L'actualité de la santé

Toutes les actualités de la santé en un click

  • Après quelques mois d'évolution en Europe, la pandémie COVID-19 est beaucoup mieux connue sur les plans clinique, biologique et immunologique. Néanmoins, la physiopathologie des atteintes viscérales directes et de nombreuses complications de l'infection restent obscures. Les examens anatomiques post-mortem constituent un complément à la compréhension des formes graves et ont mis en évidence une atteinte isolée ou prédominante des cellules endothéliales vasculaires associée à des microthromboses en regard.
  • Diabète et infections, une influence réciproque

    Santé Publique COVID-19 | - 29/05/2020
    Dès le début de l’épidémie, sur la base d’études chinoises, le diabète, notamment le diabète de type 2, a été reconnu comme un facteur de risque de forme sévère de COVID-19. L’expérience acquise ensuite en Europe, puis dans les autres régions du monde, a confirmé ce constat. Un état des lieux sur les liens entre diabète et COVID-19 a été fait lors du VIDAL Live du 29 avril dernier, événement qui a permis aux professionnels de santé d'interroger deux experts, le Pr Bernard Bauduceau, diabétologue, et le Dr François Trémolières, infectiologue. Les principaux éléments de ces échanges sont proposés dans l'article ci-dessous et complétés par les premières données de l’étude française CORONADO, publiées entre temps et focalisées sur les liens…
  • Déremboursée depuis le 17 mai 2020, la spécialité à base de salbutamol injectable, SALBUMOL 0,5 mg/1 mL solution injectable, ne sera plus commercialisée à partir de fin juin 2020, date estimée de l'écoulement des stocks.
  • Disponibilité de médicaments distribués en ville et à l'hôpital

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 28/05/2020
    Selon les récentes informations communiquées par l'ANSM*, l'approvisionnement des spécialités suivantes est actuellement perturbé : rupture de stock du vaccin M-M-RVAXPRO poudre et solvant pour suspension injectable en seringue préremplie et mise à disposition temporaire de la présentation en flacon, fournie sans dispositif d'injection ; rupture de stock pour une durée indéterminée de METHOTREXATE BIODIM 25 mg/1 mL solution injectable. Le laboratoire sanofi a par ailleurs communiqué sur la rupture de stock pendant au moins 18 mois de l'antidépresseur SURMONTIL 25 mg comprimé (trimipramine maléate). La situation s'est partiellement améliorée pour les spécialités suivantes, dont la distribution reste néanmoins contingentée : DIAMOX 500 mg poudre et solvant pour préparation injectable (acétazolamide) ; ZENTEL 400 mg comprimé (albendazole). Enfin, les spécialités…
  • Voyage et santé : nouvelle édition des recommandations sanitaires aux voyageurs

    Santé Publique Recommandations | David PAITRAUD - 28/05/2020
    Malgré un contexte sanitaire mondial perturbé, le HCSP (Haut Conseil de la Santé publique) a publié l'actualisation annuelle de ses recommandations sanitaires aux voyageurs, dans un BEH (bulletin épidémiologique hebdomadaire) exceptionnel du 19 mai 2020. Ces recommandations constituent un référentiel de 90 pages, dans lesquels les professionnels de santé trouvent des éléments validés pour accompagner leurs patients devant se rendre à l'étranger et leur fournir des conseils appropriés : prévention des maladies par une vaccination adaptée, état des lieux et recommandations vis-à-vis de pathologies telles que le paludisme, ou les maladies liées aux arthropodes, recommandations relatives aux risques liés à l'environnement (chaleur, transport, activités, comportements individuels) ou au profil du voyageur (malade chronique, enfant, femme enceinte, etc.). Parmi les modifications…
  • Les dernières actualités VIDAL sur l'épidémie COVID-19

    Santé Publique COVID-19 | - 28/05/2020
    Les informations concernant l'épidémie actuelle dénommée COVID-19 s'accumulent à un rythme encore soutenu. VIDAL s'est employé à relayer quotidiennement, dans une VIDAL News Spécial COVID-19, celles qui nous semblent pouvoir vous intéresser. Si vous souhaitez lire ou relire les articles publiés depuis le 14 mai, il vous suffit de cliquer sur les liens figurant dans l'article ci-dessous. L'ensemble des articles en lien avec la COVID-19, publiés par VIDAL, est par ailleurs accessible en cliquant ici. Vous pouvez accéder de la même façon à VIDAL Live, une rubrique vidéo récente, dans laquelle des questions thérapeutiques, en rapport avec l'actualité COVID-19, sont commentées par des experts, qui répondent chaque semaine aux questions des professionnels de santé. Bonne lecture et bon visionnage !
  • Les dispositions réglementaires autorisant une utilisation hors AMM de l'hydroxychloroquine dans le traitement de formes graves de COVID-19, en milieu hospitalier, ont été annulées par décret du 26 mai 2020. Cette décision s'appuie notamment sur un nouvel avis du HCSP (Haut Conseil de la Santé publique) qui, prenant en compte les données actuelles d'efficacité et surtout de toxicité de l'hydroxychloroquine dans la stratégie thérapeutique de la COVID-19, recommande : de ne pas utiliser l’hydroxychloroquine (seule ou associée à un macrolide) dans le traitement du COVID-19 ; d’évaluer le bénéfice/risque de l’utilisation de l’hydroxychloroquine dans les essais thérapeutiques ; de renforcer la régulation nationale et internationale des différents essais évaluant l’hydroxychloroquine dans l'infection au SARS-CoV-2. Suite à cet avis et tenant…
  • En limitant les consultations médicales, le confinement a eu pour conséquence une baisse très importante des vaccinations et, notamment, de celles qui sont obligatoires chez le jeune enfant. Or celles-ci doivent impérativement être maintenues, sous peine d'une résurgence d'infections parfois graves. Après l'âge de 2 ans et a fortiori chez l'adulte, les vaccinations peuvent être, sauf exception, différées, mais pas oubliées !
  • Immunité croisée entre les coronavirus des rhumes et SARS-CoV-2 : la fin de la pandémie ?

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 26/05/2020
    Récemment, deux articles ont été publiés en preprint, portant sur la réaction immunitaire cellulaire chez des patients souffrant de COVID-19. Ces deux études ont également exploré une éventuelle réaction immunitaire de ce type chez des personnes n’ayant pas été exposées à SARS-CoV-2. Chez 34 à 60 % de ces sujets, les immunologistes ont pu mettre en évidence une réaction des lymphocytes CD4 et CD8 envers des épitopes issus de SARS-CoV-2. Les auteurs émettent l’hypothèse d’une réaction immunitaire croisée entre un ou plusieurs coronavirus responsables des rhumes et SARS-CoV-2. En effet, l’ensemble des personnes non exposées étudiées présentaient également des anticorps dirigés contre ces coronavirus. Néanmoins, les personnes non exposées qui ne réagissaient pas aux épitopes de SARS-CoV-2 présentaient, elles aussi,…
  • Insomnie : arrêt de commercialisation de NOCTAMIDE (lormétazépam)

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 26/05/2020
    Indiquées dans le traitement de l'insomnie, les spécialités hypnotiques sédatives à base de lormétazépam, NOCTAMIDE 1 mg et 2 mg comprimé sécable, ne sont plus commercialisées en France.
  • Les atteintes cardiaques liées à la COVID-19 sont très variées et d'évolution plus sévère. L'élévation de la troponine, quelle qu'en soit l'origine, est un marqueur de mauvais pronostic, comme celle des D-dimères et du fibrinogène. L'épidémie est indirectement responsable d'infarctus compliqués, vus tardivement et, potentiellement, d'une augmentation des morts subites extrahospitalières, tandis que l'infection peut se compliquer à distance de myocardites post-infectieuses sévères nécessitant des soins de réanimation.
  • COVID-19 : fin du premier acte ?

    Santé Publique COVID-19 | - 25/05/2020
    Depuis le 7 avril, la VIDALNews a tenté de vous informer, par le truchement d’une chronique hebdomadaire (les 7 [partie 1 et partie 2], 14, 17, 24 avril et les 4, 11 et 15 mai 2020 ), sur l’évolution de l’incroyable épidémie COVID-19. Notre modeste objectif a été de retransmettre de façon condensée les données fournies, jour après jour, par Santé publique France (SPF), et des informations provenant d’autres sources. Le retour à la vie "normale" est loin d’être acquis, mais après ce point hebdomadaire de SPF daté du 21 mai 2020, nous mettrons momentanément un terme à la communication autour de cet épisode, car un temps de stabilisation semble se dessiner. Certes, l’histoire de la COVID-19 n’est pas terminée,…
  • Conformément à l'agenda annoncé en avril, la HAS (Haute Autorité de santé) a émis un avis sur la place des tests unitaires sérologiques pour la détection des anticorps dirigés contre le SARS-CoV-2 dans la stratégie de dépistage de la COVID-19. Elle recommande : l'utilisation des TDR (test diagnostique rapide) en laboratoire d'analyse de biologie médicale, sur prescription médicale : pour le diagnostic de rattrapage de patients symptomatiques en cas de test virologique négatif et en présence de symptômes évocateurs de COVID-19, pour le diagnostic des personnels soignants ou d’établissements d’hébergement collectif qui ont été en contact avec le virus ; pour les enquêtes épidémiologiques ; l'utilisation des TROD (test rapide d'orientation diagnostique) par les médecins, les sages-femmes, les infirmiers et…
  • À l'arrêt pendant la période de confinement, les activités d’assistance médicale à la procréation (AMP) peuvent reprendre depuis le 11 mai 2020, sur autorisation des ARS (agences régionales de santé). Dans ce contexte, l’Agence de la biomédecine émet de nouvelles recommandations pour une reprise progressive et en toute sécurité, en tenant compte de la persistance d'une circulation virale SARS-CoV-2.
  • Déjà connue et très surveillée pour sa toxicité cardiaque, l'hydroxychloroquine fait l'objet d'une nouvelle alerte de pharmacovigilance, lancée par l'Agence espagnole des médicaments, concernant la survenue de troubles neuropsychiatriques. Survenant majoritairement en début de traitement chez des patients COVID-19 traités à des posologies élevées d'hydroxychloroquine, ces troubles se manifestent notamment par des symptômes aigus de psychose, des tentatives de suicide ou des suicides. Suite à cette alerte espagnole, l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) appelle les promoteurs et investigateurs d’essais cliniques utilisant de l’hydroxychloroquine ou de la chloroquine à une plus grande vigilance vis-à-vis de ce risque. Dans le même temps, un nouveau signal sur des atteintes hépatiques et rénales graves avec l’association lopinavir/ritonavir…
  • Le 6 mai dernier, un VIDAL Live a eu pour thème : l’épidémie COVID-19 dans la population pédiatrique. Cette visioconférence interactive a permis à deux experts, le Dr Fanny Autret, pédiatre, et le Dr François Trémolières, infectiologue, d’apporter leurs connaissances dans ce domaine. L’article ci-dessous rapporte les premiers éléments détaillés lors de cette visioconférence, à savoir l’épidémiologie, la contagiosité et les aspects cliniques de l’infection COVID-19 chez l’enfant. Deux autres articles de cette VIDAL News traitent, d’une part de la maladie de Kawasaki liée à l’infection par le SARS-CoV-2 et, d’autre part de plusieurs conséquences de la pandémie dans la population pédiatrique de la maternité à l'école. Bien sûr, les informations présentées ici sont susceptibles d’évoluer en fonction des prochaines…
  • COVID-19 et pédiatrie : de la maternité à l'école

    Santé Publique COVID-19 | - 15/05/2020
    Lors du VIDAL Live du 6 avril dernier, au cours de laquelle le Dr Fanny Audret, pédiatre, et le Dr François Trémolières, infectiologue, ont apporté leur expertise concernant les aspects pédiatriques de l’infection COVID-19, de nombreux thèmes ont été abordés. En complément de cet événement interactif avec les professionnels de santé, trois actualités sont consacrées, dans cette VIDAL News, à : 1) l’épidémiologie, la contagiosité et la clinique ; 2) la maladie de Kawasaki-like ; 3) les particularités de la pandémie dans le contexte périnatal ainsi que les conséquences en termes de couverture vaccinale et la problématique du retour à la crèche ou à l’école. C’est ce 3e chapitre qui est abordé dans cet article. Bien sûr, les informations présentées…
  • La synthèse de Santé publique France concernant l'évolution épidémiologique de la COVID-19, publiée le 14 mai, s'appuie sur les données recueillies en semaine 19 (du 6 au 12 mai 2020). Il s'agit de la septième mise au point hebdomadaire depuis celle du 24 mars 2020 dont VIDAL s'est fait l'écho (les 7 [partie 1 et partie 2], 14, 17, 24 avril et les 4 et 11 mai 2020).
  • COVID-19 : les formes graves de l’enfant

    Santé Publique COVID-19 | - 15/05/2020
    Alors que les formes pédiatriques de l’infection COVID-19 étaient peu abordées par l’ensemble de la communauté scientifique, en raison de l’absence d’inquiétude dans cette population, brutalement, une alerte au sujet de cas graves en pédiatrie a jeté un trouble. Une mise au point sur ces nouveaux symptômes a été faite lors du VIDAL Live du 6 mai 2020, événement interactif avec les professionnels de santé, à laquelle participaient deux experts : le Dr Fanny Autret, pédiatre, et le Dr François Trémolières, infectiologue. L'article, rapporté-ci-dessous, est focalisé sur la maladie de Kawasaki-like et les cas de myocardites chez l’enfant. Il s’ajoute à deux autres articles, également issus de ce même VIDAL Live, ayant trait, d’une part, aux aspects généraux de la…
  • Plusieurs études observationnelles ont permis de cerner les facteurs qui influencent le risque de mortalité liée à la COVID-19. Une étude britannique, récemment mise en ligne, apporte une confirmation de taille à ces conclusions, en mettant à profit les données de santé collectées depuis au moins un an sur 17,5 millions de Britanniques (5 683 décès hospitaliers dus à la COVID-19). Cette étude montre le poids prépondérant de l’âge dans le risque de décès, bien au-delà des autres facteurs de risque, y compris après ajustement sur toutes les autres variables. Elle quantifie également, et pour la première fois, le sur-risque lié à l’asthme sévère, ainsi que celui lié à la précarité et à l’origine ethnique. Mais, comme la plupart des…
  • Les informations concernant l'épidémie actuelle dénommée COVID-19 s'accumulent à un rythme qui ne cesse de s'accélérer. VIDAL s'est employé à relayer quotidiennement, dans une VIDAL News Spécial COVID-19, celles qui nous ont semblé pouvoir vous intéresser. Si vous souhaitez lire ou relire les articles publiés cette semaine, il vous suffit de cliquer sur les liens figurant dans l'article ci-dessous. L'ensemble des articles en lien avec la COVID-19 publiés par VIDAL est par ailleurs accessible en cliquant ici. Vous pouvez accéder de la même façon à VIDAL Live, une rubrique vidéo récente, dans laquelle des questions thérapeutiques, en rapport avec l'actualité COVID-19, sont commentées par des experts, qui répondent chaque semaine aux questions des professionnels de santé. Bonne lecture et bon…
  • Selon les dernières informations communiquées par l'ANSM*, les deux spécialités suivantes font l'objet de tensions d'approvisionnement, imposant le contingentement de leur distribution en pharmacie de ville : en neurologie, dans la maladie de Parkinson : approvisionnement tendu en LEVODOPA/CARBIDOPA TEVA LP 200 mg/50 mg comprimé à libération prolongée, jusqu'au 10 juin 2020 ; en infectiologie : approvisionnement tendu en CLAMOXYL 1 g poudre pour solution injectable/pour perfusion IM-IV (amoxicilline sodique), jusqu'en juin 2020. * Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • Après une hospitalisation pour une infection COVID-19, en réanimation ou en service conventionnel, mais aussi pour certains patients ayant été pris en charge en ambulatoire, un bilan fonctionnel respiratoire et un suivi personnalisé sont préconisés afin d'apprécier l'évolution des troubles à distance de la phase aiguë.
  • Maladie de Parkinson : arrêt de commercialisation de la forme injectable d'ARTANE

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 13/05/2020
    La commercialisation d'ARTANE 10 mg/5 mL solution injectable en ampoule (trihexyphenidyle chlorhydrate) est arrêtée, sur décision du laboratoire, en raison de problèmes de production. Sa disponibilité perdurera jusqu'à épuisement des stocks et péremption des lots encore disponibles. Les formes orales de cet antiparkinsonien restent disponibles. Plusieurs alternatives à ARTANE injectable sont proposées sur le marché français.
  • Tout comme le confinement, la levée du confinement nécessite une adaptation des professionnels de santé et des patients, tout particulièrement ceux atteints de maladies chroniques et/ou à risque de COVID-19 grave. C’est cet aspect particulier que la Haute Autorité de Santé a abordé dans le cadre de ses réponses rapides.
  • En l’absence de traitement spécifique et de vaccin, l’une des mesures préconisées pour endiguer l’épidémie COVID-19 est le repérage des sujets contacts d’une personne infectée par le SARS-CoV-2. À côté de la méthode humaine, qui a ses limites, le traçage numérique est apparu utile pour tester et isoler de façon très rapide des personnes potentiellement infectées. Mais, qui dit numérique, dit aussi peur du numérique. Pour comprendre comment fonctionnent ces outils, quelles sont leurs limites et leurs intérêts, l’Académie des sciences nous livre quelques explications.
  • Une équipe de l’hôpital Sainte-Anne (Paris) vient de lancer un essai clinique randomisé en simple aveugle pour évaluer l’efficacité de la chlorpromazine (LARGACTIL) dans le traitement de la COVID-19 chez 40 patients atteints de dyspnée modérée. Les raisons qui sous-tendent cette étude sont multiples. En effet, cet ancêtre des neuroleptiques a montré des propriétés non-psychotropes qui semblent, sur le papier, en faire un candidat possible dans le traitement de cette infection à coronavirus. Tout d’abord, l’équipe de Sainte-Anne a observé une moindre prévalence de la COVID-19 parmi leurs patients que parmi les soignants de cet établissement. Même si d’autres explications sont possibles (tabagisme plus fréquent chez les patients et isolement social plus marqué), cette différence les a interrogé sur un…
  • Liste des médicaments en libre accès : première actualisation de l'année 2020

    Médicaments Prescription - Délivrance | David PAITRAUD - 12/05/2020
    La liste des médicaments de médication officinale a été actualisée le 24 avril 2020 avec : 5 nouvelles spécialités pouvant être disposées en libre accès dans les pharmacies : CARBOCISTEINE ARROW 5 % ADULTES SANS SUCRE solution buvable, EXOMUC 200 mg granulés pour usage oral (acétylcystéine), CHLORHEXIDINE/BENZALKONIUM/ALCOOL BENZYLIQUE MYLAN CONSEIL 0,25 g/0,025 g/4 mL pour 100 mL solution pour application locale (spécialité non commercialisée à la date du 11 mai 2020), DIOSMINE ARROW 600 mg comprimé pelliculé, PERCUTAFEINE gel (caféine) ; des retraits de spécialités suite à leur arrêt de commercialisation ou à leur inscription au remboursement par l'Assurance maladie (spécialités de nicotine).
  • Suite à la promulgation de la Loi du 11 mai 2020 (Journal officiel du 12 mai 2020), l'état d'urgence sanitaire déclaré le 23 mars 2020 pour faire face à l'épidémie de COVID-19 est prorogé jusqu'au 10 juillet 2020 inclus. Dans le domaine médical et pharmaceutique, cette décision s'accompagne d'une prolongation de l'ensemble des dispositifs visant à maintenir un accès aux soins, aux produits de santé et aux médicaments, qui devaient prendre fin le 11 ou le 31 mai 2020 : encadrement des prix des gels et solutions hydro-alcooliques, et des masques chirurgicaux ; dispositions relatives à la prescription et à la délivrance des spécialités à base d'hydroxychloroquine, de l'association lopinavir/ritonavir (KALETRA et génériques), du paracétamol per os et injectable, du…
  • Interrogée sur les modalités de prise en charge des patients COVID-19 non hospitalisés, isolés et surveillés à domicile, la HAS* publie des réponses rapides visant à accompagner les médecins durant cette période de pandémie. En synthèse, les recommandations de la HAS s'articulent autour des axes suivants : définition des critères permettant d'orienter le patient vers un isolement à domicile ou en structure dédiée, définition des objectifs et des modalités (outils et professionnels de santé concernés) de surveillance des patients, recommandations en vue d'une rééducation et d'une réadaptation du patient, après la phase aiguë. *Haute Autorité de Santé
  • Deux textes réglementaires relatifs aux tests de détection du SARS-CoV-2 par RT-PCR ont été publiés pour faciliter le dépistage de la COVID-19 sur le territoire : l'arrêté du 3 mai 2020 assouplit, sous conditions, les règles de réalisation de ce test en autorisant les prélèvements hors des laboratoires de biologie médicale, des établissements de santé ou du domicile du patient, et en élargissant le périmètre des professionnels pouvant les pratiquer ; le décret du 5 mai 2020 fixe le taux de prise en charge de ce test par l'Assurance maladie à 100 %, à compter du 6 mai 2020.
  • La nouvelle synthèse de Santé publique France concernant l'évolution épidémiologique de la COVID-19, publiée le 7 mai dernier, s'appuie sur les données recueillies en semaine 18 (du 29 avril au 5 mai 2020). Il s'agit de la sixième mise au point hebdomadaire depuis celle du 24 mars 2020.
  • Après une hospitalisation pour une infection COVID-19 en service conventionnel ou en réanimation, les patients nécessitent un réentraînement à l’effort très progressif. Une prise en charge sur les plans moteur, nutritionnel, cognitif et psychologique est également nécessaire, en raison des nombreuses conséquences de l’infection et de l’hospitalisation, en particulier en réanimation.
  • L'ANSM* a récemment fait le point sur la disponibilité des médicaments suivants : en infectiologie : persistance des tensions d'approvisionnement en vaccin PNEUMOVAX solution injectable en seringue préremplie (polyosides de Streptococcus pneumoniae - 23 sérotypes) et mise à disposition, auprès des établissements de santé, de doses du même vaccin en provenance des Pays-Bas. En ville, le contingentement est maintenu ; en endocrinologie : persistance des tensions d'approvisionnement en GENOTONORM MINIQUICK poudre et solvant pour solution injectable (somatropine) avec remise à disposition normale au cours de l'été 2020. Les autres spécialités de GENOTONORM 5,3 mg et 12 mg sont à nouveau disponibles normalement. *Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • Les informations concernant l'épidémie actuelle dénommée COVID-19 s'accumulent à un rythme qui ne cesse de s'accélérer. VIDAL s'est employé à relayer quotidiennement, dans une VIDAL News Spécial COVID-19, celles qui nous ont semblé pouvoir vous intéresser. Si vous souhaitez lire ou relire les articles publiés cette semaine, il vous suffit de cliquer sur les liens figurant dans l'article ci-dessous. L'ensemble des articles en lien avec la COVID-19 publiés par VIDAL est par ailleurs accessible en cliquant ici. Vous pouvez accéder de la même façon à VIDAL Live, une rubrique vidéo récente, dans laquelle des questions thérapeutiques, en rapport avec l'actualité COVID-19, sont commentées par des experts, qui répondent chaque semaine aux questions des professionnels de santé. Bonne lecture et bon…
  • Un nouveau décret, publié au Journal officiel du 6 mai 2020, précise 11 critères de vulnérabilité correspondant aux situations associées à un haut risque de développer une forme grave d'infection au virus SARS-CoV-2. Les dispositions de ce nouveau décret s’appliquent à compter 1er mai 2020, quelle que soit la date du début de l’arrêt de travail du salarié concerné. Pour rappel, l'activité partielle est un dispositif d'indemnisation, institué par la loi du 25 avril 2020, pour certains salariés ne pouvant assurer leur activité professionnelle en période de pandémie de COVID-19 : depuis le 1er mai 2020, il remplace l'arrêt de travail pour les salariés vulnérables, les personnes vivant avec une personne vulnérable, ou les parents contraints de garder leur(s) enfant(s).
  • Le groupement d’intérêt scientifique (GIS) EPI-PHARE publie son rapport mensuel sur la dispensation de médicaments remboursés sur ordonnance en pharmacie d’officine. Cette nouvelle analyse porte sur plus de 450 millions d’ordonnances, sur une période de 5 semaines allant du début du confinement jusqu'au 19 avril 2020. Par rapport aux données de fin mars, communiquées mi-avril (notre article du 22 avril 2020), cette nouvelle analyse montre : un retour vers une consommation normalisée des traitements de pathologies chroniques depuis la mi-avril (maladies cardiovasculaires, diabète, etc.), après le phénomène de "stockage" observé en début de confinement ; la persistance d'une sous-délivrance de produits dont l'administration est réalisée par un professionnel de santé (vaccins, produits destinés aux actes diagnostiques médicaux) ; une baisse…
  • On surveille massivement la température. L'oxymétrie ne devrait-elle pas aussi être une valeur à détecter systématiquement en cas suspicion de COVID-19 ? Il apparaît clairement que, dans les temps où nous sommes, cette mesure précoce de la saturation oxyhémoglobinée a une réelle importance diagnostique et pronostique, influant sur des décisions médicales. D'ailleurs, dès le début mars, l'OMS invitait les pays à s'équiper d'oxymètres de pouls, information qui a été largement reprise dans la presse.
  • Depuis le début de la pandémie de COVID-19, des observations venant de différents pays font état d’une sous-représentation des fumeurs parmi les personnes atteintes de cette maladie, évoquant un possible effet protecteur du tabagisme. Malheureusement, les données épidémiologiques disponibles sur ce sujet (qui souffrent souvent d’une publication trop rapide, pandémie aidant) sont difficiles à analyser du fait de l’absence d’ajustement pour l’âge, le genre ou les comorbidités, ainsi que du manque de données qualifiées sur la prévalence du tabagisme, chez les personnes atteintes d’hypertension artérielle, de diabète ou d’obésité, pour ne citer que les comorbidités les plus fréquemment observées dans les formes sévères de COVID-19. L’analyse de la récente étude de séroprévalence, menée à Creil par l’Institut Pasteur, semble pointer…
  • Bien sûr, les données sont très récentes, évolutives, et donc à interpréter avec prudence. Ces réserves étant faites, que sait-on aujourd'hui de la coagulopathie induite par la COVID-19, à l'origine de thromboses touchant les poumons et d'autres organes ?
  • En prévision de la sortie du confinement, actuellement fixée au 11 mai 2020, la DGS (Direction générale de la Santé) a actualisé ses directives relatives à la distribution du stock d'État des masques sanitaires (FFP2 et chirurgicaux). La livraison de ces masques en pharmacie est programmée au jeudi 7 mai 2020. EDIT du 7 mai 2020 : les nouvelles directives sont applicables au 11 mai 2020. /FIN EDIT EDIT du 9 mai 2020 : des modifications/précisions ont été apportées par la DGS le 8 mai 2020 et sont précisées dans l'article ci-dessous. /FIN EDIT Les quotas de distribution auprès des médecins libéraux, biologistes médicaux et infirmiers (EDIT du 9 mai : et les sages-femmes /FIN EDIT) sont revus à la…
  • La synthèse de Santé publique France concernant l'évolution épidémiologique de la COVID-19, publiée le 30 avril, s'appuie sur les données recueillies en semaine 17 (du 20 au 28 avril 2020). Il s'agit de la cinquième mise au point hebdomadaire depuis celle du 24 mars 2020, dont certaines ont été relayées et commentées dans les actualités VIDAL (les 7 [partie 1 et partie 2], 14, 17 et 24 avril 2020).
  • Test sérologique COVID-19 : sept indications recommandées par la HAS

    Santé Publique COVID-19 | David PAITRAUD - 04/05/2020
    La HAS (Haute Autorité de Santé) a dévoilé samedi 2 mai 2020 ses conclusions sur la place des tests sérologiques dans la prise en charge de la maladie COVID-19. Ce rapport d'évaluation ne concerne que les tests sérologiques réalisés en laboratoire d'analyse de biologie médicale (tests automatisables type ELISA). Selon la HAS, ces tests sérologiques sont recommandés dans trois catégories d'indications : en complément du test virologique RT-PCR pour confirmer un diagnostic, ou en diagnostic de rattrapage lorsque le test virologique n'a pas été fait, et à partir du 7e ou du 14e jour selon les patients ; en détection d'anticorps chez les professionnels soignants et chez les personnels d’hébergement collectif (établissements sociaux et médicosociaux, prisons, casernes, résidences universitaires, internats,…
  • L'épidémie de COVID-19 et la mesure de confinement bouleversent les habitudes de prise en charge médicosociale et de suivi médical des Français. Pour encourager la continuité des soins et accompagner les professionnels de santé dans la prise en charge de leurs patients, la HAS (Haute Autorité de Santé) édite des "Réponses rapides", dans lesquelles elle décrit les points essentiels relatifs à certaines maladies. Parmi les travaux présentés, deux recommandations concernent l'organisation de la prise en charge et le suivi des patients souffrant des pathologies neurologiques suivantes, en période de pandémie et de confinement : maladie de Parkinson, épilepsie.
  • Un nouveau décret, en date du 2 mai 2020, encadre les prix des masques chirurgicaux, quel que soit leur canal de distribution. Selon ce texte, depuis le 3 mai 2020 et jusqu'au 23 mai 2020 : le prix limite de vente au public du masque chirurgical est fixé à 95 centimes d'euros TTC ; le prix limite de vente en gros est fixé à 80 centimes d'euros HT. EDIT du 11 mai 2020 : l'arrêté du 7 mai 2020 définit un taux de TVA de 5,5 % pour les masques de protection, sanitaires et non sanitaires /FIN EDIT. Cette tarification s'applique aux masques chirurgicaux hors stock d'État ; les masques chirurgicaux fournis par l'État sont réservés à la distribution par…
  • En marge des données et des interrogations purement médicales, la pandémie actuelle a ouvert la porte à quantité d'incompréhensions, de questionnements, de peurs, de critiques, voire d'indignations au sein de la population générale et aussi du corps médical. Sur quoi se sont appuyées ces positions ainsi que celles des gouvernements ? Certes, dans le domaine de la santé, il existe des problématiques connues, mais comment peut-on lire, à l'aune des sciences humaines, les différentes réactions et décisions faites au cours des premiers mois de l'épidémie COVID-19 ?
  • Selon les informations fournies par l'ANSM* en semaine 18, les spécialités suivantes font l'objet de tensions d'approvisionnement : en endocrinologie : prolongement de la rupture de stock d'EUTHYRAL 100 µg/20 µg comprimé sécable (lévothyroxine sodique / liothyronine sodique) jusqu'en juillet 2020 et contingentement de la distribution en ville et à l'hôpital. L'ANSM appelle à la vigilance en cas de remplacement par l'association d'une spécialité à base de lévothyroxine 100 µg et de la spécialité à base de liothyronine, CYNOMEL, dont le dosage en liothyronine est plus élevé que celui d'EUTHYRAL (respectivement 25 µg et 20 µg) ; en psychiatrie : tensions sur l'ensemble des spécialités à base de miansérine et mise en place d'un contingentement. Les stocks doivent être réservés…
  • Les informations concernant l'épidémie actuelle dénommée COVID-19 s'accumulent à un rythme qui ne cesse de s'accélérer. VIDAL s'est employé à relayer quotidiennement, dans une VIDAL News Spécial COVID-19, celles qui nous ont semblé pouvoir vous intéresser. Si vous souhaitez lire ou relire les articles publiés cette semaine, il vous suffit de cliquer sur les liens figurant dans l'article ci-dessous. L'ensemble des articles en lien avec la COVID-19 publiés par Vidal est par ailleurs accessible en cliquant ici. Vous pouvez accéder de la même façon à VIDAL Live, une rubrique vidéo récente, dans laquelle des questions thérapeutiques, en rapport avec l'actualité COVID-19, sont commentées par des experts qui répondent chaque semaine aux questions des professionnels de santé. Bonne lecture et bon…
  • COVID-19 et diabète : les réponses rapides de la HAS

    Santé Publique COVID-19 | David PAITRAUD - 29/04/2020
    L'épidémie de COVID-19 et les mesures de confinement bouleversent les habitudes de prise en charge médicosociale et de suivi médical des Français. Pour encourager la continuité des soins et aider les professionnels de santé à s'adapter, la HAS (Haute Autorité de Santé) édite des "Réponses rapides", dans lesquelles elle décrit les points essentiels pour la prise en charge des patients. L'une de ces réponses rapides concerne les patients diabétiques de type 1 et 2. Ces recommandations ont été réalisées en collaboration avec la Société Francophone du Diabète, la Fédération Française de Nutrition et le Collège de Médecine Générale.
  • COVID-19 et continuité des soins : focus sur certaines pathologies cardiaques

    Santé Publique COVID-19 | David PAITRAUD - 29/04/2020
    Pour encourager la continuité des soins et soutenir les professionnels de santé face aux bouleversements engendrés par l'épidémie de COVID-19, la HAS (Haute Autorité de Santé) a édité des "Réponses rapides", dans lesquelles elle décrit les points essentiels pour la prise en charge des patients. Parmi les travaux présentés et validés, des "Réponses rapides" concernent les pathologies cardiaques suivantes : insuffisance cardiaque chronique, syndrome coronarien chronique.
  • Si l'épidémie liée au SARS-CoV-2 a immédiatement fait tourner les regards vers celles du SRAS, en 2003, et du MERS, en 2012, la mise en évidence des coronavirus humains remonte aux années 60, grâce aux compétences d'une chercheuse écossaise, pas comme les autres.
  • Un précédent article publié dans les Actualités Vidal a été consacré à la pathologie rénale au cours de l'infection COVID-19. Qu'en est-il de l'insuffisance rénale chronique terminale (stade 5), notamment chez le patient dialysé chronique en centre, à l'heure de l'infection à SARS-CoV-2 ?
  • Deux enquêtes de pharmacovigilance sont actuellement en cours, en France, pour surveiller spécifiquement le profil de sécurité des médicaments utilisés hors AMM chez les patients COVID-19. Les dernières données arrêtées au 22 avril 2020 issues de ces enquêtes montrent que 321 cas d'effets indésirables en lien avec la maladie COVID-19 ont été déclarés, dont : 67 % (215 cas) imputés aux médicaments utilisés dans le traitement de cette infection ; 8 cas graves/10 ; 2/3 d'hommes. Comme dans les précédents rapports, l'hydroxychloroquine concentre une majorité des cas d'effets indésirables déclarés (53 %), suivie de l'association lopinavir/ritonavir (42 % des cas). Concernant plus spécifiquement les effets indésirables cardiaques analysés par le CRPV (centre régional de pharmacovigilance) de Nice Alpes-Côtes d'Azur, plus…
  • Une nouvelle présentation de l'anticorps monoclonal FASENRA 30 mg solution injectable (benralizumab) est mise à disposition, sous forme de stylo prérempli, en complément de la seringue préremplie déjà commercialisée. Pour rappel, FASENRA est indiqué chez l'adulte en traitement de fond additionnel de l'asthme sévère à éosinophiles non contrôlé malgré une corticothérapie inhalée à forte dose associée à des ß-agonistes de longue durée d'action. Sa prescription initiale est hospitalière, annuelle et, comme son renouvellement, réservée aux spécialistes en pneumologie. Le stylo prérempli FASENRA PEN est prêt à l'emploi. Il peut être utilisé pour l'auto-administration, par le patient lui-même s'il a déjà reçu FASENRA et sous certaines conditions (accord du médecin, formation préalable, information sur le risque d'hypersensibilité). FASENRA PEN est un…
  • Les femmes face à la COVID-19 : sont-elles vraiment protégées ?

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 28/04/2020
    La démographie des patients admis en réanimation, à l'échelon mondial, montre clairement que les hommes ont environ deux fois plus de risque que les femmes de développer une forme sévère de COVID-19. Comment expliquer ce risque réduit chez les femmes ? Une étude épidémiologique new-yorkaise semble mettre en avant le rôle central d’une moindre prévalence de comorbidités féminines. Mais, ce travail est, pour l’instant, le seul à avoir exploré cet aspect. Des différences immunologiques existent entre les hommes et les femmes, en particulier concernant l’intensité de la réponse immunitaire innée. Elles pourraient contribuer à la protection observée. Néanmoins, certaines recherches en cours sur la physiopathologie de la COVID-19 semblent aller à l’encontre de cette hypothèse. Enfin, les données manquent pour…
  • Suite à l'arrêté du 25 avril 2020, les masques non sanitaires industriels et répondant aux spécifications techniques applicables ont été ajoutés à la liste des marchandises pouvant être vendues en pharmacie d'officine. Cette autorisation permet aux pharmaciens d'officine de se positionner pour fournir ces masques barrière en tissu à la population. Il reste néanmoins plusieurs points à préciser, notamment en termes de prix.
  • Symptômes respiratoires, images scanographiques, complications à court et possiblement à long terme : tour d'horizon des connaissances actuelles sur l'impact de l'infection à SARS-CoV-2 au niveau pulmonaire.
  • Comme chaque semaine depuis la mise en place récente d'un Point épidémiologique hebdomadaire publié par Santé publique France, voici une synthèse des chiffres figurant dans la quatrième mise au point de la semaine 16, soit du 13 au 21 avril 2020. La diminution du nombre de consultation pour suspicion d'infections respiratoires COVID-19 s'amplifie. Le nombre de patients atteints de COVID-19 a diminué de près de 2 000, et plus de 1 500 lits de réanimation ont été libérés. La mortalité continue à croître de 50 décès par jour environ.
  • L'épidémie de COVID-19 et les mesures de confinement bouleversent les habitudes de prise en charge médicosociale et de suivi de l'état de santé des Français. Pour encourager la continuité des soins et aider les professionnels de santé à s'adapter, la HAS (Haute Autorité de Santé) édite des "Réponses rapides" dans différents domaines médicaux. Parmi les travaux proposés, deux Réponses rapides concernant l'obstétrique ont été élaborées à l'intention des gynécologues/obstétriciens et des sages-femmes : Continuité du suivi des femmes enceintes, Continuité du suivi post-natal des femmes et de leur enfant.
  • COVID-19 : y a-t-il des complications oculaires ?

    Santé Publique COVID-19 | - 24/04/2020
    Des conjonctivites et d’autres atteintes ophtalmologiques ont été décrites au cours de l’infection COVID-19, mais la présence oculaire de SARS-CoV-2 semble rare. Les yeux restent toutefois une possible voie d’entrée du virus, ce qui implique le respect des règles d’hygiène, en particulier chez les porteurs de lentilles de contact. Une conjonctivite pourrait également représenter un signe d’alerte de COVID-19, d’où la nécessité pour les ophtalmologistes de prendre des mesures de protection adaptées lors de l’examen des patients.
  • Le ministère des Solidarités et de la Santé a décidé d'encadrer plus strictement les conditions de dispensation des spécialités à base de nicotine jusqu'au 11 mai 2020 : limitation de la dispensation de substituts nicotiniques à une quantité suffisante pour 1 mois de traitement, enregistrement systématique des dispensations sur le dossier pharmaceutique, même en cas de dispensation sans prescription médicale ; suspension de la vente en ligne des substituts nicotiniques. Cette manœuvre vise à limiter l'utilisation hors AMM de la nicotine en vue d'un effet protecteur vis-à-vis de la maladie COVID-19, comme le suggère les résultats d'une enquête transversale très médiatisée.
  • Les informations concernant l’épidémie actuelle dénommée COVID-19 s’accumulent à un rythme soutenu. VIDAL s'est employé à relayer quotidiennement, dans une VIDAL News Spécial COVID-19, celles qui nous ont semblé pouvoir vous intéresser. Si vous souhaitez lire ou relire les articles publiés cette semaine, il vous suffit de cliquer sur les liens ci-dessous. Vous pouvez accéder de la même façon à VIDAL Live, nouvelle rubrique vidéo, dans laquelle des questions thérapeutiques, en rapport avec l'actualité COVID-19, sont commentées par des experts qui répondent chaque semaine aux questions des professionnels de santé. Bonne lecture et bon visionnage !
  • Selon les dernières informations communiquées par l'ANSM*, des perturbations d'approvisionnement sont signalées en ville et à l'hôpital pour les spécialités suivantes : en parasitologie : rupture de stock d'ESKAZOLE 400 mg comprimé (albendazole) en boîte de 56 à l'hôpital, et mise à disposition exceptionnelle au sein des établissements de santé de la spécialité ZENTEL 400 mg comprimé en boîte unitaire, habituellement distribuée en ville, pour permettre la continuité des traitements de l'échinococcose. En ville, il est demandé de réserver les unités de ZENTEL au traitement de la trichinellose ; en psychiatrie : rupture de stock de DEROXAT 20 mg/10 mL suspension buvable (paroxétine) et mise à disposition d'unités britanniques de SEROXAT 20 mg/10 mL oral suspension. Le godet doseur de…
  • La question de l’évolution de la pandémie de COVID-19 au cours de l’été prochain suscite la curiosité de tous, professionnels de santé comme grand public. Pourtant, la disparition du SRAS à l’été 2003 est un précédent qui ne doit rien à la saisonnalité, mais tout au contrôle des personnes infectées et de leur entourage. La saisonnalité des infections est tributaire d’un grand nombre de facteurs : effet du climat estival sur l’infectiosité du virus, vie et activités au grand air réduisant les contacts rapprochés, meilleure efficacité du système immunitaire, vacances scolaires, etc. Dans le contexte des virus respiratoires, des données existent sur la saisonnalité de la grippe, de la bronchiolite des nourrissons, mais aussi des rhumes à coronavirus. Ces données…
  • La DGS (Direction générale de la Santé) a précisé les nouvelles consignes de distribution de masques chirurgicaux et FFP2 par les pharmaciens d'officine, applicables à compter du 20 avril 2020. Si la dotation en masques de l'État reste réservée aux professionnels de santé, le périmètre est désormais élargi à d'autres professions du secteur paramédical et des services à la personne.
  • COVID-19 et consommation de médicaments remboursés : premier bilan à fin mars

    Santé Publique COVID-19 | David PAITRAUD - 22/04/2020
    Le premier rapport établi par le groupement d’intérêt scientifique (GIS) EPI-PHARE (ANSM et CNAM) permet d'observer l'influence de la crise sanitaire de la COVID-19 et du confinement sur le comportement des Français en termes de consommation de médicaments. Cette étude de pharmaco-épidémiologie, réalisée à partir des données de l'Assurance maladie, dresse un état des lieux à fin mars 2020 des délivrances de médicaments remboursés sur ordonnance en pharmacie d’officine depuis le début de l’épidémie en France. Pour plusieurs médicaments traitant des maladies chroniques (pathologies cardiovasculaires, diabète, troubles mentaux, etc.), les premières semaines de confinement (semaines 12 et 13, fin mars 2020) sont marquées par des hausses importantes de délivrances, de l'ordre de 20 à 40 %. À l'inverse, pour d'autres…
  • Coïncidence du calendrier, la saison pollinique débute, alors que l'épidémie COVID-19 se poursuit. Ceci suscite de nombreuses questions chez les sujets allergiques, tant sur les symptômes que sur les traitements.
  • La DGS (Direction générale de la Santé) a publié une fiche spécifique sur la prise en charge des patients obèses en période d'épidémie de COVID-19. Cette population apparaît particulièrement vulnérable vis-à-vis de l'infection par le SARS-CoV-2 ; près de 1 patient infecté sur 2 admis en réanimation est en situation d'obésité. La stratégie de prise en charge des personnes obèses en période de COVID-19 prônée par la DGS s'articule autour de 3 axes majeurs : réduire le risque de contamination par l'information et la prévention, encourager la continuité des soins, chez les sujets obèses et les personnes ayant subi une chirurgie bariatrique, dépister et surveiller les patients ayant des signes d'infection par le SARS-CoV-2.
  • Dépistage massif… vous avez dit massif ?

    Santé Publique COVID-19 | - 21/04/2020
    La France est volontiers montrée du doigt, surtout par elle-même, pour son incapacité supposée à gérer l'extraordinaire désastre causé par l'épidémie COVID-19. Crise, c'est certain. Pouvait-elle être mieux gérée ? C'est possible.
  • Recherche thérapeutique et COVID-19 : 35 essais cliniques autorisés en France

    Santé Publique COVID-19 | David PAITRAUD - 21/04/2020
    L'ANSM* a autorisé 35 essais cliniques en lien avec la maladie COVID-19 à la date du 10 avril 2020, ce qui correspond à 2/3 des demandes. Parmi eux, 13 essais portent sur l'hydroxychloroquine et la chloroquine. La majorité des essais est promue par des structures publiques ou à but non lucratif. Enfin, la France est impliquée dans 7 essais internationaux. *Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • Après les infirmiers/ères et les orthophonistes, l'autorisation de pratiquer des télésoins est étendue aux masseurs-kinésithérapeutes. Suite à l'arrêté du 16 avril 2020, ils peuvent dorénavant facturer à l'Assurance maladie un ensemble d'actes réalisés à distance par vidéotransmission.
  • Connaître l’efficacité protectrice et la persistance des anticorps neutralisants produits en réaction à l’infection par le SARS-CoV-2 est un élément-clé pour prédire l’évolution de la pandémie de COVID-19 dans les mois et les années à venir. Les données dont nous disposons concernant le SARS-CoV-2 sont certes préliminaires, mais elles sont, pour l’instant, parfaitement en ligne avec les informations acquises lors de l’étude des autres coronavirus humains : ceux responsables de 15 à 20 % des rhumes (229E, OC43 ou HKU1, par exemple), SARS-CoV-1 et MERS-CoV. En bref, des anticorps neutralisants (IgG, IgM et IgA) apparaissent dès la 2e semaine après l’apparition des symptômes, pour une durée allant de 1 à 3 ans selon le coronavirus étudié (et probablement selon la…
  • L'Anses* met en garde contre la consommation de certains compléments alimentaires formulés à base de plantes à visée anti-inflammatoire et immunomodulatrice. Sur le modèle des médicaments AINS**, l'activité anti-inflammatoire ou immunomodulatrice de ces plantes est susceptible d'interférer avec le processus naturel de défense de l'organisme et de perturber les capacités à lutter contres les infections, dont l'infection à SARS-CoV-2. Les plantes ciblées par l'avis de l'Anses sont : celles contenant des dérivés de l’acide salicylique, telles que le saule, la reine des prés, le bouleau, le peuplier, la verge d’or et les polygalas ; celles contenant d’autres anti-inflammatoires végétaux, telles que l’harpagophytum, le curcuma et la réglisse ; des plantes associant des propriétés immunomodulatrices et une activité anti-inflammatoire : les…
  • L'ANSM annonce la suspension temporaire du contingentement applicable au BCG-thérapies (BCG-MEDAC et la spécialité importée ONCOTICE). Bien que l'approvisionnement de ces médicaments reste tendu, cette décision vise à faciliter la prise en charge des patients atteints de cancer de la vessie. Le contexte actuel de crise sanitaire COVID-19 fait craindre un retard de soins ou un renoncement des patients à se rendre à l'hôpital pour recevoir leur traitement, avec pour conséquence une perte de chance vis-à-vis de ces tumeurs. Les PUI (pharmacies à usage intérieur) des établissements de santé peuvent effectuer leur commande en BCG-thérapie directement auprès des laboratoires. L'organisation mise en place dans les établissements de santé permet, par ailleurs, de maintenir le suivi thérapeutique des malades chroniques, sans…
  • Quels fluides biologiques abritent le SARS-CoV-2 ?

    Santé Publique COVID-19 | - 20/04/2020
    La question du risque de "contagiosité" des fluides biologiques de patients atteints de COVID-19 se pose pour l’ensemble des soignants, amenés à manipuler les patients ou certains de leurs fluides biologiques et, bien évidemment, aussi pour les sujets contacts.
  • Où se cache le SARS-CoV-2 dans l’organisme ?

    Santé Publique COVID-19 | - 17/04/2020
    Quand on évoque la localisation de l'infection par le SARS-CoV-2, l'appareil respiratoire vient bien sûr immédiatement à l'esprit. Mais, qu'en est-il des autres organes ? Qu'il s'agisse du foie, du tube digestif, des reins, du cœur ou du système nerveux central, de quelles données disposons-nous pour savoir où le SARS-CoV-2 se loge en dehors du système respiratoire ?
  • Toux sèche : pas de sirop à base pholcodine en période d'épidémie COVID-19

    Santé Publique COVID-19 | David PAITRAUD - 17/04/2020
    Durant l'épidémie de COVID-19, l'ANSM* demande aux médecins de ne pas prescrire de sirops antitussifs à base de pholcodine et aux patients de ne pas utiliser ces médicaments. Cette mesure est prise à titre de précaution en raison du risque potentiel de réactions allergiques croisées entre la pholcodine et les curares utilisés en réanimation. *Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • Interrogée sur l'intérêt d'une vaccination antipneumococcique pour protéger contre le risque de pneumonies causées par le SARS-CoV-2, la HAS (Haute Autorité de Santé) ne recommande pas de réaliser cette vaccination en urgence chez les sujets à risque. En effet, aucune donnée n'est disponible à ce jour pour démontrer que ce vaccin protège contre les pneumonies causées par le SARS-CoV-2. Il est donc préférable de reporter les rattrapages chez les personnes de plus de 2 ans et à risque d'infections à pneumocoques. En revanche, cette vaccination antipneumococcique, comme l'ensemble des vaccinations obligatoires, doit être maintenue chez l'enfant de moins de 2 ans.
  • À la suite de l’article publié la semaine dernière, voici un résumé des chiffres communiqués par Santé publique France concernant la semaine 15 (du 6 au 12 avril 2020), qui apportent de nouveaux enseignements, plutôt optimistes, sur l’épidémie COVID-19. Cette actualisation fait notamment apparaître une baisse importante et récente du nombre de consultations pour suspicion de COVID-19.
  • Peu décrites au début de l’épidémie de COVID-19, les manifestations neurologiques sont en fait relativement fréquentes, mais pas toujours spécifiques d’une atteinte du système nerveux. Des enquêtes descriptives sont en cours pour tenter de mieux les définir.
  • Des erreurs médicamenteuses sont toujours rapportées avec le méthotrexate, à l'échelle européenne. Ces erreurs consistent en une prise quotidienne de ce médicament, alors qu'elle doit être hebdomadaire, et sont observées dans le traitement des maladies inflammatoires. Bien que des mesures aient déjà été mises en place, notamment une mention du schéma posologique sur le conditionnement de certains médicaments à base de méthotrexate, de nouvelles recommandations sont faites aux professionnels de santé pour limiter ce risque d'erreur aux conséquences potentiellement fatales. Des mesures additionnelles sont par ailleurs annoncées, au niveau européen.
  • Les informations concernant l'épidémie actuelle dénommée COVID-19 s'accumulent à un rythme qui ne cesse de s'accélérer. VIDAL s'est employé à relayer quotidiennement, dans une VIDAL News Spécial COVID-19, celles qui nous ont semblé pouvoir vous intéresser. Si vous souhaitez lire ou relire les articles publiés cette semaine, il vous suffit de cliquer sur les liens ci-dessous. Bonne lecture !
  • Depuis le passage en phase 3 de l'épidémie de COVID-19 et l'application du confinement, diverses dérogations ont été accordées pour assurer la continuité des traitements chroniques. Outre ces mesures officielles (encadrées par le décret et l'arrêté du 23 mars 2020), l'Assurance maladie a émis des recommandations pour le renouvellement exceptionnel de certains médicaments utilisés lors de situations particulières : les stylos d'adrénaline injectable, indiqués dans le traitement d'urgence des symptômes du choc anaphylactique, les spécialités de glucagon, indiquées en cas d'hypoglycémie sévère des patients diabétiques. La délivrance de ces spécialités d'urgence est autorisée à partir d'ordonnances expirées jusqu'au 31 mai 2020, et ouvre droit à une prise en charge par l'Assurance maladie.
  • Selon les dernières informations communiquées par l'ANSM*, les 3 spécialités suivantes font l'objet de tensions d'approvisionnement, nécessitant la mise en place de mesures pour assurer la continuité des traitements : en pneumologie : rupture de stock de TOBI 300 mg/5 mL solution pour inhalation par nébuliseur (tobramycine) depuis plusieurs semaines, suite à une augmentation des ventes. Les pharmacies (PUI et officines) sont approvisionnées depuis le 10 avril 2020 avec des unités de la version tchèque de TOBI ; en réanimation : tensions d'approvisionnement de LAROSCORBINE 1g/5mL solution injectable (vitamine C), du fait d'une utilisation accrue pour les patients COVID-19 en réanimation. Pour assurer la disponibilité de cette spécialité à l'hôpital, la distribution est assurée exclusivement auprès des établissements de santé…
  • Utilisés pour le diagnostic et potentiellement pour le dépistage de l’infection COVID-19, les tests PCR sont très spécifiques et très fiables, si le prélèvement est bien réalisé. Les tests sérologiques, encore en cours de développement, sont beaucoup plus simples et moins onéreux, mais sont principalement destinés à identifier les personnes ayant développé une immunité contre le SARS-Cov-2. Leur place respective est ainsi complémentaire.
  • Dans le cadre de l'épidémie de COVID-19, le gouvernement a souhaité adapter le protocole de l'IVG (interruption volontaire de grossesse) médicamenteuse en ville : en autorisant cette pratique jusqu'à la 9e semaine d'aménorrhée (7e semaine de grossesse), alors que la réglementation fixe ce délai maximal à 7 semaines ; en favorisant la téléconsultation pour la prise en charge de l'IVG médicamenteuse ; en assouplissant la réglementation des médicaments à base de mifépristone et de misoprostol, pour permettre notamment la délivrance de ces médicaments directement aux patientes munies d'une prescription. Ces dispositions sont décrites dans un arrêté ministériel paru le 15 avril 2020 au Journal officiel. Les professionnels de santé de ville peuvent s'appuyer sur une fiche de réponses rapides relative…
  • Sortir du confinement : une stratégie pas à pas

    Santé Publique COVID-19 | - 15/04/2020
    Alors que se profilent les espoirs de sortie du confinement, rendu nécessaire par la pandémie actuelle de COVID-19, les stratégies envisagées par les différents États ne sont pas superposables, les situations et les choix de santé publique n’étant pas forcément les mêmes. Voici, en résumé, les dernières préconisations de l’OMS et celles du Conseil scientifique COVID-19 français.
  • L'ANSM* publie un premier bilan de pharmacovigilance relatif à l'hydroxychloroquine et à l'association lopinavir/ritonavir, lorsque ces médicaments sont utilisés chez les patients COVID-19. D'une manière générale, les données recueillies depuis le 27 mars 2020 indiquent que les signalements dans ces conditions d'utilisation sont cohérents avec le profil de toxicité connu de ces médicaments. Les effets indésirables déclarés sont ceux mentionnés dans les AMM (hépatotoxicité, néphrotoxicité, atteintes rétiniennes ou troubles cardiovasculaires). Le nombre de déclarations de pharmacovigilance est réparti de façon équivalente entre ces molécules. Concernant l'incidence de survenue, les données sont en faveur d'une augmentation potentielle du risque d'effets indésirables chez les malades du COVID-19. Selon une enquête complémentaire ciblant les effets indésirables cardiaques, les déclarations d'événement cardiovasculaire concernent majoritairement…
  • Il reste encore beaucoup de chemin à faire dans la compréhension de l’immunité contre les coronavirus, en particulier celle relative à la production d’une mémoire immunitaire durable. L’absence de succès vaccinaux flagrants avec le MERS-CoV ou le SARS-CoV-1 n’est pas encourageante. Pourtant, la course au vaccin contre la COVID-19 est lancée. À ce jour, 115 vaccins candidats sont signalés, dont 78 en développement actif confirmé. Mais, en vaccinologie, qu’a-t-on appris du SRAS et du MERS ? Quelle importance relative pour les réponses immunitaires humorale et cellulaire ? Quid des anticorps facilitants ? Quelle persistance pour la mémoire immunitaire ? À la lumière des connaissances accumulées sur l'immunité face au MERS-CoV et au SARS-CoV-1, et en prenant en compte les premières…
  • Depuis le début de l’épidémie COVID-19, Santé publique France fait le point chaque semaine sur l’évolution épidémiologique de cette infection. À la suite de l’article publié la semaine dernière, voici un résumé des dernières constations de l’Agence de Santé publique.
  • Le dosage à 50 mg de l'antidiabétique XELEVIA (sitagliptine) est désormais remboursable au même taux que XELEVIA 100 mg comprimé pelliculé, soit 65 %. Jusqu'à présent, ce taux était fixé à 30 % sur la base d'un avis de la Commission de la Transparence datant de 2012 et ne prenant pas en compte les nouvelles données disponibles sur ce dosage. Pour rappel, le prix public de XELEVIA 50 mg comprimé pelliculé (hors honoraires de dispensation) s'élève à 20,86 euros (28 comprimés).
  • Dans un message d'alerte diffusé le 8 avril 2020 au soir, la Direction générale de la santé (DGS) rappelle la nécessité du maintien de certains soins et examens (en dehors de la COVID-19), tant en ville qu’à l’hôpital, pour répondre aux besoins de la population. Elle compte sur les soignants pour être pro-actifs et contacter leurs patients les plus fragiles.
  • Les informations concernant l'épidémie actuelle dénommée COVID-19 s'accumulent à un rythme qui ne cesse de s'accélérer. VIDAL s'est employé à relayer quotidiennement, dans une VIDAL News Spécial COVID-19, celles qui nous ont semblé pouvoir vous intéresser. Si vous souhaitez lire ou relire les articles publiés cette semaine, il vous suffit de cliquer sur les liens ci-dessous. Bonne lecture !
  • PEPTICATE SYNEO poudre est une nouvelle gamme de deux produits indiqués dans l'alimentation des nourrissons présentant une APLV (allergie aux protéines de lait de vache) : PEPTICATE SYNEO 0-6 mois, pour le nourrisson de 0 jusqu'à 6 mois ; PEPTICATE SYNEO + 6 mois, pour le nourrisson partir de 6 mois en complément d'une alimentation diversifiée. La gamme PEPTICATE SYNEO remplace la gamme PEPTICATE. Ces 2 gammes apportent une quantité semblable de protéines et d'énergie, et partagent la même indication. PEPTICATE SYNEO est formulé à partir d'hydrolysat poussé de protéines de lactosérum, associé à un mélange breveté SYNEO (Bifidobacterium breve M-16V et prébiotique FOS/GOS). PEPTICATE SYNEO est inscrit sur la LPPR (liste des produits et des prestations remboursables) et est…
  • Au cours de l'épidémie COVID-19, des cas d'anosmie ont été recensés dans plusieurs pays, en particulier chez des patients n'ayant par ailleurs aucun symptôme évocateur de COVID-19. Ce sont ces cas que les auteurs d'une étude menée dans 12 hôpitaux européens ont essayé de quantifier. Par ailleurs, l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux (INESSS) du Québec a publié, fin mars 2020, un état des lieux sur les troubles olfactifs et gustatifs associés à l'infection COVID-19, en s'appuyant sur différentes informations provenant des autorités de plusieurs pays.
  • Peu à peu, des signes cutanés associés à l'infection par le SARS-Cov-2 sont décrits, allant du simple prurit à des acrosyndromes. La Société française de dermatologie a lancé un appel à cas. Les soignants sont eux victimes de lésions secondaires aux lavages répétés des mains et au port de masques en continu.
  • Le confinement, du fait de la baisse de l’activité physique et de la sédentarité, n’est pas sans conséquences, notamment sur l’appareil locomoteur, la balance énergétique et la santé mentale. Pour aider la population à adapter ses comportements en cette période d'épidémie de COVID-19, l’Anses a revu ses repères de 2016. Et ses recommandations s'adressent tout autant à la population générale qu'à certains professionnels de santé qui travaillent de plus en plus devant leur écran, téléconsultation oblige.
  • Recyclage des masques FFP2 : Stanford publie des éléments de décision

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 08/04/2020
    En cette période d’épidémie et de difficultés d’approvisionnement en masques FFP2, la question du recyclage se pose. En prévision des difficultés des soignants à travers le monde, la faculté de médecine de l’université Stanford (Californie) vient de publier une étude et des éléments de décision pour les établissements de soins qui auraient besoin d’avoir recours à ce procédé. Ces éléments viennent compléter ceux publiés jusqu’ici et synthétisés dans un document du Center for Disease Control (CDC) et des fiches pratiques du consortium N95Decon.
  • Le laboratoire Pierre Fabre a décidé d'arrêter la commercialisation de l'antidépresseur IXEL gélule (milnacipran) ; la fin de l'approvisionnement des grossistes et des pharmacies est programmée en 2 temps : à partir du 31 mai 2020 pour IXEL 50 mg gélule ; à partir du 30 novembre 2020 pour IXEL 25 mg gélule. Sans attendre la disparition de cette spécialité, le laboratoire recommande aux professionnels de santé d'anticiper cet arrêt de commercialisation. Les génériques à base de milnacipran restent commercialisés.
  • Le recours à la téléconsultation a bondi depuis la mise en place du confinement, le 15 mars 2020. Pour éviter les disparités d'ordre technique et répondre aux besoins des patients dépourvus de moyens de connexion en vidéo, le ministre de la Santé a autorisé la réalisation de ces consultations par téléphone. Cette récente décision s'ajoute à diverses mesures intervenues en mars, pour faciliter l'accès à cet acte de télémédecine. EDIT du 28 avril 2020 : les conditions dérogatoires pour la prise en charge d'une téléconsultation par téléphone ont été précisées dans le décret du 21 avril 2020 (Journal officiel du 23 avril 2020 - texte 6). /FIN EDIT
  • Depuis que l'épidémie COVID-19 est entrée dans sa troisième phase, Santé Publique France publie désormais un point épidémiologique hebdomadaire. Même si les chiffres vont changer de semaine en semaine, le point de situation du 2 avril 2020 nous donne l'opportunité de résumer les dernières données concernant les personnes résidant dans des établissements médico-sociaux ou hospitalisées, notamment en réanimation.
  • Depuis que l'épidémie COVID-19 est entrée dans sa troisième phase, Santé Publique France publie désormais un point épidémiologique hebdomadaire. Même si les chiffres vont changer de semaine en semaine, le point de situation du 2 avril 2020 nous donne l'opportunité de résumer les dernières données concernant le nombre de consultations pour insuffisance respiratoire aiguë, la surveillance virologique et le nombre de cas de COVID-19 confirmés en France. Les informations concernant les structures de soins, qu'il s'agisse d'établissements médico-sociaux ou hospitaliers, font l'objet d'un autre article spécifique.
  • Calendrier des vaccinations : les recommandations pour 2020 sont publiées

    Santé Publique Recommandations | David PAITRAUD - 07/04/2020
    Le ministère des Solidarités et de la Santé a publié la version actualisée du calendrier des vaccinations et des recommandations vaccinales pour l'année 2020. Cette nouvelle édition met notamment à jour les recommandations concernant les infections par les papillomavirus humains, la grippe saisonnière et la fièvre typhoïde. Elle précise par ailleurs les modalités de rattrapage vaccinal des personnes et des migrants primo-arrivants dont le statut vaccinal est inconnu/incomplet ou incomplètement connu, telles que définies par la HAS (Haute Autorité de Santé) en février 2020. En parallèle, la HAS (haute Autorité de santé) a émis des recommandations relatives à la stratégie vaccinale pendant l'épidémie de COVID-19 et la période de confinement où elle insiste, notamment, sur la nécessité de maintenir les…
  • AINS, corticoïdes, traitements immunosuppresseurs, biothérapies, etc., la Société française de rhumatologie (SFR) précise la conduite à tenir en cas de traitement pour un rhumatisme inflammatoire chronique dans le cadre de la COVID-19.
  • Un arrêté et un décret ministériel visant à soutenir les capacités d'examen de détection du génome du SARS-CoV-2 par RT-PCR (réaction de polymérisation en chaîne par transcription inverse) ont été publiés au Journal officiel du 6 avril 2020. Ces textes prévoient d'élargir la réalisation de la phase analytique de cet examen de biologie médicale à d'autres laboratoires que ceux de biologie médicale, dont les laboratoires d'analyses départementaux. Dans tous les cas, l'examen de détection de l'ARN du SARS-CoV-2 reste sous la responsabilité du laboratoire de biologie médicale.
  • COVID-19 : gynécologues et obstétriciens s'adaptent

    Santé Publique COVID-19 | - 06/04/2020
    Contraception, interruption volontaire de grossesse (IVG), aide médicale à la procréation (AMP), suivi de grossesse, accouchement, les gynécologues et obstétriciens ont largement adopté un suivi à distance lorsqu'il est possible. Les IVG sont toujours assurées, l'AMP est reportée, le suivi de grossesse adapté. Les conditions d'accouchement et les suites de couches sont en revanche largement modifiées par l'épidémie de COVID-19.
  • Naître en pleine épidémie de COVID-19

    Santé Publique COVID-19 | - 06/04/2020
    L'épidémie de COVID-19 modifie les conditions de la naissance et celles de la prise en charge des nouveau-nés qui sont hospitalisés en néonatalogie. Les organisations et les fonctionnements de ces services sont bouleversés.
  • Infection par SARS-CoV-2 : quid de l’atteinte rénale ?

    Santé Publique COVID-19 | - 03/04/2020
    Il est clair qu'au cours de l’infection COVID-19, la lésion des organes la plus grave est pulmonaire. Il est possible néanmoins que des atteintes rénales, pour l’instant peu décrites, participent à la mortalité de la maladie. Voici quelques données de la littérature sur le sujet.
  • La clé parfaite du pangolin, un voyage aux origines du SARS-CoV-2

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 03/04/2020
    Depuis quelques semaines, un mammifère à écailles a fait son nid dans nos conversations : le pangolin asiatique. Pourquoi ce timide animal sylvestre et nocturne, grand amateur de fourmis, est-il soudain devenu l'objet de notre intérêt ? Pour vous distraire de l'infobésité clinique et thérapeutique autour de la COVID-19, VIDAL vous entraîne sur les traces du pangolin asiatique, à la recherche des origines du SARS-CoV-2.
  • Selon un arrêté publié au Journal officiel du 3 avril 2020, la spécialité à base de bélatacept NULOJIX 250 mg poudre pour solution à diluer pour perfusion peut être délivrée en rétrocession jusqu'au 31 mai 2020. Cette mesure exceptionnelle est prise dans le contexte épidémique de COVID-19, pour garantir les traitements d'entretien du rejet de greffon des patients adultes ayant reçu une transplantation rénale et permettre l'administration de ce médicament au domicile du patient.
  • Les informations concernant l’épidémie actuelle dénommée COVID-19 s’accumulent à un rythme qui ne cesse de s’accélérer. VIDAL s'est employé à relayer quotidiennement, dans une VIDAL News Spécial COVID-19, celles qui nous ont semblé pouvoir vous intéresser. Si vous souhaitez lire ou relire les articles publiés cette semaine, il vous suffit de cliquer sur les liens ci-dessous. Bonne lecture !
  • Dans la continuité des décrets et arrêtés publiés depuis début mars, un arrêté du 1er avril 2020 publié au Journal officiel du 2 avril assouplit certaines dispositions du code de la Santé publique, afin d'assurer la continuité des soins et de la prise en charge des patients, en période d'épidémie de COVID-19 : possibilité pour le pharmacien d'officine ou un prestataire de substituer un dispositif médical (DM) par un autre, en cas de rupture avérée du DM initialement prescrit et avec l'accord préalable du médecin, assouplissement des modalités d'admission en HAD (hospitalisation à domicile).
  • Selon les récentes informations communiquées par l'ANSM*, les médicaments suivants font l'objet de tensions d'approvisionnement sur le marché de ville et le marché hospitalier : en infectiologie : tensions d'approvisionnement pour KALETRA comprimé pelliculé et solution buvable (lopinavir/ritonavir) en raison d'une demande anormalement importante. La distribution est contingentée en ville pour préserver les stocks et assurer la continuité des traitements pour les patients chroniques (VIH). À l'hôpital, où la demande a augmenté pour prendre en charge des patients COVID-19, le laboratoire met à disposition des unités d'une spécialité importée dénommée ALUVIA 200 mg/50 mg comprimé pelliculé, identique à KALETRA ; en neurologie : perturbation de l'approvisionnement pour BETAFERON 250 microgrammes/mL poudre et solvant pour solution injectable (interféron bêta-1b), imposant un…
  • Le tour du monde… masqué !

    Santé Publique COVID-19 | - 02/04/2020
    Depuis le déclenchement de l’épidémie COVID-19, la question des masques a fait couler beaucoup d’encre, certes en France, mais aussi dans d’autres régions du globe. Les questionnements abondent en effet sur ce thème : quel type de masque, pour qui, quand le porter, pendant combien de temps, où s’en procurer, peut-on le réutiliser, peut-on en fabriquer soi-même, etc. ? Autant d’interrogations qui n’ont pas de réponse unique, en attestent les différentes attitudes adoptées par plusieurs pays (en dehors de la France) et qui ont été rappelées dans un article du Lancet Respiratory Medicine.
  • Comme le prévoyait le décret du 25 mars 2020, l'ANSM* a publié sur son site les protocoles d'utilisation thérapeutique de l'hydroxychloroquine et de l'association lopinavir/ritonavir pour accompagner les équipes soignantes dans l'utilisation hors AMM de ces médicaments chez les patients COVID-19, à l'hôpital. Ces protocoles précisent les schémas posologiques à instaurer, les précautions d'emploi et les modalités de surveillance des patients. Pour les patients concernés par ces traitements, l'ANSM a par ailleurs élaboré des documents d'information décrivant ces médicaments, la liste des éléments à déclarer aux médecins avant d'initier ces traitements (autres traitements, antécédents cardiaques, grossesse), les signes évoquant la survenue d'un événement indésirable et la conduite à tenir. *Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • Depuis le début du confinement lié à l'épidémie COVID-19, le ministre des solidarités et de la santé Olivier Véran a signé plusieurs décrets et arrêtés visant à permettre la continuité des soins et de la prise en charge des patients. Dernier en date, l'arrêté du 31 mars 2020, publié au Journal officiel du 1er avril, autorise : les infirmiers/ères à prolonger certains soins prescrits, au-delà de la date d'expiration de l'ordonnance, jusqu'au 15 avril 2020 ; les sages-femmes libérales ou salariées à facturer à l'Assurance maladie des actes réalisés à distance par téléconsultation.
  • Choc cytokinique : les essais thérapeutiques en cours dans la COVID-19

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 01/04/2020
    L'infection par le SARS-CoV-2 semble déclencher un syndrome de libération des cytokines, ou orage cytokinique, qui pourrait être à l'origine de nombreuses complications sévères (voir l'article de ce jour "COVID-19 : le rôle du choc cytokinique et les premières pistes thérapeutiques"). Les inhibiteurs des récepteurs de l'interleukine 6 (dont font partie le tocilizumab [ROACTEMRA] et le sarilumab [KEVZARA]), ont montré leur intérêt dans d'autres contextes où se produit ce choc cytokinique. Après des résultats préliminaires obtenus en Chine, de nombreuses études cliniques se sont donc rapidement mises en place pour évaluer l'intérêt de ces inhibiteurs dans la prise en charge des formes graves de COVID-19. D'autres essais sont également menés pour évaluer l'intérêt de la colchicine dans la prise en…
  • COVID-19 : le rôle du choc cytokinique et les premières pistes thérapeutiques

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 01/04/2020
    Chez certains patients, la COVID-19 semble déclencher un syndrome de libération des cytokines, ou orage cytokinique, qui pourrait être à la racine de nombreuses complications sévères. Chez ces malades, des taux sanguins élevés d'interleukines 6, 2, 7 et 10, de G-CSF, de TNF alpha et de protéines induites par l'interféron gamma ont été observés. Les inhibiteurs des récepteurs de l'interleukine 6, et en particulier le tocilizumab (ROACTEMRA), ont montré leur intérêt dans d'autres contextes où se produit ce choc cytokinique. Des résultats préliminaires d'auteurs chinois ont déjà été publiés, mais de nombreux autres essais ont été mis en place dont le descriptif fait l'objet d'un autre article ce même jour, "Choc cytokinique : les essais thérapeutiques en cours dans la…
  • COVID-19 : quel risque pour les nourrissons ?

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 31/03/2020
    Publiée le 26 mars 2020, une étude rétrospective chinoise semble indiquer que, chez les enfants, la COVID-19 pourrait être à l'origine de symptômes sévères, plus fréquemment que rapporté jusque-là. Ceci en particulier chez les nourrissons de moins de 12 mois, chez lesquels 10 % de formes seraient "graves" ou "critiques". Les résultats de ce travail ont provoqué un émoi chez des parents inquiets de cette information, ce d'autant que le décès d'un enfant de moins d'un an vient d'être rapporté aux États-Unis. Même si l'analyse critique de cette étude doit faire relativiser ses résultats, ce sont néanmoins les premières données en nombre important chez l'enfant dont nous disposons. Elles apportent des éléments à suivre et à comparer aux futures données…
  • Dans le contexte épidémique actuel, les services et structures recevant des patients suivis en psychiatrie se sont réorganisés pour assurer la continuité des soins, tout évitant les risques de contamination. L'impact psychologique du confinement dans la population générale, bien mis en évidence en Chine, fait de son côté l'objet de différentes enquêtes en France.
  • Premiers résultats cliniques positifs pour l’hydroxychloroquine dans la COVID-19 modérée

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 31/03/2020
    Une étude chinoise de l’hôpital Renmin (non encore publiée, mais disponible en preprint avant reviewing depuis le 30 mars 2020) suggère que, chez des patients présentant des formes modérées de COVID-19, l’administration de 400 mg/jour d’hydroxychloroquine pendant 5 jours accélère modestement la disparition des symptômes (en moyenne, une journée de moins de fièvre et de toux sur 3 jours de symptômes). Mais ce traitement pourrait s’avérer plus décisif en termes de prévention de la progression vers des formes graves : les 4 patients ayant progressé vers une forme clinique sévère étaient tous dans le groupe contrôle. Malgré ses limites (changement de design en cours d’étude, petite taille, traitement standard mal décrit, éventuelle absence de double aveugle, non publication de données…
  • Suite à un signal émanant des centres régionaux de pharmacovigilance, l'ANSM* met en garde contre les risques associés à l'utilisation d'hydroxychloroquine (PLAQUENIL 200 mg comprimé) sans surveillance cardiaque. L'Agence rappelle que ce médicament est actuellement autorisé dans le cadre hors AMM uniquement pour le traitement des patients COVID-19 dans un état grave et hospitalisés, sur décision médicale collégiale, conformément à l'avis du HCSP (Haut Conseil de Santé publique) et au décret du 25 mars. En aucun cas ce médicament ne doit être utilisé en automédication ou sur prescription d’un médecin de ville ou encore en autoprescription d’un médecin pour lui-même, pour le traitement du COVID-19. Ce rappel s'applique également à l'association anti-VIH lopinavir/ritonavir (KALETRA et générique). Le risque d'effet indésirable…
  • En marge du développement d'un traitement pharmacologique, du repositionnement d'un médicament déjà existant ou de la mise au point d'un vaccin, une autre approche pourrait permettre de traiter la COVID-19 et surtout la prévenir : la sérothérapie, autrement dit l'administration d'anticorps dirigés contre le SARS-2. Trois protocoles vont bientôt débuter à New York.
  • La pandémie d’infections COVID-19 progresse rapidement, les données sur le possible rôle délétère du tabagisme sont encore parcellaires. Mais fumer favorise la survenue d’une infection COVID-19 et est associé à une évolution plus sévère de la maladie, selon l’OMS et une revue de la littérature.
  • Chloroquine… une histoire… d’avenir ?

    Santé Publique COVID-19 | - 28/03/2020
    Au regard de l'agitation suscitée par la chloroquine, tant au sein de la communauté scientifique et des professionnels de santé que dans la population générale, nous vous proposons un instant de paix pour rappeler l'histoire passionnante de cette molécule qui, du quinquina il y a quatre siècle, conduit à la chloroquine de notre actualité présente.
  • Les patients atteints de maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI), maladie de Crohn ou rectocolite hémorragique, sont-ils plus à risque de développer une COVID-19, ou une infection plus sévère ? Faut-il modifier leur traitement ?
  • Les essais thérapeutiques en cours contre la COVID-19

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 27/03/2020
    Dans les bases de données américaines recensées dans ClinicalTrials.gov, 89 essais cliniques relatifs à la COVID-19 sont listés. Nous vous proposons une synthèse des différentes options thérapeutiques actuellement évaluées dans le monde contre l'infection par SARS-CoV-2 et ses complications.
  • COVID-19 et animaux domestiques : que dire à ses patients ?

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 27/03/2020
    Certains patients peuvent vous interroger sur la possibilité que leur chien ou leur chat leur transmette le coronavirus SARS-CoV-2. Malgré l'existence exceptionnelle de deux chiens porteurs d'ARN viral à Hong Kong, aucune donnée scientifique n'est en faveur d'un rôle des animaux domestiques dans la transmission de ce virus.
  • L'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) a récemment signalé des épisodes de tensions d'approvisionnement pour les spécialités suivantes : en pneumologie/infectiologie : rupture de stock pour une période de 1 an d'ANSATIPINE 150 mg gélule (rifabutine) et mise à disposition d'une spécialité identique initialement destinée à l'Allemagne ; en rhumatologie : nouvel épisode de tension d'approvisionnement en COLCHIMAX comprimé pelliculé sécable (colchicine, méthylsulfate de tiémonium, poudre d'opium) pour une durée indéterminée. La distribution en ville est contingentée. À l'inverse, en pneumologie/infectiologie, TOBI PODHALER 28 mg poudre pour inhalation en gélule (tobramycine) est remis à disposition.
  • Le médicament anti-androgène XTANDI 40 mg comprimé pelliculé (enzalutamide) est désormais remboursable et agréé aux collectivités dans le traitement du cancer de la prostate résistant à la castration (CPRC) non métastatique à haut risque chez les hommes adultes. Jusqu'à présent, seules les indications dans le CPRC métastatique bénéficiaient d'une prise en charge par l'Assurance maladie.
  • Les informations concernant l’épidémie actuelle dénommée COVID-19 s’accumulent à un rythme qui ne cesse de s’accélérer. VIDAL s'est employé à relayer quotidiennement, dans une VIDAL News Spécial COVID-19, celles qui nous ont semblé pouvoir vous intéresser. Si vous souhaitez lire ou relire les articles publiés cette semaine, il vous suffit de cliquer sur les liens ci-dessous. Bonne lecture !
  • Suite aux nombreuses déclarations relatives à l'efficacité espérée de l'hydroxychloroquine (PLAQUENIL) et de l'association antivirale lopinavir/ritonavir (KALETRA et générique) dans la prise en charge thérapeutique du COVID-19, le ministre de la Santé a signé un décret pour encadrer la dispensation de ces médicaments en officine et dans les PUI (pharmacie à usage intérieur). En parallèle et conformément à ce texte, l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) a pris les dispositions nécessaires pour sécuriser l'accès de ces médicaments aux patients traités dans les conditions de l'AMM. L'ANSM demande aux pharmaciens d'officine : de ne délivrer PLAQUENIL, KALETRA et son générique que sur prescription médicale, dans les indications de l'AMM ; pour PLAQUENIL, restriction des modalités…
  • "Docteur, la contamination par les aliments est-elle possible ?"

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 25/03/2020
    Dans un avis publié le 11 mars 2020, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) aborde la question de la transmission du coronavirus SARS-CoV-2 par les aliments. Ses conclusions reposent sur les travaux d’un Groupe d’expertise collectif d’urgence « Covid-19 » (GECU) réuni pour l’occasion. Les conclusions des travaux de ce GECU pointent uniquement un risque théorique de contamination par un aliment souillé par des gouttelettes, manipulé ou consommé cru ou insuffisamment cuit.
  • L’essai clinique européen portant sur diverses molécules dans le traitement de la COVID-19 (essai Discovery) contient un bras portant sur l’efficacité éventuelle du remdésivir, un analogue de l’adénosine. Que sait-on de cet antiviral à ce jour ? Pourquoi est-il évalué contre le SARS-CoV-2 ?
  • Un nouvel arrêté publié au Journal officiel du 24 mars 2020 étend la possibilité de renouvellement d'une prescription expirée aux médicaments stupéfiants et assimilés stupéfiants. Cette mesure exceptionnelle est applicable jusqu'au 31 mai 2020, avec l'accord écrit du prescripteur. Pour les autres médicaments pouvant déjà bénéficier d'un renouvellement exceptionnel au-delà de la date d'expiration de la prescription, l'arrêté réduit la date d'application de cette mesure au 15 avril 2020, au lieu du 31 mai 2020 initialement. EDIT du 6 avril 2020 : Cette modification de date est annulée par arrêté du 1er avril 2020 publié au Journal officiel du 2 avril 2020. La date du 31 mai 2020 reste applicable, comme initialement prévu. /FIN EDIT Enfin, l'arrêté du 23 mars…
  • Épidémie de COVID-19 : ne plus réaliser de TROD angine à l'officine

    Santé Publique COVID-19 | David PAITRAUD - 24/03/2020
    Prenant en compte le mode de transmission du SARS-Cov-2, la Direction générale de la Santé recommande aux médecins de ne pas orienter les patients vers les pharmacies pour la réalisation de TROD angine et aux pharmaciens de suspendre la réalisation ces tests en période d'épidémie de COVID-19.
  • COVID-19 : les vétérinaires à la rescousse !

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 24/03/2020
    Depuis le début de la période de confinement et la montée en puissance de l’épidémie de COVID-19 dans les services hospitaliers, les vétérinaires se mobilisent pour venir en soutien à la médecine humaine. Enrôlements dans la réserve sanitaire, dons de masques et de gants, prêts de respirateurs, recherche, etc. Les vétérinaires veulent participer à l’effort national et apporter leur expérience dans la maîtrise des nombreuses infections à coronavirus animales.
  • Parmi les nombreuses études cliniques sur les traitements de l'infection à SARS-COV-2 initiées dans le monde et notamment en Chine, deux d’entre elles intéressent particulièrement les Français. La première est un essai coordonné par l’Inserm, baptisé Discovery. Il s’agit d’un projet européen dont l’objectif est d’évaluer les stratégies thérapeutiques suivantes, toutes associées à un traitement symptomatique : le remdésivir, l’association lopinavir/ritonavir associée ou non à l’interféron bêta, l’hydroxychloroquine et le traitement symptomatique seul. La seconde, Solidarity, est une étude menée par l’OMS à laquelle au moins 10 pays devraient participer et qui repose sur un protocole similaire.
  • À l’occasion de l’épidémie actuelle COVID-19 et de la mise en confinement de la population française, le Dr François Trémolières, qui a œuvré pendant de nombreuses années comme infectiologue et réanimateur à l’hôpital Claude-Bernard de Paris et membre du Comité scientifique de VIDAL Recos, livre aujourd’hui le fruit de son expérience en matière d’épidémie, mais aussi ses questionnements et son avis sur la crise sanitaire actuelle.
  • C’est un bon signal pour notre société qu’après les appels à rejoindre la Réserve sanitaire, relayés par VIDAL (notre article du 11 mars 2020), beaucoup de personnes se soient portées volontaires. Néanmoins, face à cet afflux de candidatures exceptionnel, Santé publique France a tenu à réserver ses choix à quelques professions bien ciblées. Parallèlement, une plateforme vient d’être mise en place en Île-de-France pour mettre en relation des professionnels de santé, désirant apporter leur aide, avec des établissements de soins demandeurs.
  • COVID-19 : nouvelles données sur des formes cliniques atypiques

    Santé Publique COVID-19 | Isabelle COCHOIS - 23/03/2020
    Dans un communiqué en date du 22 mars 2020, la Direction Générale de la Santé décrit l'existence de formes atypiques de la COVID-19, notamment chez les personnes âgées, se traduisant par des signes digestifs, neurologiques, etc. Par ailleurs, le Conseil national professionnel d'ORL constate la recrudescence d'anosmie brutale sans obstruction nasale, potentiellement en relation avec le SARS-COV-2. Au regard de ces nouvelles formes cliniques de COVID-19, il est recommandé aux professionnels de santé d'être attentifs à différents points, décrits dans l'article ci-dessous. La fiche COREB (Coordination du Risque Épidémique et Biologique) dédiée au repérage et à la prise en charge de l'infection COVID-19 par les médecins de ville, a par ailleurs été mise à jour en tenant compte de ces…
  • Dans le contexte épidémique actuel de COVID-19, l’ANSM* a décidé de : suspendre les collectes de selles destinées aux transplantations de microbiote fécal (TMF), restreindre la réalisation et la dispensation des préparations magistrales et hospitalières réalisées à base de microbiote, ne procéder qu'aux transplantations urgentes en utilisant en priorité les stocks préparés avec des dons collectés avant le 30 janvier 2020, restreindre les essais cliniques portant sur le microbiote fécal. Cette décision est prise sur la base des données actuelles, indiquant que le coronavirus SARS-CoV-2 peut être retrouvé dans les selles, et que sa réplication dans le tube digestif est avérée selon des publications scientifiques récentes. *Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • Chez les sujets porteurs d'une maladie cardiovasculaire, le risque de développer une COVID-19 est-il plus élevé et l'infection plus grave ? Des auteurs chinois viennent d'apporter des éléments de réponse, grâce aux données actuelles et à celles colligées lors des épidémies SRAS et MERS.
  • L'ANSM* rappelle aux équipes médicales les précautions à respecter lors de l'utilisation des produits de contraste à visée diagnostique. En effet, selon les données de pharmacovigilance, des réactions d’hypersensibilité immédiate (HSI) sont régulièrement rapportées avec cette catégorie de médicaments. D'une manière générale, la prescription et l'administration d'un produit de contraste doivent être décidées de manière individuelle, en tenant compte du profil du patient. Les patients asthmatiques, atopiques ou ayant des antécédents d'allergie avec un produit de contraste constituent des populations à risque. Une surveillance médicale de tous les patients pendant et après l’administration du produit de contraste (30 minutes) doit être mise en place. Les centres d'imagerie médicale doivent être équipés des moyens nécessaires à une réanimation d'urgence. *Agence nationale…
  • Répertoire des génériques : 4 groupes supplémentaires

    Médicaments Génériques | David PAITRAUD - 19/03/2020
    Le répertoire des génériques s'est enrichi de 4 nouveaux groupes : en infectiologie, avec le groupe CLOXACILLINE 1 g poudre pour solution injectable, dont le référent est le médicament hospitalier ORBENINE 1 g injectable ; en gynécologie, avec le groupe SERTACONAZOLE 300 mg ovule, dont le référent est MONAZOL ovule ; en neurologie, avec le groupe ESLICARBAZEPINE 800 mg comprimé, dont le référent est ZEBINIX 800 mg comprimé ; en oncologie, avec le groupe THALIDOMIDE 50 mg gélule, dont le référent est le médicament hospitalier THALIDOMIDE CELGENE 50 mg gélule.
  • Le lavage des mains est un des gestes barrières essentiels pour enrayer la propagation du virus SARS-CoV-2. Ce geste peut être réalisé avec de l'eau et du savon ou avec une solution hydro-alcoolique (SHA). Depuis le 5 mars, le gouvernement a décidé d'encadrer le prix des gels et solutions hydro-alcooliques vendus sur le territoire français, afin d'éviter une inflation de ce marché. En outre, pour subvenir aux besoins de la population, les pharmaciens d'officine et des pharmacies à usage hospitalier peuvent préparer des SHA, selon la formulation de l'OMS. D'autres établissements, dont les laboratoires pharmaceutiques et cosmétiques, sont également autorisés à élaborer ces produits pour un usage humain. EDIT du 24 mars 2020 : Arrêté du 23 mars 2020 publié…
  • COVID-19 : le retour de la chloroquine ?

    Santé Publique COVID-19 | - 19/03/2020
    Les caractéristiques de l'épidémie COVID-19 évoluent si vite que les positions des experts doivent s'y adapter, parfois en renonçant à des choix thérapeutiques ou de santé publique préexistants ou, à l'inverse, en révisant leurs premiers avis négatifs. C'est aujourd'hui la chloroquine qui semble faire son retour. Le Dr François Trémolières, anciennement infectiologue réanimateur à l'hôpital Claude-Bernard et membre du Comité scientifique de VIDAL Recos, a décrypté pour VIDAL les premiers résultats obtenus.
  • L'ANSM* fait le point sur la disponibilité en ville et à l'hôpital des spécialités suivantes : VACCIN pneumococcique PNEUMOVAX : approvisionnement tendu et mise en place d'un contingentement. TOBI 300 mg/5 mL solution pour inhalation par nébuliseur (tobramycine) : reprise de l'importation d'unités anglaises de cette spécialité. BURINEX 2 mg/4 mL IV solution injectable en ampoule (bumétanide) : remise à disposition normale. *Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • Comme annoncé par le président de la République lundi 16 mars 2020, un nouveau stock de masques a été acheminé dans les pharmacies, en priorité dans les 25 départements les plus touchés par l'épidémie de COVID-19. Ce stock, composé de masques FFP2 et de masques chirurgicaux, doit permettre de couvrir les besoins des professionnels de santé libéraux a minima pour 2 semaines. Dans la foulée, la DGS (Direction générale de la santé) a précisé les règles de distribution de ces dispositifs, notamment les quotas de répartition par professionnel et les modalités de traçabilité. Les caisses primaires d’assurance maladie sont en charge du suivi de l’exécution de ces règles à partir d'un document unique de traçabilité tenu par chaque pharmacie d'officine.
  • Parmi les mesures d'urgence décidées dans le contexte d'épidémie de COVID-19, un arrêté du 14 mars 2020 autorise les pharmaciens à étendre la validité d'une ordonnance pour un traitement chronique, au-delà de la date prévue par la prescription et, selon un autre arrêté en date du 17 mars, pour une période n'excédant pas 1 mois. EDIT du 24 mars 2020 : le renouvellement exceptionnel d'une ordonnance expirée est étendu médicaments stupéfiants et assimilés stupéfiants par arrêté du 23 mars 2020, après l'accord écrit du prescripteur. /FIN EDIT EDIT du 20 mars 2020 : ces dispositions ont été étendues aux pharmaciens exerçant en PUI (pharmacie à usage intérieur) par arrêté du 19 mars 2020, pour toute délivrance de médicament aux patients…
  • L'ANSM* a décidé de suspendre l'autorisation de mise sur le marché (AMM) d'ESMYA 5 mg comprimé (ulipristal), dans l'attente des conclusions de la réévaluation européenne de ce modulateur des récepteurs à la progestérone. Cette décision fait suite à un nouveau cas d'hépatite fulminante survenu en Europe chez une femme traitée par ESMYA pour un fibrome utérin. Cet effet indésirable associé à l'ulipristal 5 mg est connu, et a fait l'objet de mesures de réduction des risques en 2018. En pratique, la décision française implique : pour les patientes, de ne plus utiliser ESMYA et d'interrompre leur traitement en lien avec leur prescripteur (et en tenant compte de la situation sanitaire actuelle provoquée par l'épidémie de COVID-19), pour les médecins, de…
  • COVID-19 : un quota pour la délivrance du paracétamol en officine

    Santé Publique COVID-19 | David PAITRAUD - 18/03/2020
    Depuis le 18 mars, l'ANSM* demande aux pharmaciens de respecter les quotas suivants lors de la délivrance de paracétamol sans ordonnance médicale, afin de préserver les stocks : 1 seule boîte de paracétamol (500 mg ou 1 g) par patient en l'absence de symptôme, 2 boîtes (500 mg ou 1 g) par patient en cas de douleur ou de fièvre. En parallèle, la vente en ligne des médicaments à base de paracétamol, d'ibuprofène ou d'aspirine est suspendue. Ces décisions sont entérinées par l'arrêté ministériel du 17 mars et s'appliquent jusqu'au 31 mai 2020. Dans ce contexte, l'Agence rappelle que les AINS (ibuprofène, aspirine, etc.) sont à proscrire dans le traitement de la fièvre, chez les patients présentant une infection virale.…
  • Comment faire face, psychologiquement, à l’épidémie COVID-19 ? Qu’il s’agisse de personnes infectées ou non, en situation de confinement, ou même de professionnels de santé en quarantaine, certains s’adaptent facilement, mais d’autres sont beaucoup plus démunis. Pour eux, deux psychologues américains, exerçant respectivement dans les universités de Yale et de Pennsylvanie, apportent leurs compétences en la matière.
  • Alors que la pandémie de COVID-19 est déjà installée, la question est maintenant de pouvoir l’atténuer ou la contenir le plus possible. En l’absence de traitement spécifique et de vaccin, la mesure a été prise, dans de nombreux pays, d’éviter au maximum les contacts entre personnes. À ce propos, deux épidémiologistes de l’université de Californie (UCSF) expliquent pourquoi cette option a été choisie et comment chaque personne peu ralentir l’épidémie actuelle.
  • La pandémie actuelle due au SARS-CoV-2 a mis sur le devant de la scène la menace que représentent les maladies infectieuses émergentes. Or, comme l’explique Rodolphe Gozlan, directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement, et Soushieta Jagadesh, doctorante dans ce même institut, dans la revue The conversation, "de nombreux indices portent à croire que la fréquence de l’apparition de nouveaux agents infectieux pourrait augmenter dans les décennies à venir".
  • Que dire aux patients sur l’épidémie COVID-19 ?

    Santé Publique COVID-19 | - 12/03/2020
    Il a fallu seulement 12 semaines pour que la COVID-19, le nom de l’infection dû au nouveau coronavirus (SARS-CoV-2), passe du statut de maladie inconnue à celui de menace mondiale. Et la situation évolue tous les jours. Comment le médecin peut-il en parler à ses patients qui sont inondés d’informations sur ce nouveau risque ?
  • Alors que s’accélère la propagation de l’épidémie à SARS-CoV2, les appels à la mobilisation des médecins et des infirmiers pour qu’ils rejoignent la Réserve sanitaire se multiplient, qu’ils proviennent de la Direction générale de la santé, de Santé publique France, du Conseil national de l’ordre des médecins ou du Conseil national de l’ordre des infirmiers.
  • Selon les récentes informations communiquées par l'ANSM*, les médicaments suivants sont remis à disposition normale : les corticoïdes à base de bétaméthasone CELESTENE CHRONODOSE 5,70 mg/ml suspension injectable en boîte de 1 ampoule, depuis le 4 mars 2020, et DIPROSTENE suspension injectable en seringue préremplie, depuis le 11 mars 2020 ; le progestatif PROGESTERONE RETARD PHARLON 500 mg/2 ml sol inj en ampoule IM (caproate d'hydroxyprogestérone), depuis le 9 mars 2020 ; l'antagoniste de la vasopressine JINARC 15 mg comprimé (tolvaptan), en mars 2020. En revanche, l'antinéoplasique à base d'asparaginase, KIDROLASE 10 000 UI poudre et solvant pour solution injectable, fait l'objet de tensions d'approvisionnement pour une durée indéterminée, avec : en ville, la rupture de stock de la boîte…
  • Une nouvelle étude menée par une équipe de l’école de santé publique John Hopkins Bloomberg de Baltimore, aux États-Unis, vient de montrer que la durée médiane d'incubation de la COVID-19 était de 5,1 jours. Il s'agit d'une estimation obtenue grâce à une analyse faite à partir des données publiques provenant de 24 pays et de 25 provinces chinoises situées en dehors de la province de Hubei, épicentre de l'épidémie.
  • Une étude récente menée en Chine, à Shenzen, et dont les résultats viennent d’être rapportés (mais non encore validés par un comité de lecture), apporte un nouvel éclairage sur l’épidémiologie de la COVID-19. Elle a notamment porté sur le rôle joué par la population pédiatrique qui semble cliniquement épargnée. Or, jusqu'à ce jour, on ne savait pas si les enfants n'étaient que peu infectés par le virus ou s'ils l'éliminaient rapidement.
  • Le facteur de croissance à base de mécasermine, INCRELEX 10 mg/mL solution injectable, est désormais contre-indiqué chez les enfants et les adolescents présentant toute affection ou antécédent augmentant le risque de néoplasie bénigne ou maligne. Cette nouvelle contre-indication s'ajoute à la précédente, chez les enfants et les adolescents ayant une néoplasie active ou suspectée. Cette décision intervient suite à des observations cliniques récentes faisant état d'une proportion de tumeurs, possiblement liées à l'utilisation de la mécasermine, supérieure à celle "de référence". Selon les données disponibles, ce risque de néoplasie serait plus élevé chez les patients traités par la mécasermine alors qu'ils n'ont pas de déficit en IGF-1 (insulin-like growth factor de type 1) ou chez ceux traités à des doses…
  • Pour les patients, une maladie chronique peut peser lourdement sur la vie quotidienne car la prise en charge thérapeutique leur demande souvent beaucoup de temps, d'énergie, voire un investissement financier. Outre une altération de la qualité de vie, cette situation peut avoir des conséquences négatives en termes d'observance thérapeutique. Une étude menée en France a permis d'évaluer l'importance de ce phénomène et d'en tirer quelques leçons.
  • Six présentations de la gamme NICOTINELL (nicotine), indiquées dans le traitement de la dépendance tabagique, seront déremboursées à partir du 13 avril 2020, sur demande du laboratoire : NICOTINELL FRUIT 2 mg SANS SUCRE gomme à mâcher : boîte de 204 ; NICOTINELL MENTHE FRAICHEUR 2 mg SANS SUCRE gomme à mâcher : boîte de 204 ; NICOTINELL MENTHE 1 mg comprimé à sucer : boîtes de 36 et de 204 ; NICOTINELL MENTHE 2 mg comprimé à sucer : boîtes de 36 et de 204.
  • EDIT du 19 mars 2020 : rappel de tous les lots non périmés de TIAPRIDAL 5 mg/goutte actuellement sur le marché (pharmacie d'officine, établissement de santé, circuit de distribution) suite à la mise à disposition de la nouvelle version (avec un seringue doseuse), pour éviter la coexistence des deux présentations./FIN EDIT L'antipsychotique à base de tiapride, TIAPRIDAL 5 mg/goutte solution buvable en gouttes, change de dénomination et devient TIAPRIDAL 138 mg/mL solution buvable. Le dosage n'est pas modifié. En parallèle, le dispositif d'administration en flacon compte-gouttes est remplacé par un flacon et une seringue doseuse pour administration orale graduée de 25 mg à 200 mg, par intervalles de 25 mg. Cette nouvelle présentation sera disponible à partir du 19 mars…
  • Disponibilité de DUKORAL et de SIKLOS : état des lieux

    Médicaments Disponibilité | Isabelle COCHOIS - 05/03/2020
    L'ANSM a récemment communiqué sur la disponibilité des spécialités suivantes, commercialisées en ville et à l'hôpital : remise à disposition du vaccin contre le choléra DUKORAL suspension et granulés effervescents pour suspension buvable ; risque de rupture de stock des antinéoplasiques SIKLOS 100 mg comprimé pelliculé et SIKLOS 1 000 mg comprimé pelliculé sécable.
  • CACIT VITAMINE D3 est désormais disponible en comprimé à croquer ou à sucer dosé à 500 mg de calcium et 1 000 UI de colécalciférol. La teneur en colécalciférol de ce nouveau dosage est la plus importante au sein de la gamme CACIT VITAMINE D3 (440 UI et 880 UI pour les autres dosages). CACIT VITAMINE D3 500 mg/1 000 UI comprimé à croquer/sucer est indiqué dans la prise en charge de carences vitamino D-calciques et d'ostéoporoses. Il est remboursable à 65 % et agréé aux collectivités. Son prix public s'élève à 5,28 euros (30 comprimés).
  • Un rappel de certains lots des anneaux vaginaux contraceptifs ETORING et ÉTONOGESTREL/ÉTHINYLESTRADIOL MYLAN a été mis en œuvre auprès des pharmacies, en raison d'une augmentation des signalements de rupture de l'anneau, qualifiée de "récente, importante et inattendue" par l'ANSM. L'efficacité contraceptive de l'anneau pouvant être diminuée en cas de rupture, le risque encouru est celui d'une grossesse non désirée. Un défaut qualité lié au procédé de fabrication de ces anneaux serait à l'origine de leur rupture, effet connu, mais habituellement "très rare" de cette méthode contraceptive. Des mesures correctives ont été mises en place afin de pouvoir mettre à disposition de nouveaux lots, sous la surveillance étroite de l'ANSM. Dans l'attente, des conseils sont dispensés à destination des femmes concernées,…
  • Le vaccin quadrivalent contre les infections à papillomavirus humains (HPV) GARDASIL ne sera plus commercialisé à partir du 31 décembre 2020. Cet arrêt de commercialisation, décidé par le laboratoire MSD Vaccins, est cohérent avec la stratégie vaccinale recommandée depuis 2017 : en effet, la version nonavalente de ce vaccin anti-HPV, GARDASIL 9, est recommandée pour toute nouvelle initiation de cette vaccination. GARDASIL et GARDASIL 9 n'étant pas interchangeables, GARDASIL doit désormais être réservé à la poursuite des schémas vaccinaux déjà initiés avec cette version quadrivalente.
  • En septembre 2019, le laboratoire Chauvin a suspendu la production des stylos d'adrénaline auto-injectable EMERADE, suite à l'identification d'un dysfonctionnement de certains stylos. Six mois plus tard, le laboratoire procède au rappel de tous les lots d'EMERADE actuellement disponibles dans le circuit de distribution pharmaceutique, dont les pharmacies et les établissements de santé. Les patients auxquels un stylo EMERADE a été dispensé depuis octobre 2018 doivent le conserver, mais une nouvelle fiche d'information sur les instructions d'utilisation d'EMERADE leur sera remise par les pharmaciens. Le problème de dysfonctionnement du stylo EMERADE est en cours de résolution ; le laboratoire prévoit la mise à disposition de nouveaux stylos d'EMERADE à l'été 2020.
  • Selon les récentes informations communiquées par l'ANSM, les spécialités suivantes font l'objet de tensions d'approvisionnement ou de ruptures de stock : en gynécologie, NORLEVO 1,5 mg comprimé (lévonorgestrel) : tensions d'approvisionnement pour une durée indéterminée ; en endocrinologie, EUTHYRAL 100 µg/20 µg comprimé sécable (lévothyroxine sodique/liothyronine sodique) : rupture de stock jusqu'à fin mars 2020 ; en endocrinologie également, GENOTONORM (somatropine) : les tensions d'approvisionnement touchent désormais la majorité des présentations de la gamme. La remise à disposition est prévue début avril 2020 ; en cardiologie, URAPIDIL STRAGEN LP gélule à libération prolongée : remise à disposition reportée à fin avril 2020 pour le dosage 30 mg et remise à disposition normale du dosage 60 mg ; en infectiologie, TOBI…
  • L'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) recommande aux professionnels de santé et aux patients ou proches aidants d'être attentifs à l'apparition de tout effet indésirable neuropsychiatrique suite à la prise de médicaments à base de montélukast (SINGULAIR et génériques). En effet, bien que la survenue de troubles neuropsychiatriques liés à ces médicaments soit déjà connue et mentionnée dans les notices, plusieurs signalements montrent que le lien n'est pas suffisamment identifié, avec pour conséquence un retard de diagnostic et de prise en charge adaptée. Les effets indésirables neuropsychiatriques associés au montélukast se manifestent par divers symptômes (modifications du comportement, troubles de l'humeur) qui régressent généralement à l'arrêt du traitement. Les patients, parents ou aidants doivent…
  • Coronavirus : quelles pistes thérapeutiques ?

    Santé Publique COVID-19 | - 27/02/2020
    À l’heure où les chiffres du nouveau coronavirus changent de jour en jour, voici un point sur les pistes thérapeutiques suivies actuellement par les scientifiques. Parmi les candidats, figurent des vaccins, des antiviraux, la sérothérapie, mais aussi d’autres molécules. Certains de ces traitements, déjà utilisés dans d’autres indications, permettent d’espérer une mise à disposition plus précoce que ne l’autorise le développement de médicaments de novo.
  • Fin de prise en charge en avril et mai 2020 pour plusieurs médicaments

    Médicaments Prise en charge | David PAITRAUD - 26/02/2020
    Les médicaments suivants ne seront plus remboursables par l'Assurance maladie, ni agréés aux collectivités, en raison d'un service médical rendu (SMR) jugé insuffisant par la Commission de la Transparence : à compter du 3 avril 2020 : l'inhibiteur de la résorption osseuse CALSYN 100 UI/1 mL solution injectable (calcitonine de saumon), l'agoniste dopaminergique PARLODEL 2,5 mg comprimé sécable INHIBITION DE LA LACTATION (mésilate de bromocriptine). à compter du 18 mai 2020 : le bêta-2 stimulant SALBUMOL 0,5 mg/1 mL solution injectable (sulfate de salbutamol). L'antiprogestatif hospitalier MIFFEE 200 mg comprimé (mifépristone) perdra également son agrément aux collectivités à partir du 3 avril 2020. Enfin, le bêta-2 stimulant hospitalier SALBUMOL FORT 5 mg/mL solution pour perfusion intraveineuse en ampoule n'est désormais…
  • Bien que l'interaction amiodarone/sofosbuvir soit mentionnée dans les informations relatives aux spécialités contenant ces principes actifs, des signalements de bradyarythmie continuent à être rapportés : chez des patients ayant reçu ces deux médicaments de façon concomitante, chez des patients pour lesquels le traitement par sofosbuvir a été initié peu de temps après l'arrêt de l'amiodarone, sans tenir compte de la longue demi-vie de cet anti-arythmique. Par conséquent, le PRAC (Comité pour l’Évaluation des Risques en matière de Pharmacovigilance) a décidé de renforcer : les mises en garde vis-à-vis de cette association à risque, en raison de la longue demi-vie de l'amiodarone, la surveillance des patients lorsque la co-administration d'amiodarone et de sofosbuvir s'avère nécessaire : surveillance continue de la fréquence…
  • Près de 10 % des patients signalent lors d’une consultation médicale qu’ils sont allergiques à la pénicilline. Mais, en réalité, 90 % des personnes autodéclarant un antécédent d’allergie à cet antibiotique le tolèrent très bien, une situation qui n’est pas sans conséquences.
  • Selon les dernières informations communiquées par l'ANSM, l'approvisionnement des spécialités suivantes est perturbé en ville et à l'hôpital : en néphrologie : tensions d'approvisionnement en JINARC 15 mg comprimé (tolvaptan) jusqu'à début mars 2020. Des unités importées des marchés nordiques sont mises à disposition en France ; en infectiologie : distribution contingentée en ville pour tous les dosages d'AUGMENTIN injectable poudre pour solution injectable/pour perfusion IV (amoxicilline sodique/clavulanate de potassium). À l'hôpital, la remise à disposition du dosage à 2 g/200 mg est reportée au mois de juin 2020. À l'inverse, l'approvisionnement est redevenu quasiment normal pour les spécialités corticoïdes injectables suivantes : HEXATRIONE 2 POUR CENT suspension injectable intra-articulaire (hexacétonide de triamcinolone) : remise à disposition sous distribution contingentée…
  • Post-ménopause : remise à disposition normale de COLPOTROPHINE 1 % crème

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 12/02/2020
    Après plus de 3 années d'absence, COLPOTROPHINE 1 % crème (promestriène), indiquée dans le traitement symptomatique de l'atrophie vulvo-vaginale liée à une déficience en estrogènes chez la femme post-ménopausée, est remise à disposition normalement depuis le mois de janvier 2020.
  • L'ANSM publie les données d'une nouvelle étude épidémiologique conduite par le groupement d'intérêt scientifique EPI-PHARE sur l'exposition au mycophénolate des femmes en âge de procréer et des femmes enceintes. L'analyse des données de remboursement des spécialités de mycophénolate (CELLCEPT, MYFORTIC, et génériques) sur 8 ans (2010 à 2017) montre : une augmentation constante de l’utilisation du mycophénolate chez les femmes en âge de procréer, de l'ordre de 44 % sur cette période, un nombre persistant de grossesses exposées à cette substance, de l’ordre de 50 par an. L'analyse EPI-PHARE permet d'identifier les situations de prescription (indications) et de dispensation, les profils des patientes, et de décrire l'exposition pendant la grossesse. Parmi les enfants nés entre 2010 et 2017 et exposés…
  • Pour les patients en fin de vie, la sédation profonde et continue maintenue jusqu’au décès (SPCMD) est une avancée permise par la loi Claeys-Leonetti du 2 février 2016. Fortement encadrée, elle peut être réalisée en établissement de santé, mais également en établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) ou au domicile. Depuis la mise en place de la loi Claeys-Leonetti, les médecins libéraux ont fait remonter les difficultés engendrées par la dispensation purement hospitalière du midazolam, le sédatif recommandé en première intention par la Haute autorité de santé pour la mise en œuvre de la SPCMD. Récemment, deux médecins de Seine-Maritime ont été mis en examen pour avoir possiblement contourné ce circuit de dispensation imposé. Cette mise en examen, assortie…
  • Ces dernières années, beaucoup d'avancées ont été réalisées dans le cancer bronchique. Mais qu'en est-il de son dépistage et du diagnostic clinique ? Des publications récentes nous en apprennent plus dans ce domaine.
  • En semaine 6 (du 31 janvier au 6 février 2020), trois signalements de rupture de stock en pharmacies de ville et hospitalières ont été relayés par l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) : en psychiatrie : DEROXAT 20 mg/10 mL suspension buvable (paroxétine), indisponible jusqu'en avril 2020 ; en gynécologie/obstétrique : PROGESTERONE RETARD PHARLON 500 mg/2 mL solution injectable IM (caproate d'hydroxyprogestérone), indisponible jusque fin février/début mars 2020 ; en neurologie : ARTANE 0,4 POUR CENT solution buvable en goutte (chlorhydrate de trihexyphénidyle), sous tension d'approvisionnement jusqu'en avril 2020. À l'inverse, l'ANSM confirme la remise à disposition de QUESTRAN 4 g poudre orale en sachet (colestyramine), après environ 6 semaines d'indisponibilité.
  • L'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) a dévoilé les dernières données de l'étude EPI-PHARE relatives à l'utilisation du valproate et de ses dérivés chez les femmes en âge de procréer (15-49 ans). Les principaux enseignements de cette étude réalisée sur une période de 5 ans (2013 - 2019) sont : une baisse de l'ordre de 55 % de l'exposition au valproate dans la population des femmes en âge de procréer ; une baisse plus marquée chez les femmes traitées pour un trouble bipolaire (- 60 %), en comparaison au traitement de l'épilepsie (- 49 %) ; une diminution globale des initiations de traitement par valproate et dérivés chez les femmes de 15 à 49…
  • Le lipegfilgrastim est un nouveau facteur de croissance granulocytaire de longue durée d'action. Il est commercialisé en France sous le nom de LONQUEX 6 mg solution injectable en seringue préremplie. LONQUEX est indiqué chez l’adulte pour la réduction de la durée de la neutropénie et de l’incidence de la neutropénie fébrile chez les patients recevant une chimiothérapie cytotoxique pour une affection maligne (à l’exception de la leucémie myéloïde chronique et des syndromes myélodysplasiques). Dans son avis du 18 décembre 2019, la Commission de la Transparence a attribué à LONQUEX un SMR (service médicale rendu) important sans amélioration du SMR (ASMR V), tenant compte de la démonstration dans 2 études cliniques de sa non-infériorité par rapport à NEULASTA (pegfilgrastim) sur la…
  • Rattrapage vaccinal : les recommandations de la Haute Autorité de Santé

    Santé Publique Recommandations | David PAITRAUD - 06/02/2020
    La Haute Autorité de Santé (HAS), en partenariat avec la Société de pathologie infectieuse de langue française (SPILF), propose un ensemble de recommandations relatives au rattrapage vaccinal dans diverses situations : statut vaccinal incomplet, inconnu ou incomplètement connu, en population générale et chez les migrants primo-arrivants. Ces recommandations se présentent sous la forme d'un document détaillé de 303 pages et de quatre fiches de synthèse consacrées respectivement : au rattrapage vaccinal en population générale, à des exemples pratiques de rattrapage vaccinal en population générale, au rattrapage vaccinal chez les migrants primo-arrivants, à des exemples pratiques de rattrapage vaccinal chez les migrant primo-arrivants. Les objectifs de ces recommandations visent notamment à préciser les modalités pratiques du rattrapage vaccinal, ainsi que la…
  • Répertoire des génériques : 11 groupes supplémentaires

    Médicaments Génériques | David PAITRAUD - 05/02/2020
    Le répertoire des génériques s'est enrichi de 11 nouveaux groupes : en médecine interne/hématologie : 3 groupes DÉFÉRASIROX comprimés (référent EXJADE) sont créés, correspondant aux 3 dosages 90 mg, 180 mg et 360 mg ; en addictologie : un groupe est créé pour NICOTINE 1 mg/dose solution pour pulvérisation buccale (référent : NICORETTESPRAY 1 mg/dose solution pour pulvérisation buccale) ; en gastro-entérologie / pédiatrie : 2 groupes RACÉCADOTRIL sont créés : RACÉCADOTRIL 10 mg pour un sachet (référent : TIORFAN 10 mg NOURRISSONS poudre orale en sachet-dose) et RACÉCADOTRIL 30 mg pour un sachet, poudre orale en sachet-dose (référent : TIORFAN 30 mg ENFANTS poudre orale en sachet-dose) ; en néphrologie : 2 groupes SÉVÉLAMER (CHLORHYDRATE DE) comprimé pelliculé, pour…
  • FLECTOR : désormais disponible en comprimé dosé à 50 mg de diclofénac

    Médicaments Nouvelle Spécialité | David PAITRAUD - 04/02/2020
    L'anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) FLECTOR est désormais disponible sous une nouvelle forme galénique, en comprimé pelliculé dosé à 50 mg de diclofénac épolamine.
  • Disponibilité de spécialités distribuées en ville et à l'hôpital : mise à jour

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 30/01/2020
    Selon les récentes informations communiquées par l'ANSM, les spécialités suivantes, distribuées en ville et à l'hôpital, sont indisponibles ou en tension d'approvisionnement : dans la prise en charge des complications de la mucoviscidose : rupture de stock de TOBI PODHALER 28 mg poudre pour inhalation en gélule et TOBI 300 mg/5 mL solution pour inhalation par nébuliseur (tobramycine) et, en attendant la remise à disposition annoncée dans les prochaines semaines, mise à disposition en pharmacie d'unités anglaises de ces spécialités ; en rhumatologie/ORL/allergologie/dermatologie/obstétrique : persistance de l'indisponibilité du modèle unitaire en ville et à l'hôpital de CELESTENE CHRONODOSE 5,70 mg/mL suspension injectable (boîte de 25 ampoules) et remise à disposition du modèle hospitalier ; dans la prise en charge de…
  • Annoncée fin 2019, une fiche d'aide à la dispensation des vasoconstricteurs par voie orale (pseudoéphédrine et autres) a été élaborée pour renforcer la sécurité de ces médicaments. En effet, les données récentes de pharmacovigilance montrent une persistance des signalements d'effets indésirables, parfois graves, et du mésusage de ces médicaments. Ce document, destiné aux pharmaciens, rappelle les éléments essentiels à recueillir lors de la dispensation de ces médicaments, indiqués pour soulager les symptômes du rhume : âge du patient, identification des contre-indications, identification d'interactions avec d'autres médicaments, rappel sur la durée maximale de traitement et la posologie, traçabilité du médicament délivré dans le dossier patient (dossier informatique propre à la pharmacie ou dossier pharmaceutique). En parallèle, l'ANSM publie une brochure d'information…
  • Coronavirus 2019-nCoV : le point sur la situation en France et dans le monde

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 29/01/2020
    Un nouveau coronavirus (2019-nCoV) proche du virus du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) et du virus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) a été découvert début janvier dans la ville de Wuhan en Chine. À ce jour, près de 6 000 cas ont été signalés en Chine, un peu moins d’une centaine dans le reste du monde. La réaction rapide des autorités de santé chinoises, ainsi que leur transparence, ont permis aux autres pays de déployer des plans stratégiques préparés depuis la crise du SRAS. Les symptômes de cette nouvelle infection à coronavirus sont similaires à ceux de la grippe saisonnière, du SRAS ou du MERS. La transmission et la durée d’incubation semblent également similaires à celles des autres coronavirus.…
  • S’il apparaît évident que les fausses-couches peuvent avoir des conséquences psychologiques, ces répercussions sont encore mal connues : quels types de symptômes sont constatés ? quelle est leur fréquence ? combien de temps durent-ils ? Existe-t-il des facteurs favorisants ? Autant de questions auxquelles répond une étude prospective publiée récemment.
  • Trois médicaments à base de prométhazine désormais soumis à prescription médicale obligatoire

    Médicaments Prescription - Délivrance | David PAITRAUD - 27/01/2020
    La prométhazine administrée par voie orale est désormais classée sur la liste I des substances vénéneuses (Journal officiel du 23 janvier 2020). En conséquence, les spécialités suivantes sont soumises à prescription médicale obligatoire : RHINATHIOL PROMETHAZINE sirop (carbocistéine, prométhazine chlorhydrate), FLUISEDAL sirop (méglumine benzoate, prométhazine chlorhydrate, polysorbate 20), PHENERGAN 25 mg comprimé enrobé (prométhazine chlorhydrate). Jusqu'à présent, ces spécialités pouvaient être délivrées en pharmacie sans ordonnance médicale. La prométhazine est un antihistaminique anti-H1 de la famille des phénothiazines. Plusieurs signaux de pharmacovigilance et d'addictovigilance ont été rapportés au cours des dernières années, notamment un usage détourné de plus en plus fréquent de la prométhazine à des fins récréatives (dans la boisson purple drank). La prométhazine est également associée à des…
  • Selon l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), des tensions d'approvisionnement sont signalées, pour une durée indéterminée, en ville et à l'hôpital pour la spécialité anticholinergique à base de scopolamine, SCOPODERM TTS 1 mg/72 heures dispositif transdermique (scopolamine). Dans ce contexte, la distribution de ce médicament est contingentée. En parallèle, l'antifongique systémique ANCOTIL 500 mg comprimé (flucytosine) est remis à disposition, comme annoncé en septembre 2019.
  • À partir du 15 avril 2020, la durée maximale d’une prescription de tramadol passera de 12 à 3 mois. Cette décision de l’ANSM est nourrie de nombreux facteurs convergents, dont les résultats de plusieurs enquêtes sur le mésusage de cette substance, issues du réseau français d’addictovigilance. Cette décision s’appuie également sur un rapport de l’ANSM, publié en février 2019, qui dresse un bilan de la consommation des antalgiques opioïdes en France. Ce document montre que, bien que la situation française ne soit pas comparable à celle des États-Unis, un certain nombre d’indicateurs incitent à une vigilance accrue de la part des autorités et des professionnels de santé. Selon ce rapport, après le retrait de l'association dextropropoxyphène/paracétamol en 2011, le tramadol…
  • La Commission européenne a décidé de suspendre l'autorisation de mise sur le marché de PICATO (mébutate d'ingénol), le temps de la réévaluation européenne du bénéfice/risque de ce gel, indiqué dans la prise en charge de kératoses actiniques. Cette décision s'applique aux 2 dosages : PICATO 150 µg/g gel et PICATO 500 µg/g gel. Elle repose sur les résultats de différentes études mettant en évidence une incidence plus élevée de cancers/tumeurs cutané(e)s au niveau de la zone traitée par PICATO en comparaison au placebo ou à l'imiquimod (ALDARA). L'évaluation se poursuit néanmoins et la décision européenne de suspension est provisoire, dans l'attente des conclusions finales. En pratique, cette suspension d'AMM implique : pour les prescripteurs : de ne plus initier ni…
  • Génériques versus princeps : ce qui change en janvier 2020

    Médicaments Prise en charge | David PAITRAUD - 16/01/2020
    Depuis le 1er janvier 2020, de nouvelles règles sont applicables pour favoriser le recours aux médicaments génériques en France : justification de la mention "non substituable" par le prescripteur, selon 3 situations officiellement reconnues, en dehors de ces situations, remboursement des patients refusant la substitution sur la base du prix du générique le plus cher, avec pour conséquence un reste à charge potentiel pour le patient. EDIT du 7 février 2020 : Le pharmacien a également la possibilité d'exlure la substitution lorsqu'il s'agit de médicament à marge thérapeutique étroite. Il doit alors apposer la mention "non substituable MTE-PH" sur l'ordonnance et en informer le prescripteur. /FIN EDIT En parallèle, les prix de certaines spécialités princeps ont été alignés sur les…
  • En France, le taux de vaccination anti-papillomavirus (HPV) est particulièrement bas. Des mesures ont donc été proposées pour accroître la couverture vaccinale. Dans ce cadre, la publication d'une étude sur l’évolution de la situation au Danemark, où le taux de vaccination a brutalement chuté avant de remonter grâce à une campagne de communication, apporte un éclairage très intéressant.
  • Remise à disposition normale de plusieurs spécialités en ville

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 16/01/2020
    Selon les dernières informations communiquées par l'ANSM, les médicaments suivants ont été remis à disposition normalement en ville : la spécialité antiparasitaire ZENTEL 400 mg comprimé (albendazole) ; les vaccins ADULTES contre le virus de l'hépatite A, VAQTA 50 U/1 mL, HAVRIX 1440 U/1 mL et AVAXIM 160 U.
  • Tramadol per os : prescription limitée à 3 mois à partir du 15 avril 2020

    Médicaments Prescription - Délivrance | David PAITRAUD - 16/01/2020
    Sur proposition de l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), la prescription des spécialités à base de tramadol par voie orale sera limitée à 12 semaines (3 mois), au lieu de 1 an actuellement, à compter du 15 avril 2020. Au-delà de 3 mois, une nouvelle prescription devra être établie pour poursuivre un traitement antalgique par tramadol. Ces nouvelles modalités de prescription ont fait l'objet d'un arrêté ministériel publié au Journal officiel du 16 janvier 2020. L'ANSM a tenu compte du contexte national et international concernant l'utilisation des opioïdes. Elle s'inscrit dans la feuille de route du ministère de la Santé "Prévenir et agir face aux surdoses d'opioïdes". Selon les résultats présentés en février 2019…
  • NORDITROPINE (somatropine) : nouveau stylo prérempli FLEXPRO

    Médicaments Présentation | David PAITRAUD - 16/01/2020
    La gamme d'hormones de croissance à base de somatropine, NORDITROPINE, compte une nouvelle référence, NORDITROPINE FLEXPRO solution injectable en stylo prérempli de 1,5 mL. Celle-ci est destinée à remplacer le stylo prérempli NORDITROPINE NORDIFLEX, dont l'arrêt de commercialisation est programmé à partir du 30 juin 2020. Comme NORDITROPINE NORDIFLEX, 3 dosages de NORDITROPINE FLEXPRO sont proposés, à 5 mg/1,5 mL (stylo orange), 10 mg/1,5 mL (stylo bleu) et 15 mg/1,5 mL (stylo vert). Par rapport au stylo NORDIFLEX, le stylo FLEXPRO permet de délivrer une quantité plus importante de somatropine par injection et, pour le stylo à 15 mg/1,5 mL, de sélectionner des doses différentes. Les patients doivent être formés au fonctionnement de ce nouveau stylo. Les indications thérapeutiques de…
  • Traitement symptomatique de la constipation : NORMACOL change de nom

    Médicaments Dénomination | David PAITRAUD - 15/01/2020
    Le laboratoire Norgine annonce le changement de dénomination du laxatif NORMACOL 62 g/100g granulés (gomme de sterculia) qui devient NORMAFIBE 62 g/100 g granulés. Les premières unités portant cette nouvelle dénomination sont distribuées depuis le 12 novembre 2019 ; elles coexisteront avec les anciennes versions jusqu'à l'écoulement des stocks de ces dernières. Ce changement de nom vise à éviter toute confusion entre NORMACOL granulés, administré per os, et NORMACOL LAVEMENT solution rectale, dont la dénomination est conservée. Excepté le nom, NORMAFIBE granulés est strictement identique à NORMACOL granulés.
  • PLAQUENIL (hydroxychloroquine) : la prescription médicale devient obligatoire

    Médicaments Prescription - Délivrance | David PAITRAUD - 15/01/2020
    Selon un arrêté paru au Journal officiel du 15 janvier 2020, l'hydroxychloroquine est désormais inscrite sur la liste II des substances vénéneuses. En pratique, cette nouvelle réglementation s'applique à la spécialité PLAQUENIL 200 mg comprimé pelliculé, dont la dispensation est désormais soumise à prescription médicale obligatoire.
  • L'autorisation de mise sur le marché (AMM) du médicament PALMIER DE FLORIDE BIOGARAN 160 mg capsule molle (extrait mou du fruit de Serenoa repens) a été annulée par décision du Conseil d'État du 31 décembre 2019. Reposant sur des raisons de procédure, l'annulation de cette AMM a pour conséquence l'arrêt de commercialisation en France de PALMIER DE FLORIDE BIOGARAN (boîtes de 60 et de 180 capsules molles) : cette spécialité ne doit plus être prescrite, ni délivrée. Le laboratoire Biogaran doit procéder au rappel des lots distribués dans le circuit de distribution pharmaceutique. Les patients ne sont pas concernés par ce rappel qui ne relève pas d'une alerte sanitaire. Des alternatives à base de Serenoa repens sont disponibles pour poursuivre…
  • ADALATE 10 mg capsule molle (nifédipine) : arrêt de commercialisation

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 14/01/2020
    Deux ans après ADALATE LP 20 mg comprimé LP et CHRONADALATE LP 30 mg comprimé osmotique pelliculé, le laboratoire Bayer Healthcare a décidé d'arrêter la commercialisation d'ADALATE 10 mg capsule molle. Cet arrêt de commercialisation est prévu à écoulement des stocks, estimé à fin janvier 2020. En France, ADALATE 10 mg capsule molle est la seule spécialité dosée à 10 mg de nifédipine. Cet inhibiteur calcique sélectif à effets vasodilatateurs dominants est indiqué dans la prise en charge de l'angor de Prinzmetal et de l'angor stable, ainsi que dans les phénomènes de Raynaud. Dans ces indications, des alternatives thérapeutiques existent.
  • La gamme d'aliments diététiques NEOCATE (acides aminés), notamment indiquée chez les enfants de plus de 1 an allergiques aux protéines de lait de vache, est modifiée de la manière suivante : NEOCATE JUNIOR poudre pour solution buvable remplace NEOCATE ACTIVE poudre pour solution buvable, NEOCATE ACTIVE ne sera plus remboursée à compter du 20 janvier 2020. NEOCATE JUNIOR est disponible sous 3 formules : l'une non aromatisée, dite neutre, réservée à l'enfant de 1 an et plus ; les deux autres aromatisées à la fraise et à la vanille, pour l'enfant à partir de 3 ans. Du fait de sa composition enrichie en triglycérides à chaîne moyenne et en vitamine D, NEOCATE JUNIOR peut convenir à une alimentation exclusive, sous…
  • Pour faire suite aux précédents articles parus sur VIDAL.fr en novembre et décembre 2019, concernant la chronobiologie et son application thérapeutique au traitement de l’hypertension artérielle ou dans la prévention cardio-vasculaire, ce dossier se clôt aujourd’hui par un dernier thème ayant fait l’objet de recherches depuis plusieurs années : la chronothérapie en cancérologie
  • Selon les informations récemment communiquées par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), les spécialités suivantes font l'objet de tensions d'approvisionnement ou de ruptures de stock, sur les marchés de ville et hospitalier : INNOHEP solution injectable en seringue préremplie (tinzaparine) : rupture de stock de tout ou partie des présentations (boîte de 2 ou 10 ampoules) dosées à 10 000 UI anti-Xa/0,5 mL, 14 000 UI anti-Xa/0,7 mL ou 18 000 UI anti-Xa/0,9 mL ; ADIAZINE 500 mg comprimé (sulfadiazine) : rupture de stock confirmée et mise en place d'un contingentement strict. Les unités disponibles doivent être réservées aux seules indications de l'AMM. Toute commande doit être accompagnée de l'ordonnance et d'une confirmation biologique par test Elisa ; BLEOMYCINE…
  • EUTHYROX : fin de la distribution en France annoncée pour septembre 2020

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 09/01/2020
    Après une péride de mise à disposition exceptionnelle de près de 3 ans, la distribution en France de la spécialité importée EUTHYROX (lévothyroxine) prendra fin en septembre 2020. Cette spécialité importée correspond à la formulation de LEVOTHYROX disponible sur le marché français avant 2017. Le maintien temporaire de cette ancienne formulation a permis de répondre aux besoins thérapeutiques des patients n'ayant pas supporté la nouvelle formulation de LEVOTHYROX. Dans un communiqué de presse en date du 8 janvier 2020, la DGS (Direction Générale de la Santé) invite les professionnels de santé et les patients concernés à anticiper l'arrêt de mise à disposition d'EUTHYROX au cours des 9 prochains mois. Des recommandations sont en cours d'élaboration pour orienter les professionnels de…
  • Répertoire des génériques : 5 groupes supplémentaires

    Médicaments Génériques | David PAITRAUD - 03/01/2020
    Le répertoire des génériques s'est enrichi de 5 nouveaux groupes : en infectiologie/parasitologie : un groupe est créé pour les spécialités d'atovaquone 750 mg/5 mL suspension buvable, dont le référent est WELLVONE ; en cardiologie (hypertension artérielle) : quatre groupes sont créés pour l'association fixe olmésartan/hydrochlorothiazide, avec pour référents COOLMETEC 20 mg/12,5 mg, COOLMETEC 20 mg/25 mg, COOLMETEC 40 mg/12,5 mg et COOLMETEC 40 mg/25 mg comprimés pelliculés. Ces spécialités n'étant plus remboursables, l'inscription au répertoire des génériques a donc peu d'impact économique pour l'Assurance maladie.
  • La phagothérapie est un traitement s’appuyant sur l’activité bactéricide de virus appelés bactériophages, qui a été largement utilisée au début du 20e siècle. Après avoir été progressivement abandonnée en raison de la découverte de la pénicilline, elle est très récemment réapparue comme une stratégie "d’avenir" face à la recrudescence des bactéries résistant aux antibiotiques.
  • Ruptures de stock et remises à disposition en ville et à l'hopital

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 02/01/2020
    Les spécialités suivantes font l'objet de tensions d'approvisionnement, voire d'une rupture de stock complète en ville et à l'hôpital : DIPROSTENE suspension injectable en seringue pré-remplie (bétaméthasone phosphate disodique et bétaméthasone dipropionate) : persistance des tensions et distribution contingentée en ville ; RILUTEK 50 mg comprimé pelliculé (riluzole) : rupture de stock pour une durée indéterminée et recours recommandé aux alternatives (génériques de riluzole) ; SINEMET (lévodopa/carbidopa) : seule la présentation SINEMET LP 200 mg/50 mg comprimé à libération prolongée reste indisponible ; GENOTONORM 5,3 mg et 12 mg poudre et solvant pour solution injectable en stylo pré-rempli GOQUICK (somatropine) : rupture de stock jusqu'à mi-janvier 2020. Aucun nouveau traitement ne doit être entrepris avec ces présentations. Un report de…
  • Constipation : déremboursement de FORLAX 10 g programmé en février 2020

    Médicaments Prise en charge | David PAITRAUD - 02/01/2020
    Suite à la demande du laboratoire Ipsen, le médicament laxatif FORLAX 10 g poudre pour solution en sachet-dose en boîte de 20 (macrogol 4000) est radié de la liste des spécialités remboursables. À compter du 11 février 2020, ce médicament ne sera plus pris en charge par l'Assurance maladie et bénéficiera d'un prix de vente libre.
  • Pénurie de DEPAMIDE et DEPAKOTE : ne pas initier de nouveaux traitements

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 02/01/2020
    Les tensions d'approvisionnement en DEPAMIDE 300 mg comprimé pelliculé gastrorésistant (valpromide), DEPAKOTE 250 mg comprimé gastrorésistant et DEPAKOTE 500 mg comprimé gastrorésistant (divalproate de sodium) persistent et devraient perdurer jusqu'en février 2020. Pendant cette période de pénurie, afin de réserver ces médicaments aux patients en cours de traitement, l'ANSM demande aux professionnels de santé de ne pas initier de traitement par DEPAMIDE et DEPAKOTE. La prise en charge des épisodes maniaques du trouble bipolaire repose en première intention sur le lithium. D'autres médicaments comme la carbamazépine ou des antipsychotiques peuvent être utilisés en initiation de traitement. L'ANSM met par ailleurs en garde contre un report de prescription vers les spécialités de valproate de sodium (DEPAKINE et DEPAKINE CHRONO), qui n'ont…
  • MAXILASE et ALFA-AMYLASE BIOGARAN CONSEIL : fin du libre accès à compter du 15 janvier 2020

    Médicaments Prescription - Délivrance | David PAITRAUD - 02/01/2020
    Comme annoncé au mois de novembre, les spécialités à base d'alfa-amylase seront retirées de la liste des médicaments de médication officinale à compter du 15 janvier 2020. En conséquence, MAXILASE ALPHA-AMYLASE MAUX DE GORGE 3000 U CEIP comprimé enrobé et ALFA-AMYLASE BIOGARAN CONSEIL 3000 U CEIP comprimé enrobé ne pourront plus être présentés en libre accès dans les pharmacies. Ces médicaments restent néanmoins disponibles sans ordonnance médicale obligatoire. Cette décision s'appuie sur le profil de sécurité de l'alfa-amylase qui expose les patients à un risque de réactions allergiques, rares mais potentiellement graves. Ce risque rend nécessaire l'encadrement de la délivrance de ces médicaments et notamment, l'accompagnement des patients au moyen de conseils appropriés.
  • Liste des médicaments en libre accès : une sortie et une entrée

    Médicaments Prescription - Délivrance | David PAITRAUD - 31/12/2019
    La liste des médicaments de médication officinale a été actualisée le 19 décembre 2019 avec : la sortie du médicament homéopathique COCCULINE (COCCULINE comprimé orodispersible et COCCULINE granules en récipient unidose) qui ne peut plus être présenté en libre accès dans les pharmacies ; l'ajout d'une présentation en tube de 7,5 g pour l'antifongique topique LAMISILATE 1 % crème (terbinafine), non commercialisé à ce jour.
  • Les médicaments suivants font l'objet d'une rupture de stock en pharmacie de ville : URAPIDIL STRAGEN LP 30 mg et 60 mg gélule à libération prolongée : rupture de stock des deux dosages, jusqu'à fin janvier 2020. Le dosage à 30 mg reste disponible à l'hôpital ; FURADANTINE 50 mg gélule (nitrofurantoïne) : rupture de stock jusqu'à la fin du 1er trimestre 2020 et mise en place d'un contingentement quantitatif afin de réserver les unités restantes aux situations sans alternative thérapeutique. À l'inverse, les médicaments suivants sont remis à disposition normale dans les pharmacies : CELESTENE 4 mg/1 mL solution injectable (bétaméthasone), CERVARIX suspension injectable en seringue pré-remplie (vaccin papillomavirus humain), RIFINAH 300 mg/150 mg comprimé enrobé (rifampicine/isoniazide)
  • Paracétamol, ibuprofène et aspirine : fin du libre accès en pharmacie à partir du 15 janvier 2020

    Médicaments Prescription - Délivrance | David PAITRAUD - 19/12/2019
    L'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) a décidé de retirer les spécialités administrées par voie orale à base de paracétamol, d'ibuprofène et d'acide acétylsalicylique (aspirine) de la liste des médicaments de médication officinale. Cette décision est applicable à compter du 15 janvier 2020. En pratique, à partir de cette date, aucune de ces spécialités ne pourra être disposée en libre accès dans les pharmacies. Elles seront placées derrière le comptoir, sans accès direct pour les patients. L'ANSM veut ainsi renforcer le bon usage de ces médicaments antalgiques et anti-inflammatoires, qui font l'objet d'une large utilisation en automédication. Si les modalités de présentation au public sont modifiées, les règles de délivrance ne changent pas ;…
  • Sepsis : tous unis contre un fléau méconnu

    Santé Publique Campagnes | - 18/12/2019
    Le sepsis est très mal connu des professionnels de santé. Or cette affection, dont une nouvelle définition a été élaborée en 2016, est associée à une lourde morbi-mortalité. La communauté scientifique internationale s’est donc mobilisée en créant la Global Sepsis Alliance. En ce qui concerne la France, un rapport au Directeur général de la Santé, qui vient d’être rendu public, propose des mesures qui devraient être mises en œuvre pour lutter contre ce "fléau méconnu". Sepsis : tous unis contre un fléau méconnu
  • En 2006-2007, l’étude nationale nutrition santé (ENNS) avait apporté des renseignements sur la situation nutritionnelle de la population française. Les résultats d’une étude similaire menée en 2014-2016, l’étude Esteban, permettent d’actualiser les données et de les comparer à celles précédemment recueillies. Le chapitre consacré aux vitamines et aux minéraux vient notamment d’être publié. Il met en évidence plusieurs "points de vigilance" à prendre en compte, notamment chez les femmes, en ce qui concerne la carence en fer et en folates.
  • Trois arrêts de commercialisation effectifs ou à venir

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 17/12/2019
    Les spécialités suivantes ne seront plus disponibles en France en 2020 suite à l'arrêt de leur commercialisation : ZORAC 0,05 % gel (tazarotène) : arrêt de commercialisation à épuisement des stock, LOCALONE lotion (acide salicylique 0,1 % et triamcinolone acétonide 0,02 %) : arrêt de commercialisation prévu au 31 décembre 2020, SKELID 200 mg comprimé (acide tiludronique) : arrêt de commercialisation depuis le 31 octobre 2019.
  • Selon les études disponibles, un léger sur-risque de malformations du visage est mis en évidence chez l'enfant exposé à l'ondanséron pendant le premier trimestre de la grossesse. Par mesure de précaution, les spécialités concernées, ZOPHREN et génériques, ne doivent plus être prescrites pendant le premier trimestre de la grossesse ; les alternatives thérapeutiques sont à privilégier durant cette période. Les documents d'information de ces médicaments sont modifiés pour mentionner ce risque.
  • Sevrage tabagique : NICORETTE MICROTAB désormais remboursable à 65 %

    Médicaments Prise en charge | David PAITRAUD - 16/12/2019
    NICORETTE MICROTAB est désormais remboursable à 65 % par l'Assurance maladie, sur la base d'un prix public de 11,12 euros TTC. Conditionné en boîte de 100, ce substitut nicotinique se présente sous forme de comprimé sublingual, dosé à 2 mg de nicotine. Ce remboursement en ville dans le traitement de la dépendance tabagique s'ajoute à la prise en charge déjà effective à l'hôpital, où NICORETTE MICROTAB est agréé aux collectivités.
  • L'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) a récemment communiqué sur la disponibilité des spécialités de ville et hospitalières suivantes : en psychiatrie : rupture de stock de DEPAKOTE 250 mg comprimé gastro-résistant (divalproate de sodium) et contingentement de la distribution de DEPAKOTE 500 mg comprimé gastro-résistant ; en endocrinologie/neurologie/allergologie/ORL : rupture de stock de la présentation de ville SOLUMEDROL 120 mg/2 mL lyophilisat et solution pour usage parentéral (méthylprednisolone) ; en neurologie : l'antiépileptique MYSOLINE 250 mg comprimé sécable (primidone) est toujours en rupture de stock, depuis le mois d'août. Des unités italiennes de cette même spécialité sont mises à disposition sur le marché français depuis le 6 décembre 2019. Outre ces tensions d'approvisionnement,…
  • Faisant suite aux deux précédents chapitres consacrés à la chronothérapie (nos articles du 14 novembre et du 24 novembre 2019), ce sont aujourd’hui l’agrégation plaquettaire et l’heure d’administration de l’aspirine qui sont abordées, grâce à une revue de la littérature publiée par une équipe néerlandaise. S’y ajoutent des données concernant le rythme circadien de l’HMG CoA réductase et de ses conséquences sur le moment opportun de la prise des statines ainsi que, dans le domaine de la chirurgie cardiaque, les résultats d’une étude française ayant comparé les taux de lésions périopératoires d’une intervention selon qu’elle était pratiquée le matin ou l’après-midi.
  • Une fiche d'information sur le finastéride 1 mg (PROPECIA et génériques) a été publiée par l'Agence nationale du médicament (ANSM) à destination des hommes actuellement traités par ce médicament pour la chute des cheveux, ou de ceux pour qui ce traitement est envisagé. Cette fiche présente notamment : les effets indésirables associés à la prise de ce médicament, tels les troubles psychiques et/ou de la fonction sexuelle, comparés aux bénéfices escomptés ; la conduite à tenir en présence de signes évoquant un effet indésirable. Outil de dialogue entre le patient et les professionnels de santé, cette fiche doit être remise par le médecin lors de la consultation ou par le pharmacien lors de la délivrance, afin de partager largement les…
  • Malgré la découverte de traces d'une impureté nitrosamine (NDMA) dans quelques lots de médicaments à base de metformine commercialisés hors de l'Union européenne, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) demande aux patients de ne pas interrompre leur traitement et indique aux professionnels de santé qu'ils peuvent continuer à prescrire ces médicaments dans la prise en charge du diabète. En effet, selon les données disponibles, ces traces de NDMA sont "présentes à un niveau inférieur à l'exposition naturelle à la NDMA (notamment dans l'eau et la nourriture)". De plus, elles ne présentent pas de risque aigu pour la santé alors qu'une interruption du traitement par metformine risquerait de déséquilibrer le diabète et de provoquer rapidement une hyperglycémie (soif, somnolence, vision…
  • L'Agence nationale du médicament (ANSM) alerte de nouveau les professionnels de santé sur les risques associés à l'implant contraceptif NEXPLANON 68 mg (étonorgestrel) : de migration de l’implant dans les vaisseaux sanguins (notamment l'artère pulmonaire) et dans le thorax, et de lésions neuro-vasculaires au site d’insertion. En complément des premières mesures prises en 2016 pour encadrer ce risque, l'ANSM souhaite renforcer l'information sur cet implant contraceptif : auprès des professionnels de santé d'une part : un courrier leur sera prochainement adressé pour rappeler ce risque et l'importance de recevoir une formation en présentiel avant la pose de NEXPLANON ; auprès des patientes d'autre part : une carte doit leur être remise pour les informer sur ce risque et les sensibiliser…
  • ELLAONE, QUESTRAN, ADIAZINE : 1 remise à disposition, 2 ruptures de stock

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 05/12/2019
    Parmi les spécialités distribuées en pharmacie de ville, une remise à disposition, une rupture de stock effective et une rupture de stock programmée ont été signalées par l'Agence nationale du médicament (ANSM) : remise à disposition du contraceptif d'urgence ELLAONE 30 mg comprimé (ulipristal) depuis le 28 novembre 2019, combinée à la commercialisation d'une nouvelle présentation d'ELLAONE 30 mg en comprimé pelliculé ; rupture de stock de l'hypocholestérolémiant QUESTRAN 4 g poudre orale en sachet (colestyramine) jusqu'en janvier 2020 ; rupture de stock en prévision pour l'antiparasitaire ADIAZINE 500 mg comprimé (sulfadiazine) à partir de mi-janvier 2020, et pour une durée indéterminée. Le médicament doit être prescrit uniquement dans les indications décrites dans l'AMM.
  • Prise en charge de la constipation : ce que disent les experts

    Médicaments Prise en charge | - 05/12/2019
    Une fois n’est pas coutume, les publications traitant de la constipation affluent ! L'ENSM (European Society of neurogastroenterology and motility) vient ainsi de publier des guidelines concernant la constipation fonctionnelle de l’adulte. La MASCC, association multinationale pour les soins de supports en cancérologie, a aussi très récemment émis des recommandations pour la prise en charge de la constipation des patients ayant un cancer avancé. Ces travaux s’ajoutent à la déclaration de consensus d’experts européens sur la physiopathologie et le traitement de la constipation induite par les opioïdes, parue en 2018, tout comme les guidelines de la European Society of medical oncology (ESMO) ciblées sur la constipation des cancers avancés.
  • Hépatite C : selon la HAS, le dépistage universel n’est pas pertinent en France

    Santé Publique Données Epidémiologiques | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 04/12/2019
    La stratégie nationale de dépistage de l’hépatite C se concentre aujourd’hui sur les populations à haut risque d’exposition au virus. La Haute autorité de santé (HAS) a mené une évaluation médico-économique pour déterminer l’intérêt d’un dépistage universel, élargi à la population générale. Elle conclut qu’un dépistage universel ne serait pas efficient en France et qu’il faudrait plutôt renforcer le dépistage dans les populations les plus à risque de contamination et de transmission.
  • Dans un contexte de rupture de stock pérenne en antisécrétoires à base de ranitidine (AZANTAC et génériques), l'Agence nationale du médicament (ANSM) fait le point sur les alternatives médicamenteuses recommandées selon la voie d'administration, orale ou injectable, et l'indication thérapeutique, qu'il s'agisse du reflux gastro-œsophagien, du syndrome de Mendelson en anesthésie, de la nutrition parentérale ou de la prémédication en cancérologie.
  • La pénurie en ALDACTAZINE 25 mg/15 mg comprimé sécable et de certains génériques, associations fixes de deux diurétiques, l'un hyperkaliémiant, la spironolactone, l'autre hypokaliémiant, l'altizide, va se prolonger dans les prochains mois, en raison de difficultés d'approvisionnement en altizide uniquement. Seules 2 spécialités génériques restent disponibles à la date du 3 décembre 2019 : SPIRONOLACTONE ALTIZIDE ARROW 25 mg/15 mg comprimé pelliculé sécable, SPIRONOLACTONE ALTIZIDE MYLAN 25 mg/15 mg comprimé pelliculé sécable. En cas d'indisponibilité de ces 2 médicaments génériques, l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) recommande aux professionnels de santé de ne pas remplacer une association spironolactone/altizide par un médicament à base de spironolactone seule. Elle préconise de prescrire un traitement comportant 2…
  • Prévention du VIH : depuis 2016, plus de 20 000 personnes ont initié une PrEP

    Santé Publique Données Epidémiologiques | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 04/12/2019
    Le 27 novembre 2019, l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) a publié les résultats de sa dernière évaluation du nombre de personnes ayant initié une prophylaxie pré-exposition au VIH-1 (PrEP). Selon l’ANSM, 20 478 personnes de 15 ans et plus ont initié une PrEP entre le 1er janvier 2016 et le 30 juin 2019. Ce nombre a fortement augmenté sur la période de juillet 2018 à juin 2019 avec environ 9 600 initiations, ce qui correspond à presque la moitié du total des initiations depuis 2016. Au premier semestre 2019, 850 personnes ont initié une PrEP chaque mois en moyenne, contre 520 au premier semestre 2018. Des progrès restent à faire quant à la…
  • L'Agence nationale du médicament (ANSM) a constaté une augmentation du nombre d'incidents de rupture des stérilets au cuivre ANCORA 375 et NOVAPLUS lors de leur retrait par des professionnels de santé, d'une part, et de déclarations d'expulsions spontanées d'une partie ou de la totalité de ces dispositifs intra-utérins (DIU), d'autre part. Ces situations exposent les patientes concernées à un risque de grossesse non désirée, par défaut de contraception. En conséquence, l'ANSM a décidé de suspendre la commercialisation et l'utilisation de ces DIU ainsi que des sets SETHYGYN (société Euromedial) qui les contiennent. Cette décision sanitaire s'accompagne d'un rappel de tous les lots de ces stérilets, disponibles sur le marché. En parallèle, un ensemble de recommandations a été élaboré à l'attention…
  • Angine : état des lieux de l'ANSM sur les TROD disponibles en pharmacie

    Santé Publique Recommandations | David PAITRAUD - 02/12/2019
    Comme prévu par l'avenant 18 à la Convention nationale pharmaceutique, l'ANSM publie un premier état des lieux sur les tests rapides d'orientation diagnostique (TROD) pour dépister les angines à streptocoque bêta-hémolytique du groupe A. Ce document est destiné aux pharmaciens pour les aider à référencer un ou plusieurs tests de détection de l'antigène des streptocoques du groupe A, en vue de leur réalisation et de leur prise en charge par l'Assurance maladie dès le 1er janvier 2020. Dans son rapport, l'ANSM présente 14 tests commercialisés en France en 2019 et précise : les informations pratiques de ces tests (à partir des données fournies par les laboratoires fabricants) : nom du dispositif, nom du fabricant, indication, mode d'utilisation, temps de réalisation…
  • BPCO : augmentation du taux de remboursement de TRIMBOW

    Médicaments Prise en charge | David PAITRAUD - 28/11/2019
    À partir du 1er décembre 2019, TRIMBOW 87 µg/5 µg/9 µg solution pour inhalation en flacon pressurisé (béclométasone, formotérol, glycopyrronium) sera remboursé au taux de 30 %, au lieu de 15 % précédemment. Selon l'avis publié au Journal officiel du 22 novembre 2019, ce nouveau taux est applicable aux 2 présentations de TRIMBOW, en flacons de 60 doses et de 120 doses.
  • L’allergie aux protéines de lait de vache (APLV) concerne essentiellement les enfants au cours de leurs premières années de vie : 70 à 90 % des enfants sont guéris à 3 ans. Une fois le diagnostic confirmé grâce à une épreuve d’éviction-réintroduction faite en milieu hospitalier, un régime excluant totalement les protéines de lait de vache doit être débuté.
  • Arthrose : GO-ON ONE, nouvelle solution d'acide hyaluronique injectable en administration unique

    Dispositifs médicaux Nouveau Produit | David PAITRAUD - 28/11/2019
    GO-ON ONE est un nouveau dispositif médical constitué d'une solution de hyaluronate de sodium injectable à 60 mg/6 mL, présentée en seringue préremplie de 6 mL. GO-ON ONE est indiqué dans le traitement symptomatique de l'arthrose et s'administre par injection intra-articulaire unique. À ce titre, il se distingue du produit GO-ON 10 mg/mL solution injectable, déjà commercialisé, dont le schéma d'administration consiste en 5 injections intra-articulaires au total, à 1 semaine d'intervalle. Comme l'ensemble des solutions viscoélastiques à base d'acide hyaluronique, GO-ON ONE n'est pas remboursable par l'Assurance maladie.
  • Pour faire suite au premier volet abordant la chronothérapie d’une façon générale (notre article du 14 novembre 2019), voici de nouvelles données en faveur de son intérêt dans le traitement de l’hypertension artérielle (HTA). Qu’il s’agisse d’un essai randomisé mené sur plus de 19 000 patients hypertendus ou d’une revue des connaissances et des résultats récents sur le sujet, les données convergent vers un effet différent des antihypertenseurs selon l’heure de leur administration.
  • Point sur la disponibilité de plusieurs spécialités de ville et hospitalières

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 28/11/2019
    L'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) a communiqué des informations sur la disponibilité en ville et à l'hôpital des médicaments suivants : HEXATRIONE 2 POUR CENT suspension injectable intra-articulaire (hexacétonide de triamcinolone) : remise à disposition sous contingentement en ville, et toujours en rupture de stock à l'hôpital ; DEROXAT 20mg/10 mL suspension buvable (paroxétine) : tensions d'approvisionnement et mise en place d'un contingentement strict ; RIFATER comprimé enrobé (rifampicine, isoniazide, pyrazinamide) et RIFINAH 300 mg/150 mg comprimé enrobé (rifampicine, isoniazide) : tensions d'approvisionnement en ville et mise en place d'une distribution contingentée. À l'hôpital, la distribution est normale ; AUGMENTIN 2 g/200 mg injectable (amoxicilline/acide clavulanique) : distribution arrêtée à l'hôpital depuis novembre…
  • Médicaments hybrides : un registre dédié prévu au 1er janvier 2020

    Médicaments Législation | David PAITRAUD - 26/11/2019
    Alors qu'un registre des groupes de médicaments hybrides a été prévu par la LFSS 2019 (votée en 2018), les modalités de sa création ont été précisées par un décret publié au Journal officiel du 20 novembre 2019. Ces dispositions entreront en vigueur à compter du 1er janvier 2020. Ce registre sera un support à la substitution d'un médicament de référence par une spécialité hybride lors de la dispensation à l'officine, les spécialités inscrites dans un groupe hybride présentant généralement un avantage pour certains patients en ce qu'elles apportent "une variation utile par rapport au médicament de référence". Ces variations peuvent par exemple concerner les indications thérapeutiques, le dosage, la forme pharmaceutique ou encore la voie d'administration. L'élaboration et l'actualisation de…
  • Répertoire des génériques : inscription de 11 groupes supplémentaires

    Médicaments Génériques | David PAITRAUD - 25/11/2019
    Le répertoire des génériques s'est enrichi de 11 nouveaux groupes : en antalgie/oncologie : création de 5 groupes de FENTANYL en comprimé gingival, ayant pour référents EFFENTORA 100, 200, 400, 600 et 800 µg comprimé gingival ; en gynécologie : création d'un groupe FENTICONAZOLE 600 mg capsule molle vaginale, dont le référent est LOMEXIN 600 mg capsule molle vaginale ; en pneumologie : réintroduction des 3 groupes génériques FLUTICASONE/SALMETEROL, dont les référents sont SERETIDE DISKUS 100 µg/50 µg/dose, 250 µg/50 µg/dose et 500 µg/50 µg/dose poudre pour inhalation en récipient unidose ; en infectiologie : création d'un groupe FOSFOMYCINE, dont le référent est le médicament hospitalier FOSFOCINE 4 g poudre pour solution pour perfusion IV. Un groupe DASATINIB 80 mg…
  • À l’heure où les molécules utilisées dans le traitement de la douleur sont sous le feu des projecteurs : crise des opioïdes, remise en question de l’accès direct au paracétamol et aux anti-inflammatoires non stéroïdiens, il n’est pas inutile de rappeler que certaines douleurs ne répondent pas ou peu à ces traitements. Ainsi, les douleurs neuropathiques, dont souffrent 7 % de la population générale, doivent conduire à l’emploi d’un arsenal thérapeutique différent de celui des douleurs nociceptives. Explications du Dr Didier Bouhassira, directeur de l’unité Inserm 987 Physiopathologie et pharmacologie de la douleur, Centre d’évaluation et de traitement de la douleur, hôpital Ambroise-Paré, Boulogne-Billancourt.
  • Approvisionnement des médicaments en ville : tensions et remises à disposition

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 21/11/2019
    Selon de récentes informations communiquées par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), les spécialités suivantes font l'objet de tensions d'approvisionnement en ville : l'antituberculeux per os RIFADINE 300 mg gélule (rifampicine) dont la distribution est provisoirement contingentée, a priori jusqu'à la semaine du 23 décembre 2019, pour éviter une rupture de stock ; l'enzymothérapie substitutive CREON 25 000 U gélule gastro-résistante (pancréatine), pour une durée indéterminée. À l'inverse, après plusieurs semaines de perturbations, le gel ophtalmique anti-infectieux FUCITHALMIC 1 % (acide fusidique) et les antibiotiques injectables GENTAMICINE PANPHARMA solution injectable 10 mg et 160 mg sont de retour en pharmacie.
  • Prescription médicamenteuse : de nouvelles règles pour le "non substituable"

    Médicaments Génériques | David PAITRAUD - 19/11/2019
    À compter du 1er janvier 2020, les médecins prescripteurs pourront exclure la délivrance d'un médicament générique par substitution à la spécialité prescrite dans 3 situations cliniques. Pour chaque médicament concerné par l'une de ces situations, une mention spécifique sera reportée sur l'ordonnance à la suite des termes "non substituable". Ces nouvelles décisions ont fait l'objet d'un arrêté publié au Journal officiel du 19 novembre 2019 et sont précisées dans l'article ci-dessous.
  • Selon une information de sécurité de l'Agence du médicament (ANSM), des cas de carcinome épidermoïde ont été rapportés chez des patients utilisant PICATO gel (mébutate d'ingénol), une chimiothérapie à usage topique indiquée dans la prise en charge de certaines kératoses actiniques. Des études cliniques ont par ailleurs montré une incidence augmentée de cancers cutanés. À ce titre, l'Agence européenne du médicament (EMA) a initié une réévaluation du rapport bénéfice/risque de PICATO afin d'explorer le risque de cancer de la peau. Dans l'attente des conclusions européennes, le laboratoire Leo Pharma, en accord avec l'ANSM et l'EMA, recommande aux professionnels de santé : d'utiliser ce gel avec précaution chez les sujets ayant des antécédents de cancer de la peau, d'informer leurs patients…
  • En partenariat avec le Conseil national professionnel de pédiatrie (CNPP), la Haute autorité de santé (HAS) a actualisé ses recommandations sur la prise en charge du premier épisode de bronchiolite aiguë chez le nourrisson de moins de 12 mois. Publiées le 14 novembre 2019, ces nouvelles recommandations (qui remplacent celles publiées en 2000) ne concernent pas les enfants de plus de 12 mois, ni les épisodes récurrents de gêne respiratoire sifflante. Pour la première fois, la HAS définit trois stades de gravité de la maladie sous la forme d’une check-list de critères cliniques et de vulnérabilité qui s’ajoutent à l’évaluation de l’état général et du comportement. Ces trois niveaux de gravité sont assortis de modalités de prise en charge graduées…
  • Changement de traitement antidépresseur : le point sur les stratégies de substitution

    Médicaments Bon Usage | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 14/11/2019
    Dans un article publié en septembre 2019 dans le Journal of Affective Disorders, une douzaine de psychiatres australiens et néo-zélandais proposent une synthèse sur les règles à respecter lors du changement de traitement antidépresseur. Cet article est l’occasion de faire le point sur les aspects pratiques de cette substitution médicamenteuse qui pourrait concerner environ la moitié des patients dépressifs traités en première intention. Quand envisager un changement d’antidépresseur ? Quels sont les risques de ce changement ? Comment choisir le nouveau traitement ? Quelle stratégie choisir pour passer de l’un à l’autre en réduisant les risques de rechute et d’interaction médicamenteuse ? Des outils pratiques sont disponibles en ligne pour faciliter cette transition.
  • Les spécialités suivantes sont indisponibles ou sous tension d'approvisionnement sur le marché de ville : contraception d'urgence : rupture de stock de NORLEVO 1,5 mg comprimé (lévonorgestrel) et tensions d'approvisionnement d'ELLAONE 30 mg comprimé (ulipristal acétate). Ce dernier sera remis à disposition début décembre sous une nouvelle forme, en comprimé pelliculé. Des unités d'ELLAONE destinées à l'export sont mises à disposition pour renforcer le marché français durant cette période perturbée ; cardiologie : rupture de stock de BURINEX 2 mg/4 ml IV solution injectable en ampoule (bumétanide). Des unités néerlandaises sont mises à disposition auprès des pharmacies hospitalières ; cardiologie : rupture de stock d'URAPIDIL STRAGEN LP 30 mg et d'URAPIDIL STRAGEN LP 60 mg gélule à libération prolongée jusqu'à…
  • IEC, sartans, gliptines : attention au risque d'angiœdème bradykinique

    Médicaments Vigilance | David PAITRAUD - 14/11/2019
    L'ANSM met en garde les professionnels de santé et les patients sur le risque d'angiœdème bradykinique associé aux classes de médicaments suivantes : les inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC) ; les antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II (ARA II), plus communément appelés sartans ; les gliptines ou inhibiteurs de la dipeptidylpeptidase 4 (DPP4). L'association de ces médicaments entre eux majorent le risque d'angiœdème bradykinique. Cet effet indésirable est imprévisible et potentiellement grave. Principalement localisé au niveau du visage et de la sphère ORL, il est associé à un haut risque d'asphyxie en cas de localisation laryngée. Le diagnostic d'angiœdème bradykinique d'origine médicamenteuse est difficile, en raison notamment de l'absence de marqueurs biologiques et d'un mode évolutif très variable d'un…
  • Les spécialités suivantes font l'objet d'une rupture de stock en ville : l'antibiotique GENTAMICINE PANPHARMA 160 mg solution injectable en boîte de 10 ampoules ; les anti-épileptiques DEPAKINE 200 mg comprimé gastro-résistant et DEPAKINE CHRONO 500 mg comprimé pelliculé sécable à libération prolongée (boîte de 30 uniquement) : tensions d’approvisionnements et contingentement de la distribution ; les vaccins ROR M-M-RVAXPRO et PRIORIX : tensions au cours du mois de novembre. A contrario, l'antithyroïdien à base de carbimazole, NEO-MERCAZOLE 5 mg comprimé, est remis à disposition depuis fin octobre 2019.
  • Choc anaphylactique : réserver les stylos auto-injecteurs d'adrénaline aux patients

    Médicaments Recommandations | David PAITRAUD - 07/11/2019
    Suite au signalement en septembre 2019 d'un risque de dysfonctionnement des stylos auto-injecteurs d'adrénaline EMERADE, l'Agence du médicament (ANSM) recommande aux professionnels de santé d'en avertir leurs patients et de leur transmettre les consignes à suivre le cas échéant. Malgré ce risque de dysfonctionnement, très faible selon le laboratoire, les patients doivent conserver les stylos d'EMERADE en leur possession jusqu'à la date de péremption, avant d'envisager leur renouvellement. La production d'EMERADE ayant été provisoirement suspendue, les tensions d'approvisionnement en stylos auto-injecteurs d'adrénaline qui en résultent potentiellement conduisent l'Agence du médicament (ANSM) à recommander, de manière générale : de réserver ces présentations à l'usage du patient lui-même, en raison de leur facilité d'administration ; aux professionnels de santé de se reporter…
  • Verrucides en flacon : 3 produits à rapporter à la pharmacie (risque sanitaire)

    Dispositifs médicaux Alertes - Lots | David PAITRAUD - 07/11/2019
    L'ANSM interdit la commercialisation de 2 produits verrucides : EXPERT 1.2.3 VERRUES CUTAFILM, STERIPAN TRAITEMENT VERRUES. Il s'agit d'une décision sanitaire liée au conditionnement en flacon de ces solutions corrosives (acide monochloroacétique), lequel expose les patients à un risque de brûlure grave (2e degré) par renversement de la solution sur la peau. En pratique, l'ANSM demande : aux laboratoires fabricants d'organiser le rappel de lots de ces produits ; aux sites de vente (pharmacie, parapharmacie et supermarché) de retirer ces produits de la vente et de les renvoyer aux fabricants ; aux personnes qui détiennent ces produits de ne plus les utiliser et de les rapporter en pharmacie, parapharmacie ou supermarché. L'ANSM demande également aux patients de rapporter en pharmacie…
  • EDIT du 16 décembre 2019 : Suite à la consultation des professionnels et associations concernés, la Haute Autorité de santé (HAS) confirme sa recommandation d’élargissement de la vaccination contre les papillomavirus humains à tous les adolescents de 11 à 14 ans révolus./Fin Edit Jusqu’au 27 novembre 2019, la HAS soumet à consultation publique un projet de recommandation en faveur d’une vaccination contre les Human Papillomavirus (HPV) élargie à tous les garçons de 11 à 14 ans. Cette vaccination universelle de tous les adolescents pourrait permettre d’augmenter le taux global de couverture vaccinale (faible en France avec seulement 24 % de la cible féminine) et ferait disparaître l’obstacle, pour les jeunes garçons, de devoir se prononcer sur leur orientation sexuelle pour…
  • Certains lots de l'anticoagulant MINI-SINTROM 1 mg comprimé (acénocoumarol) peuvent présenter un défaut, à savoir la présence de deux comprimés au lieu d'un dans une enveloppe du blister. Ces lots ont été distribués en pharmacie. Par mesure de précaution et pour éviter un risque de surdosage lié à la prise d'une dose trop élevée d'acénocoumarol, l'Agence du médicament (ANSM) demande aux pharmaciens de vérifier les blisters de MINI-SINTROM avant de remettre les boîtes aux patients. Ce contrôle est applicable jusqu'à la mise à disposition de nouveaux lots ne présentant pas ce défaut (aucune date n'est avancée). Si un défaut de conditionnement est identifié : à la pharmacie : la boîte défectueuse ne doit pas être délivrée et doit être renvoyée…
  • Après 3 mois de rupture de stock, la date de remise à disposition de l'antiépileptique GABITRIL comprimé pelliculé (tiagabine) est reportée : à la semaine du 21 octobre 2019 pour GABITRIL 15 mg ; à début novembre pour GABITRIL 5 mg et 10 mg. Durant cette période, le marché français (dont les officines de pharmacie) est approvisionné avec des spécialités américaines. Les dosages des spécialités de tiagabine importées sont différents de ceux de la spécialité GABITRIL habituellement disponible en France : 4, 12 et 16 mg au lieu de 5, 10 et 15 mg. Ces différences doivent être prises en compte chez les patients en cours de traitement : un tableau d'équivalence de schémas posologiques est proposé aux professionnels de…
  • Dénutrition : arrêt de commercialisation de CETORNAN

    Médicaments Disponibilité | Isabelle COCHOIS - 23/10/2019
    La commercialisation des spécialités CETORNAN 5 mg et 10 mg poudre pour solution buvable et solution entérale (L-ornithine oxoglurate monohydrate) est arrêtée. Ces médicaments adjuvants à la nutrition restent néanmoins disponibles jusqu'à épuisement des stocks ou jusqu'à la date de péremption du dernier lot distribué.
  • CERNITOL : nouveau médicament de phytothérapie dans l'hypertrophie bénigne de la prostate

    Médicaments Nouvelle Spécialité | Isabelle COCHOIS - 23/10/2019
    CERNITOL 47 mg comprimé pelliculé est une nouvelle spécialité de phytothérapie indiquée dans le traitement des symptômes liés à l'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP), par exemple les besoins fréquents d'uriner le jour (pollakiurie) et la nuit (nycturie). CERNITOL est formulé à base d'extraits de pollen brut séché (seigle, fléole des prés, maïs). Sa prescription médicale est facultative, mais il est recommandé aux patients de consulter un médecin avant de commencer le traitement afin d'exclure toute maladie grave sous-jacente. CERNITOL n'est pas remboursable par l'Assurance maladie.
  • Les laboratoires commercialisant des spécialités à base d'alpha-amylase mettent en garde les professionnels de santé contre le risque de réactions d'hypersensibilité associé à MAXILASE (Sanofi-aventis France) et ALFA-AMYLASE BIOGARAN (laboratoires BIOGARAN). Il s'agit de réactions cutanées, voire de réactions anaphylactiques plus sévères dont certaines peuvent engager le pronostic vital. Ce risque doit être pris en compte lors de la prescription de ces médicaments ou de leur dispensation à l'officine. Le traitement doit être interrompu en cas de survenue de signes évoquant une réaction d'hypersensibilité.
  • Selon les dernières informations communiquées par l'Agence du médicament (ANSM), l'approvisionnement est tendu sur le marché de ville pour les spécialités suivantes : RIFATER comprimé enrobé (rifampicine, isoniazide, pyrazinamide) : rupture de stock en ville et report conseillé sur les alternatives thérapeutiques disponibles. À l'hôpital, la distribution de cette association d'antituberculeux est normale ; le thymorégulateur DEPAKOTE comprimé gastro-résistant (divalproate de sodium) : la distribution des présentations destinées à la ville (DEPAKOTE 250 mg en boîte de 30, et DEPAKOTE 500 mg en boîte de 90) est contingentée par le biais de dotation aux grossistes répartiteurs ; l'antinéoplasique ARACYTINE 100 mg poudre et solvant pour solution injectable (cytarabine) : mise à disposition d'unités de la spécialité belge CYTOSAR, présentée en…
  • AMETYCINE et MITOMYCIN-C KYOWA : rappel de lots de grande envergure

    Médicaments Alertes - Lots | David PAITRAUD - 14/10/2019
    Par mesure de précaution, le laboratoire Kyowa rappelle les lots non périmés de ses spécialités à base de mitomycine C disponibles en France : AMETYCINE 10 mg poudre pour solution injectable, boîte de 1 flacon (CIP 3400936047679), AMETYCINE 40 mg poudre pour solution pour irrigation vésicale, boîte de 1 flacon avec kit d’administration (CIP 3400935754806), MITOMYCIN-C KYOWA 40 mg powder for solution for injection, initialement destiné au marché britannique et mis à disposition dans un contexte de tensions d'approvisionnement en AMETYCINE 40 mg. Cette mesure fait suite à la mise en évidence de manquements aux bonnes pratiques sur le site de fabrication de la substance active, ne permettant pas d'éliminer un risque de contamination microbienne. En parallèle et en réponse…
  • Les arrêtés fixant la date du déremboursement et la liste des spécialités homéopathiques ont été publiés au Journal officiel le 3 octobre 2019. Conformément à l'annonce du ministère de la Santé, le déremboursement de l'homéopathie sera total et applicable à compter du 1er janvier 2021.
  • Entre le 3 et le 10 octobre 2019, l'ANSM a signalé des problèmes d'approvisionnement pour les spécialités suivantes : COLCHIMAX comprimé pelliculé sécable (colchicine - méthylsulfate de tiémonium - poudre d'opium) : rupture de stock. Il est recommandé de se reporter sur la spécialité COLCHICINE OPOCALCIUM 1 mg comprimé sécable (colchicine) ; NEO-MERCAZOLE 5 mg comprimé (carbimazole) : rupture de stock. Le dosage à 20 mg reste disponible. En outre, la mise à disposition d'une spécialité de prednisolone 5 mg en comprimé par le laboratoire TEVA (en provenance du marché néerlandais) a été confirmée pour compenser les perturbations touchant SOLUPRED 5 mg. Enfin, le collyre ATROPINE ALCON 0,5% collyre est remis à disposition depuis octobre 2019.
  • La prise en charge du vaccin grippal INFLUVAC TETRA par l'Assurance maladie est étendue aux enfants et adolescents âgés de 3 à 17 ans relevant des recommandations vaccinales. Cette extension de prise en charge s'applique également dans le cadre de l'agrément aux collectivités. Jusqu'à présent, le remboursement d'INFLUVAC TETRA était limité à la population adulte et ne prenait pas en compte l'extension d'indication en pédiatrie, obtenue en octobre 2018.
  • FLAMMAZINE (sulfadiazine argentique) : restriction des indications

    Médicaments AMM | David PAITRAUD - 03/10/2019
    Les indications de la crème antibactérienne FLAMMAZINE (sulfadiazine argentique) ont été restreintes : à l'adulte et à l'enfant de plus de 2 mois, en prévention et en traitement des infections dans le cadre de la prise en charge des brûlures à partir du second degré. FLAMMAZINE n'est plus indiquée dans le traitement d’appoint des affections dermatologiques primitivement bactériennes ou susceptibles de se surinfecter : l'intérêt thérapeutique de la sulfadiazine argentique n'a pas été démontré dans cette indication, selon la réévaluation de la balance bénéfice-risque de ce médicament, menée par l'ANSM. La contre-indication de FLAMMAZINE chez le nourrisson de moins de 2 mois tient compte du risque de passage systémique exposant aux complications générales potentielles des sulfamides. Ce risque doit être…
  • Parmi les spécialités pouvant être délivrées en pharmacie de ville, l'antibiotique BRISTOPEN 1 g/5 mL poudre et solvant pour solution injectable IV (oxacilline) et le médicament de psychiatrie DEPAMIDE 300 mg comprimé pelliculé gastro-résistant (valpromide) sont soumis à une distribution contingentée, pour une durée indéterminée. Sur le marché de la prednisolone, des tensions persistent pour le dosage à 5 mg ; des unités importées à partir d'autres pays européens sont mises à disposition en France. À la différence des spécialités de prednsiolone 5 mg habituellement commercialisées en France (SOLUPRED 5 mg et générique) présentées en comprimé effervescent ou orodispersible, les spécialités importées se présentent en comprimé. Enfin, les spécialités suivantes sont remises à disposition normale : LOVENOX 4 000 UI…
  • Paracétamol, aspirine et ibuprofène : vers la fin du libre accès

    Médicaments Recommandations | David PAITRAUD - 03/10/2019
    L'Agence du médicament (ANSM) souhaite le retour derrière le comptoir des pharmacies (sans accès direct pour le patient) des spécialités antalgiques et antipyrétiques à base de paracétamol, d'ibuprofène et d'aspirine ; celles-ci conserveraient néanmoins leur statut de médicament de prescription médicale facultative, permettant leur dispensation sans ordonnance médicale. Cette mesure s'inscrit dans une stratégie de renforcement de la sécurité du paracétamol et des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), en complément des messages d'alerte sur le risque hépatotoxique du paracétamol qui seront prochainement apposés sur les conditionnements des spécialités concernées, et des pictogrammes "grossesse" sur les boîtes d'AINS. Prévue à compter de janvier 2020, cette mesure est actuellement à l'état de projet ; une phase contradictoire vient d'être initiée par l'ANSM auprès…
  • IFOSFAMIDE EG : nouvelle étude en faveur d'un sur-risque d'encéphalopathie

    Médicaments Vigilance | David PAITRAUD - 02/10/2019
    Les résultats d'une étude de pharmacovigilance réalisée à la demande de l’Agence du médicament (ANSM) suggèrent un sur-risque d'encéphalopathie associé à l'ifosfamide en solution pour perfusion prête à l'emploi (IFOSFAMIDE EG solution injectable), en comparaison à l'ifosfamide en poudre pour solution injectable, nécessitant une reconstitution avec de l'eau ppi (HOLOXAN). La survenue en 2015 de cas d'encéphalopathie chez l'enfant, corrélés à la durée de conservation d'IFOSFAMIDE EG, avait déjà conduit les autorités de santé à prendre des mesures de prévention, en réduisant la durée de conservation d'IFOSFAMIDE EG de 18 à 7 mois. Dans ce contexte, l'ANSM demande une réévaluation européenne des données relatives au risque d'encéphalopathie associé à l'ifosfamide. Dans l'attente des conclusions européennes, l'Agence française recommande aux médecins…
  • Les vaccins combinés rougeole-oreillons-rubéole M-M-RVAXPRO et PRIORIX sont désormais remboursables en cas d'utilisation chez les nourrissons de 6 à 8 mois révolus, dans les contextes suivants : post-exposition (contact avec un cas de rougeole dans les 72 heures) ; voyage dans une zone de forte endémicité. Cette prise en charge, hors AMM (autorisation de mise sur le marché), intervient dans le cadre d'une recommandation temporaire d'utilisation (RTU) qui a débuté le 27 septembre 2019 pour une période de 3 ans.
  • Les flacons d'eau ppi (pour préparations injectables) d'une contenance de 50 mL, fournis dans certains lots des spécialités hospitalières suivantes, sont défectueux : TEGELINE 50 mg/mL poudre et solvant pour solution pour perfusion - format 2,5 mg/50 mL, ALFALASTIN 33,33 mg/mL poudre et solvant pour solution injectable - format 1g/30 mL. Des particules anormales ont été mises en évidence : leur présence est aléatoire et peut apparaître au cours du temps. Les flacons de lyophilisat (poudre) de ces spécialités ne sont pas concernés par ce défaut de qualité. Dans ce contexte, le laboratoire LFB BIOMEDICAMENTS et l'Agence du médicament (ANSM) demandent aux professionnels de santé : de ne plus utiliser les flacons d'eau ppi fournis dans ces lots (2 lots…
  • Les spécialités suivantes font l'objet d'une rupture de stock ou d'un contingentement sur le marché de ville : les vaccins contre l'hépatite A VAQTA 50 U/ 1 mL suspension injectable et AVAXIM 160 U suspension injectable : respectivement indisponible et sous contingentement ; l'antinéoplasique AMETYCINE 40 mg poudre pour solution pour irrigation vésicale (mitomycine) : indisponible ; le corticoïde OZURDEX 700 microgrammes implant intravitréen avec applicateur (dexaméthasone) : sous distribution contingentée.
  • Sur le chemin de l’élimination de l’hépatite C en France

    Médicaments Bon Usage | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 26/09/2019
    Une publication récente du BEH fait le point sur les prescriptions d’antiviraux d'action directe contre l’hépatite C de 2014 à 2017. Fin 2017, en France métropolitaine, environ 59 000 personnes avaient reçu un traitement de ce type. Comparé à l’objectif fixé par le Programme national de santé publique « Priorité Prévention 2018-2022 », soit 120 000 personnes traitées fin 2022, la moitié du chemin était donc franchie il y a presque deux ans. L'élargissement progressif des indications de ces antiviraux, ainsi que leur mise à disposition des médecins de ville, ont contribué à augmenter le nombre de prescriptions en 2017. Les auteurs proposent également des pistes pour parvenir à l’élimination de cette infection en France d’ici 2025, en dépit de…
  • Suite à l'identification d'une impureté dans certains lots des spécialités de ranitidine, la France et d'autres pays européens ont décidé, par mesure de précaution, d'organiser un rappel de tous les lots non périmés détenus dans les pharmacies, les hôpitaux et le circuit de distribution pharmaceutique. Toutes les spécialités à base de ranitidine en comprimé (comprimé pelliculé et effervescent) commercialisées en France sont concernées par cette alerte : AZANTAC et génériques L'impureté mise en évidence est la NDMA (N-nitrosodiméthylamine), la même que celle retrouvée dans les spécialités de valsartan au cours de l'été 2018. Des investigations sont en cours pour évaluer le risque d'une exposition à la NDMA chez l'Homme. Les laboratoires concernés ont décidé de suspendre leur production de ranitidine…
  • Répertoire des génériques : inscription de 9 groupes supplémentaires

    Médicaments Génériques | David PAITRAUD - 25/09/2019
    Par une nouvelle décision de l'ANSM, le répertoire des génériques s'enrichit de 9 groupes supplémentaires : en diabétologie : ajout du groupe SAXAGLIPTINE comprimé pelliculé, dont le référent est ONGLYZA ; en endocrinologie : ajout de 3 groupes OCTREOTIDE poudre et solvant pour suspension injectable, dont les référents sont SANDOSTATINE LP 10 mg, 20 mg et 30 mg poudre et solvant pour solution injectable ; en urologie : création de 2 nouveaux groupes SILODOSINE 4 mg et 8 mg gélules, avec comme référents SILODYX ; en onco-hématologie (spécialités hospitalières) : création d'un groupe ARSENIC TRIOXYDE 1 mg/mL solution à diluer pour perfusion dont le référent est TRISENOX, et d'un groupe pour la formulation de PACLITAXEL sous forme de nanoparticules associées…
  • Une nouvelle spécialité d'OROCAL VITAMINE D3 est mise à disposition, sous forme de comprimé à croquer dosé à 500 mg de calcium et 1 000 UI de vitamine D3. Elle s'ajoute aux autres présentations d'OROCAL VITAMINE D3, en comprimé à sucer, moins dosées en vitamine D3. OROCAL VITAMINE D3 500 mg/1 000 UI comprimé à croquer est indiqué dans la prévention et le traitement des carences en vitamine D et en calcium, et comme adjuvant aux traitements spécifiques de l'ostéoporose chez les patients à risque de carence en vitamine D et en calcium. Non listé, ce médicament est remboursable à 65 % et agréé aux collectivités. Son prix public (hors honoraires de dispensation) s'élève à 5,44 euros (pilulier de 30…
  • Suite à des dysfonctionnements de certains stylos préremplis EMERADE pour l'auto-injection d'adrénaline au cours desquels l'aiguille est restée bloquée dans le stylo, le laboratoire Chauvin a décidé de suspendre la production de cette spécialité pour mener les investigations nécessaires. En conséquence, une rupture de stock d'EMERADE (dosages à 150, 300 et 500 µg) est à prévoir dans les prochains mois et les alternatives (ANAPEN, EPIPEN ou JEXT) ne sont pas disponibles en quantité suffisante pour être échangées contre les stylos d'EMERADE potentiellement défectueux. Dans ce contexte, l'Agence du médicament (ANSM) a décidé de ne pas rappeler les lots d'EMERADE déjà commercialisés, mais a formulé des recommandations relatives aux consignes d'utilisation, de prescription et de délivrance. Celles-ci sont détaillées dans l'article…
  • PIPORTIL : arrêt de commercialisation de la forme buvable au 1er décembre 2019

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 19/09/2019
    La solution buvable en gouttes PIPORTIL 4 % (pipotiazine) ne sera plus commercialisée à compter du 1er décemble 2019, en raison d'une utilisation très limitée. Il est recommandé de ne pas initier de nouveau traitement avec cette présentation de PIPORTIL. L'autre présentation per os de cet antipsychotique neuroleptique, en comprimé pelliculé sécable de 10 mg, reste disponible et peut être utilisée en relais de la forme buvable.
  • Nouvelles ruptures et tensions d'approvisionnement en ville

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 19/09/2019
    L'approvisionnement des médicaments suivants fait l'objet de perturbations : tensions d'approvisionnement de l'immunosuppresseur MYFORTIC 180 mg comprimé gastro-résistant (mycophénolate) et mise en place d'un contingentement, normalement jusqu'à fin septembre 2019 ; rupture de stock jusqu'à fin 2020 du progestatif anticancéreux DEPO PRODASONE 500 mg suspension injectable (médroxyprogestérone).
  • MINI-SINTROM : rappel d'un lot suite à un défaut de conditionnement

    Médicaments Alertes - Lots | David PAITRAUD - 18/09/2019
    Un lot de l'anticoagulant MINI-SINTROM 1 mg comprimé (acénocoumarol) fait l'objet d'un rappel, suite à la mise en évidence de 2 comprimés au lieu de 1, dans 3 alvéoles d'un blister d'une boîte de ce lot. Le risque pour le patient est de prendre une dose double (2 comprimés) et d'être exposé à un risque hémorragique par surdosage en anticoagulant.
  • DACRYOSERUM (borax et acide borique) : déremboursement à compter du 26 octobre 2019

    Médicaments Prise en charge | David PAITRAUD - 18/09/2019
    La solution de lavage ophtalmique DACRYOSERUM (borax, acide borique) ne sera plus remboursable à compter du 26 octobre 2019. Sa radiation de la liste des spécialités remboursables a été demandée par le laboratoire Johnson et Johnson Santé Beauté France, malgré un SMR (service médical rendu) modéré. Cette décision ne concerne pas les génériques de DACRYOSERUM en récipient unidose, qui restent remboursables à 30 %.
  • L'approvisionnement des spécialités suivantes est actuellement perturbé : UN ALFA 2 µg/1 mL solution injectable en ampoule IV (alfacalcidol) CLAIRYG 50 mg/mL solution pour perfusion (immunoglobuline humaine normale) - format 20 g SURGESTONE comprimé (promégestone) HEXATRIONE 2 % suspension injectable intra-articulaire (triamcinolone) VACCIN TICOVAC 0,25 ml ENFANTS suspension injectable en seringue préremplie (vaccin de l'encéphalite à tiques) Dans certaines situations, des solutions de remplacement provisoires ont été mises en place, de type contingentement ou importation de spécialités en provenance d'autres marchés européens. À l'inverse, après une période de rupture de stock, la distribution est redevenue normale pour les spécialités : ALPRESS LP 2,5 mg comprimé osmotique à libération prolongée (prazosine) ; QUESTRAN 4 g poudre orale en sachet (colestyramine) ;…
  • Pour garantir un accès aux médicaments corticoïdes oraux (prednisone et prednisolone) sur l'ensemble du territoire, des spécialités de prednisolone 5 mg initialement destinées à d'autres marchés européens sont mises à disposition dans les pharmacies françaises depuis le 6 septembre 2019. Ces spécialités importées se présentent sous forme de comprimé, à la différence de la spécialité française SOLUPRED 5 mg disponible en comprimé effervescent et comprimé orodispersible. En conséquence, les spécialités importées ne sont pas indiquées chez l'enfant de moins de 6 ans. L’ANSM a mis à jour les tableaux de disponibilités pour les spécialités à base de prednisone et prednisolone orale.
  • SACOLENE : nouveau soluté de réhydratation orale

    Parapharmacie Nouveau Produit | David PAITRAUD - 09/09/2019
    Disponible en pharmacie depuis le 1er juillet 2019, SACOLENE est un soluté de réhydratation orale, présenté sous forme de poudre pour solution buvable en sachet-dose. Il peut être utilisé chez les nourrissons, les enfants ou les adultes. SACOLENE dispose du statut d'aliment diététique destiné à des fins médicales spéciales (ADDFMS). Il n'est pas pris en charge par l'Assurance maladie.
  • A l'occasion de la Journée internationale de sensibilisation aux overdoses 2019 (Overdose Awareness Day), l'Agence du médicament (ANSM) publie un état des lieux sur les spécialités de naloxone disponibles en France et utilisées dans le cadre du traitement d'urgence d'un surdosage en opioïdes. A ce jour, 2 spécialités sont disponibles en France, dont une en ville : NALSCUE 0,9 mg/0,1 mL solution pour pulvérisation nasale en récipient unidose, dans les établissements de santé et les centres spécialisés en addictologie, PRENOXAD 0,91 mg/mL solution injectable intramusculaire en seringue préremplie, dans les établissements de santé, les centres spécialisés en addictologie et les pharmacies d'officine. En écho à la feuille de route établie fin juillet par le ministère des Solidarités et de la…
  • Des situations de rupture de stock ou de tension d'approvisionnement ont été signalées pour une dizaine de spécialités au cours du mois d'août 2019: rupture de stock de l'antiépileptique MYSOLINE 250 mg comprimé sécable (primidone) en ville et à l'hôpital jusqu'en décembre ; rupture de stock de l'antiépileptique GABITRIL 5, 10 et 15 mg (tiagabine) et importation d'unités de GABITRIL 4, 12 et 16 mg en provenance des Etats-Unis ; tensions d'approvisonnement de l'anti-infectieux ophtalmique FUCITHALMIC gel ophtalmique (acide fusidique) et contingentement de la distribution ; tensions d'approvisionnement en SCOPODERM TTS 1 mg/72 heures dispositif transdermique (scopolamine) et contingentement de la distribution ; rupture de stock de l'antifongique ANCOTIL 500 mg comprimé (flucytosine) jusqu'en janvier 2020 ; rupture de stock…
  • Après un épisode de rupture de stock, la remise à disposition des spécialités suivantes est confirmée sur le site de l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) : l'analogue de la somatostatine, SANDOSTATINE LP 20 mg poudre et solvant pour suspension injectable (octréotide) : remise à disposition normale ; l'antigonadotrope DANATROL 200 mg gélule (danazol) : remise à disposition ; spécialités orales de prednisone (CORTANCYL et génériques) et de prednisolone (SOLUPRED et génériques) : remise à disposition progressive.
  • La commercialisation de l'antiémétique VARUBY 90 mg comprimé pelliculé (rolapitant chlorhydrate) sera arrêtée à partir du 6 septembre 2019. À compter de cette date, ce médicament ne sera plus disponible sur le marché français, à épuisement des stocks résiduels. Dans ce contexte, les prescripteurs sont amenés à envisager les alternatives thérapeutiques existantes indiquées dans la prévention des nausées et des vomissements retardés, associés aux chimiothérapies anticancéreuses hautement et modérément émétisantes chez l'adulte.
  • GILENYA 0,5 mg gélule (fingolimod), immunosuppresseur indiqué dans la prise en charge de la sclérose en plaques rémittente-récurrente, est désormais contre-indiqué : au cours de la grossesse, et chez les femmes en âge de procréer et n'utilisant pas une contraception efficace. L'exposition in utero au fingolimod est associée à un risque accru (doublé) de malformations congénitales, en particulier cardiaques et rénales. Cette toxicité du fingolimod s'explique par l'affinité de cette substance avec un récepteur impliqué dans le développement de l'embryon. En parallèle de ces contre-indications, des recommandations sont émises auprès des professionnels de santé pour réduire le risque de malformations associé à GILENYA.
  • Schizophrénie : arrêt de commercialisation de MODECATE injectable (fluphénazine)

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 03/09/2019
    La commercialisation du médicament antipsychotique MODECATE injectable a été arrêtée en mai/juin 2019. Cette décision du laboratoire Sanofi fait suite à l'arrêt d'approvisionnement en principe actif, le fluphénazine décanoate. En pratique, les patients encore sous traitement doivent être orientés vers leur prescripteur. Aucun nouveau traitement par MODECATE ne doit être initié.
  • Sevrage tabagique : fin du libre accès pour 67 substituts nicotiniques remboursables

    Médicaments Prescription - Délivrance | Isabelle COCHOIS - 02/09/2019
    La liste des médicaments de médication officinale a été actualisée le 26 juillet 2019. A ce titre, 67 spécialités de nicotine ont été radiées de cette liste en raison de leur caractère remboursable par l'Assurance maladie : elles ne peuvent donc plus être disposées en accès direct dans les pharmacies. En parallèle, des présentations complémentaires de 3 spécialités déjà inscrites ont été ajoutées.
  • Répertoire des génériques : inscription de 8 groupes supplémentaires

    Médicaments Génériques | David PAITRAUD - 02/09/2019
    Le répertoire des génériques s'est enrichi de 8 nouveaux groupes dans les domaines de : la cardiologie, avec la création d'un groupe pour la spécialité d'hydrochlorothiazide ESIDREX 25 mg comprimé sécable ; l'antalgie, avec la création d'un groupe pour DAFALGAN CODEINE 500 mg/30 mg comprimé pelliculé ; la neurologie/psychiatrie, avec la création d'un groupe pour la forme buvable de prégabaline LYRICA 20 mg/mL ; la pneumologie, avec la création de 3 groupes pour SERETIDE DISKUS, correspondant à chaque dosage (EDIT du 18 septembre 2019 : ces groupes sont retirés par décision du 16 septembre 2019 /FIN EDIT) ; la gynécologie, avec la création d'un groupe pour ESMYA 5 mg comprimé (ulipristal). Un groupe a également été créé pour un dosage…
  • EDIT du 8 août 2019 : L'Agence du médicament (ANSM) annonce la remise à disposition normale d'ARACYTINE 100 mg poudre et solvant pour solution injectable au cours du mois de septembre 2019. /FIN EDIT EDIT du 29 mars 2019 : poursuite de la mise à disposition d'unités de cytarabine importées : en provenance du marché belge depuis le 15 mars 2019 : CYTOSAR 100 mg, solution injectable en provenance du marché néerlandais à compter du mois d'avril : CYTARABINE HOSPIRA 100 mg/5 mL ONCO-TAIN solution for injection 20 mg/mL. Les unités importées sont distribuées à l'hôpital et rétrocédables. La remise à disposition normale d'ARACYTINE 100 mg poudre et solvant pour solution injectable est reportée à juin 2019. /FIN EDIT Les…
  • Vaccin PRIORIX (rougeole, oreillons, rubéole) : remise à disposition normale

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 25/07/2019
    Après une année d'approvisionnement tendu, le vaccin PRIORIX (rougeole, oreillons, rubéole) poudre et solvant pour solution injectable en seringue préremplie (boîte unitaire) est remis à disposition normalement au cours du mois de juillet 2019. La spécialité italienne PRIORIX en boîte de 10 unités, proposée depuis juillet 2018 aux centres de PMI (protection maternelle et infantile) et dans les établissements de santé pour pallier l'indisponibilité de la version française, n'est plus mise à disposition depuis le 19 juillet.
  • L'approvisionnement des officines est perturbé pour les médicaments suivants : le dosage à 0,5 % du collyre anticholinergique ATROPINE ALCON : rupture de stock jusqu'en décembre 2019, le dosage à 20 mg de l'hormone de croissance SANDOSTATINE LP : rupture de stock prévue début août 2019, l'antiépileptique GABITRIL : rupture de stock pendant tout l'été 2019, l'antiépileptique thymorégulateur DEPAMIDE : persistance des difficultés d'approvisionnement, avec cependant une reprise de la distribution sous contingentement en ville, le dosage à 100 mg de l'antipsychotique LARGACTIL comprimé : rupture de stock jusqu'en septembre 2019.
  • Pour pallier les tensions d'approvisionnement en DIPROSTENE suspension injectable en seringue préremplie (bétaméthasone), le marché hospitalier est renforcé depuis le 15 juillet 2019 avec des unités d'une spécialité belge de bétaméthasone, DIPROPHOS suspension injectable en ampoule. Les différences entre ces deux spécialités sont détaillées dans l'article ci-dessous. Les unités de DIPROPHOS ne sont pas rétrocédables aux patients ambulatoires. En ville, la distribution de DIPROSTENE reste contingentée.
  • Suppression de l'obligation de prescription annuelle à l'hôpital pour 5 biothérapies

    Médicaments Prescription - Délivrance | Isabelle COCHOIS - 24/07/2019
    L'ANSM a décidé de simplifier les conditions de prescription et de délivrance des biothérapies à base d'adalimumab, d'étanercept, de golimumab, de certolizumab pegol et d'anakinra. La prescription initiale de ces médicaments reste hospitalière mais, pour la poursuite des traitements, les patients n'ont plus à consulter leur prescripteur hospitalier tous les ans : les renouvellements annuels peuvent désormais être prescrits par un spécialiste en ville (gastro-entérologues, dermatologues, ophtalmologistes ou rhumatologues, selon les indications). Cette évolution vise à faciliter le parcours de soins des patients et à permettre une prise en charge au long cours en ville, par les spécialistes des pathologies concernées.
  • Cannabis thérapeutique : vers une expérimentation de l’usage dans 5 indications

    Médicaments Législation | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 24/07/2019
    Sur les recommandations favorables de son comité ad'hoc, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) va mettre en place une expérimentation de deux ans sur la mise à disposition de cannabis thérapeutique dans 5 indications : douleurs réfractaires aux thérapies, épilepsies sévères et pharmacorésistantes, soins de support en oncologie, spasticité douloureuse liée à la sclérose en plaques et situations palliatives. Les médecins de ville pourront être impliqués dans cette expérimentation, en relais des médecins de référence dans ces pathologies, à condition d’avoir suivi une formation spécifique en ligne. Un registre de suivi devra obligatoirement être renseigné pour que la dispensation des produits puisse avoir lieu en pharmacie.
  • SINEMET (lévodopa/carbidopa) : la distribution des formes LP reste tendue

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 22/07/2019
    Les tensions d'approvisionnement de l'antiparkinsonien SINEMET (lévodopa/carbidopa) se concentrent uniquement sur les formes LP (libération prolongée). À la date du 10 juillet 2019, la distribution de SINEMET LP 100 mg/25 mg comprimé à libération prolongée est toujours contingentée et SINEMET LP 200 mg/50 mg comprimé à libération prolongée est en rupture de stock. Concernant les formes à libération immédiate, SINEMET 100 mg/10 mg et 250 mg/25 mg comprimés, la distribution en pharmacie de nouvelles unités fabriquées en Italie a débuté respectivement en juin et mi-juillet, permettant de résoudre les problèmes d'approvisionnement. L'approvisionnement des spécialités génériques LEVODOPA/CARBIDOPA TEVA comprimé sécable et comprimé à libération prolongée ne fait pas non plus l'objet de tensions.
  • BILTRICIDE, CLASTOBAN, CAPTIMER et NIPENT : remis à disposition

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 18/07/2019
    L'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) a confirmé la remise à disposition des spécialités suivantes : l'antiparasitaire BILTRICIDE 600 mg comprimé pelliculé quadrisécable (praziquantel), le bisphosphonate CLASTOBAN 800 mg comprimé pelliculé (clodronate disodique), l'antirhumatismal et litholytique hospitalier CAPTIMER 250 mg comprimé dragéifié (tiopronine), l'antinéoplasique hospitalier NIPENT 10 mg poudre pour solution injectable (pentostatine).
  • ALENDRONATE TEVA 10 mg : indisponible jusqu'à fin 2019 et alternatives thérapeutiques

    Médicaments Disponibilité | Isabelle COCHOIS - 17/07/2019
    Indiqué chez l'adulte dans le traitement de l'ostéoporose post-ménopausique, ALENDRONATE TEVA 10 mg comprimé (acide alendronique) est en rupture de stock, et restera indisponible jusqu'à fin 2019. Il s'agit de la seule spécialité d'acide alendronique commercialisée en France sous ce dosage. En attendant la remise à disposition, le recours aux alternatives thérapeutiques doit tenir compte des différences en termes de posologie.
  • DECTANCYL (dexaméthasone) : rupture de stock jusqu'en août 2019

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 16/07/2019
    Le médicament corticoïde à base de dexaméthasone, DECTANCYL 0,5 mg comprimé, est en rupture de stock jusqu'au mois d'août 2019.
  • De nouvelles données (étude CARES - phase IV) montrent que le fébuxostat (ADENURIC et génériques) est associé à un risque accru de mortalité toutes causes confondues et de décès cardiovasculaires chez les patients atteints de goutte ayant des antécédents de maladie cardiovasculaire majeure. En conséquence, le profil cardiovasculaire des patients doit être pris en compte avant d'initier un traitement par fébuxostat : en cas de comorbidité cardiovasculaire majeure, le fébuxostat doit être évité dans toutes les indications validées d'ADENURIC et génériques, sauf en l'absence d'une autre option thérapeutique.
  • Plusieurs médicaments déremboursés à partir du 23 août 2019

    Médicaments Prise en charge | David PAITRAUD - 16/07/2019
    À compter du 23 août 2019, l'Assurance maladie ne remboursera plus : les spécialités contre l'hypertension artérielle ZOFENILDUO 30 mg/12,5 mg comprimé pelliculé/COTEOULA 30 mg/12,5 mg comprimé pelliculé (zofénopril/hydrochlorothiazide) : le déremboursement concerne toutes les présentations ; la présentation en boîte de 30 comprimés à croquer du chélateur du phosphore VELPHORO 500 mg comprimé à croquer (oxyhydroxyde sucra-ferrique). Ces déremboursements sont consécutifs à une demande des laboratoires, bien que le SMR (service médical rendu) de ces médicaments soit jugé important. ZOFENILDUO restera disponible après le déremboursement. Pour VELPHORO, le déremboursement de la boîte de 30 comprimés à croquer est associé à un arrêt de commercialisation de cette présentation. La boîte de 90 comprimés à croquer reste disponible et remboursable.
  • Déremboursement des spécialités homéopathiques en 2021

    Médicaments Législation | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 15/07/2019
    Le 9 juillet 2019, la Ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé que les médicaments homéopathiques cesseraient d’être remboursés le 1er janvier 2021, suivant ainsi l’avis rendu par la Commission de la Transparence de la HAS. Néanmoins, pour permettre aux patients, professionnels de santé et industriels de s’adapter à cette nouvelle donne, ces médicaments continueront à être remboursés en 2020, mais seulement à hauteur de 15 %. Retour sur cette saga des derniers mois.
  • ROACTEMRA (tocilizumab) : mise en garde contre le risque de toxicité hépatique grave

    Médicaments Recommandations | Isabelle COCHOIS - 11/07/2019
    Des cas graves de lésions du foie ont été rapportés chez des patients traités par tocilizumab (ROACTEMRA). Pour réduire ce risque, les données d'utilisation de ROACTEMRA, et notamment les modalités de surveillance de la fonction hépatique, ont évolué : Contrôle des enzymes hépatiques (ALAT et ASAT) toutes les 4 à 8 semaines pendant les 6 premiers mois, puis toutes les 12 semaines chez les patients traités pour une polyarthrite rhumatoïde, une artérite à cellules géantes et une arthrite juvénile idiopathique. Prise en compte des taux d'ALAT et ASAT avant d'instaurer un traitement par tocilizumab. Adaptation de la posologie ou interruption du traitement si mise en évidence d'une toxicité hépatique. Les patients doivent être informés de ce risque hépatique et incités…
  • Remise à disposition normale : VACCIN ACT-HIB 10, OZURDEX, JUNIMIN, DERINOX

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 11/07/2019
    Les spécialités suivantes sont remises à disposition normale, après un épisode d'indisponibilité : VACCIN ACT-HIB 10 µg/0,5 mL poudre et solvant pour solution injectable en seringue préremplie, le corticoïde OZURDEX 700 µg implant intravitréen avec applicateur (dexaméthasone), l'association vasoconstricteur/corticoïde DERINOX solution pour pulvérisation nasale (naphazoline, prednisolone), la solution d'électrolytes JUNIMIN solution à diluer pour perfusion (spécialité hospitalière).
  • IUB BALLERINE MIDI : nouveau dispositif intra-utérin au cuivre de forme sphérique

    Dispositifs médicaux Nouveau Produit | David PAITRAUD - 03/07/2019
    Le laboratoire CCD propose un nouveau dispositif intra-utérin au cuivre : IUB BALLERINE MIDI Ce dispositif médical à visée contraceptive est constitué d'un fil en nitinol sur lequel sont enfilées des billes de cuivre mobiles. Ce fil prend une forme sphérique lors de sa libération du guide d'insertion dans la cavité utérine. La durée de l'efficacité contraceptive est de 5 ans. IUB BALLERINE MIDI n'est pas remboursable par l'Assurance maladie, son prix est libre.
  • Depuis le 16 mai 2019, un modèle modifié du capteur de glycémie FREESTYLE LIBRE est mis à disposition sur le marché français. La modification porte sur un composant interne du capteur, dans le but de diminuer le risque de survenue de réactions cutanées chez les utilisateurs.
  • Poussière d’étoiles...

    Santé | - 29/05/2019
    Community manager et auteur de nombreux articles chez VIDAL depuis plus de 6 ans, notre collègue le docteur Jean-Philippe Rivière nous a quittés. Nous en sommes tous bouleversés, à la hauteur de l’immense estime qu’il nous inspirait. Jean-Philippe a impulsé une ligne éditoriale aux actualités VIDAL et suscité l’adhésion de nombreux lecteurs par la justesse de ses analyses et la pertinence de ses écrits. Nous souhaitons lui rendre hommage au travers de cet article.
  • À partir de la saison grippale 2019/2020, les pharmaciens d'officine de l'ensemble du territoire national pourront proposer la vaccination contre la grippe saisonnière, sous réserve de respecter les obligations réglementaires en termes de formation, d'organisation de la pharmacie, de déclaration et de traçabilité de l'acte vaccinal. Ces obligations, décrites dans l'article ci-dessous, ont été précisées par 1 décret et 3 arrêtés publiés au Journal officiel du 25 avril 2019, conformément à la Loi de financement de la Sécurité sociale 2019.
  • À compter du 30 avril 2019, la crème et les compresses IALUSET PLUS (acide hyaluronique et sulfadiazine argentique) seront radiées de la LPPR et ne seront par conséquent plus remboursables par l'Assurance maladie. Ces dispositifs médicaux sont indiqués dans la prise en charge des plaies infectées et des brûlures, des affections dermatologiques primitivement bactériennes ou susceptibles de se surinfecter. Ils sont actuellement remboursables dans le traitement des brûlures du second degré superficiel et du second degré profond. Cette radiation repose notamment sur de récentes données de matériovigilance et pharmacovigilance relatives au médicament FLAMMAZINE 1 % crème, évocatrices, dans certaines situations, d'un passage systémique important de la sulfadiazine et en lien avec des effets secondaires graves (notamment cytopénies et atteintes rénales).
  • Les compléments alimentaires à visée articulaire à base de glucosamine et/ou de chondroïtine sulfate sont désormais déconseillés pour certaines populations à risque. Cette recommandation de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) repose sur les données de son dispositif de nutrivigilance faisant état d'effets indésirables très variés (digestifs, cutanés, hépatiques) liés à ces produits. L'expertise mise en œuvre dans ce contexte a permis d'identifier des populations spécifiques pour lesquelles la consommation de glucosamine ou de chondroïtine présente un risque. A ce titre, l'Anses émet des recommandations à destination des professionnels de santé, des consommateurs et des fabricants pour sécuriser le bon usage de ces produits.
  • EurekaSante.fr, le site grand public de VIDAL, fête ses 10 ans. Dix années d’information santé grand public fondée sur les avis des sociétés savantes et les recommandations des autorités de santé publique françaises et européennes. Dans un contexte marqué par les fake news en santé, EurekaSante.fr représente, pour les patients et leurs proches, une source d’informations fiables et faciles à comprendre sur nombre d'aspects de la santé.
  • Depuis le 27 février 2019, le préservatif masculin en latex "SORTEZ COUVERTS !" est inscrit sur la liste des produits et prestations remboursables (LPPR). A ce titre, ces préservatifs sont désormais pris en charge au taux de 60 % par l'Assurance maladie dans la prévention de 8 infections sexuellement transmissibles (VIH, herpès, papillomavirus, hépatite B, syphilis, chlamydia, gonorrhée, trichomonas), lorsqu'ils sont prescrits par un médecin ou par une sage-femme. Le prix limite de vente au public de "SORTEZ COUVERTS !" s'élève à 2,00 € (boîte de 12, taille standard).
  • Nouvelle édition du calendrier vaccinal : quels changements pour 2019 ?

    Santé Publique Recommandations | Isabelle COCHOIS - 13/03/2019
    La nouvelle édition du calendrier des vaccinations et des recommandations vaccinales vient de paraître. Ce document fixe les vaccinations applicables aux personnes résidant en France en fonction de leur âge et de leur profil de risque (populations générale ou particulières). En 2019, les principaux changements concernent les indications vaccinales dont un grand nombre a été mis à jour, les nouveaux vaccins et les vaccins arrêtés. Les contre-indications médicales à la vaccination sont par ailleurs rappelées, ainsi que la stratégie vaccinale en cas de rupture ou de tension d'approvisionnement durables en vaccins. L'ensemble de ces changements est résumé dans l'article ci-dessous.
  • Le laboratoire Pierre Fabre a décidé d’arrêter la commercialisation du produit STRUCTOVIAL solution d'acide hyaluronique pour injection intra-articulaire, en boîtes de 1 et 3 seringues préremplies. L’arrêt est fixé au 28 février 2019, à écoulement des stocks.
  • La DGS et la DGCCRF ont émis une alerte concernant les préparations infantiles MODILAC (ensemble de la gamme) et le produit PICOT AR (antirégurgitation). Une contamination par Salmonella poona est suspectée, suite à la notification de plusieurs cas de salmonellose chez des nourrissons ayant consommé des laits infantiles de la gamme MODILAC. Les produits concernés par cette alerte sont tous fabriqués dans une usine implantée en Espagne. Les actions suivantes ont été mises en place : Rappel de tous les produits de la gamme MODILAC fabriqués dans l'usine espagnole, et de tous les lots du produit PICOT AR : ces produits ne doivent plus être distribués ou vendus. Les clients qui détiennent des boîtes des produits concernés par la mesure…
  • Une synthèse des bonnes pratiques récemment publiée dans le British Medical Journal fait le point sur les connaissances sur le zona et sur sa prise en charge, ainsi que sur celle des névralgies post-zostériennes. Sur fond de remise en question du dogme de la primo-infection unique par le virus de la varicelle, les auteurs rappellent les facteurs de risque du zona et des névralgies post-zostériennes et détaillent des symptômes plus atypiques que la triade douleur-vésicules-dermatome unilatéral. En matière de traitement, en l’absence de nouveautés, ils insistent sur l’importance d’un traitement antiviral rapide, dans les 72 heures suivant l’éruption cutanée, même en cas de recours nécessaire à un spécialiste (formes ophtalmiques, personnes immunodéprimées, femmes enceintes). Enfin, les auteurs de cette synthèse…
  • Les 10 articles de VIDAL les plus lus par les médecins en 2018

    Santé | Jean-Philippe RIVIERE - 10/01/2019
    En 2018, vous avez été largement plus nombreux à lire et à partager nos articles, nous vous en remercions vivement ! Voici les 10 articles les plus lus par les médecins en 2018, toutes catégories confondues. Si vous en avez manqué un ou plusieurs, voici l’occasion de les redécouvrir… en attendant ceux de 2019 !
  • L'hypéréosinophilie peut être due à de nombreuses causes : allergiques, médicamenteuses, parasitaires, mais aussi auto-immunes, cancéreuses, etc. Voici un résumé des causes possibles, des options diagnostiques et thérapeutiques ainsi qu’un algorithme décisionnel. Ce résumé a été réalisé à partir d’un travail de spécialistes hollandais et publié en décembre 2018 dans The Netherlands Journal of Medicine 1.
  • Les troubles de l’érection des patients hypertendus peuvent être dus à l’hypertension elle-même ou à une autre cause, vasculaire ou non. Afin d’aider à la prise en charge de ces troubles, insuffisante et hétérogène, la Société Française d’Hypertension Artérielle (SFHTA) vient de publier un consensus d’experts. Vous pouvez télécharger ce consensus en cliquant ici 1 (fichier PDF en français) et/ou en lire le résumé ci-dessous.
  • De nombreuses études ont été menées dans le monde sur l'éventuelle utilité du cannabis médical depuis la fin des années 80, conduisant de plus en plus de pays à légaliser son utilisation, sous conditions et dans certaines indications. Dans ce contexte, le Comité scientifique spécialisé temporaire sur l’évaluation de la pertinence et de la faisabilité de la mise à disposition du cannabis thérapeutique en France, créé par l’ANSM et présidé par le Pr Nicolas Authier, a rendu ses premières conclusions 1. Cinq situations cliniques pourraient bénéficier de l'utilisation de cette plante, à condition qu’elle soit administrée par une voie non fumée et que la législation rende possible cette évolution. Un suivi étroit devra également être mis en place. Cet avis…
  • Le lymphoedème du bras est une complication fréquente du traitement par chirurgie et/ou radiothérapie des femmes atteintes d’un cancer du sein. Stanley G. Rockson, co-auteur d’un livre sur le lymphoedème 1, fait le point sur ses facteurs de risque, son diagnostic, sa prise en charge et sa prévention dans un article publié en novembre 2018 dans le New England Journal of Medicine 2.
  • Le 3 décembre 2018, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) a présenté la 3e et nouvelle édition du MédicoSport-Santé (MSS), son dictionnaire à visée médicale des disciplines sportives enrichi de nouvelles disciplines et de nouveaux contenus synthétiques, et concernant un champ élargi de pathologies. Conçue pour permettre aux médecins de prescrire une activité physique et sportive adaptée à leurs patients, dans une optique de prévention primaire, secondaire et tertiaire, cette nouvelle édition est désormais disponible sur VIDAL.fr, sous la forme de fiches structurées. Grâce à cette version numérique du dictionnaire, les prescripteurs peuvent sélectionner, en fonction des objectifs recherchés, une liste de disciplines à partir de laquelle le patient pourra indiquer ses préférences. De plus, en cas de…
  • EDEN est le premier préservatif masculin remboursable à 60 % par l’Assurance maladie dans la prévention de 8 infections sexuellement transmissibles, au sein de la population générale âgée de plus de 15 ans. La prescription doit être réalisée par un médecin ou une sage-femme. Ces dispositions entreront en vigueur à compter du 10 décembre 2018, date à laquelle 3 références de cette gamme de préservatifs seront mises à disposition en pharmacie : boîte de 6 préservatifs taille classique et taille XL, et boîte de 12 préservatifs taille classique. Son prix public s'élève, selon la présentation, à 1,30 € (boîtes de 6, toutes tailles) et à 2,60 € (boîte de 12).
  • Le dosage de l’HbA1c permet d’évaluer la glycémie moyenne sur 3-4 mois. Pratiquer régulièrement ce dosage est donc recommandé pour le suivi du patient diabétique. Mais, comme l’ont rappelé 4 spécialistes anglais dans le BMJ le 20 novembre 2018, les variations de l’HbA1c ne sont pas toujours dues à un déséquilibre glycémique. Plusieurs circonstances comme une anémie, une insuffisance rénale, une drépanocytose ou l'ablation chirurgicale de la rate peuvent par exemple influer sur les globules rouges et faire varier ce taux. Que faire dans cette situation ? Ces spécialistes préconisent l’utilisation d’un bon lecteur de glycémie à domicile ainsi que le dosage de l’hémoglobine glyquée totale (et non uniquement sa fraction A1c), de la fructosamine ou de l’albumine glyquée.
  • Lors de cancers, le recours exclusif aux thérapies dites "complémentaires" (ou "alternatives", "douces", "parallèles") est lié à une diminution du taux de survie à 5 ans. Mais qu’en est-il du recours à ces thérapies chez des patients qui ont accepté une modalité de traitement conventionnelle (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie ou hormonothérapie) ? Pour répondre à cette question, une équipe de la Yale School of Medicine a comparé la survie à 5 ans de patients traités uniquement par un traitement conventionnel à celle de patients recevant un traitement conventionnel et ayant également recours aux thérapies complémentaires. Cette étude, publiée dans JAMA Oncology 1 montre une moindre survie à 5 ans des patients ayant recours aux "thérapies complémentaires", essentiellement chez les patientes atteintes…
  • Un groupe français de neurologues, neurochirurgiens et spécialistes de la douleur a publié en septembre 2018 les premières recommandations sur la névralgie du trijumeau classique. Ces recommandations, destinées aux médecins généralistes et aux autres professionnels de santé impliqués dans la prise en charge de cette pathologie, ont été élaborées à la demande de la Société française d'étude des migraines et des céphalées et de la Société française de neurochirurgie. Cette synthèse de connaissances regroupe les critères diagnostiques, les examens requis, les diagnostics différentiels et les ressources thérapeutiques médicales et chirurgicales de cette pathologie qui survient en général après 50 ans.
  • L’Institut national du cancer (INCa) vient de publier, dans sa collection "Outils pour la pratique", une fiche synthétique destinée aux médecins généralistes intitulée "Repérage de la souffrance psychique des patients atteints de cancer". Cette fiche vise à donner des éléments précis permettant au médecin traitant de rester vigilant sur l’impact de la maladie et des traitements sur la santé psychique. Elle présente également les facteurs de vulnérabilité personnelle et les périodes critiques au long du suivi qui justifient une vigilance accrue de tous les professionnels de santé impliqués. De plus, elle insiste sur la mise en place, dès que possible et avant la première RCP, d’une coordination entre l’équipe oncologique et le médecin traitant pour une plus grande personnalisation du…
  • La chlamydiose est très souvent asymptomatique et de plus en plus fréquente, affectant 3,6 % des femmes de 18 à 25 ans et 2,5 % des hommes du même âge. Après une enquête nationale sur les pratiques de dépistage de cette infection, la HAS a publié fin octobre 2018 de nouvelles recommandations. En synthèse, la HAS préconise de continuer le dépistage systématique des femmes sexuellement actives de de 15 à 25 ans et de mettre en œuvre un dépistage opportuniste ciblé chez les hommes et femmes de plus de 25 ans présentant des facteurs de risques. Elle souhaite aussi élargir le remboursement, inclure des possibilités d’auto-prélèvement et impliquer les médecins généralistes, gynécologues et sages-femmes.
  • Le RESPADD (Réseau de prévention des addictions), associé à l’OFMA (Observatoire français des médicaments antalgiques) et au Réseau français d’addictovigilance, vient de publier un guide pratique à l’usage des prescripteurs visant à fournir des informations et outils pour savoir mieux prescrire et déprescrire les antalgiques opioïdes (également appelés opiacés). En 2017, 12 millions de Français ont reçu au moins une prescription d’antalgiques opioïdes. Ce guide rappelle le bon usage de ces antalgiques, en particulier la nécessité de les employer au sein d’un traitement co-analgésique et le fait qu’aucun traitement de fond au long cours ne doit être mené avec des formes injectables ou à libération immédiate. La prévention et le dépistage d’un éventuel mésusage sont détaillés, avec des échelles d’évaluation…
  • Grâce aux traitements antirétroviraux, et leur mise en place précoce, les personnes qui vivent avec le VIH jouissent désormais d’une espérance de vie proche de celle de la population générale. Néanmoins, l’infection chronique et les traitements les exposent à un risque accru de co-infections et de comorbidités. Si la mise en place et le contrôle de l’efficacité des traitements contre le VIH restent du ressort hospitalier, les médecins généralistes ont un rôle central à jouer dans le suivi de ces patients, et en particulier dans le dépistage et la prévention de ces comorbidités. Pour les aider dans cette mission, la Haute autorité de santé (HAS) vient de publier le guide « Consultation de suivi en médecine générale des personnes sous…
  • Les grandes lignes du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2019 ont été dévoilées le 25 septembre par Agnès Buzyn. Côté thérapeutique, un renforcement du soutien aux génériques a été annoncé, ainsi qu’un accès facilité aux médicaments et dispositifs médicaux innovants, la mise en place de rémunérations forfaitaires pour la prise en charge hospitalière du diabète et de l’insuffisance rénale chronique. La création d’un parcours de soins pour les enfants autistes de 0 à 6 ans, des moyens supplémentaires pour les EHPAD, une première diminution du reste à charge en audiologie ainsi que d’autres mesures (cf. ci-dessous) sont également annoncés pour 2019. L’ONDAM sera en légère hausse (2,5 % contre 2,3 % en 2018) et de…
  • Emmanuel Macron, Agnès Buzyn et Frédérique Vidal ont dévoilé le 18 septembre les orientations de "Ma Santé 2022", "stratégie de transformation du système de santé" élaborée après des consultations auprès de professionnels, patients et citoyens ces 6 derniers mois. Les auteurs des différentes parties du rapport final proposent donc plusieurs dizaines de mesures destinées à corriger les dysfonctionnements actuels du système de santé, dont les 54 mesures retenues par le Président et le gouvernement. Cet article résume les principales annonces et détaille ce qui a été prévu sur l'évaluation de la qualité et la pertinence des soins, ainsi que sur l'amélioration des outils numériques en santé, pour les patients et les professionnels.
  • Bandelettes COAGUCHEK : des résultats d'INR biaisés au-delà de 4,5

    Dispositifs médicaux Vigilance | David PAITRAUD - 04/09/2018
    EDIT du 25 septembre : Les documents à l'intention des patients et des professionnels de santé ont été mis à jour. Ils sont en lien au bas de l'article ci-dessous. /FIN EDIT Le laboratoire Roche Diagnostics a émis une information de sécurité concernant les lecteurs d’INR COAGUCHEK. Les bandelettes COAGUCHEK utilisées avec ces lecteurs et actuellement sur le marché sont calibrées sur des valeurs INR comprises dans les cibles thérapeutiques habituelles, à savoir entre 1,5 et 4,5. Au-delà d'une valeur INR de 4,5, il existe un biais par rapport aux résultats obtenus en laboratoire. Cette limitation de lecture est consécutive au ré-étalonnage des bandelettes COAGUCHEK selon la nouvelle norme OMS (rTF/16), réalisé depuis janvier 2018. En pratique, les consignes adressées…
  • Devant des inquiétudes sur la sécurité des actes de cryolipolyse (refroidissement des graisses en vue de leur élimination), de plus en plus en vogue en France, la HAS (Haute Autorité de Santé) a lancé une évaluation de cette technique et de ces conséquences. Suite au constat d’une "suspicion de danger grave pour la santé humaine en l’absence actuelle de mise en œuvre de mesures" adéquates, la HAS, dans un avis publié en juillet 2018 1, préconise "dès à présent" la mise en place d’une information préalable orale et écrite, détaillée, sur les risques éventuels (même s'ils sont rares) et préconise un encadrement plus strict de ces pratiques (formation, sécurisation, suivi, vigilance).
  • Depuis les années 70, les autorités de santé luttent contre une rumeur : une substance contenue dans les amandes des noyaux d’abricot aurait des vertus anti-cancer. Pourtant, aucune étude clinique n’a montré un tel effet protecteur. Pire, ces amandes contiennent des dérivés du cyanure qui peuvent intoxiquer les consommateurs s’ils en mangent trop. Au vu des intoxications persistantes, l’ANSES tire à nouveau la sonnette d’alarme 1 sur les risques de cette consommation.
  • La British Association of Sexual Health and HIV (BASHH) vient de publier des recommandations de prise en charge de l’infection génitale par Mycoplasma genitalium, une IST souvent méconnue et peu recherchée. Responsable d’écoulements génitaux, d’urétrite et de syndrome pelvien douloureux, cette infection sexuellement transmissible (IST) peut se compliquer d’épididymite et d’infertilité chez la femme. Elle concernerait 1 à 2 % des adultes et jusqu’à 40 % des personnes ayant déjà consulté pour une IST. Les experts de la BASHH recommandent une recherche systématique de Mycoplasma genitalium et un antibiogramme chez les hommes présentant une urétrite non gonococcique, ainsi que chez les femmes présentant un syndrome inflammatoire pelvien. En termes de traitement, les recommandations de la BASHH sont de ne traiter…
  • Le BMJ a mis en ligne en juin 2018 un document de formation 1 sur la prise en charge des dyspareunies, problème fréquent mais souvent "négligé", "mal compris", et pris en charge trop spécifiquement, sans vision globale pourtant nécessaire. Les auteurs rappellent tout d’abord que l’apparition progressive de telles douleurs, superficielles ou profondes, suggère une cause physique (détaillées ci-dessous), alors qu’une apparition brutale doit faire évoquer une origine psychologique. Cependant, même une origine physique bien identifiée peut s’accompagner de troubles psychologiques et/ou sociaux, à rechercher et prendre en charge si nécessaire, en sus de la prise en charge du trouble physique constaté. D’une manière générale, les auteurs (gynécologues et spécialistes de la médecine psychosexuelle) insistent sur les retards fréquents au…
  • Les adultes souffrant de troubles de l’audition sont de plus en plus nombreux. Le médecin généraliste est en première ligne pour les dépister précocement, orienter les patients vers un spécialiste et s’assurer du suivi de leur surdité. Afin d'optimiser cette prise en charge, le NICE (National Institute for Health and Care Excellence, Royaume-Uni) vient de publier des recommandations à destination des médecins généralistes sur le sujet de la surdité chez les personnes de plus de 18 ans. Les experts du NICE indiquent la conduite à tenir en cas d’apparition soudaine d’un trouble de l’audition chez un adulte, en particulier les signes qui doivent amener à une consultation spécialisée en urgence : perte de l’audition en moins de 3 jours dans…
  • VICAN5 : 5 ans après un diagnostic de cancer, 33 % des patients n’ont pas de suivi en médecine générale

    Santé Publique Données Epidémiologiques | Jean-Philippe RIVIERE - 21/06/2018
    L’Inserm a analysé la santé, la qualité de vie et le suivi de 4 174 personnes atteintes d’un cancer, 5 ans après le diagnostic. Cette étude quantifie les atteintes possibles de la qualité de vie physique, sexuelle, mentale, mais aussi professionnelle et financière. La prévention (dépistages en particulier), ainsi que le tabagisme, le poids et l'activité physique ont aussi été évalués et comparés à ceux de la population générale. Les résultats de ce gros travail d'analyse et de chiffrage ont été publiés le 20 juin 2018 le site de l’Inca, Le résumé ci-dessous - très long, mais le rapport complet fait 362 pages et fourmille de données intéressantes - permet aux patients, aidants et professionnels de santé de se faire…
  • Une large équipe d’experts internationaux, réunis sous l’égide de la European Society of Cardiology, vient de publier un document de consensus sur le syndrome de Takotsubo, également appelé syndrome du cœur brisé. Cette cardiomyopathie de stress peut apparaître après un stress physique ou psychologique intense, le plus souvent chez une femme de plus de 50 ans. Elle se traduit par des signes évocateurs d’un infarctus aigu du myocarde. Elle est transitoire. mais expose à un risque conséquent de complications (maladie cardiovasculaire grave secondaire) et de récidive. Le diagnostic du syndrome de Takotsubo peut être facilité par l’usage d’un outil spécifique, le score InterTAK, facile à mettre en pratique en consultation. Les auteurs de ce document de consensus rejettent l’idée communément…
  • La CSMF vient de signer l’avenant 6 à la convention de l’assurance maladie, ce qui va permettre le remboursement des actes de téléconsultation à partir du 15 septembre 2018. La télé-expertise (demande d’avis à un autre médecin) sera aussi rémunérée pour le médecin " requis" et le médecin "requérant", mais seulement à partir du 1er trimestre 2019 et dans certaines situations (généralisation des rémunérations prévue en 2020). Ces actes de télémédecine conventionnée (première en Europe), effectués sur la base du volontariat, ne seront remboursés que s’ils sont effectués par vidéo, et non par téléphone. Il faut donc un équipement suffisamment performant (et un débit local suffisant…) pour pouvoir les réaliser en routine. Pour cela, une aide financière est également prévue…
  • Alzheimer et maladies apparentées : parution du guide parcours de soins de la HAS

    Recommandations Bonne Pratique | Jean-Philippe RIVIERE - 31/05/2018
    Le guide Parcours de soins de la Haute Autorité de Santé (HAS) pour les patients ayant une maladie d’Alzheimer ou apparentée a été publié le 25 mai 2018. Le spécialiste de médecine générale est défini comme "un acteur majeur" de ce parcours de soins de ces patients atteints de troubles neurocognitifs importants, pour : Permettre un diagnostic précoce de ces troubles et leur cause. Fournir un accès aux soins et aides adaptés. Accompagner le patient et de son entourage. Mettre en place les expertises nécessaires à la prévention des complications et aux soins dans les stades très avancés. Sept objectifs clefs de ce guide "d’analyse et d’amélioration des pratiques individuelles et collectives" ont été établis, après le constat d’une hétérogénéité…
  • Au regard de l'épidémie de rougeole qui sévit en France depuis le mois de novembre dernier, la Direction Générale de la Santé (DGS) a saisi le Haut Conseil de la Santé publique (HCSP) pour qu'il émette des recommandations relatives à la stratégie de surveillance des cas de rougeole et de priorisation de la confirmation biologique des cas en situation épidémique. Sur la base de ces recommandations, la DGS demande aux professionnels de santé : de maintenir la surveillance, en déclarant sans délai les cas suspects de rougeole à l’ARS, de réaliser une investigation a minima afin d’identifier les personnes ou situations à risque, de prioriser le diagnostic biologique dans les situations spécifiques, notamment en présence de facteurs de gravité, d’effectuer…
  • Alors que les méthodes contraceptives se sont multipliées ces dernières décennies et sont de plus en plus accessibles, le nombre d’interruptions volontaires de grossesse (IVG) ne diminue pas, en particulier chez les adolescentes, pour qui la contraception et les actes associés sont pourtant gratuits. Que comprennent vraiment les adolescents de la contraception ? Qu’est-ce que le professionnel de santé peut aborder avec eux ? Comment la légitimer sans tomber dans la moralisation, le jugement ou la stigmatisation ? En se basant sur les recommandations les plus récentes, la fiche mémo de la Haute Autorité de Santé (HAS), mise à jour en mars 2018 (1), fait le point sur les méthodes utilisables à l'heure actuelle et les particularités de la prescription…
  • Le vaccin monovalent rougeoleux ROUVAX n’est plus commercialisé en France, et les dernières unités détenues dans les pharmacies arrivent à expiration, au mois d’avril 2018. A ce jour, seuls des vaccins combinés ROR (rougeole - oreillons - rubéole) restent commercialisés pour la vaccination contre la rougeole, avec une AMM pour les nourrissons à partir de 9 mois. Même si la vaccination avec le ROR n'est recommandée qu'à partir de l'âge de 12 mois, certaines situations peuvent justifier de réaliser avant l'âge de 1 an une vaccination contre la rougeole : prophylaxie post-exposition ; voyage en zone d’endémie ; infection par le VIH ou attente de transplantation. Dans ces situations, et au vu du risque de complications supérieur chez les nourrissons…
  • Selon l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), les compléments alimentaires contenant de la mélatonine (hormone sécrétée par le cerveau en l'absence de lumière) doivent être évités ou leur utilisation soumise à avis médical chez les femmes enceintes, les enfants, et chez certains patients atteints de maladies inflammatoires, auto-immunes, épilepsie, asthme, ou encore troubles de l’humeur, du comportement ou de la personnalité. D’une manière générale, l’ANSES recommande un encadrement de la mélatonine par un professionnel de santé, et une utilisation limitée à une prise ponctuelle. Les recommandations de l’ANSES s’appuient sur les données de nutrivigilance recueillies entre 2009 et 2017 ; 90 signalements d’effets indésirables divers (somnolence, céphalées, vertiges, migraines, nausées, etc.) ont été…
  • La Haute autorité de santé (HAS) vient de publier une fiche méthodologique destinée aux personnes ou organisations souhaitant développer des outils d’aide à la décision médicale partagée pour les patients ou les professionnels de santé. Cette fiche méthodologique rappelle les bases de la décision médicale partagée, à la fois échange mutuel d’informations et délibération en vue d’une prise de décision acceptée d’un commun accord. Elle rappelle qu’au-delà de la présentation des options (et de leurs fondements scientifiques), la décision partagée vise également à aider le patient à hiérarchiser ce qui compte le plus pour lui dans cette décision et à discuter de ses choix, préoccupations, contraintes et préférences. Les experts de la HAS précisent les éléments que ces outils doivent…
  • Les céphalées intenses représentent environ 2 % des consultations en urgence (appel du médecin traitant, d'un service d'urgence ou du SAMU). 95 % de ces patients rentrent à domicile avec un diagnostic de céphalée primaire, bénigne. Néanmoins, le médecin doit pouvoir détecter et référer une céphalée secondaire potentiellement grave. Pour aider le praticien dans cette tâche, la Société française d’étude des migraines et des céphalées (SFEMC) et la Société française de neurologie (SFN) viennent de publier de nouvelles recommandations de prise en charge d’une céphalée en urgence. Celles-ci précisent, chez le patient adulte, quatre tableaux cliniques, les éléments clés de l’interrogatoire et de l’examen physique, les outils de diagnostic et la stratégie thérapeutique pour les céphalées primaires (migraine, état de…
  • L’intelligence artificielle en santé "ouvre des perspectives très prometteuses pour améliorer l’accès aux soins, ainsi que la qualité et la sécurité des prises en charge", selon le mathématicien et député Cédric Villani. Dans son rapport remis le 28 mars 2018, la santé fait d’ailleurs partie des cinq domaines de développement de l’intelligence artificielle (IA) jugés comme prioritaires. Le député de l’Essonne alerte cependant sur la nécessité d’une "adaptation rapide sous peine d’assister impuissant à la reformulation complète des enjeux de santé publique et de pratiques médicales". Pour cela, Cédric Villani préconise la mise en place de systèmes adaptés aux usages liés à l’IA, en particulier pour l’accès facilité aux données de santé, et d’accompagner les patients et professionnels de santé…
  • Les dérives sectaires dans le domaine de la santé et du bien être, qui peuvent exposer à des pertes de chances thérapeutiques, progressent en France et sont désormais les premières causes de saisine de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires). Dans son rapport remis le 22 mars au gouvernement, la Miviludes souligne que "les pseudos thérapeutes déviants sont toujours plus nombreux et imaginatifs" : de nouveaux groupes, inconnus jusqu’ici, émergent, les saisines se multiplient, et la santé représente désormais 46 % des saisines totales, d’où le besoin de sensibiliser les médias pour informer le grand public.. et les professionnels de santé, qui ne connaissent pas forcément bien ces thérapies et leurs possibles dérives,…
  • Améliorer le parcours de soins de l’autiste adulte : les recommandations de la HAS

    Recommandations Bonne Pratique | Claire LEWANDOVSKI - 29/03/2018
    Le Trouble du Spectre de l’Autisme (TSA), appelé aussi le Trouble Envahissant du Développement (TED), d'après les classifications internationales (DSM-5 et CIM-10), ne regroupe plus uniquement les personnes ayant reçu un diagnostic d’autisme, mais l’ensemble des troubles à la fois neurologiques et développementaux. Il y aurait environ 600 000 adultes autistes en France, mais aucune étude épidémiologique n’existe à ce jour. A l’âge adulte, il se caractérise par des difficultés de communication et d’interaction sociale, avec des comportements répétitifs et une réduction des centres d’intérêts et parfois une déficience intellectuelle. Cependant, chaque situation est unique. Les manifestations de l’autisme varient de façon importante avec un impact sur le quotidien et des situations de handicap très différents. Les recommandations de la…
  • Dans leurs recommandations publiées en mars 2018, les experts de l’AFEF (Association française pour l’étude du foie), avec le soutien de la SPILF (Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française), appellent à la mise en place rapide de mesures destinées à éliminer l’infection par le VHC en France avant 2025. Pour y parvenir, ils recommandent en particulier l'instauration d’un dépistage universel afin d’identifier les 75 000 Français environ qui ignorent, selon l'InVS, être infectés par le VHC. Ensuite, un bilan initial rapide (comorbidités, charge virale et mesure d’une éventuelle fibrose hépatique) permettrait d’orienter les patients infectés selon deux types de parcours de soins. Les patients sans situation complexe pourraient bénéficier d’un parcours simplifié, géré par le médecin de proximité, ce…
  • Alors que l’OMS est en train de choisir les souches entrant dans la composition du futur vaccin, Santé Publique France et le réseau de surveillance européen tirent les premiers constats de l’efficacité du vaccin actuel et de l’impact de l’épidémie grippale toujours en cours en France (stagnation du nombre de consultations la semaine dernière). En fonction de la souche grippale concernée, cette efficacité chez les personnes de plus de 65 ans en am