient notamment d’être publié. Il met en évidence plusieurs "points de vigilance" à prendre en compte, notamment chez les femmes, en ce qui concerne la carence en fer et en folates.
  • Sepsis : tous unis contre un fléau méconnu

    Santé Publique Campagnes | - 18/12/2019
    Le sepsis est très mal connu des professionnels de santé. Or cette affection, dont une nouvelle définition a été élaborée en 2016, est associée à une lourde morbi-mortalité. La communauté scientifique internationale s’est donc mobilisée en créant la Global Sepsis Alliance. En ce qui concerne la France, un rapport au Directeur général de la Santé, qui vient d’être rendu public, propose des mesures qui devraient être mises en œuvre pour lutter contre ce "fléau méconnu". Sepsis : tous unis contre un fléau méconnu
  • Trois arrêts de commercialisation effectifs ou à venir

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 17/12/2019
    Les spécialités suivantes ne seront plus disponibles en France en 2020 suite à l'arrêt de leur commercialisation : ZORAC 0,05 % gel (tazarotène) : arrêt de commercialisation à épuisement des stock, LOCALONE lotion (acide salicylique 0,1 % et triamcinolone acétonide 0,02 %) : arrêt de commercialisation prévu au 31 décembre 2020, SKELID 200 mg comprimé (acide tiludronique) : arrêt de commercialisation depuis le 31 octobre 2019.
  • Selon les études disponibles, un léger sur-risque de malformations du visage est mis en évidence chez l'enfant exposé à l'ondanséron pendant le premier trimestre de la grossesse. Par mesure de précaution, les spécialités concernées, ZOPHREN et génériques, ne doivent plus être prescrites pendant le premier trimestre de la grossesse ; les alternatives thérapeutiques sont à privilégier durant cette période. Les documents d'information de ces médicaments sont modifiés pour mentionner ce risque.
  • Sevrage tabagique : NICORETTE MICROTAB désormais remboursable à 65 %

    Médicaments Prise en charge | David PAITRAUD - 16/12/2019
    NICORETTE MICROTAB est désormais remboursable à 65 % par l'Assurance maladie, sur la base d'un prix public de 11,12 euros TTC. Conditionné en boîte de 100, ce substitut nicotinique se présente sous forme de comprimé sublingual, dosé à 2 mg de nicotine. Ce remboursement en ville dans le traitement de la dépendance tabagique s'ajoute à la prise en charge déjà effective à l'hôpital, où NICORETTE MICROTAB est agréé aux collectivités.
  • Une fiche d'information sur le finastéride 1 mg (PROPECIA et génériques) a été publiée par l'Agence nationale du médicament (ANSM) à destination des hommes actuellement traités par ce médicament pour la chute des cheveux, ou de ceux pour qui ce traitement est envisagé. Cette fiche présente notamment : les effets indésirables associés à la prise de ce médicament, tels les troubles psychiques et/ou de la fonction sexuelle, comparés aux bénéfices escomptés ; la conduite à tenir en présence de signes évoquant un effet indésirable. Outil de dialogue entre le patient et les professionnels de santé, cette fiche doit être remise par le médecin lors de la consultation ou par le pharmacien lors de la délivrance, afin de partager largement les…
  • L'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) a récemment communiqué sur la disponibilité des spécialités de ville et hospitalières suivantes : en psychiatrie : rupture de stock de DEPAKOTE 250 mg comprimé gastro-résistant (divalproate de sodium) et contingentement de la distribution de DEPAKOTE 500 mg comprimé gastro-résistant ; en endocrinologie/neurologie/allergologie/ORL : rupture de stock de la présentation de ville SOLUMEDROL 120 mg/2 mL lyophilisat et solution pour usage parentéral (méthylprednisolone) ; en neurologie : l'antiépileptique MYSOLINE 250 mg comprimé sécable (primidone) est toujours en rupture de stock, depuis le mois d'août. Des unités italiennes de cette même spécialité sont mises à disposition sur le marché français depuis le 6 décembre 2019. Outre ces tensions d'approvisionnement,…
  • Faisant suite aux deux précédents chapitres consacrés à la chronothérapie (nos articles du 14 novembre et du 24 novembre 2019), ce sont aujourd’hui l’agrégation plaquettaire et l’heure d’administration de l’aspirine qui sont abordées, grâce à une revue de la littérature publiée par une équipe néerlandaise. S’y ajoutent des données concernant le rythme circadien de l’HMG CoA réductase et de ses conséquences sur le moment opportun de la prise des statines ainsi que, dans le domaine de la chirurgie cardiaque, les résultats d’une étude française ayant comparé les taux de lésions périopératoires d’une intervention selon qu’elle était pratiquée le matin ou l’après-midi.
  • Malgré la découverte de traces d'une impureté nitrosamine (NDMA) dans quelques lots de médicaments à base de metformine commercialisés hors de l'Union européenne, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) demande aux patients de ne pas interrompre leur traitement et indique aux professionnels de santé qu'ils peuvent continuer à prescrire ces médicaments dans la prise en charge du diabète. En effet, selon les données disponibles, ces traces de NDMA sont "présentes à un niveau inférieur à l'exposition naturelle à la NDMA (notamment dans l'eau et la nourriture)". De plus, elles ne présentent pas de risque aigu pour la santé alors qu'une interruption du traitement par metformine risquerait de déséquilibrer le diabète et de provoquer rapidement une hyperglycémie (soif, somnolence, vision…
  • L'Agence nationale du médicament (ANSM) alerte de nouveau les professionnels de santé sur les risques associés à l'implant contraceptif NEXPLANON 68 mg (étonorgestrel) : de migration de l’implant dans les vaisseaux sanguins (notamment l'artère pulmonaire) et dans le thorax, et de lésions neuro-vasculaires au site d’insertion. En complément des premières mesures prises en 2016 pour encadrer ce risque, l'ANSM souhaite renforcer l'information sur cet implant contraceptif : auprès des professionnels de santé d'une part : un courrier leur sera prochainement adressé pour rappeler ce risque et l'importance de recevoir une formation en présentiel avant la pose de NEXPLANON ; auprès des patientes d'autre part : une carte doit leur être remise pour les informer sur ce risque et les sensibiliser…
  • ELLAONE, QUESTRAN, ADIAZINE : 1 remise à disposition, 2 ruptures de stock

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 05/12/2019
    Parmi les spécialités distribuées en pharmacie de ville, une remise à disposition, une rupture de stock effective et une rupture de stock programmée ont été signalées par l'Agence nationale du médicament (ANSM) : remise à disposition du contraceptif d'urgence ELLAONE 30 mg comprimé (ulipristal) depuis le 28 novembre 2019, combinée à la commercialisation d'une nouvelle présentation d'ELLAONE 30 mg en comprimé pelliculé ; rupture de stock de l'hypocholestérolémiant QUESTRAN 4 g poudre orale en sachet (colestyramine) jusqu'en janvier 2020 ; rupture de stock en prévision pour l'antiparasitaire ADIAZINE 500 mg comprimé (sulfadiazine) à partir de mi-janvier 2020, et pour une durée indéterminée. Le médicament doit être prescrit uniquement dans les indications décrites dans l'AMM.
  • Prise en charge de la constipation : ce que disent les experts

    Médicaments Prise en charge | - 05/12/2019
    Une fois n’est pas coutume, les publications traitant de la constipation affluent ! L'ENSM (European Society of neurogastroenterology and motility) vient ainsi de publier des guidelines concernant la constipation fonctionnelle de l’adulte. La MASCC, association multinationale pour les soins de supports en cancérologie, a aussi très récemment émis des recommandations pour la prise en charge de la constipation des patients ayant un cancer avancé. Ces travaux s’ajoutent à la déclaration de consensus d’experts européens sur la physiopathologie et le traitement de la constipation induite par les opioïdes, parue en 2018, tout comme les guidelines de la European Society of medical oncology (ESMO) ciblées sur la constipation des cancers avancés.
  • Hépatite C : selon la HAS, le dépistage universel n’est pas pertinent en France

    Santé Publique Données Epidémiologiques | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 04/12/2019
    La stratégie nationale de dépistage de l’hépatite C se concentre aujourd’hui sur les populations à haut risque d’exposition au virus. La Haute autorité de santé (HAS) a mené une évaluation médico-économique pour déterminer l’intérêt d’un dépistage universel, élargi à la population générale. Elle conclut qu’un dépistage universel ne serait pas efficient en France et qu’il faudrait plutôt renforcer le dépistage dans les populations les plus à risque de contamination et de transmission.
  • La pénurie en ALDACTAZINE 25 mg/15 mg comprimé sécable et de certains génériques, associations fixes de deux diurétiques, l'un hyperkaliémiant, la spironolactone, l'autre hypokaliémiant, l'altizide, va se prolonger dans les prochains mois, en raison de difficultés d'approvisionnement en altizide uniquement. Seules 2 spécialités génériques restent disponibles à la date du 3 décembre 2019 : SPIRONOLACTONE ALTIZIDE ARROW 25 mg/15 mg comprimé pelliculé sécable, SPIRONOLACTONE ALTIZIDE MYLAN 25 mg/15 mg comprimé pelliculé sécable. En cas d'indisponibilité de ces 2 médicaments génériques, l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) recommande aux professionnels de santé de ne pas remplacer une association spironolactone/altizide par un médicament à base de spironolactone seule. Elle préconise de prescrire un traitement comportant 2…
  • Dans un contexte de rupture de stock pérenne en antisécrétoires à base de ranitidine (AZANTAC et génériques), l'Agence nationale du médicament (ANSM) fait le point sur les alternatives médicamenteuses recommandées selon la voie d'administration, orale ou injectable, et l'indication thérapeutique, qu'il s'agisse du reflux gastro-œsophagien, du syndrome de Mendelson en anesthésie, de la nutrition parentérale ou de la prémédication en cancérologie.
  • Prévention du VIH : depuis 2016, plus de 20 000 personnes ont initié une PrEP

    Santé Publique Données Epidémiologiques | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 04/12/2019
    Le 27 novembre 2019, l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) a publié les résultats de sa dernière évaluation du nombre de personnes ayant initié une prophylaxie pré-exposition au VIH-1 (PrEP). Selon l’ANSM, 20 478 personnes de 15 ans et plus ont initié une PrEP entre le 1er janvier 2016 et le 30 juin 2019. Ce nombre a fortement augmenté sur la période de juillet 2018 à juin 2019 avec environ 9 600 initiations, ce qui correspond à presque la moitié du total des initiations depuis 2016. Au premier semestre 2019, 850 personnes ont initié une PrEP chaque mois en moyenne, contre 520 au premier semestre 2018. Des progrès restent à faire quant à la…
  • L'Agence nationale du médicament (ANSM) a constaté une augmentation du nombre d'incidents de rupture des stérilets au cuivre ANCORA 375 et NOVAPLUS lors de leur retrait par des professionnels de santé, d'une part, et de déclarations d'expulsions spontanées d'une partie ou de la totalité de ces dispositifs intra-utérins (DIU), d'autre part. Ces situations exposent les patientes concernées à un risque de grossesse non désirée, par défaut de contraception. En conséquence, l'ANSM a décidé de suspendre la commercialisation et l'utilisation de ces DIU ainsi que des sets SETHYGYN (société Euromedial) qui les contiennent. Cette décision sanitaire s'accompagne d'un rappel de tous les lots de ces stérilets, disponibles sur le marché. En parallèle, un ensemble de recommandations a été élaboré à l'attention…
  • Angine : état des lieux de l'ANSM sur les TROD disponibles en pharmacie

    Santé Publique Recommandations | David PAITRAUD - 02/12/2019
    Comme prévu par l'avenant 18 à la Convention nationale pharmaceutique, l'ANSM publie un premier état des lieux sur les tests rapides d'orientation diagnostique (TROD) pour dépister les angines à streptocoque bêta-hémolytique du groupe A. Ce document est destiné aux pharmaciens pour les aider à référencer un ou plusieurs tests de détection de l'antigène des streptocoques du groupe A, en vue de leur réalisation et de leur prise en charge par l'Assurance maladie dès le 1er janvier 2020. Dans son rapport, l'ANSM présente 14 tests commercialisés en France en 2019 et précise : les informations pratiques de ces tests (à partir des données fournies par les laboratoires fabricants) : nom du dispositif, nom du fabricant, indication, mode d'utilisation, temps de réalisation…
  • Arthrose : GO-ON ONE, nouvelle solution d'acide hyaluronique injectable en administration unique

    Dispositifs médicaux Nouveau Produit | David PAITRAUD - 28/11/2019
    GO-ON ONE est un nouveau dispositif médical constitué d'une solution de hyaluronate de sodium injectable à 60 mg/6 mL, présentée en seringue préremplie de 6 mL. GO-ON ONE est indiqué dans le traitement symptomatique de l'arthrose et s'administre par injection intra-articulaire unique. À ce titre, il se distingue du produit GO-ON 10 mg/mL solution injectable, déjà commercialisé, dont le schéma d'administration consiste en 5 injections intra-articulaires au total, à 1 semaine d'intervalle. Comme l'ensemble des solutions viscoélastiques à base d'acide hyaluronique, GO-ON ONE n'est pas remboursable par l'Assurance maladie.
  • Pour faire suite au premier volet abordant la chronothérapie d’une façon générale (notre article du 14 novembre 2019), voici de nouvelles données en faveur de son intérêt dans le traitement de l’hypertension artérielle (HTA). Qu’il s’agisse d’un essai randomisé mené sur plus de 19 000 patients hypertendus ou d’une revue des connaissances et des résultats récents sur le sujet, les données convergent vers un effet différent des antihypertenseurs selon l’heure de leur administration.
  • Point sur la disponibilité de plusieurs spécialités de ville et hospitalières

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 28/11/2019
    L'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) a communiqué des informations sur la disponibilité en ville et à l'hôpital des médicaments suivants : HEXATRIONE 2 POUR CENT suspension injectable intra-articulaire (hexacétonide de triamcinolone) : remise à disposition sous contingentement en ville, et toujours en rupture de stock à l'hôpital ; DEROXAT 20mg/10 mL suspension buvable (paroxétine) : tensions d'approvisionnement et mise en place d'un contingentement strict ; RIFATER comprimé enrobé (rifampicine, isoniazide, pyrazinamide) et RIFINAH 300 mg/150 mg comprimé enrobé (rifampicine, isoniazide) : tensions d'approvisionnement en ville et mise en place d'une distribution contingentée. À l'hôpital, la distribution est normale ; AUGMENTIN 2 g/200 mg injectable (amoxicilline/acide clavulanique) : distribution arrêtée à l'hôpital depuis novembre…
  • L’allergie aux protéines de lait de vache (APLV) concerne essentiellement les enfants au cours de leurs premières années de vie : 70 à 90 % des enfants sont guéris à 3 ans. Une fois le diagnostic confirmé grâce à une épreuve d’éviction-réintroduction faite en milieu hospitalier, un régime excluant totalement les protéines de lait de vache doit être débuté.
  • BPCO : augmentation du taux de remboursement de TRIMBOW

    Médicaments Prise en charge | David PAITRAUD - 28/11/2019
    À partir du 1er décembre 2019, TRIMBOW 87 µg/5 µg/9 µg solution pour inhalation en flacon pressurisé (béclométasone, formotérol, glycopyrronium) sera remboursé au taux de 30 %, au lieu de 15 % précédemment. Selon l'avis publié au Journal officiel du 22 novembre 2019, ce nouveau taux est applicable aux 2 présentations de TRIMBOW, en flacons de 60 doses et de 120 doses.
  • Médicaments hybrides : un registre dédié prévu au 1er janvier 2020

    Médicaments Législation | David PAITRAUD - 26/11/2019
    Alors qu'un registre des groupes de médicaments hybrides a été prévu par la LFSS 2019 (votée en 2018), les modalités de sa création ont été précisées par un décret publié au Journal officiel du 20 novembre 2019. Ces dispositions entreront en vigueur à compter du 1er janvier 2020. Ce registre sera un support à la substitution d'un médicament de référence par une spécialité hybride lors de la dispensation à l'officine, les spécialités inscrites dans un groupe hybride présentant généralement un avantage pour certains patients en ce qu'elles apportent "une variation utile par rapport au médicament de référence". Ces variations peuvent par exemple concerner les indications thérapeutiques, le dosage, la forme pharmaceutique ou encore la voie d'administration. L'élaboration et l'actualisation de…
  • Répertoire des génériques : inscription de 11 groupes supplémentaires

    Médicaments Génériques | David PAITRAUD - 25/11/2019
    Le répertoire des génériques s'est enrichi de 11 nouveaux groupes : en antalgie/oncologie : création de 5 groupes de FENTANYL en comprimé gingival, ayant pour référents EFFENTORA 100, 200, 400, 600 et 800 µg comprimé gingival ; en gynécologie : création d'un groupe FENTICONAZOLE 600 mg capsule molle vaginale, dont le référent est LOMEXIN 600 mg capsule molle vaginale ; en pneumologie : réintroduction des 3 groupes génériques FLUTICASONE/SALMETEROL, dont les référents sont SERETIDE DISKUS 100 µg/50 µg/dose, 250 µg/50 µg/dose et 500 µg/50 µg/dose poudre pour inhalation en récipient unidose ; en infectiologie : création d'un groupe FOSFOMYCINE, dont le référent est le médicament hospitalier FOSFOCINE 4 g poudre pour solution pour perfusion IV. Un groupe DASATINIB 80 mg…
  • À l’heure où les molécules utilisées dans le traitement de la douleur sont sous le feu des projecteurs : crise des opioïdes, remise en question de l’accès direct au paracétamol et aux anti-inflammatoires non stéroïdiens, il n’est pas inutile de rappeler que certaines douleurs ne répondent pas ou peu à ces traitements. Ainsi, les douleurs neuropathiques, dont souffrent 7 % de la population générale, doivent conduire à l’emploi d’un arsenal thérapeutique différent de celui des douleurs nociceptives. Explications du Dr Didier Bouhassira, directeur de l’unité Inserm 987 Physiopathologie et pharmacologie de la douleur, Centre d’évaluation et de traitement de la douleur, hôpital Ambroise-Paré, Boulogne-Billancourt.
  • Approvisionnement des médicaments en ville : tensions et remises à disposition

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 21/11/2019
    Selon de récentes informations communiquées par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), les spécialités suivantes font l'objet de tensions d'approvisionnement en ville : l'antituberculeux per os RIFADINE 300 mg gélule (rifampicine) dont la distribution est provisoirement contingentée, a priori jusqu'à la semaine du 23 décembre 2019, pour éviter une rupture de stock ; l'enzymothérapie substitutive CREON 25 000 U gélule gastro-résistante (pancréatine), pour une durée indéterminée. À l'inverse, après plusieurs semaines de perturbations, le gel ophtalmique anti-infectieux FUCITHALMIC 1 % (acide fusidique) et les antibiotiques injectables GENTAMICINE PANPHARMA solution injectable 10 mg et 160 mg sont de retour en pharmacie.
  • Prescription médicamenteuse : de nouvelles règles pour le "non substituable"

    Médicaments Génériques | David PAITRAUD - 19/11/2019
    À compter du 1er janvier 2020, les médecins prescripteurs pourront exclure la délivrance d'un médicament générique par substitution à la spécialité prescrite dans 3 situations cliniques. Pour chaque médicament concerné par l'une de ces situations, une mention spécifique sera reportée sur l'ordonnance à la suite des termes "non substituable". Ces nouvelles décisions ont fait l'objet d'un arrêté publié au Journal officiel du 19 novembre 2019 et sont précisées dans l'article ci-dessous.
  • Selon une information de sécurité de l'Agence du médicament (ANSM), des cas de carcinome épidermoïde ont été rapportés chez des patients utilisant PICATO gel (mébutate d'ingénol), une chimiothérapie à usage topique indiquée dans la prise en charge de certaines kératoses actiniques. Des études cliniques ont par ailleurs montré une incidence augmentée de cancers cutanés. À ce titre, l'Agence européenne du médicament (EMA) a initié une réévaluation du rapport bénéfice/risque de PICATO afin d'explorer le risque de cancer de la peau. Dans l'attente des conclusions européennes, le laboratoire Leo Pharma, en accord avec l'ANSM et l'EMA, recommande aux professionnels de santé : d'utiliser ce gel avec précaution chez les sujets ayant des antécédents de cancer de la peau, d'informer leurs patients…
  • En partenariat avec le Conseil national professionnel de pédiatrie (CNPP), la Haute autorité de santé (HAS) a actualisé ses recommandations sur la prise en charge du premier épisode de bronchiolite aiguë chez le nourrisson de moins de 12 mois. Publiées le 14 novembre 2019, ces nouvelles recommandations (qui remplacent celles publiées en 2000) ne concernent pas les enfants de plus de 12 mois, ni les épisodes récurrents de gêne respiratoire sifflante. Pour la première fois, la HAS définit trois stades de gravité de la maladie sous la forme d’une check-list de critères cliniques et de vulnérabilité qui s’ajoutent à l’évaluation de l’état général et du comportement. Ces trois niveaux de gravité sont assortis de modalités de prise en charge graduées…
  • IEC, sartans, gliptines : attention au risque d'angiœdème bradykinique

    Médicaments Vigilance | David PAITRAUD - 14/11/2019
    L'ANSM met en garde les professionnels de santé et les patients sur le risque d'angiœdème bradykinique associé aux classes de médicaments suivantes : les inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC) ; les antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II (ARA II), plus communément appelés sartans ; les gliptines ou inhibiteurs de la dipeptidylpeptidase 4 (DPP4). L'association de ces médicaments entre eux majorent le risque d'angiœdème bradykinique. Cet effet indésirable est imprévisible et potentiellement grave. Principalement localisé au niveau du visage et de la sphère ORL, il est associé à un haut risque d'asphyxie en cas de localisation laryngée. Le diagnostic d'angiœdème bradykinique d'origine médicamenteuse est difficile, en raison notamment de l'absence de marqueurs biologiques et d'un mode évolutif très variable d'un…
  • Les spécialités suivantes sont indisponibles ou sous tension d'approvisionnement sur le marché de ville : contraception d'urgence : rupture de stock de NORLEVO 1,5 mg comprimé (lévonorgestrel) et tensions d'approvisionnement d'ELLAONE 30 mg comprimé (ulipristal acétate). Ce dernier sera remis à disposition début décembre sous une nouvelle forme, en comprimé pelliculé. Des unités d'ELLAONE destinées à l'export sont mises à disposition pour renforcer le marché français durant cette période perturbée ; cardiologie : rupture de stock de BURINEX 2 mg/4 ml IV solution injectable en ampoule (bumétanide). Des unités néerlandaises sont mises à disposition auprès des pharmacies hospitalières ; cardiologie : rupture de stock d'URAPIDIL STRAGEN LP 30 mg et d'URAPIDIL STRAGEN LP 60 mg gélule à libération prolongée jusqu'à…
  • Changement de traitement antidépresseur : le point sur les stratégies de substitution

    Médicaments Bon Usage | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 14/11/2019
    Dans un article publié en septembre 2019 dans le Journal of Affective Disorders, une douzaine de psychiatres australiens et néo-zélandais proposent une synthèse sur les règles à respecter lors du changement de traitement antidépresseur. Cet article est l’occasion de faire le point sur les aspects pratiques de cette substitution médicamenteuse qui pourrait concerner environ la moitié des patients dépressifs traités en première intention. Quand envisager un changement d’antidépresseur ? Quels sont les risques de ce changement ? Comment choisir le nouveau traitement ? Quelle stratégie choisir pour passer de l’un à l’autre en réduisant les risques de rechute et d’interaction médicamenteuse ? Des outils pratiques sont disponibles en ligne pour faciliter cette transition.
  • Verrucides en flacon : 3 produits à rapporter à la pharmacie (risque sanitaire)

    Dispositifs médicaux Alertes - Lots | David PAITRAUD - 07/11/2019
    L'ANSM interdit la commercialisation de 2 produits verrucides : EXPERT 1.2.3 VERRUES CUTAFILM, STERIPAN TRAITEMENT VERRUES. Il s'agit d'une décision sanitaire liée au conditionnement en flacon de ces solutions corrosives (acide monochloroacétique), lequel expose les patients à un risque de brûlure grave (2e degré) par renversement de la solution sur la peau. En pratique, l'ANSM demande : aux laboratoires fabricants d'organiser le rappel de lots de ces produits ; aux sites de vente (pharmacie, parapharmacie et supermarché) de retirer ces produits de la vente et de les renvoyer aux fabricants ; aux personnes qui détiennent ces produits de ne plus les utiliser et de les rapporter en pharmacie, parapharmacie ou supermarché. L'ANSM demande également aux patients de rapporter en pharmacie…
  • Les spécialités suivantes font l'objet d'une rupture de stock en ville : l'antibiotique GENTAMICINE PANPHARMA 160 mg solution injectable en boîte de 10 ampoules ; les anti-épileptiques DEPAKINE 200 mg comprimé gastro-résistant et DEPAKINE CHRONO 500 mg comprimé pelliculé sécable à libération prolongée (boîte de 30 uniquement) : tensions d’approvisionnements et contingentement de la distribution ; les vaccins ROR M-M-RVAXPRO et PRIORIX : tensions au cours du mois de novembre. A contrario, l'antithyroïdien à base de carbimazole, NEO-MERCAZOLE 5 mg comprimé, est remis à disposition depuis fin octobre 2019.
  • Choc anaphylactique : réserver les stylos auto-injecteurs d'adrénaline aux patients

    Médicaments Recommandations | David PAITRAUD - 07/11/2019
    Suite au signalement en septembre 2019 d'un risque de dysfonctionnement des stylos auto-injecteurs d'adrénaline EMERADE, l'Agence du médicament (ANSM) recommande aux professionnels de santé d'en avertir leurs patients et de leur transmettre les consignes à suivre le cas échéant. Malgré ce risque de dysfonctionnement, très faible selon le laboratoire, les patients doivent conserver les stylos d'EMERADE en leur possession jusqu'à la date de péremption, avant d'envisager leur renouvellement. La production d'EMERADE ayant été provisoirement suspendue, les tensions d'approvisionnement en stylos auto-injecteurs d'adrénaline qui en résultent potentiellement conduisent l'Agence du médicament (ANSM) à recommander, de manière générale : de réserver ces présentations à l'usage du patient lui-même, en raison de leur facilité d'administration ; aux professionnels de santé de se reporter…
  • EDIT du 16 décembre 2019 : Suite à la consultation des professionnels et associations concernés, la Haute Autorité de santé (HAS) confirme sa recommandation d’élargissement de la vaccination contre les papillomavirus humains à tous les adolescents de 11 à 14 ans révolus./Fin Edit Jusqu’au 27 novembre 2019, la HAS soumet à consultation publique un projet de recommandation en faveur d’une vaccination contre les Human Papillomavirus (HPV) élargie à tous les garçons de 11 à 14 ans. Cette vaccination universelle de tous les adolescents pourrait permettre d’augmenter le taux global de couverture vaccinale (faible en France avec seulement 24 % de la cible féminine) et ferait disparaître l’obstacle, pour les jeunes garçons, de devoir se prononcer sur leur orientation sexuelle pour…
  • Certains lots de l'anticoagulant MINI-SINTROM 1 mg comprimé (acénocoumarol) peuvent présenter un défaut, à savoir la présence de deux comprimés au lieu d'un dans une enveloppe du blister. Ces lots ont été distribués en pharmacie. Par mesure de précaution et pour éviter un risque de surdosage lié à la prise d'une dose trop élevée d'acénocoumarol, l'Agence du médicament (ANSM) demande aux pharmaciens de vérifier les blisters de MINI-SINTROM avant de remettre les boîtes aux patients. Ce contrôle est applicable jusqu'à la mise à disposition de nouveaux lots ne présentant pas ce défaut (aucune date n'est avancée). Si un défaut de conditionnement est identifié : à la pharmacie : la boîte défectueuse ne doit pas être délivrée et doit être renvoyée…
  • Après 3 mois de rupture de stock, la date de remise à disposition de l'antiépileptique GABITRIL comprimé pelliculé (tiagabine) est reportée : à la semaine du 21 octobre 2019 pour GABITRIL 15 mg ; à début novembre pour GABITRIL 5 mg et 10 mg. Durant cette période, le marché français (dont les officines de pharmacie) est approvisionné avec des spécialités américaines. Les dosages des spécialités de tiagabine importées sont différents de ceux de la spécialité GABITRIL habituellement disponible en France : 4, 12 et 16 mg au lieu de 5, 10 et 15 mg. Ces différences doivent être prises en compte chez les patients en cours de traitement : un tableau d'équivalence de schémas posologiques est proposé aux professionnels de…
  • Dénutrition : arrêt de commercialisation de CETORNAN

    Médicaments Disponibilité | Isabelle COCHOIS - 23/10/2019
    La commercialisation des spécialités CETORNAN 5 mg et 10 mg poudre pour solution buvable et solution entérale (L-ornithine oxoglurate monohydrate) est arrêtée. Ces médicaments adjuvants à la nutrition restent néanmoins disponibles jusqu'à épuisement des stocks ou jusqu'à la date de péremption du dernier lot distribué.
  • CERNITOL : nouveau médicament de phytothérapie dans l'hypertrophie bénigne de la prostate

    Médicaments Nouvelle Spécialité | Isabelle COCHOIS - 23/10/2019
    CERNITOL 47 mg comprimé pelliculé est une nouvelle spécialité de phytothérapie indiquée dans le traitement des symptômes liés à l'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP), par exemple les besoins fréquents d'uriner le jour (pollakiurie) et la nuit (nycturie). CERNITOL est formulé à base d'extraits de pollen brut séché (seigle, fléole des prés, maïs). Sa prescription médicale est facultative, mais il est recommandé aux patients de consulter un médecin avant de commencer le traitement afin d'exclure toute maladie grave sous-jacente. CERNITOL n'est pas remboursable par l'Assurance maladie.
  • Selon les dernières informations communiquées par l'Agence du médicament (ANSM), l'approvisionnement est tendu sur le marché de ville pour les spécialités suivantes : RIFATER comprimé enrobé (rifampicine, isoniazide, pyrazinamide) : rupture de stock en ville et report conseillé sur les alternatives thérapeutiques disponibles. À l'hôpital, la distribution de cette association d'antituberculeux est normale ; le thymorégulateur DEPAKOTE comprimé gastro-résistant (divalproate de sodium) : la distribution des présentations destinées à la ville (DEPAKOTE 250 mg en boîte de 30, et DEPAKOTE 500 mg en boîte de 90) est contingentée par le biais de dotation aux grossistes répartiteurs ; l'antinéoplasique ARACYTINE 100 mg poudre et solvant pour solution injectable (cytarabine) : mise à disposition d'unités de la spécialité belge CYTOSAR, présentée en…
  • Les laboratoires commercialisant des spécialités à base d'alpha-amylase mettent en garde les professionnels de santé contre le risque de réactions d'hypersensibilité associé à MAXILASE (Sanofi-aventis France) et ALFA-AMYLASE BIOGARAN (laboratoires BIOGARAN). Il s'agit de réactions cutanées, voire de réactions anaphylactiques plus sévères dont certaines peuvent engager le pronostic vital. Ce risque doit être pris en compte lors de la prescription de ces médicaments ou de leur dispensation à l'officine. Le traitement doit être interrompu en cas de survenue de signes évoquant une réaction d'hypersensibilité.
  • AMETYCINE et MITOMYCIN-C KYOWA : rappel de lots de grande envergure

    Médicaments Alertes - Lots | David PAITRAUD - 14/10/2019
    Par mesure de précaution, le laboratoire Kyowa rappelle les lots non périmés de ses spécialités à base de mitomycine C disponibles en France : AMETYCINE 10 mg poudre pour solution injectable, boîte de 1 flacon (CIP 3400936047679), AMETYCINE 40 mg poudre pour solution pour irrigation vésicale, boîte de 1 flacon avec kit d’administration (CIP 3400935754806), MITOMYCIN-C KYOWA 40 mg powder for solution for injection, initialement destiné au marché britannique et mis à disposition dans un contexte de tensions d'approvisionnement en AMETYCINE 40 mg. Cette mesure fait suite à la mise en évidence de manquements aux bonnes pratiques sur le site de fabrication de la substance active, ne permettant pas d'éliminer un risque de contamination microbienne. En parallèle et en réponse…
  • Les arrêtés fixant la date du déremboursement et la liste des spécialités homéopathiques ont été publiés au Journal officiel le 3 octobre 2019. Conformément à l'annonce du ministère de la Santé, le déremboursement de l'homéopathie sera total et applicable à compter du 1er janvier 2021.
  • Entre le 3 et le 10 octobre 2019, l'ANSM a signalé des problèmes d'approvisionnement pour les spécialités suivantes : COLCHIMAX comprimé pelliculé sécable (colchicine - méthylsulfate de tiémonium - poudre d'opium) : rupture de stock. Il est recommandé de se reporter sur la spécialité COLCHICINE OPOCALCIUM 1 mg comprimé sécable (colchicine) ; NEO-MERCAZOLE 5 mg comprimé (carbimazole) : rupture de stock. Le dosage à 20 mg reste disponible. En outre, la mise à disposition d'une spécialité de prednisolone 5 mg en comprimé par le laboratoire TEVA (en provenance du marché néerlandais) a été confirmée pour compenser les perturbations touchant SOLUPRED 5 mg. Enfin, le collyre ATROPINE ALCON 0,5% collyre est remis à disposition depuis octobre 2019.
  • La prise en charge du vaccin grippal INFLUVAC TETRA par l'Assurance maladie est étendue aux enfants et adolescents âgés de 3 à 17 ans relevant des recommandations vaccinales. Cette extension de prise en charge s'applique également dans le cadre de l'agrément aux collectivités. Jusqu'à présent, le remboursement d'INFLUVAC TETRA était limité à la population adulte et ne prenait pas en compte l'extension d'indication en pédiatrie, obtenue en octobre 2018.
  • FLAMMAZINE (sulfadiazine argentique) : restriction des indications

    Médicaments AMM | David PAITRAUD - 03/10/2019
    Les indications de la crème antibactérienne FLAMMAZINE (sulfadiazine argentique) ont été restreintes : à l'adulte et à l'enfant de plus de 2 mois, en prévention et en traitement des infections dans le cadre de la prise en charge des brûlures à partir du second degré. FLAMMAZINE n'est plus indiquée dans le traitement d’appoint des affections dermatologiques primitivement bactériennes ou susceptibles de se surinfecter : l'intérêt thérapeutique de la sulfadiazine argentique n'a pas été démontré dans cette indication, selon la réévaluation de la balance bénéfice-risque de ce médicament, menée par l'ANSM. La contre-indication de FLAMMAZINE chez le nourrisson de moins de 2 mois tient compte du risque de passage systémique exposant aux complications générales potentielles des sulfamides. Ce risque doit être…
  • Paracétamol, aspirine et ibuprofène : vers la fin du libre accès

    Médicaments Recommandations | David PAITRAUD - 03/10/2019
    L'Agence du médicament (ANSM) souhaite le retour derrière le comptoir des pharmacies (sans accès direct pour le patient) des spécialités antalgiques et antipyrétiques à base de paracétamol, d'ibuprofène et d'aspirine ; celles-ci conserveraient néanmoins leur statut de médicament de prescription médicale facultative, permettant leur dispensation sans ordonnance médicale. Cette mesure s'inscrit dans une stratégie de renforcement de la sécurité du paracétamol et des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), en complément des messages d'alerte sur le risque hépatotoxique du paracétamol qui seront prochainement apposés sur les conditionnements des spécialités concernées, et des pictogrammes "grossesse" sur les boîtes d'AINS. Prévue à compter de janvier 2020, cette mesure est actuellement à l'état de projet ; une phase contradictoire vient d'être initiée par l'ANSM auprès…
  • Parmi les spécialités pouvant être délivrées en pharmacie de ville, l'antibiotique BRISTOPEN 1 g/5 mL poudre et solvant pour solution injectable IV (oxacilline) et le médicament de psychiatrie DEPAMIDE 300 mg comprimé pelliculé gastro-résistant (valpromide) sont soumis à une distribution contingentée, pour une durée indéterminée. Sur le marché de la prednisolone, des tensions persistent pour le dosage à 5 mg ; des unités importées à partir d'autres pays européens sont mises à disposition en France. À la différence des spécialités de prednsiolone 5 mg habituellement commercialisées en France (SOLUPRED 5 mg et générique) présentées en comprimé effervescent ou orodispersible, les spécialités importées se présentent en comprimé. Enfin, les spécialités suivantes sont remises à disposition normale : LOVENOX 4 000 UI…
  • IFOSFAMIDE EG : nouvelle étude en faveur d'un sur-risque d'encéphalopathie

    Médicaments Vigilance | David PAITRAUD - 02/10/2019
    Les résultats d'une étude de pharmacovigilance réalisée à la demande de l’Agence du médicament (ANSM) suggèrent un sur-risque d'encéphalopathie associé à l'ifosfamide en solution pour perfusion prête à l'emploi (IFOSFAMIDE EG solution injectable), en comparaison à l'ifosfamide en poudre pour solution injectable, nécessitant une reconstitution avec de l'eau ppi (HOLOXAN). La survenue en 2015 de cas d'encéphalopathie chez l'enfant, corrélés à la durée de conservation d'IFOSFAMIDE EG, avait déjà conduit les autorités de santé à prendre des mesures de prévention, en réduisant la durée de conservation d'IFOSFAMIDE EG de 18 à 7 mois. Dans ce contexte, l'ANSM demande une réévaluation européenne des données relatives au risque d'encéphalopathie associé à l'ifosfamide. Dans l'attente des conclusions européennes, l'Agence française recommande aux médecins…
  • Les vaccins combinés rougeole-oreillons-rubéole M-M-RVAXPRO et PRIORIX sont désormais remboursables en cas d'utilisation chez les nourrissons de 6 à 8 mois révolus, dans les contextes suivants : post-exposition (contact avec un cas de rougeole dans les 72 heures) ; voyage dans une zone de forte endémicité. Cette prise en charge, hors AMM (autorisation de mise sur le marché), intervient dans le cadre d'une recommandation temporaire d'utilisation (RTU) qui a débuté le 27 septembre 2019 pour une période de 3 ans.
  • Les flacons d'eau ppi (pour préparations injectables) d'une contenance de 50 mL, fournis dans certains lots des spécialités hospitalières suivantes, sont défectueux : TEGELINE 50 mg/mL poudre et solvant pour solution pour perfusion - format 2,5 mg/50 mL, ALFALASTIN 33,33 mg/mL poudre et solvant pour solution injectable - format 1g/30 mL. Des particules anormales ont été mises en évidence : leur présence est aléatoire et peut apparaître au cours du temps. Les flacons de lyophilisat (poudre) de ces spécialités ne sont pas concernés par ce défaut de qualité. Dans ce contexte, le laboratoire LFB BIOMEDICAMENTS et l'Agence du médicament (ANSM) demandent aux professionnels de santé : de ne plus utiliser les flacons d'eau ppi fournis dans ces lots (2 lots…
  • Les spécialités suivantes font l'objet d'une rupture de stock ou d'un contingentement sur le marché de ville : les vaccins contre l'hépatite A VAQTA 50 U/ 1 mL suspension injectable et AVAXIM 160 U suspension injectable : respectivement indisponible et sous contingentement ; l'antinéoplasique AMETYCINE 40 mg poudre pour solution pour irrigation vésicale (mitomycine) : indisponible ; le corticoïde OZURDEX 700 microgrammes implant intravitréen avec applicateur (dexaméthasone) : sous distribution contingentée.
  • Sur le chemin de l’élimination de l’hépatite C en France

    Médicaments Bon Usage | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 26/09/2019
    Une publication récente du BEH fait le point sur les prescriptions d’antiviraux d'action directe contre l’hépatite C de 2014 à 2017. Fin 2017, en France métropolitaine, environ 59 000 personnes avaient reçu un traitement de ce type. Comparé à l’objectif fixé par le Programme national de santé publique « Priorité Prévention 2018-2022 », soit 120 000 personnes traitées fin 2022, la moitié du chemin était donc franchie il y a presque deux ans. L'élargissement progressif des indications de ces antiviraux, ainsi que leur mise à disposition des médecins de ville, ont contribué à augmenter le nombre de prescriptions en 2017. Les auteurs proposent également des pistes pour parvenir à l’élimination de cette infection en France d’ici 2025, en dépit de…
  • Suite à l'identification d'une impureté dans certains lots des spécialités de ranitidine, la France et d'autres pays européens ont décidé, par mesure de précaution, d'organiser un rappel de tous les lots non périmés détenus dans les pharmacies, les hôpitaux et le circuit de distribution pharmaceutique. Toutes les spécialités à base de ranitidine en comprimé (comprimé pelliculé et effervescent) commercialisées en France sont concernées par cette alerte : AZANTAC et génériques L'impureté mise en évidence est la NDMA (N-nitrosodiméthylamine), la même que celle retrouvée dans les spécialités de valsartan au cours de l'été 2018. Des investigations sont en cours pour évaluer le risque d'une exposition à la NDMA chez l'Homme. Les laboratoires concernés ont décidé de suspendre leur production de ranitidine…