L'actualité de la santé

Toutes les actualités de la santé en un click

  • Depuis le 12 avril 2021, la stratégie vaccinale française contre la COVID-19 a évolué, avec : en ville : l'ouverture de la vaccination aux personnes de 55 ans et plus, avec ou sans comorbidités, par le vaccin ASTRAZENECA (nouvellement nommé VAXZEVRIA) et, à compter du 21 avril 2021 (date annoncée des premières livraisons en officine), par le vaccin JANSSEN (schéma en 1 dose) ; à l'hôpital : l'allongement à 42 jours du délai entre 2 doses pour les vaccins à ARNm (COMIRNATY et MODERNA). Alors que plusieurs variants du SARS-CoV-2 circulent en France, majoritairement le variant anglais, la HAS* fait le point sur la stratégie vaccinale actuellement applicable. En marge des recommandations nationales, elle émet des recommandations vaccinales ciblées dans…
  • Mortalité en 2020 : quel a été le poids de l'épidémie de COVID-19 ?

    Santé Publique COVID-19 | Dominique DUPAGNE - 13/04/2021
    Les statistiques détaillées de mortalité française ne sont pas encore disponibles pour 2020. À ce jour, les États-Unis d'Amérique sont le premier pays à avoir publié des chiffres provisoires précisant les causes de décès. Bien que les déterminants sociaux et ethniques nord-américains soient très différents des nôtres, il est intéressant de se pencher sur ces premières données.
  • Dans la continuité de ses recommandations émises le 19 mars 2021, suite au risque identifié de thrombose atypique, la HAS* recommande pour les personnes de moins de 55 ans ayant reçu une première dose avec le vaccin COVID-19 AstraZeneca (désormais dénommé VAXZEVRIA) : de maintenir un schéma vaccinal à 2 doses, mais de réaliser la seconde dose avec un vaccin à ARNm** (COMIRNATY ou MODERNA) selon la stratégie prime boost hétérologue, en respectant un délai de 12 semaines entre les doses. La stratégie prime boost hétérologue fait intervenir 2 plateformes vaccinales (dans ce cas, un vaccin à adénovirus en première injection et un vaccin à ARNm en seconde injection). La recommandation de la HAS de recourir à ce schéma peu…
  • De nombreuses informations ont circulé ces dernières semaines à propos de la tolérance des vaccins contre la COVID-19. Mais elles ont aussi été à l'origine de beaucoup de confusion quant à la signification de certains effets secondaires constatés après la vaccination. D'où l'importance de bien comprendre comment s'organise la pharmacovigilance, qui est l'étude de la tolérance des médicaments après leur commercialisation « dans la vraie vie ». La mise en évidence d'effets indésirables, trop rares pour avoir été détectés au cours des essais, constituera un signal si l'événement est inhabituel et grave.
  • Si les enfants et les adolescents ont jusqu'alors été relativement épargnés par l'épidémie COVID-19, ils sont en revanche directement concernés par les conséquences sur la santé mentale des mesures sanitaires prises dans ce contexte. Les spécialistes alertent notamment sur l'augmentation des consultations aux urgences pour situation de crise, mais aussi, plus globalement, sur la prévalence croissante des troubles anxieux et dépressifs dans cette population. Un entretien avec le Pr Marie-Rose Moro, psychiatre et directrice de la Maison des adolescents à l'hôpital Cochin à Paris.
  • L'ANSM* a publié le 26 mars 2021 les rapports hebdomadaires présentant les données de pharmacovigilance sur les vaccins contre la COVID-19 recueillies en France entre le 12 mars et le 18 mars 2021. Pour les vaccins à ARNm COMIRNATY et MODERNA, les données sur cette période sont cohérentes avec les données recueillies depuis le début de la vaccination ; aucun signal de sécurité particulier n'est relevé. Pour le vaccin AstraZeneca, les données recueillies entre le 12 et le 18 mars couvrent toutes les tranches d'âge de la population française puisque les consignes visant à ne plus utiliser ce vaccin chez les moins de 55 ans n'étaient pas encore entrées en vigueur (elles sont applicables depuis le 19 mars 2021). Les…
  • Le décret n° 2021-325 élargissant le périmètre des professionnels autorisés à vacciner contre la COVID-19 a été publié au Journal officiel du 27 mars 2021. En complément de ce décret, un arrêté précise les conditions de rémunération de ces professionnels pour la vaccination en centre ou en ville, dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire. La décision d'élargir le vivier des vaccinateurs s'appuie sur les récentes recommandations de la HAS* émises le 26 mars 2021. L'objectif est de disposer d'une population de vaccinateurs suffisante pour assurer une vaccination de masse dans un délai le plus court possible, dès que les approvisionnements en doses le permettront. Selon ce décret, les professionnels suivants sont inclus dans le dispositif de vaccination contre la…
  • Les actualités VIDAL de mars 2021 sur l'épidémie COVID-19

    Santé Publique COVID-19 | Isabelle COCHOIS - 30/03/2021
    Loin de se retirer, l'actualité sur la COVID-19 a continué de battre son plein tout au long du mois de mars, avec notamment l'autorisation de mise sur le marché (AMM) d'un 4e vaccin, VACCIN JANSSEN, dont la place dans la stratégie vaccinale a été précisée par la Haute Autorité de Santé (HAS), en attendant sa mise à disposition effective annoncée pour mi-avril 2021. Le vaccin ASTRAZENECA n'a pas été en reste avec la suspension de son usage par mesure de précaution, suivie 3 jours plus tard de son rétablissement sur décision de l'Agence Européenne du Médicament (EMA). La France a toutefois restreint sa cible aux sujets de 55 ans et plus, les investigations sur les cas de formes rares de…
  • Vaccin AstraZeneca : souffler le froid, souffler le chaud...

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 23/03/2021
    Semaine après semaine, le vaccin AstraZeneca contre la COVID-19 fait la une de l’actualité. En une dizaine de jours, son usage a été suspendu, rétabli et de nouvelles données encourageantes d’efficacité ont été publiées. À la suite de signalements d’effets indésirables graves, de type coagulopathie, les experts du Comité d'évaluation des risques en matière de pharmacovigilance de l’Agence européenne du médicament se sont réunis pour examiner les données. Cette analyse a confirmé l’existence de cas de formes rares de thrombose (concernant les sinus veineux cérébraux) et de coagulation intravasculaire disséminée, en particulier chez des patientes de moins de 50 ans. Ces experts n’ont pas identifié de lien entre ces événements et l’administration du vaccin AstraZeneca et ont réaffirmé la supériorité…
  • COVID-19 : restriction d'utilisation du VACCIN ASTRAZENECA en France

    Santé Publique COVID-19 | David PAITRAUD - 22/03/2021
    Suite au signal de sécurité suggérant un risque thrombo-embolique associé au VACCIN ASTRAZENECA, plusieurs pays européens, dont la France, ont suspendu l'utilisation de ce vaccin dans l'attente des conclusions issues de l'investigation menée par l'Agence européenne du médicament (EMA). Le 18 mars 2021, l'EMA indiquait que le rapport bénéfice/risque du VACCIN ASTRAZENECA restait positif pour protéger les populations vaccinées contre les formes graves de COVID-19 et les hospitalisations. Concernant le risque thrombo-embolique, l'analyse des données n'indique pas de surrisque de thrombose veineuse de type embolie pulmonaire ou phlébite dans la population vaccinée par le VACCIN ASTRAZENECA, par rapport à la population générale. En revanche, les données suggèrent un surrisque de formes rares de caillots sanguins, de type coagulation intravasculaire disséminée…
  • Tests antigéniques sur prélèvement nasal : avis favorable de la HAS

    Santé Publique COVID-19 | David PAITRAUD - 18/03/2021
    La HAS* a remis un avis favorable à l'utilisation des tests antigéniques sur prélèvement nasal dans la stratégie de dépistage COVID-19 en France. Ces tests, réalisés à partir d'un prélèvement nasal (profond), permettent de compléter l'arsenal des dispositifs actuellement autorisés (antigéniques nasopharyngés, RT-PCR nasopharyngés ou salivaires) avec l'avantage d'être moins invasifs et mieux acceptés au sein de la population. Les tests antigéniques nasaux sont des tests rapides ; ils se déclinent sous deux catégories de dispositifs : les dispositifs réalisés par un professionnel de santé (prélèvement, réalisation et interprétation) : TDR (test de diagnostic rapide) et TROD (test rapide d'orientation diagnostique) ; les dispositifs pouvant être utilisés et interprétés de façon individuelle : les autotests. À ce jour, la HAS…
  • COVID-19 : le point sur la question des réinfections

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 18/03/2021
    La fréquence des réinfections par SARS-CoV-2 est, depuis le début de la pandémie, un sujet à la fois d’inquiétude et de controverses. Difficiles à caractériser de manière certaine, ces réinfections ont néanmoins fait l’objet d’une multitude de publications plus ou moins crédibles. En dépit de ces difficultés méthodologiques, le consensus était qu’elles restaient exceptionnelles. L’apparition de nouveaux variants et, en particulier, de variants partiellement immunorésistants portant la mutation E484K, a modifié la donne. Désormais, les cas de réinfection suspectés sont plus nombreux et leur caractérisation plus facile chez les personnes dont le premier épisode de COVID-19 prédate l’apparition de ces nouveaux variants. Les données obtenues dans le groupe placebo de l’étude sud-africaine du vaccin NOVAVAX ont montré qu’une immunité contre…
  • Des informations très variées relatives à la COVID-19 en France ont fait l'objet de diverses communications par les autorités de santé, qu'il s'agisse de l'État (Journal officiel), de la DGS* ou de l'ANSM **, parmi lesquelles : l'extension de l'autorisation d'injecter les vaccins anti-COVID-19 aux pompiers, les tarifs de rémunération pour l'acte vaccinal applicable aux pharmaciens d'officine et sages-femmes, les consignes pour la commande de vaccin destiné à la vaccination en ville (semaine du 15 mars), ce avant la suspension préventive du vaccin AstraZeneca, la mise à disposition des bithérapies d'anticorps monoclonaux via le dispositif d'ATU de cohorte, la conduite à tenir vis-à-vis d'un nouveau variant du SARS-CoV-2 détecté en Bretagne. La surveillance des effets secondaires des vaccins contre la…
  • Suite à un signal européen portant sur des événements thromboemboliques et de troubles de la coagulation, l'ANSM* a décidé de suspendre temporairement l'utilisation du vaccin ASTRAZENECA à compter du 15 mars 2021. Cette décision sera réévaluée à l'issue de l'investigation menée par l'EMA**, dont les conclusions sont attendues le jeudi 18 mars 2021. Alors que le lien de causalité entre le vaccin ASTRAZENECA et la survenue d'événements thromboemboliques (ayant conduit au décès d'une femme en Autriche) n'est pas établi, la France, comme d'autres pays de l'Union européenne, a décidé d'appliquer le principe de précaution. En France, selon les données issues du dispositif national de pharmacovigilance, peu de cas liés à un événement thromboembolique ont été rapportés à la date du…
  • Le VACCIN JANSSEN a reçu une AMM européenne le 11 mars 2021 et devient le quatrième vaccin contre la COVID-19 à être autorisé à la commercialisation en Europe. Selon le laboratoire Johnson & Johnson, les premières doses devraient être livrées dans les pays de l'Union européenne au cours de la seconde moitié du mois d'avril, à hauteur de 200 millions de doses au cours de l'année 2021. D'un point de vue pharmacologique, le VACCIN JANSSEN est un vaccin à vecteur viral (à adénovirus), ciblant la protéine Spike du virus SARS-CoV-2. L'AMM inclut l'ensemble des personnes majeures, sans limite d'âge. Ce VACCIN JANSSEN se distingue surtout des vaccins actuellement disponibles par un schéma vaccinal en dose unique, marqué par une bonne…
  • L'azithromycine ne doit pas être utilisée chez les patients hospitalisés pour COVID-19 en dehors d'une indication antibactérienne claire : telle est la conclusion de l'essai RECOVERY (1), alors que cet antibiotique a été largement prescrit hors AMM dans la COVID-19, notamment pour ses effets antiviraux constatés in vitro (2, 3). L'azithromycine est un antibiotique de la classe des macrolides, dotée d'une indication d'AMM dans certaines infections respiratoires bactériennes. L'idée de l'utiliser au cours de la COVID-19 est liée au fait que, au-delà de leurs propriétés antibactériennes, les macrolides ont une activité immunomodulatrice, diminuant la production de cytokines pro-inflammatoires et inhibant l'activation des neutrophiles (4). Or la réponse immunitaire au cours de la COVID-19 est considérée comme déterminante dans la genèse…
  • Deux spécialités à base de dexaméthasone (DEXAMETHASONE KRKA et DEXAMETHASONE MYLAN, solutions injectables) ont obtenu une extension d'AMM*, le 16 décembre 2020, dans l'infection au SARS-CoV-2 (COVID-19), chez les adultes et les adolescents (à partir de 12 ans et pesant plus de 40 kg), qui nécessitent une oxygénothérapie. Comme pour la majorité des obtentions d'AMM, les laboratoires ont demandé en premier lieu l'avis de la HAS**, via la Commission de la Transparence (CT), pour l'inscription de ces médicaments sur la liste des spécialités agréées à l'usage des collectivités, dans leur nouvelle indication. C'est à l'issue de l'évaluation du dossier fourni par les laboratoires que la HAS (via la CT) a délivré son avis. Mais, au-delà de la réponse favorable de…
  • Conformément aux recommandations de la HAS* émises le 1er mars 2021, un décret ministériel élargit la vaccination (prescription et/ou administration) contre la COVID-19 à d'autres professionnels de santé que les médecins et sous certaines conditions : sages-femmes et pharmaciens d'officine : autorisation de prescrire et d'administrer les vaccins contre la COVID-19, infirmiers/ères : autorisation d'administrer les vaccins contre la COVID-19. Suite à la parution de ce décret, la DGS** a publié deux documents DGS-Urgent (DGS-Urgent du 7 mars 2021 et DGS-Urgent du 8 mars 2021) afin de décrire les modalités d'organisation de la campagne vaccinale (commande et livraison des doses de vaccin). Dans les pharmacies d'officine, cette campagne devrait débuter à compter du 15 mars 2021, à réception des doses…
  • Le 27 février 2021, à la suite de l’avis unanimement favorable de son comité d’évaluation indépendant, la FDA (Food and Drug Administration) a accordé une autorisation de mise sur le marché en urgence au vaccin à adénovirus Ad26.COV2.S contre la COVID-19 des laboratoires Janssen (Johnson & Johnson). L’avis favorable donné par les experts repose sur l’analyse intermédiaire de l’étude 3001 (ENSEMBLE), un essai de phase 3 qui a inclus 43 783 personnes dans 8 pays, avec une durée de suivi médiane d’environ 2 mois après une injection unique. Ce vaccin semble d’une bonne efficacité (environ 66 % de taux de protection sur l’ensemble des données analysées) pour prévenir les formes modérées à sévères de COVID-19 chez les personnes n’ayant jamais…
  • COVID-19 : les recommandations de la HAS pour vacciner plus et plus rapidement

    Santé Publique COVID-19 | David PAITRAUD - 02/03/2021
    Le 2 mars 2021, la HAS (Haute Autorité de Santé) a publié 3 nouveaux avis relatifs à la stratégie vaccinale contre la COVID-19 en France. L'objectif visé est double, à savoir vacciner plus et plus rapidement les personnes ayant des facteurs de risque de formes graves de COVID-19. Pour cela, la HAS recommande d'activer 2 leviers : élargir la cible vaccinale du vaccin à adénovirus AstraZeneca. Les récentes recommandations de la HAS s'appuie principalement sur les données issues d'une étude écossaise en vie réelle, montrant une efficacité de ce vaccin comprise entre 79 % et 81 % dans la population des plus de 65 ans sur le nombre d'hospitalisation. EDIT du 2 mars 2021 : les médecins peuvent proposer, depuis…
  • Les actualités VIDAL de février 2021 sur l'épidémie COVID-19

    Santé Publique COVID-19 | Isabelle COCHOIS - 19/02/2021
    Restant en tête des préoccupations sanitaires mondiales, la COVID-19 génère une actualité très fournie que nous suivons avec une grande attention pour vous proposer les informations qui nous semblent les plus susceptibles de vous intéresser. Parmi les sujets de février 2021, sont bien sûr ressortis les vaccins, dont COVID-19 VACCINE ASTRAZENECA suspension injectable, SPUTNIK V et, plus récemment, NOVAVAX NVX-COV2373, ainsi que le schéma à une dose, préconisé par la HAS pour les personnes immunocompétentes ayant précédemment été infectées par le SARS-CoV-2. Il a également été question des mutations, variants, lignées, etc., ainsi que de la surveillance de l'ARN viral dans les eaux usées, et aussi du renforcement des mesures pour freiner la propagations des variants. L'ANSM s'est, pour sa…
  • COVID-19 : mutations, variants, lignées, N501Y, E484K… de quoi parle-t-on ?

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 18/02/2021
    Depuis décembre 2020 et l’annonce de la dissémination explosive d’un nouveau variant de SARS-CoV-2 au Royaume-Uni, les médias généralistes se sont passionnés pour des données autrefois réservées aux virologistes : mutations et variants nous sont devenus familiers… ou pas, car la confusion règne parfois dans les esprits. « Anglais », « sud-africain » ou « brésilien », qui sont ces nouveaux suspects ? Vont-ils être responsables d’une « deuxième épidémie de COVID-19 » comme cela a parfois été dit ? Vont-ils saturer des hôpitaux déjà sous tension ? Justifient-ils un nouveau confinement général ? Vont-ils rendre caducs nos efforts de vaccination en masse ? Autant de questions qui assaillent notre esprit fatigué après une année de pandémie médiatisée façon «…
  • Plusieurs cas de projections de solutions hydro-alcooliques dans les yeux de petits enfants, pouvant entraîner une brûlure cornéenne, ont été rapportés en France et conduisent à rappeler les règles de prévention, comme le précise une récente publication parue dans JAMA Ophthalmology.
  • On sait aujourd'hui que, quatre semaines après l'infection, plus d'un patient sur deux présente encore au moins un des symptômes initiaux de la COVID-19. À 6 mois, ils sont encore plus de 10 % concernés par une symptomatologie prolongée. Pour optimiser la prise en charge de ces personnes, la Haute Autorité de santé (HAS), sur la base des conclusions d'un groupe de travail d'une quinzaine de professionnels de santé et de représentants d'associations de patients, vient de publier des réponses rapides sur cette problématique, complétées par une dizaine de fiches techniques.
  • La Haute Autorité de santé (HAS) vient d’affiner son avis sur la vaccination contre la COVID-19 des personnes ayant déjà été infectées par le SARS-CoV-2. Elle préconise de n’injecter qu’une seule dose de vaccin, après un délai d’au moins 3 mois et, idéalement, de 6 mois après la fin des symptômes. Deux exceptions au schéma vaccinal à une dose : les sujets immunodéprimés et ceux ayant fait une infection par le SARS-CoV-2 après une première injection vaccinale. Des recommandations qui sont susceptibles d’évoluer en fonction de l’avancée des connaissances.
  • Vaccin Novavax NVX-CoV2373 : un nouveau venu sur le podium ?

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 11/02/2021
    blablaLe 2 février 2021, le laboratoire Novavax a publié les résultats préliminaires de deux essais cliniques évaluant son vaccin NVX-CoV2373 contre la COVID-19 : une étude de phase 3, menée au Royaume-Uni, et une étude de phase 2, menée en Afrique du Sud. Ce vaccin repose sur une conception innovante : des protéines S plantées dans des nanotubules et associées à un adjuvant original. Très immunogène, ce vaccin a réussi, chez les macaques, à obtenir ce qu’aucun vaccin contre la COVID-19 n’avait obtenu jusque-là : une immunité stérilisante, sans traces de virus dans les voies respiratoires après infection expérimentale. De plus, des résultats antérieurs portant sur les effets de son adjuvant laissaient espérer une immunité capable de s’adapter aux variations…
  • L'ANSM* a publié les conclusions d'une vaste étude de cohorte visant à préciser les facteurs de risque de COVID-19 grave et à quantifier leur impact sur l'évolution de la maladie. Les critères de sévérité de l'infection retenus étaient l'hospitalisation et le décès. Dirigée par le groupement d'intérêt scientifique (GIS) Epi-Phare, cette étude propose une analyse quasi-exhaustive des données de la population française, soit plus de 66 millions de Français. Les principaux résultats, présentés dans l'article ci-dessous, constituent une source supplémentaire pour affiner la stratégie de protection de la population française contre le virus SARS-CoV-2 et limiter la pression hospitalière. *Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • Renforcement des mesures pour freiner la propagation des variants du SARS-CoV-2

    Santé Publique COVID-19 | David PAITRAUD - 09/02/2021
    La Direction générale de la Santé (DGS) a fait évoluer la stratégie de dépistage de la COVID-19 et les règles d'isolement, afin de freiner la propagation des variants britannique, sud-africain et brésilien du SARS-CoV-2. Ces variants sont caractérisées par une contagiosité accrue et, pour les variants sud-africain et brésilien, par un risque d'échappement immunitaire et vaccinal. Concernant la stratégie de test, les nouvelles consignes en vigueur au 7 février 2021 prévoient : une RT-PCR de criblage (test permettant d'identifier un variant du SARS-CoV-2) en seconde intention chez tous les patients ayant un résultat de test positif (PCR ou antigénique), dans un délai de 36 heures maximum ; le maintien des opérations de tracing (enregistrement dans SI-DEP) et d'isolement dès le…
  • Mise en place au printemps dernier dans le cadre du réseau Obépine (Observatoire EPIdémiologique daNs les Eaux usées), la quantification de l'ARN du SARS-CoV-2 dans les eaux usées est depuis devenue un paramètre de surveillance de l'évolution de l'épidémie COVID-19. Désormais, la recherche de variants, connus ou pas, fait l'objet d'analyses par des méthodes spécifiques, en cours de développement.
  • La revue scientifique The Lancet vient de publier les résultats de l’analyse intermédiaire de l’essai clinique de phase 3 RESIST, relatif au vaccin russe Gam-COVID-Vac (Sputnik V) qui utilise deux vecteurs adénoviraux différents (un pour chaque injection), recombinés pour produire la protéine S de SARS-CoV-2 Cet essai randomisé, en double aveugle contre placebo, a inclus 21 997 adultes de plus de 18 ans, dont 3 fois plus dans le groupe vacciné que dans le groupe témoin. Les participants ont reçu 2 injections à 21 jours d’intervalle et ont été suivis pendant 27 jours après la 2e injection (durée médiane). Les données d’efficacité présentées dans l’article de The Lancet sont meilleures que celles obtenues avec les autres vaccins à adénovirus recombinants…
  • COVID-19 VACCINE ASTRAZENECA : focus sur les modalités pratiques et logistiques

    Santé Publique COVID-19 | David PAITRAUD - 04/02/2021
    Une autorisation de mise sur le marché (AMM) européenne et conditionnelle a été accordée à un troisième vaccin contre la COVID-19 en Union Européenne, le COVID-19 VACCINE ASTRAZENECA suspension injectable. Ce vaccin à vecteur viral non répliquant est indiqué pour l'immunisation active dans la prévention de la COVID-19 causée par le SARS-CoV-2, chez les sujets âgés de 18 ans et plus. Dès le 2 février 2021, la HAS a recommandé de réserver ce vaccin aux personnes de moins de 65 ans, en priorisant au sein de cette population : les professionnels de santé, les personnes âgées de 50 à 64 ans, en commençant par celles qui présentent des comorbidités. Le schéma vaccinal avec COVID-19 VACCINE ASTRAZENECA comprend 2 doses de…
  • Le 29 janvier 2021, l’Agence européenne du médicament (EMA) a rendu un avis favorable relatif au vaccin Oxford-AstraZeneca (ChAdOx1-nCoV19, AZD1222) contre la COVID-19. Le 1er février, la Commission européenne a suivi cet avis et accordé une autorisation de mise sur le marché (AMM) conditionnelle à ce vaccin pour toutes les personnes âgées de plus de 18 ans. Les données présentées par l’EMA sont légèrement différentes de celles de l’analyse intermédiaire publiées par AstraZeneca dans un article de The Lancet (et reprises par l’Agence du médicament britannique dans son autorisation d’usage fin décembre 2020). Selon l’EMA, ce vaccin offre un taux de protection de 59,5 % (IC95% : 45,8-69,7) contre les formes légères à modérées de la COVID-19, soit plus faible…
  • Sécurité des vaccins COVID-19 : les données du deuxième rapport de l'ANSM

    Santé Publique COVID-19 | David PAITRAUD - 01/02/2021
    L'ANSM* a publié le deuxième rapport de surveillance des vaccins contre la COVID-19 dans le cadre de leur utilisation en France. Les données exposées dans ce rapport concernent l'ensemble des événements indésirables rapportés et analysés par les centres de pharmacovigilance entre le 16 et le 22 janvier 2021 et plus largement depuis le 27 décembre 2020 (début de la vaccination en France). Elles concernent principalement le vaccin COMIRNATY (laboratoires Pfizer et BioNTech), le premier à avoir été mis à disposition. Les données recueillies sont actuellement conformes au profil de sécurité attendu. En détail, l'analyse des effets indésirables met en évidence des particularités ou événements qui méritent d'être surveillés plus étroitement : tolérance chez les patients ayant des antécédents d'infection COVID-19,…
  • Vitamine D et COVID-19 : la supplémentation présente-t-elle un intérêt ?

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 26/01/2021
    Depuis le début de la pandémie de COVID-19, des appels s’élèvent pour recommander une supplémentation générale en vitamine D dans un but d’améliorer la protection vis-à-vis de cette infection, voire de réduire le risque de forme sévère. Le 8 janvier 2021, La Revue du Praticien a publié une tribune signée par 73 experts, 5 sociétés savantes et une association, appelant à cette supplémentation dans la population générale, comme chez les personnes atteintes de COVID-19. En termes de prévention primaire, les méta-analyses d’essais randomisés évaluant l’effet de la vitamine D vis-à-vis des infections respiratoires aiguës montrent un effet protecteur modeste (RR 0,89), plus important chez les personnes en déficit avéré, à condition d’avoir opté pour une supplémentation quotidienne ou hebdomadaire pendant…
  • Les actualités VIDAL de janvier 2021 sur l'épidémie COVID-19

    Santé Publique COVID-19 | Isabelle COCHOIS - 26/01/2021
    L'actualité de la COVID-19 continue à mobiliser nombre d'acteurs de la santé, qu'il s'agisse des médecins, des soignants, des scientifiques, des chercheurs, etc., tant cette épidémie reste active et même semble s'aggraver avec l'apparition de nouveaux variants, au minimum plus contagieux, voire potentiellement plus mortels et même résistants pour certains aux vaccins actuellement disponibles. L'équipe des Actualités Vidal a pour sa part continué à sélectionner, débattre, analyser, rédiger et publier des articles en lien avec cette épidémie, de façon à vous apporter des informations étayées au service de votre exercice professionnel. Les vaccins ayant occupé le devant de la scène durant ce premier mois de l'année 2021, nos choix se sont ainsi naturellement portés sur COMIRNATY, puis MODERNA, sur les…
  • EDIT du 20 janvier 2021 : dans le cadre du dispositif de surveillance en temps réel mis en place par l'ANSM et le réseau des CRPV, de nouvelles données intermédiaires de pharmacovigilance relatives au vaccin COMIRNATY ont été publiées le 19 janvier à 20h00. Au total, 139 cas d'effets indésirables ont été rapportés depuis le début de la campagne vaccinale en France, dont une vingtaine de cas graves. Cinq décès de personnes résidant en EHPAD ou résidence vieillesse ont été signalés, sans lien établi de causalité avec le vaccin. /Fin EDIT Pour la troisième semaine consécutive, l'ANSM* a publié un état des lieux des effets indésirables rapportés en France chez les patients vaccinés avec le vaccin contre la COVID-19 COMIRNATY…
  • COVID-19 : le Gouvernement ouvre la vaccination aux patients vulnérables à très haut risque

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 19/01/2021
    Le 14 janvier 2021, le ministre des Solidarités et de la Santé a annoncé que, dès le 18 janvier 2021, les personnes vulnérables à très haut risque de formes graves et de décès liés à la COVID-19 pourraient être vaccinées, à l’instar des personnes âgées de plus de 75 ans. Cette décision, qui concerne environ 800 000 patients, a été prise conformément à une note du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale sur la très haute priorité des personnes à très haut risque. Le choix des personnes concernées s’est fait à partir des données existantes sur les facteurs de risque de forme sévère de COVID-19 et également sur les données de mortalité liée à cette infection pour chacune des populations…
  • Vaccin COMIRNATY contre la COVID-19 : la curieuse affaire de la sixième dose

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 14/01/2021
    Peu de temps après la mise sur le marché du vaccin COMIRNATY (vaccin Pfizer/BioNTech contre la COVID-19), des médecins ont signalé que, une fois dilué, le flacon de 5 doses permettait d’en obtenir une sixième, augmentant ainsi de 20 % le nombre de personnes vaccinées. La Food and Drug Administration (FDA), saisie du sujet, a rapidement donné son accord, ainsi que les laboratoires Pfizer et BioNTech. L’Agence européenne du médicament a également validé cette 6e dose le 8 janvier 2021. Les deux agences précisent également qu’en aucun cas il ne faut créer une dose supplémentaire en mélangeant les restes de plusieurs flacons. Pour obtenir une 6e dose complète après 5 vaccinations, certaines précautions d’usage sont nécessaires qui sont précisées par…
  • Stratégie vaccinale contre la COVID-19 : introduction du vaccin MODERNA

    Santé Publique COVID-19 | David PAITRAUD - 12/01/2021
    Moins d'une semaine après l'octroi d'une autorisation de mise sur le marché (AMM) conditionnelle pour le vaccin contre la COVID-19 MODERNA, ce dernier a été inscrit par décret sur la liste des vaccins pouvant être utilisés dans la stratégie vaccinale contre la COVID-19 en France. La Haute Autorité de Santé (HAS) a émis un avis favorable à l'utilisation de ce vaccin, conformément à son AMM. D'un point de vue logistique, les premières doses (51 600 doses selon un communiqué du ministère des Solidarités et de la Santé en date du 10 janvier 2021) ont été livrées lundi 11 janvier 2021 dans quatre régions prioritaires, en complément du vaccin COMIRNATY.
  • Vaccins contre la COVID-19 : vent de créativité sur le calendrier vaccinal !

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 07/01/2021
    Le dernier jour de l’année 2020, un comité d’experts britanniques a recommandé aux autorités sanitaires de leur pays de systématiquement appliquer un délai de 12 semaines entre la première et la seconde injection de vaccin contre la COVID-19, dans le but d’augmenter le nombre de primovaccinés au Royaume-Uni. Si cette recommandation est cohérente avec le dossier d’enregistrement du vaccin AstraZeneca, elle ne l’est pas avec celui des vaccins à ARN messager (Pfizer/BioNTech et Moderna). Le comité justifie sa position par une analyse complémentaire des données des essais cliniques présentées aux agences sanitaires. De plus, début janvier 2021, un expert américain a proposé à la Food and Drug Administration (FDA) d’autoriser, pour le vaccin Moderna, une posologie réduite de moitié pour…
  • Sans surprise, l'EMA (Agence européenne du médicament) a recommandé le 6 janvier 2021 l'octroi d'une autorisation de mise sur le marché (AMM) conditionnelle pour le VACCIN COVID-19 MODERNA dispersion pour injection (laboratoire Moderna Therapeutics). Comme le vaccin COMIRNATY (laboratoires BioNTech et Pfizer) autorisé depuis le 21 décembre et déjà disponible en France, le VACCIN COVID-19 MODERNA est un vaccin injectable à ARN messager (ARNm) indiqué pour la prévention de la COVID-19. D'un point de vue pharmaceutique et technique (présentation, conservation, préparation avant injection), ces deux vaccins présentent des différences exposées dans l'article ci-dessous.
  • Les données accumulées depuis plusieurs mois ont permis de confirmer l’impact délétère de l’obésité sur l’évolution de la COVID-19 avec, notamment, un risque accru de recours à la ventilation mécanique et de décès, en particulier chez les personnes de moins de 50 ans. Ce surrisque ne découlerait pas des pathologies métaboliques associées. Les personnes en situation d’obésité constituent donc un public prioritaire des messages de prévention et de la vaccination.
  • Premier vaccin contre la COVID-19 disponible en France : COMIRNATY, en pratique

    Santé Publique COVID-19 | David PAITRAUD - 05/01/2021
    Le vaccin contre la COVID-19 COMIRNATY (précédemment BNT162-b2), développé par Pfizer et BioNTech, a reçu une autorisation de mise sur le marché (AMM) européenne conditionnelle le 21 décembre 2020. COMIRNATY est le premier vaccin contre le SARS-CoV-2 commercialisé en France (et dans l'Union européenne) ; cette mise à disposition a permis de débuter la vaccination au sein de la population française le 27 décembre 2020. Ce vaccin à ARN messager se présente en dispersion à diluer avant l'injection. Chaque flacon contient 5 doses. Les flacons de COMIRNATY sont conservés au congélateur, entre - 90 et - 60 °C. Une fois décongelé, la durée de conservation est de 5 jours entre 2 et 8 °C. Après dilution, le produit doit être…
  • En ce dernier mois de l’année 2020, l’attention s’est bien évidemment focalisée sur les vaccins développés contre la COVID-19. Les trois premiers, ceux de Pfizer/BioNTech, Oxford-AstraZeneca et Moderna, ont tous fait l’objet d’une analyse dans les actualités VIDAL. Ont aussi été détaillés la stratégie de priorisation de ces vaccins et le dispositif de pharmacovigilance spécifique ayant été mis en place. Il ne fallait pas non plus oublier ni les aspects cliniques (sport et COVID-19), ni la question des tests antigéniques, notamment à l’occasion des fêtes. La crise sanitaire provoquée par la COVID-19 a également été une opportunité, celle d’interroger nos pratiques, dans le domaine de la recherche, de l’approvisionnement en médicaments et de l’information en santé. À rebours, la relecture…
  • La pharmacovigilance des vaccins contre la COVID-19

    Santé Publique COVID-19 | - 22/12/2020
    À plus d'un titre, les vaccins ne sont pas des médicaments comme les autres. Et ceux contre la COVID-19 encore plus. Quels sont les différents types de vaccins ? Comment sont-ils développés, étudiés, évalués, surveillés ? Autant de questions qui méritent que l'on s'attarde sur le fonctionnement de la pharmacovigilance des vaccins en général, et de ceux contre la COVID-19 en particulier. Explications avec l'aide du Dr Annie-Pierre Joinville-Béra, responsable du Centre régional de pharmacovigilance de Tours.
  • Jamais deux sans trois… Le 15 décembre 2020, Moderna et la FDA (Food and Drug Administration) ont chacun publié un document d’information sur l’étude mRNA-1273-P301, l’essai de phase II/III du vaccin à ARN messager mRNA-1273 contre la COVID-19. Cette étude a inclus 30 418 personnes aux États-Unis, avec une durée de suivi médiane de 50 jours après la 1re injection de vaccin. Selon ces documents, ce vaccin semble d’une grande efficacité plus de 14 jours après la 2e injection (94,1 % de taux de protection sur l’ensemble des données analysées) pour prévenir les formes symptomatiques légères à modérées de COVID-19 chez les personnes n’ayant jamais été infectées par SARS-CoV-2. L’efficacité apparaît rapidement avec un taux de protection estimé à 80,2…
  • La revue médicale The Lancet vient de publier une analyse intermédiaire des résultats de plusieurs essais cliniques portant sur le vaccin à adénovirus Oxford-AstraZeneca (ChAdOx1-nCoV19) contre la COVID-19. Ces 4 études, dont seulement 2 apportent des réponses sur l’efficacité de ce vaccin, présentent une grande hétérogénéité : phases I/II, II/III et III, deux dosages du vaccin, délais variables et parfois importants entre les deux injections, etc. En termes d’efficacité, cette analyse confirme les taux de protection rapportés par les médias en novembre : en moyenne, 70,4 % de protection contre les formes symptomatiques de COVID-19, avec une forte disparité entre les personnes ayant reçu une demi-dose, puis une dose complète (90 % de protection) et ceux ayant reçu deux doses…
  • Quelques jours après la Direction générale de la Santé (DGS), le Conseil scientifique COVID-19 s'est lui aussi prononcé sur la conduite à tenir à l'approche des fêtes de fin d'année. Ses consignes, à l'attention de la population, sont résumées dans une note d'éclairage intitulée "Accompagner une fin d'année pas comme les autres". Prenant pour exemple l'expérience des fêtes de Thanksgiving aux États-Unis, le Conseil scientifique rappelle que le meilleur moyen de limiter la propagation virale est de limiter au maximum les réunions familiales et amicales. Néanmoins, les mouvements de populations attendus pour cette période propice aux événements festifs et la levée du confinement le 15 décembre imposent de définir une conduite à tenir pour limiter au maximum les contaminations :…
  • Vaccin Pfizer/BioNTech contre la COVID-19 : enfin des données à analyser !

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 10/12/2020
    Le 8 décembre 2020, Pfizer/BioNTech et la FDA (Food and Drug Administration) ont chacun publié un document d’information sur l’étude C4591001, l’étude de phase 2/3 du vaccin à ARN messager BNT162b contre la COVID-19. Cette étude a inclus 43 448 personnes dans 6 pays, avec une durée de suivi médiane d’un peu moins de 2 mois après la seconde injection de vaccin. Selon ces documents, ce vaccin à ARN messager (ARNm) semble d’une grande efficacité (95 % de taux de protection sur l’ensemble des données analysées) pour prévenir les formes symptomatiques légères à modérées de COVID-19 chez les personnes n’ayant jamais été infectées par SARS-CoV-2. L’efficacité apparaît rapidement avec un taux de protection de 52,4 % dès la première injection.…
  • COVID-19 : les tests antigéniques désormais autorisés pour les cas contact

    Santé Publique COVID-19 | David PAITRAUD - 08/12/2020
    Conformément à l'avis de la HAS (Haute Autorité de Santé) émis le 27 novembre 2020, les tests antigéniques sur prélèvement nasopharyngé en ambulatoire peuvent désormais être réalisés chez les personnes asymptomatiques contact (détectées isolément ou au sein d'un cluster), en plus des sujets symptomatiques (dont les symptômes datent de moins de 4 jours). L'arrêté du 3 décembre 2020 valide la prise en charge intégrale de ces tests dans cette population, jusqu'à présent écartée du diagnostic rapide réalisé en ville, faute de données valides. Il étend par ailleurs leur réalisation et la remise des résultats à trois professions de santé, en complément des médecins, pharmaciens d'officine et infirmiers : les chirurgiens-dentistes, les sages-femmes, les masseurs-kinésithérapeutes. Ces trois professions disposent d'un accès…
  • Les actualités de novembre 2020 sur l'épidémie COVID-19

    Santé Publique COVID-19 | Isabelle COCHOIS - 24/11/2020
    Bien que la COVID-19 commence à donner quelques signes d’infléchissement, en lien avec la nouvelle période de confinement, cette épidémie, toujours active, continue à animer tant la communauté scientifique que les pouvoirs publics. Ce mois de novembre 2020 a notamment été marqué par la réactivation de l’état d’urgence sanitaire et des mesures dérogatoires pour y faire face, ainsi que par la publication d'un nouveau décret, controversé, sur le chômage partiel. En termes de dépistage, on retiendra la mise à disposition des tests antigéniques et les précisions apportées par la DGS quant au rôle des professionnels de santé auprès de leurs patients vis-à-vis de l’application TousAntiCovid. S’agissant des traitements, les essais cliniques continuent à livrer leurs résultats, pas toujours positifs comme…
  • À l'occasion de la semaine nationale de la dénutrition, organisée par le Collectif de lutte contre la dénutrition, une conférence interactive a permis de mieux comprendre la relation COVID-19 - dénutrition, notamment chez le sujet âgé. L'infection par le SARS-CoV-2 peut en effet induire des symptômes favorisant cette dénutrition du début de la maladie, pendant l'hospitalisation, puis la phase de convalescence. Une vigilance particulière des professionnels de santé doit permettre une prise en charge aux différentes phases de la maladie.
  • L’article 20 de la loi du 25 avril 2020 a prévu le placement en chômage partiel des salariés vulnérables présentant un risque de développer une forme grave de COVID-19, ainsi que des salariés qui partagent le même domicile que ces personnes. Un nouveau décret, publié le 10 novembre 2020, fixe les critères pour qu’une personne à risque de forme grave de COVID-19 puisse bénéficier du chômage partiel. Cette publication fait suite à la suspension de certains éléments du décret précédent par le Conseil d’État, justifiée par l’insuffisance de cohérence des critères médicaux alors retenus, mais aussi à la publication, par le Haut Conseil de la Santé publique (HCSP), de nouvelles données graduées sur l’augmentation du risque de forme grave selon…
  • La HAS (Haute Autorité de Santé) et la DGS (Direction générale de la Santé) ont émis des publications croisées pour accompagner les professionnels de santé de ville dans la prise en charge, à domicile, des patients suspectés ou diagnostiqués COVID-19 positif : dépistage et diagnostic, surveillance, traitement médicamenteux. Ces documents composent un référentiel d'outils dont les principaux messages sont résumés dans l'article suivant.
  • Pour faire face à la nouvelle flambée épidémique de COVID-19 en France, l'état d'urgence sanitaire a été réactivé et devrait se prolonger au moins jusqu'au 16 février 2021 (Loi du 14 novembre 2020 - Journal officiel du 15 novembre 2020). Des mesures dites "de confinement" ont été remises en place, dont certaines visent à prévenir les interruptions de traitements et de soins dans un contexte de forte mobilisation des professionnels de santé : autorisation dérogatoire accordée aux pharmaciens : pour dispenser les médicaments de substitution aux opiacés et les contraceptifs oraux à partir d'une ordonnance expirée, pour dispenser directement à la patiente des médicaments prescrits pour une IVG médicamenteuse (mifépristone, misoprostol, géméprost), autorisation dérogatoire accordée aux pharmaciens, prestataires de services…
  • Peu décrite dans les études chinoises menées au début de l’épidémie de COVID-19, l’anosmie, souvent associée à des modifications du goût, est depuis reconnue comme un symptôme à part entière de cette infection, très fréquent, pouvant être isolé, et potentiellement associé à un bon pronostic. Les mécanismes physiopathologiques sous-tendant sa survenue sont aujourd’hui mieux précisés. Sa prise en charge se dessine peu à peu et une étude multicentrique européenne évalue actuellement l’impact d’un traitement par corticoïdes.
  • Les recommandations sur la pratique des examens d'imagerie pulmonaire dans la COVID-19 s'affinent au fur et à mesure de l'accumulation des connaissances. Pas d'évolution majeure, mais des précisions, depuis les premières propositions de la Société d'imagerie thoracique (SIT) et de la Société française de radiologie (SFR) en mars dernier. Le scanner sans injection reste l'examen clé lors de la phase initiale chez un patient ayant une infection suspectée ou confirmée ET des signes de mauvaise tolérance respiratoire. Il trouve également sa place dans le suivi à moyen terme. L'angioscanner est, lui, essentiellement indiqué en cas d'aggravation secondaire. Quant à la radiographie et à l'échographie, leurs indications sont majoritairement réservées aux patients de réanimation.
  • Dans un message envoyé le 2 novembre via le dispositif DGS-urgent, la DGS (Direction générale de la Santé) détaille la procédure à suivre par les médecins généralistes, infirmiers libéraux, pharmaciens de ville et personnel de laboratoire afin de permettre à un utilisateur de l'application TousAntiCovid de s'autodéclarer, en cas de résultat positif au test.
  • COVID-19 : suspension des essais évaluant l’anakinra

    Santé Publique COVID-19 | David PAITRAUD - 03/11/2020
    L'inhibiteur des récepteurs de l'interleukine 1 anakinra (KINERET) fait partie des pistes thérapeutiques à l'étude dans le cadre du traitement des patients COVID-19 positifs. L'analyse intermédiaire des données de l'essai ANACONDA-COVID-19 (CHRU Tours) montre une surmortalité précoce chez les patients recevant l'anakinra, en comparaison aux patients recevant uniquement des soins standards optimisés. Bien que non définitifs, ces résultats conduisent à la suspension des inclusions dans l'ensemble des essais cliniques menés avec l'anakinra et autorisés en France dans le cadre de l'infection COVID-19. En revanche, ces données ne remettent pas en cause le rapport bénéfice/risque de l'anakinra dans les indications de son AMM (autorisation de mise sur le marché). Les patients traités habituellement par KINERET 100 mg/0,67 mL solution injectable en…
  • La maladie rénale chronique est un problème de santé publique. On compte en France quelque 3 à 4 millions d'insuffisants rénaux chroniques, c'est-à-dire des personnes dont le débit de filtration glomérulaire est < 60 mL/min. En 2017, plus de 87 000 patients étaient traités pour une insuffisance rénale terminale, pour un coût estimé par la Cour des comptes à 4 milliards d'euros. Un constat qui souligne l'importance de la prévention, notamment des insuffisances rénales aiguës (IRA) liées à la prise de médicaments, qui peuvent entraîner des séquelles et participer à l'évolution vers une insuffisance rénale chronique. Elle se fonde avant tout sur des règles de bon sens, comme cela a été bien souligné lors du Vidal live du 14 octobre…
  • Anticorps facilitants, ADE (antibody-dependent enhancement – aggravation dépendante des anticorps) ou VAED (vaccine-associated enhanced disease - maladie aggravée par la vaccination). Depuis le début de la pandémie de COVID-19 et la course au vaccin, ces concepts ont été brandis comme autant d’épouvantails. Est-il possible que les personnes qui se contamineraient, malgré la vaccination, développent plus fréquemment des formes sévères de COVID-19 ? Avec un seuil d’efficacité minimal des vaccins contre la COVID-19 fixé à 50 % par les agences de régulation, l’hypothèse mérite d’être étudiée, d’autant plus que le risque d’ADE augmente lorsque les taux sanguins d’anticorps neutralisants sont insuffisamment élevés, ce qui, avec un tel seuil minimal d'efficacité, pourrait advenir chez un pourcentage non négligeable de personnes vaccinées. Nous…
  • COVID-19 : modalités pratiques et tarifaires des TROD antigéniques en ville

    Santé Publique COVID-19 | David PAITRAUD - 29/10/2020
    Alors que l'autorisation de pratiquer les TROD COVID-19 antigéniques sur prélèvement nasopharyngé a été accordée aux médecins et infirmiers libéraux et pharmaciens d'officine le 17 octobre 2020, les modalités pratiques et tarifaires étaient toujours en suspens. Elles viennent d'être précisées par l'arrêté du 26 octobre 2020, publié au Journal officiel du 27 octobre. Cet article, qui décrit ces modalités, complète notre article du 20 octobre 2020.
  • Prescription médicale : quelles adaptations le pharmacien peut-il faire lors de la dispensation ?

    Médicaments Prescription - Délivrance | David PAITRAUD - 29/10/2020
    Le dispositif de dispensation adaptée de la prescription médicale (dispositif DAD) permet de tracer l'intervention du pharmacien en cas d'ajustement du nombre de boîtes délivrées par rapport au besoin thérapeutique du patient. L'objectif est de favoriser l'observance du traitement, tout en limitant un stockage excessif de médicaments par le patient à son domicile, source de iatrogénie, de mésusage et de gaspillage. L'adaptation de la prescription est limitée à 22 classes thérapeutiques, comprenant des médicaments pour lesquels la posologie peut varier dans le temps en fonction de l'intensité des symptômes ressentis par le patient. Signé dans le cadre de la Convention nationale pharmaceutique, le dispositif DAD ouvre droit à une rémunération des pharmaciens ; une rémunération est perçue à l'occasion de…
  • À l'heure où la COVID-19 s'intensifie, cette épidémie continue à soulever nombre de questions et à nécessiter des décisions spécifiques et rapides par les pouvoirs publics. Ce mois-ci, la question du diagnostic est toujours d’actualité : tests antigéniques, combinés ou conjoints, etc. Certains aspects cliniques ont aussi été l’objet d’une attention particulière : COVID-19 de l'enfant, répercussions sur la bronchopneumopathie obstructive, complications rénales. En matière de prévention, l'approvisionnement en masques fait toujours parler de lui. Quant au volet thérapeutique, l'accent a été mis sur l'amélioration de la prise en charge des malades en détresse respiratoire, de même que sur la course au vaccin. L'infection par le SARS-CoV-2 n'est pas non plus sans conséquences sur la consommation des médicaments en général,…
  • La pertinence d'une recherche concomitante des virus responsables des infections respiratoires hivernales a fait l'objet d'un avis de la HAS (Haute autorité de santé) où sont précisés les tests à pratiquer selon les situations. Les tableaux cliniques de ces infections étant proches et la période hivernale propice à la co-circulation de plusieurs virus respiratoires (SARS-CoV-2, grippe, VRS, etc.), ces tests permettent d'identifier le virus en cause et d'adapter la prise en charge médicale. La recherche de ces virus repose sur la détection du génome viral (ARN) par la méthode RT-PCR, à partir d'un prélèvement nasopharyngé (sauf exception). Dans certaines situations cependant, les tests antigéniques peuvent être utilisés, pour le SARS-CoV-2 et la grippe. Des tests combinés multiplex (grippe/SARS-CoV-2/autres virus) ou…
  • L'ANSM* a publié un calendrier de remise à disposition de la gamme VIVELLEDOT dispositif transdermique (estradiol). Le dosage à 100 µg/24 heures est remis à disposition normale. Pour les autres dosages, la remise à disposition s'étale entre le 31 octobre et le 15 décembre 2020. Concernant l'antibiotique injectable CLAMOXYL 1 g poudre pour solution injectable/pour perfusion IM-IV (amoxicilline), la distribution en ville est encore contingentée, contrairement à l'annonce faite le 13 octobre dernier sur le site de l'ANSM. *Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • Les connaissances accumulées après plusieurs mois d'épidémie de COVID-19 confirment la plus grande fréquence des formes sévères chez les patients atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), qui ne paraissent toutefois pas plus à risque de contracter la maladie. Les traitements par corticostéroïdes inhalés ne semblent pas avoir d'effet préventif, ni délétère. Cette épidémie a cependant un impact sur la BPCO, car elle réduit les possibilités de réhabilitation des patients et de réalisation des épreuves fonctionnelles respiratoires. Quant au port du masque chirurgical, il ne modifie pas les échanges gazeux chez ces patients.
  • AZANTAC formes orales et injectable : arrêt de commercialisation définitif

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 21/10/2020
    Le laboratoire GSK a décidé d'arrêter définitivement la commercialisation des spécialités à base de ranitidine AZANTAC : AZANTAC 150 mg et 300 mg comprimés effervescents, AZANTAC INJECTABLE 50 mg/2 mL solution injectable en ampoule Comme l'ensemble des spécialités orales à base de ranitidine, les spécialités AZANTAC comprimé effervescent sont absentes du marché français depuis septembre 2019, suite à l'identification dans certains lots d'une impureté classée cancérogène probable pour l'homme par l'OMS (Organisation mondiale de la santé), le NDMA (N-nitrosodiméthylamine) et au rappel, par mesure de précaution de tous les lots de ces spécialités. Concernant la forme injectable AZANTAC (pour laquelle il n'existe pas de génériques), l'approvisionnement a été maintenu en raison de son utilisation pour la préparation de poches de…
  • Les tests rapides d'orientation diagnostique (TROD) antigéniques pour la détection du virus SARS-CoV-2 sont désormais autorisés en médecine de ville. Les conditions de recours à ces TROD sont définies par l'arrêté du 16 octobre 2020. Dans le cadre d'un dépistage individuel, l'utilisation de ces tests est confiée aux médecins, infirmiers/ères libéraux et pharmaciens/nes d'officine, à partir d'un prélèvement nasopharyngé. Les personnes éligibles à ces TROD sont : les personnes asymptomatiques, hors personnes cas contact ou détectées au sein d'un cluster, les personnes symptomatiques répondant aux critères suivants : âge maximum 65 ans, absence de facteurs de risque de forme grave de COVID-19. Le TROD antigénique doit être proposé uniquement si le résultat du test de référence RT PCR pour la…
  • Le 29 août 2020, un décret avait fortement restreint les critères de vulnérabilité permettant aux patients à risque de formes sévères de COVID-19 d’accéder au chômage partiel. À l’origine, le décret du 5 mai 2020 à ce sujet fixait 11 critères allant de l’âge (plus de 65 ans) à l’obésité morbide, en passant par la mucoviscidose ou l’insuffisance cardiaque, par exemple. Les salariés cohabitant avec ces personnes étaient, elles aussi, éligibles au chômage partiel. Le nouveau décret du 29 août 2020 en restreignait l’accès à 4 critères : cancer évolutif sous traitement, immunodépression, diabète et obésité après 65 ans, et insuffisance rénale nécessitant une dialyse. Il ne citait plus les salariés cohabitant comme étant éligibles. À la suite de ce…
  • On parle beaucoup des personnes âgées ou atteintes de polypathologies au cours de la COVID 19, et beaucoup moins des enfants, tenant pour acquis leur moindre risque de formes graves. Mais qu’en est-il aujourd’hui et, en particulier, que sait-on de la contagiosité des enfants et, en conséquence, des mesures à appliquer aux enfants pour les protéger entre eux et protéger la population générale lorsqu’ils sont porteurs du virus ? La réponse à cette question n’est pas facile, car les différentes études sur le sujet émanent de pays dans lesquels les mesures de protection (fermeture/réouverture des écoles, distanciation, port de masque, etc.), le site et le moment de l’étude par rapport à l’épidémie ne sont pas comparables.
  • Selon les informations communiquées par l'ANSM* en semaine 42, le bisphosphonate à base d'acide clodronique, LYTOS 520 mg comprimé pelliculé, est toujours indisponible. Des unités en provenance d'Autriche et de République Tchèque sont importées pour approvisionner les marchés de ville et de l'hôpital, dans l'attente d'une remise à disposition annoncée pour la fin de l'année 2020. En infectiologie, l'antibiotique injectable CLAMOXYL 1 g poudre pour solution injectable/pour perfusion sans solvant IM-IV (amoxicilline) est remis à disposition normale en ville, mais la distribution reste contingentée à l'hôpital. Enfin, l'ANSM a annoncé (avec plus ou moins de retard) la remise à disposition normale des spécialités suivantes : LAROSCORBINE 1g/5 mL solution injectable (acide ascorbique), depuis le 9 septembre 2020, l'anti-androgène ANANDRON 150…
  • Saison grippale 2020/2021 : la nouvelle campagne de vaccination en pratique

    Santé Publique Campagnes | David PAITRAUD - 15/10/2020
    La campagne de vaccination contre la grippe saisonnière a débuté le 13 octobre 2020 et se prolongera jusqu'au 31 janvier 2021. Cette nouvelle saison est marquée par l'épidémie simultanée de COVID-19 et un scénario inédit et redouté de co-circulation virale. Plusieurs points sont à retenir : réserver, au moins jusqu'au 30 novembre, les doses de vaccins contre la grippe aux patients ciblés par les recommandations vaccinales en raison du fait qu'ils sont à risque de grippe grave ; la mise en place d'un suivi de la consommation hebdomadaire des doses par l'Assurance maladie, afin d'anticiper d'éventuels situations pouvant conduire à une pénurie précoce ; en marge de la communication auprès de la population, une communication propre aux professionnels de santé…
  • Le prix Nobel 2020 de médecine vient d’être attribué à Harvey J. Alter, Charles M. Rice et Michael Houghton, pour leurs travaux sur l’hépatite C. Ces trois chercheurs ont permis, en un peu plus de trois décennies, de passer d’une maladie virale inconnue à un traitement dont l’efficacité et la tolérance sont telles que l’éradication de l’hépatite est aujourd’hui envisageable, modifiant l’épidémiologie des cirrhoses et des carcinomes hépatocellulaires.
  • Le quatrième rapport sur l'utilisation des médicaments de ville en France en période d'épidémie de COVID-19 a été publié par le groupement d'intérêt scientifique EPI-PHARE (Assurance maladie / ANSM*). Ce nouveau rapport prend en compte les données du SNDS (système national des données de santé de l'Assurance maladie) sur 6 mois, c'est-à-dire depuis le début du mois de mars jusqu'au 13 septembre 2020 (période confinement et post-confinement). Il confirme les phénomènes observés et rapportés dans les précédents, à savoir un impact clair de l'épidémie sur les délivrances de médicaments en ville : normalisation de la délivrance des médicaments prescrits (hors initiation de traitement) dans les pathologies chroniques cardiovasculaires et diabète, à l'exception des statines et des anticoagulants ; baisse des…
  • Le 7 octobre 2020, un décret a autorisé, selon les recommandations de l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) du 11 juillet 2019, une expérimentation sur la mise à disposition de cannabis thérapeutique dans 5 indications : douleurs réfractaires aux thérapies, épilepsies sévères et pharmacorésistantes, soins de support en oncologie, spasticité douloureuse liée à la sclérose en plaques, et situations palliatives. Cette expérimentation, qui doit commencer au plus tard le 31 mars 2021, concernera 3 000 patients et durera deux ans à compter de la prescription au premier patient. Le nombre de patients par indication sera défini par l’ANSM. Les médecins et pharmaciens de ville pourront être impliqués dans cette expérimentation, en relais des médecins…
  • À compter du 31 mars 2021, LYNPARZA 50 mg gélule (olaparib) ne sera plus disponible sur le marché français, suite à l'arrêt de sa commercialisation par le laboratoire AstraZeneca. Seules les formes en comprimé pelliculé (LYNPARZA 100 mg et LYNPARZA 150 mg) resteront commercialisées. La suppression de la forme gélule vise à mettre fin au risque d'erreur médicamenteuse associé à LYNPARZA en raison de la coexistence des 2 formes galéniques non substituables (gélule et comprimé pelliculé). Ce risque a fait l'objet d'une alerte en juin 2019. Un délai de 6 mois avant l'arrêt de commercialisation effectif de LYNPARZA gélule est prévu, pendant lequel il est demandé : de ne plus initier de nouveaux traitements avec LYNPARZA 50 mg gélule, ni…
  • COVID-19 : la place des tests antigéniques précisée par la HAS

    Santé Publique COVID-19 | David PAITRAUD - 13/10/2020
    Petit à petit, au fil des données disponibles, la HAS (Haute Autorité de Santé) affine ses recommandations relatives au dépistage et au diagnostic de l'infection par le SARS-CoV-2. Les dernières recommandations publiées (avis du 8 octobre 2020) définissent les populations pour lesquelles l'utilisation de tests antigéniques (sur prélèvement nasopharyngé) est indiquée : patients symptomatiques : le test antigénique doit être réalisé dans les 4 premiers jours (et non plus 7) suivant la survenue des symptômes évocateurs de COVID-19, et si le résultat d'un test par RT-PCR n'est pas disponible sous 48 heures. En cas de résultat positif, il n'est pas nécessaire de confirmer par un test RT-PCR ; personnes non symptomatiques, non contact, mais appartenant à une population exposée au…
  • Selon les dernières informations communiquées par l'ANSM*, des tensions d'approvisionnement ont été signalées ou persistent sur les marchés de ville et hospitalier pour les spécialités de psychiatrie suivantes : spécialités génériques de DIAZEPAM 10 mg comprimé, TEVA et ARROW : l'approvisionnement reste perturbé. La spécialité princeps VALIUM ROCHE est disponible normalement ; NOZINAN 25 mg/mL solution injectable en ampoule IM (lévomépromazine) : nouvel épisode de tension et contingentement de la distribution. À l'inverse, l'antinéoplasique ARACYTINE 100 mg poudre et solvant pour solution injectable (cytarabine) est remis à disposition normale à l'hôpital depuis le 28 septembre 2020 ; tel était déjà le cas depuis un an en ville. * Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • Vaccins contre la COVID-19 : un point sur les essais de phase III en cours

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 08/10/2020
    Contre la COVID-19, cinq vaccins font l'objet d'essais cliniques de phase III de grande taille (plus de 10 000 participants), auxquels s’ajoutent deux vaccins évalués dans des études de phase II/III plus modestes. En tout, ces essais mobilisent plus de 200 000 participants à travers le monde. Les vaccins évalués dans ces études de phase III se regroupent en familles (les « plateformes vaccinales ») : vaccins inactivés, recombinants, vectorisés sans réplication (au sein d’adénovirus humains ou simiens) et à ARN messager (mARN). D’autres familles de vaccins sont à des stades plus précoces de leur évaluation : vivants atténués (administrés par voie intranasale), vectorisés avec réplication (au sein de virus Influenza ou de virus des oreillons), à ARN autoréplicant ou…
  • Santé Publique France a arrêté l'approvisionnement des grossistes en masques de protection issus du stock national au cours de la semaine 40 (28 septembre au 4 octobre). En conséquence, depuis le 5 octobre 2020, les professionnels de santé doivent s'organiser de manière autonome pour s'équiper en masques. EDIT du 28 octobre 2020 : un message DGS-Urgent du 23 octobre 2020 et un arrêté publié au Journal officiel du 28 octobre modifient la doctrine concernant les masques issus du stock Etat : les masques de protection issus du stock national peuvent continuer à être distribués aux professionnels, jusqu'à épuisement des stocks détenus en pharmacie ou chez les grossistes, ainsi qu'aux patients éligibles. Les accueillants familiaux et salariés de l'aide à domicile…
  • La COVID-19 est toujours là, continuant à soulever nombre de questions et nécessitant des décisions spécifiques et rapides par les pouvoirs publics. C’est pourquoi, l’évolution de l’épidémie est toujours suivie de près et la question des tests toujours d’actualité : tests rapides, salivaires, etc. Certaines particularités cliniques font aussi l’objet d’une attention particulière comme les atteintes cardiaques, le développement de diabètes, de même que l’adaptation des prises en charge dans certaines populations, en l’occurrence les personnes sourdes, ou âgées vivant en EHPAD. Les aspects professionnels ne sont pas oubliés, qu’il s’agisse des critères permettant d’exercer une activité à temps partielle ou des infections par le SARS-CoV-2 pouvant être considérées comme des maladies professionnelles chez les soignants. Quant au volet thérapeutique,…
  • L’oxygénation pulmonaire au temps de la COVID-19

    Santé Publique COVID-19 | - 01/10/2020
    Après des mois intenses dédiés à prendre en charge des patients COVID-19 en détresse respiratoire et à leur assurer une oxygénation optimale, celle qui conduit à leur survie, dans un premier temps, et aussi à de moindres séquelles pulmonaires, dans un second temps, une citation d’A. Einstein me vient à l’esprit : "La connaissance s’acquiert par l’expérience, tout le reste n’est que de l’information".
  • Sept mois après l'autorisation de 6 protocoles de coopération interprofessionnelle entre médecins, pharmacien(ne)s, infirmier(ère)s et kinésithérapeutes dans le cadre des soins non programmés réalisés en ville au sein d'une structure pluriprofessionnelle, un arrêté publié au Journal officiel du 30 septembre 2020 définit les modalités de financement de ce dispositif par l'Assurance maladie.
  • Selon les dernières informations communiquées par l'ANSM*, la disponibilité des spécialités suivantes est actuellement perturbée en ville et à l'hôpital : en endocrinologie : persistance des tensions d'approvisionnement en EUTHYRAL 100 µg/20 µg comprimé sécable (lévothyroxine sodique/liothyronine sodique) et maintien du dispositif de dotation pour préserver les stocks résiduels ; en gynécologie : persistance des tensions d'approvisionnement en VIVELLEDOT dispositif transdermique (estradiol). Le dosage VIVELLEDOT 100 µg/24 heures est en rupture. Trois autres dosages (50 µg/24 heures, 37,5 µg/24 heures et 25 µg/24 heures) sont sous distribution contingentée. La remise à disposition progressive de chaque dosage est prévue entre mi-octobre et début décembre 2020 ; en neurologie : tensions d'approvisionnement des spécialités d'entacapone, COMTAN 200 mg comprimé pelliculé et ENTACAPONE…
  • Les sujets âgés, particulièrement les plus fragiles qui résident en établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), constituent une population à haut risque de COVID-19 et plus de 10 000 décès ont été dénombrés à ce jour dans ces structures par Santé publique France. Sans aller jusqu'aux démarches d'auto-confinement suivies dans plusieurs Ehpad, qui ont fait la preuve de leur efficacité sur le nombre de cas et de décès par COVID-19, mais ne peuvent être généralisées, il est essentiel d'appliquer de façon très stricte les mesures de prévention pour protéger au mieux cette population à risque.
  • Une semaine après avoir approuvé l'utilisation des tests salivaires dans la stratégie de dépistage de la COVID-19 (prélèvement salivaire pour test virologique RT-PCR, chez les sujets symptomatiques), la HAS* a rendu 2 nouveaux avis : un avis favorable au remboursement des tests RT-PCR réalisés à partir d'un prélèvement oropharyngé, chez les sujets asymptomatiques lorsque le prélèvement nasopharyngé est contre-indiqué ; un avis favorable au déploiement et au remboursement des tests antigéniques pour le diagnostic de la COVID-19, uniquement chez les patients symptomatiques. Selon cet avis, la réalisation de ces tests pourrait être étendue aux pharmacies d'officine et cabinet médicaux, en plus des laboratoires d'analyse médicale. Seuls les tests antigéniques réalisés à partir d'un prélèvement nasopharyngé sont approuvés par la HAS,…
  • Mettre au point un antiviral : pas si simple !

    Santé Publique COVID-19 | - 29/09/2020
    Parmi les différentes stratégies thérapeutiques proposées pour traiter la COVID-19 figurent les antiviraux. À l'heure actuelle, plusieurs dizaines de molécules déjà existantes ont fait l'objet de recherches. Quant à la perspective d'un antiviral spécifique du SARS-CoV-2, elle apparaît encore plus lointaine, tant la mise au point d'un antiviral est longue et difficile, contrairement à celle des antibiotiques.
  • OPTIJECT : rappel de 2 lots auprès des patients et des pharmacies d'officine

    Médicaments Alertes - Lots | David PAITRAUD - 29/09/2020
    Suite à une erreur de conditionnement, le laboratoire Guerbet rappelle 2 lots du produit de contraste OPTIJECT (ioversol) appartenant respectivement aux spécialités OPTIJECT 300 mg d'iode/mL et OPTIJECT 350 mg d'iode/mL solution injectable ou pour perfusion avec nécessaire d'administration pour injecteur Optivantag. Ce rappel s'applique aux pharmacies d'officine et aux patients susceptibles de détenir des unités issues de ces lots. Les patients sont invités à rapporter ces unités à la pharmacie, afin de recevoir des unités provenant de lots conformes.
  • Selon les dernières informations communiquées par l'ANSM* en semaine 39, la spécialité ROPINIROLE MYLAN 0,5 mg comprimé pelliculé est actuellement indisponible, jusqu'en novembre 2020. Les autres spécialités génériques à base de ropinirole 0,5 mg (EG, Teva et GSK) peuvent être proposées en alternative. En psychiatrie, 2 spécialités sont remises à disposition en pharmacie après plusieurs semaines de perturbation : NOZINAN 25 mg/mL solution injectable en ampoule IM (lévomépromazine), DEPAMIDE 300 mg comprimé pelliculé gastrorésistant (valpromide). *Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • L’étude COLCOT, publiée fin 2019, avait déjà montré une diminution des complications cardiovasculaires de la colchicine en post-infarctus. Les résultats de l’essai LoDoCo2, récemment rapportés dans le New England Journal of Medicine et présentés au cours du dernier congrès de la Société européenne de cardiologie, viennent également de montrer un effet bénéfique important de ce médicament, cette fois-ci chez des patients ayant une maladie coronarienne stable.
  • La Haute Autorité de Santé (HAS) a rendu vendredi 18 septembre 2020 son avis relatif aux tests de dépistage de la COVID-19 réalisés à partir de prélèvements salivaires. Selon cet avis, la prise en charge du prélèvement salivaire est recommandé : uniquement chez les sujets présentant des symptômes de l'infection depuis moins de 7 jours, lorsque le prélèvement nasopharyngé n'est pas possible (défaut d'acceptabilité) ; uniquement pour réaliser des tests de détection virologique par RT-PCR. La HAS a évalué l'intérêt du prélèvement salivaire à partir de données préliminaires issues de l'étude COVISAL, qui a comparé les résultats obtenus selon les deux techniques de prélèvement (nasopharyngé ou salivaire). Les premiers résultats montrent : chez les personnes symptomatiques : une moins bonne…
  • COVID-19 : retrait de la demande d'inscription au remboursement du remdésivir en France

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 22/09/2020
    Le 17 septembre 2020, la Commission de la Transparence (CT) de la Haute Autorité de santé (HAS) a rendu public son avis sur le remboursement du remdésivir (VEKLURY) dans l’indication de son AMM* conditionnelle européenne, à savoir le traitement des adultes et des adolescents (à partir de 12 ans et pesant au moins 40 kg) présentant une pneumonie liée à la COVID-19 et nécessitant une oxygénothérapie. Cet avis n’a pas fait l’objet d’une audition contradictoire avec les laboratoires Gilead, ceux-ci ayant décidé, au vu des conclusions provisoires de la Commission, de retirer leur demande d’admission au remboursement dans l’attente de données cliniques supplémentaires. Les données cliniques disponibles à ce jour sur le remdésivir montrent, dans l’indication de l’AMM européenne, un…
  • Thrombopénie : mise à disposition d'une forme buvable de REVOLADE

    Médicaments Présentation | David PAITRAUD - 22/09/2020
    Une forme buvable de REVOLADE (eltrombopag olamine) est mise à disposition en ville et à l'hôpital : REVOLADE 25 mg poudre pour suspension buvable. Cette nouvelle forme s'ajoute aux autres présentations de REVOLADE en comprimé pelliculé (25 mg, 50 mg et 75 mg), avec lesquelles elle partage les mêmes indications thérapeutiques. Elle est particulièrement adaptée à l'utilisation en pédiatrie, dans le traitement de la thrombopénie immunologique primaire. Elle peut également être utile chez les adultes ayant des difficultés à avaler les comprimés. La reconstitution de la suspension buvable nécessite des précautions. Le matériel de reconsitution (flacon de mélange, bouchon adaptateur) et d'administration (seringues pour administration orale) est fourni dans un kit. REVOLADE 25 mg poudre pour suspension buvable est remboursable…
  • Par arrêté du 15 septembre 2020, la réalisation des tests rapides nasopharyngés d'orientation diagnostique antigéniques peut désormais être autorisée dans le cadre d'opérations collectives de dépistage du SARS-CoV-2. Ces tests s'adressent à toute la population, à l'exception des personnes symptomatiques ou des personnes identifiées cas contact. En cas de résultat positif, celui-ci doit être confirmé par un test de détection du génome SARS-CoV-2 par RT-PCR. Ce même arrêté du 15 septembre autorise par ailleurs les masseurs-kinésithérapeutes à réaliser un prélèvement nasopharyngé en vue d'un test virologique (RT-PCR ou antigénique), sous certaines conditions.
  • Selon les récentes informations communiquées par l'ANSM*, la distribution en ville et à l'hôpital des spécialités suivantes est actuellement perturbée : en psychiatrie : tensions d'approvisionnement sur les spécialités à base de cyamémazine 25 mg comprimé pelliculé sécable. La spécialité du laboratoire Biogaran est en rupture de stock. Celles du laboratoire Mylan et la spécialité TERCIAN sont sous distribution contingentée en ville, jusqu'à novembre 2020 ; persistance des tensions sur les spécialités à base de miansérine. Des stocks de MIANSERINE ARROW, MYLAN et CRISTERS sont alloués aux grossistes et un stock de sécurité est constitué pour les dépannages d'urgence ; en allergologie : mise à disposition d'une nouvelle référence (Coffret de venin de guêpe Polistes spp 120 µg) en provenance…
  • La fièvre de l’enfant ne pose ni un problème diagnostique, ni un problème thérapeutique, mais celui de la reconnaissance de certaines étiologies nécessitant une prise en charge urgente et/ou spécifique. Cela passe par l’identification d’éventuels signes de gravité du tableau clinique. VIDAL Recos vient de compléter et restructurer ses recommandations sur la fièvre de l’enfant, en prenant en compte notamment les données publiées il y a quelques mois par le NICE (National Institute for Health and Care Excellence) au Royaume-Uni. La stratégie proposée dépend essentiellement de l’âge de l’enfant et de la présence ou non de signes de gravité.
  • Après 40 ans de mise à disposition en France, la commercialisation des spécialités à base de naftidrofuryl PRAXILENE s'arrête en octobre 2020 : PRAXILENE 100 mg gélule, PRAXILENE 200 mg comprimé pelliculé. Cette décision, prise par le laboratoire, repose notamment sur l'évolution de la prise en charge de la claudication intermittente des AOMI (artériopathies chroniques oblitérantes des membres inférieurs), dans laquelle la Commission de la Transparence considère que le naftidrofuryl n'a plus de place (cf. avis du 18 septembre 2019).
  • Dans un courrier adressé à l'Ordre national des pharmaciens, la DGS (Direction générale de la Santé) demande aux pharmaciens de réserver, en début de campagne, les doses de vaccins contre la grippe saisonnière (INFLUVAC TETRA et VAXIGRIPTETRA) aux personnes ciblées dans les recommandations vaccinales. Cette recommandation vise à prioriser la vaccination des personnes à risque de grippe grave et à augmenter la couverture vaccinale dans cette population. En outre, les indicateurs sont en faveur d'une forte demande de vaccination contre la grippe durant cette campagne, en raison de la co-circulation du virus SARS-CoV-2. Une conséquence de cette demande accrue, toute population confondue, pourrait être une pénurie de vaccins avant la fin de la campagne vaccinale.
  • Dans un point d'information publié le 15 septembre 2020, l'ANSM* alerte les professionnels de santé sur des prescriptions de médicaments hors AMM chez des enfants atteints de troubles du spectre autistique. Les médicaments signalés comme faisant l'objet d'une utilisation hors AMM sont des médicaments anti-infectieux (antibiotiques, antiviraux, antifongiques et antiparasitaires) prescrits sur plusieurs mois, ainsi que des chélateurs de métaux lourds. L'ANSM souligne la dangerosité de ces pratiques, qui ne reposent sur aucune étude valide et exposent les jeunes patients à un risque iatrogénique. Elle a saisi le procureur de la République de ces faits, afin d'initier une action en justice. *Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • Le décret relatif à la reconnaissance en maladies professionnelles des pathologies liées à une infection par le SARS-CoV-2 a été publié au Journal officiel du 15 septembre 2020. Selon ce décret, les affections causées par une infection par le SARS-CoV-2 sont reconnues comme maladies professionnelles s'il s'agit d'affections respiratoires aiguës : confirmées par un examen biologique ou un scanner ou, à défaut, par une histoire clinique documentée, ayant nécessité une oxygénothérapie, ou une autre forme d'assistance ventilatoire, attestée par des comptes-rendus médicaux, ou ayant entraîné le décès, ayant été contractées dans le cadre de travaux susceptibles de provoquer ces maladies dont la liste est détaillées dans l'article ci-dessous. Le décret prévoit par ailleurs la possibilité de mettre en place un…
  • SARS-CoV-2 : un virus diabétogène ?

    Santé Publique COVID-19 | - 15/09/2020
    Le diabète est l'une des pathologies conduisant à un risque de formes sévères de COVID-19. A contrario, l'infection par le SARS-CoV-2 semble aussi pouvoir entraîner l'éclosion de nouveaux diabètes s'apparentant à des formes de type 1. C'est ce qu'ont mis en évidence plusieurs observations publiées depuis le début de la pandémie. Le registre COVIDIAB, mis en place pour mieux comprendre les liens entre COVID-19 et diabète, devrait notamment permettre de mieux comprendre et prendre en charge ces diabètes viro-induits.
  • Selon les récentes informations communiquées par l'ANSM*, la distribution des spécialités suivantes subit des perturbations sur le marché de ville et hospitalier : COLCHIMAX comprimé pelliculé sécable (colchicine, métilsulfate de tiémonium, poudre d'opium) : contingentement maintenu jusqu'en octobre 2020 ; CIMETIDINE 200 mg comprimé effervescent : les deux spécialités Arrow et Mylan font l'objet de tensions d'approvisionnement. Leur distribution est interrompue en ville ; VIVELLEDOT dispositif transdermique : sur les 5 dosages, 2 sont en rupture de stock (50 et 100 µg/24 heures) et 2 sont soumis à contingentement quantitatif (25 et 37,5 µg/24 heures). Seul le dosage à 75 µg/24 heures reste normalement disponible. À l'inverse, l'antiparasitaire ZENTEL 400 mg comprimé (albendazole) est remis à disposition normale. *Agence nationale…
  • Être sourd à l’heure de la vie masquée

    Santé Publique COVID-19 | - 10/09/2020
    Alors que le port du masque se généralise au travail, dans les lieux publics et dans les espaces extérieurs, la population sourde est particulièrement pénalisée. L'impossibilité de lire sur les lèvres et la perte des informations apportées par les mimiques faciales, qui participent pleinement à la langue des signes françaises, accentuent les difficultés de communication et d'accès aux informations et gênent le bon respect des gestes barrières, par exemple lors d'une consultation médicale ou à la pharmacie. Du fait de ces obstacles, les personnes sourdes sont ainsi exposées à un risque accru d'isolement et d'infection par le SARS-CoV-2.
  • Le muscle cardiaque à l’épreuve de la COVID-19

    Santé Publique COVID-19 | - 10/09/2020
    Parmi les atteintes de la COVID-19, celles intéressant le système cardiovasculaire ont fait l'objet d'une attention particulière. Les mécanismes susceptibles de retentir sur le cœur et les vaisseaux sont en effet nombreux avec le SARS-CoV-2. En dehors des infarctus du myocarde, des morts subites et des thromboses vasculaires, des lésions du muscle cardiaque peuvent survenir. Plusieurs articles ont récemment été publiés concernant des myocardites détectées après hospitalisation, chez des patients convalescents à domicile et des cardiomyopathies de stress.
  • NORDITROPINE SIMPLEXX (somatropine) : arrêt de commercialisation fin décembre 2020

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 09/09/2020
    La gamme NORDITROPINE, à base de l'hormone de croissance somatropine, se recentre avec pour seule présentation prochainement disponible NORDITROPINE FLEXPRO en stylo prérempli. En effet, après l'arrêt de commercialisation de NORDITROPINE NORDIFLEX en stylo prérempli fin juin 2020, vient celui de NORDITROPINE SIMPLEXX en cartouche, à compter du 31 décembre 2020. Les trois dosages sont concernés (5 mg/1,5 mL, 10 mg/1,5 mL et 15 mg/1,5 mL) et resteront disponibles jusqu'à épuisement des stocks. Dans ce contexte, le laboratoire Novo Nordisk demande aux prescripteurs de ne plus initier, ni renouveler les prescriptions de NORDITROPINE SIMPLEXX, et les invite à reporter ces prescriptions sur NORDITROPINE FLEXPRO. À noter qu'il est nécessaire de former les patients à l'utilisation de ce stylo.
  • Contraception : gratuité pour toutes les jeunes filles mineures

    Médicaments Prise en charge | David PAITRAUD - 08/09/2020
    La gratuité des frais liés à la contraception est désormais applicable pour l'ensemble des jeunes filles mineures, sans contrainte d'âge. Jusqu'à présent, seules les mineures de 15 à 17 ans pouvaient bénéficier de cette prise en charge intégrale, avec avance des frais. La suppression d'un âge minimal est inscrite dans la LFSS 2020 (Loi de financement de la Sécurité sociale - article 47).
  • Selon un décret publié au Journal officiel du 30 août 2020, la liste des salariés pouvant bénéficier du dispositif d'activité partielle en raison de leur vulnérabilité à l'infection par le SARS-CoV-2 a été revue et limitée : aux personnes atteintes de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ; aux personnes immunodéprimées (immunodépression congénitale ou acquise) ; aux personnes âgées de 65 ans ou plus ayant un diabète associé à une obésité ou des complications micro ou macrovasculaires ; aux personnes dialysées ou présentant une insuffisance rénale chronique sévère. La mise en activité partielle est une décision médicale ; une prescription médicale est obligatoire. Cette nouvelle liste des critères de vulnérabilité a été réduite par rapport à la liste initiale publiée…
  • Depuis mars 2020, l’évolution de l’épidémie COVID-19 a suscité bien des inquiétudes et des interrogations. Six mois après, voici une première synthèse de l’état de la pandémie en France. Mais toutes les conclusions qui s’ensuivent ne sont que transitoires.
  • Au-delà de la prévention des contaminations, le respect systématique des mesures individuelles de protection, au premier chef le port du masque, pourrait-il diminuer significativement le nombre de cas de formes sévères de COVID-19 ? C’est ce que semble suggérer diverses études, chez l’animal comme chez l’homme. Chez l’homme, les résultats d’une étude suisse présentée ici sont renforcés par des observations faites à la suite de clusters où le port du masque a été immédiatement imposé. Celles-ci vont dans le sens des données obtenues dans les régions où cette mesure a été rapidement généralisée, comme à Hong Kong. Chez l’animal, une élégante étude a été menée chez le hamster doré qui montre à la fois la transmissibilité de SARS-CoV-2 par voie…
  • Au cours du mois d'août 2020, l'ANSM* a relayé des informations relatives à l'état de disponibilité des spécialités suivantes : en endocrinologie : tensions en CYNOMEL 0,025 mg comprimé sécable (liothyronine sodique), et mise en place d'un contingentement médicalisé. Les unités résiduelles sont réservées aux patients en cours de traitement. Les initiations de traitement doivent être suspendues ; en endocrinologie encore : importation d'une spécialité espagnole (MINURIN) pour remplacer MINIRIN SPRAY 10 µg/dose (desmopressine), indisponible en raison d'un défaut de qualité. La spécialité MINIRIN 0,1 mg/mL fera également l'objet d'une rupture de stock à partir de mi-septembre 2020 ; en cancérologie : rupture de stock d'ANANDRON 150 mg comprimé (nilutamide) et report possible vers le dosage à 50 mg, disponible…
  • Huit spécialités de NIQUITIN (dispositif transdermique et gomme à mâcher) et NIQUITINMINIS (comprimé à sucer) (nicotine) sont radiées du remboursement selon l'arrêté du 11 août 2020 modifié par l'arrêté du 14 août 2020. Cette décision intervient sur demande du laboratoire Omega Pharma et prendra effet à compter du 27 septembre 2020. À partir de cette date, ces présentations ne seront plus remboursables et bénéficieront d'un prix de vente libre.
  • L'ANSM* a relayé les recommandations européennes destinées à réduire les risques d'erreur de manipulation des spécialités à base de leuproréline (ELIGARD, ENANTONE, LEPTOPROL). Les données analysées par le PRAC (Comité européen de pharmacovigilance) mettent en évidence un lien entre la survenue de ces erreurs et la multiplication des étapes de reconstitution des solutions injectables à libération prolongée. Pour réduire ce risque d'erreur, il est recommandé : de ne jamais confier la préparation ni l'administration de ces médicaments au patient lui-même ; de réserver la manipulation de ces produits aux seuls professionnels de santé ayant une bonne connaissance des étapes de reconstitution, dans le strict respect du RCP et de la notice. En complément, le PRAC a demandé au laboratoire Astellas…
  • EDIT du 12 octobre 2020 : de nouvelles conditions pour sécuriser les dons de selles (décision ANSM du 2 octobre 2020) sont émises. Le questionnaire, l’examen clinique, et la recherche du génome viral du SARS-CoV-2 conduits chez le donneur et sur les selles collectées sont renforcés. Ces nouvelles conditions remplacent celles en vigueur depuis le 20 août 2020 /FIN EDIT. Après plusieurs mois d'interruption liée à l'épidémie de COVID-19, l'ANSM* a autorisé la reprise de la collecte de selles et de la réalisation des préparations/médicaments à base de microbiote fécal à compter du 20 août 2020 et sous certaines conditions : sélectionner les donneurs en tenant compte du degré de risque de contamination par le SARS-CoV-2, placer en quarantaine les…
  • Traitement des taeniasis : arrêt de commercialisation de TREDEMINE

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 27/08/2020
    La spécialité antiparasitaire TREDEMINE 500 mg comprimé à croquer (niclosamide) n'est plus commercialisée en France depuis le 30 juin 2020. Le laboratoire SERB explique sa décision par des problèmes d'approvisionnement en niclosamide. TREDEMINE était la seule spécialité à base de niclosamide commercialisée en France.
  • L'ANSM* a dévoilé le calendrier de déploiement d'un QR code sur les boîtes de médicaments contenant du valproate ou un dérivé (MICROPAKINE, DEPAKINE, DEPAKINE CHRONO, génériques, DEPAMIDE etDEPAKOTE) : dès le mois d'août 2020, ouverture de l'accès à la page dédiée au valproate sur le site de l'ANSM, sous forme de question/réponse ; avant fin 2020 : apposition du QR Code sur les boîtes de médicaments, qui renvoie directement sur cette page d'information de l'ANSM. Après les mesures relatives à la prescription et la délivrance, l'information des patientes en âge de procréer constitue un axe important pour encadrer et minimiser le risque fœtotoxique associé au valproate. *Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • Médicaments en libre accès : inscription de 13 spécialités supplémentaires

    Médicaments Prescription - Délivrance | David PAITRAUD - 27/08/2020
    La liste des médicaments de médication officinale a été actualisée par l'ANSM* au mois de juillet. Treize spécialités y sont ajoutées, et peuvent désormais être disposées en libre accès dans les pharmacies, dont quatre spécialités NICOTINELL (nicotine). À l'inverse, le gel d'IBUPROFENE ARROW 5 % est retiré de cette liste, en raison de son caractère remboursable (taux de 15 %). Le remboursement par l'Assurance maladie n'est pas compatible avec une mise à disposition dans le rayon de médication officinale. *Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • Répertoire des génériques : création de 12 nouveaux groupes

    Médicaments Génériques | David PAITRAUD - 27/08/2020
    L'ANSM* a actualisé le répertoire des génériques au cours du mois d'août 2020. Dans cette nouvelle version, 12 groupes sont ajoutés : en cardiologie : création de deux groupes APIXABAN comprimé pelliculé (référent ELIQUIS) et de trois groupes DABIGATRAN gélule (référent PRADAXA) ; en gynécologie/rhumatologie : création du groupe ESTRADIOL HEMIHYDRATE 1 mg + DROSPIRENONE 2 mg comprimé pelliculé (référent ANGELIQ) ; en urologie/néphrologie : création de trois groupes TOLVAPTAN comprimé (référent JINARC) ; en infectiologie, un groupe est créé pour la spécialité hospitalière antivirale FOSCAVIR 6 g/250 mL solution pour perfusion (foscarnet). Enfin, deux groupes sont créés pour le médicament d'anesthésie ESKETAMINE solution injectable (référent ESKETAMINE PFIZER), non commercialisé en France. *Agence nationale de sécurité du médicament et des…
  • HTA : arrêt de commercialisation de TENSTATEN programmé en décembre 2020

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 26/08/2020
    En prévision de l'arrêt de commercialisation définitif de l'antihypertenseur TENSTATEN 50 mg gélule (ciclétanine) programmé pour la fin de l'année 2020, le laboratoire Ipsen invite les professionnels de santé à anticiper cette situation. Des alternatives à TENSTATEN existent : avec le même principe actif : génériques de TENSTATEN, au sein de la même classe pharmacologique : diurétiques thiazidiques et apparentés.
  • EUTHYROX : disponibilité prolongée en 2021 (EDIT du 21 août 2020)

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 21/08/2020
    06 juin 2020 - La distribution d'EUTHYROX (lévothyroxine), spécialité correspondant à la formulation de LEVOTHYROX distribuée avant mars 2017, s'arrêtera en septembre 2020 en France. EDIT du 21 août 2020 : en raison du contexte sanitaire actuel, l'arrêt de mise à disposition d'EUTHYROX en France est reporté. Cette spécialité restera disponible en 2021, pour les traitements en cours. /FIN EDIT. Dans ce contexte, le ministère des Solidarités et de la Santé invite les professionnels de santé et les patients sous EUTHYROX à anticiper cette situation et à envisager le remplacement d'EUTHYROX par une autre spécialité à base de lévothyroxine. En partenariat avec l'ANSM*, les Ordres des médecins, des pharmaciens et des infirmiers/ères et des sociétés savantes, une fiche pratique a…
  • Très bel été à tous !

    Santé Voyage | Isabelle COCHOIS - 31/07/2020
    L'équipe des Actualités suspend ses publications durant le mois d'août, avant de reprendre en septembre de plus bel pour vous tenir informés des nouveautés dans le domaine du médicament et de son environnement, et vous proposer des réflexions et analyses sur des thèmes qui semblent devoir vous intéresser, comme en témoignent votre lecture assidue et vos nombreux commentaires. Dans l'attente, nous vous proposons de lire et/ou de relire les articles qui ont intéressé le plus grand nombre et ceux que vous avez le plus commentés. Beaucoup de COVID-19, mais pas seulement !
  • L'ANSM* a récemment communiqué sur l'état de disponibilité des spécialités suivantes : MINIRIN SPRAY (desmopressine) : rupture de stock ; MINIRIN et MINIRINMELT (desmopressine) : tension d'approvisionnement ; PENTACARINAT 300 mg poudre pour aérosol et pour usage parentéral (pentamidine isétionate) : tension d'approvisionnement ; EUTHYRAL 100µg/20µg comprimé sécable (lévothyroxine sodique, liothyronine) : prolongation des tensions d'approvisionnement ; KALETRA (80 mg + 20 mg)/ml solution buvable, KALETRA 100 mg/25 mg et KALETRA 200 mg/50 mg comprimé pelliculé (ritonavir, lopinavir) : remise à disposition. *Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • Un article, publié dans Clinical Infectious Diseases, confirme l’effet protecteur de la distanciation physique et du port du masque vis-à-vis de la transmission du SARS-CoV-2, et apporte de l’eau au moulin de l’hypothèse d’un lien entre la charge infectieuse et la sévérité de la COVID-19. Dans cette étude, menée au sein de l’armée suisse, la transmission du SARS-CoV-2 a été comparée entre plusieurs casernes, dont l’une initialement indemne de COVID-19, lorsque des mesures de distanciation physique (au moins 2 mètres) ou de port du masque (lorsque la distanciation est impossible) ont été imposées. Les résultats montrent que ces mesures barrières ne protègent pas complètement de l’infection, mais qu’elles ont néanmoins un effet protecteur significatif et qu’elles semblent, par ailleurs, prévenir…
  • Qu'ils vivent en EHPAD ou qu'ils soient hospitalisés en service de gériatrie, les patients âgés sont, eux aussi, confrontés à la pandémie COVID-19. S'y ajoutent les conséquences, potentiellement graves dans cette population, des fortes chaleurs estivales. Explications de l'équipe* du service de médecine gériatrique de l'hôpital Pitié-Salpêtrière à Paris, dirigé par le Pr Marc Verny. *Drs Audrey Rouet, Elise Poumier, Charlotte Toméo et Margaux Baque.
  • Desmopressine : rappel de tous les lots de MINIRIN SPRAY et d'OCTIM

    Médicaments Disponibilité | Isabelle COCHOIS - 29/07/2020
    MINIRIN SPRAY et OCTIM, deux spécialités à base de desmopressine, font l'objet d'un rappel de tous les lots disponibles sur le marché. Cette mesure de précaution fait suite à la mise en évidence d'un surdosage en desmopressine dans plusieurs flacons, en lien avec un défaut d'étanchéité. Il résulte de ce large rappel de lots que MINIRIN SPRAY et OCTIM seront indisponibles jusqu'en 2021. Dans ce contexte, l'ANSM* émet des recommandations à destinations des professionnels de santé en termes d'alternatives thérapeutiques. En parallèle, les patients sont invités à contacter leur médecin traitant ou le spécialiste qui les suit habituellement pour envisager un changement de traitement. En cas de symptômes (décrits dans l'article ci-dessous), le traitement doit être diminué voire suspendu, et…
  • DAFALGAN CODEINE : erreur dans la notice des comprimés effervescents sécables

    Médicaments Vigilance | Isabelle COCHOIS - 28/07/2020
    Certaines boîtes de DAFALGAN CODEINE comprimé effervescent sécable contiennent une notice indiquant par erreur que les comprimés sont à avaler tels quels avec de l'eau. À ce titre, l'ANSM* a souhaité préciser que "les comprimés effervescents doivent être dissous dans un peu de liquide avant d'être administrés". * Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • Disponibilité de spécialités distribuées en ville et à l'hôpital

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 23/07/2020
    L'ANSM* a récemment communiqué sur l'état de disponibilité des spécialités suivantes : en psychiatrie : tensions d'approvisionnement en DEPAMIDE 300 mg comprimé pelliculé gastro-résistant (valpromide), DEPAKOTE 250 mg et DEPAKOTE 500 mg comprimé gastro-résistant (divalproate de sodium) et maintien du contingentement de la distribution ; en neurologie : prévision de tensions d’approvisionnement en LEVODOPA CARBIDOPA TEVA 100 mg/10 mg comprimé sécable entre août et octobre 2020. Les unités disponibles sont à réserver aux patients en initiation de traitement, dont la titration peut nécessiter un dosage à 50 mg/5 mg de lévodopa/carbidopa (soit 1/2 comprimé) ; en infectiologie : tensions d'approvisionnement en PENTACARINAT 300 mg poudre pour aérosol et pour usage parentéral (diiséthionate de pentamidine) et contingentement de la distribution jusqu'en…
  • Immunité(s) contre le SARS-CoV-2 : votre thriller de l’été !

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 23/07/2020
    Récemment, plusieurs études sur la réponse du système immunitaire face au SARS-CoV-2 ont enrichi (et complexifié) nos connaissances sur le sujet. L’immunologie fait de nouveau la une de la presse grand public et pas forcément de manière judicieuse… Selon ces dernières études, il semble que l’immunité humorale contre le SARS-CoV-2 soit proportionnelle à la gravité de la maladie et qu'elle diminue rapidement. Sa persistance, également proportionnelle à la sévérité des symptômes, est d’au moins 3 mois, probablement de 6 à 12 mois en moyenne. Cette dynamique de disparition rapide épouse celle des anticorps contre les coronavirus des rhumes, ce qui pourrait suggérer, une fois la phase primaire de la pandémie achevée, une cyclicité de la COVID-19 tous les 3 ans…
  • L'ANSM* met en garde les patients diabétiques contre les systèmes en boucle fermée à faire soi-même, proposés sur internet pour gérer de façon automatisée et autonome les doses d'insulines à injecter en fonction de la glycémie. Ces systèmes s'adressent aux patients équipés d'un lecteur de glycémie en continu et d'une pompe à insuline. L'ANSM recommande de ne pas utiliser ces logiciels et applications, faute de garantie sur la sécurité de ces systèmes. À ce jour, aucun programme permettant de créer soi-même un système d’administration d’insuline en boucle fermée ne dispose d’un marquage CE. En revanche, des systèmes en boucle fermée répondant au statut de dispositif médical et disposant d'un marquage CE sont disponibles, et permettent une gestion automatisée des doses…
  • Suite à l'introduction de la mention LP (libération prolongée) dans la dénomination des antihypertenseurs alpha-bloquants EUPRESSYL et MEDIATENSYL 30 mg et 60 mg en gélule (urapidil), l'ANSM* confirme qu'aucune adaptation posologique n'est nécessaire chez les patients habituellement traités par ces médicaments. Le changement de dénomination, intervenu en avril 2019, correspond uniquement à une mise en conformité avec les propriétés pharmacocinétiques déjà existantes des gélules d'EUPRESSYL et de MEDIATENSYL, à savoir la libération prolongée du principe actif. La formulation n'a pas été modifiée. *Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • Surdosage en méthadone : l'ANSM encourage la détention de naloxone

    Médicaments Recommandations | David PAITRAUD - 17/07/2020
    Première substance impliquée dans le décès des usagers de drogues, la méthadone voit également son usage détourné (par injection ou obtention illégale) augmenter. Tels sont les constats du dernier compte-rendu du Comité permanent des stupéfiants, psychotropes et des addictions. Dans ce contexte, l'ANSM* rappelle le risque de toxicité, de surdosage et d'usage détourné rapporté avec cet opiacé, et met en garde contre la banalisation de cette substance, notamment dans un contexte de consommation occasionnelle en milieu festif. Dans la lignée du ministère de la Santé, l'ANSM encourage également la diffusion de kits de naloxone (antidote des surdosages en opioïdes) prêts à l'emploi auprès des populations à risque de surdosage, afin de réduire le nombre des décès associés à la méthadone.…
  • Conformément aux recommandations de la HAS* émises en mai 2020, le gouvernement a autorisé la pratique des tests rapides d'orientation diagnostique de la COVID-19 (TROD COVID) en ambulatoire, par les médecins et les pharmaciens d'officine (arrêté du 10 juillet 2020). Ces tests sérologiques d'orientation diagnostique s'inscrivent dans la stratégie de dépistage de la COVID-19, en complément des autres tests (virologiques par RT-PCR et sérologiques en laboratoire d'analyse de biologie médicale). La HAS recommande en effet de confirmer le résultat de ces tests ambulatoires, qu'il soit positif ou négatif, par un test en laboratoire. Suite à la publication de cet arrêté, les représentants de médecins et de biologistes ont fait part de leur avis défavorable vis-à-vis de cette pratique de dépistage,…
  • L'état d'urgence sanitaire a pris fin le 10 juillet 2020 sur la quasi-totalité du territoire national ; après cette nouvelle étape dans la gestion de l'épidémie de COVID-19 en France, le gouvernement a instauré jusqu'au 30 octobre 2020 un régime transitoire avec la prolongation de plusieurs mesures, dont certaines concernant les médicaments et les produits de santé. Ces mesures ont été précisées dans un arrêté du 10 juillet 2020 : dispensation des masques chirurgicaux et FFP2 du stock d'État par les pharmaciens à un ensemble de professionnels et à 3 catégories de patients ; autorisation de préparer des solutions hydroalcooliques en pharmacie d'officine ou à usage intérieur, conformément aux formulations de l'OMS (Organisation mondiale de la santé) ; dispensation par…
  • Sur recommandation de la HAS (Haute Autorité de Santé), le protocole de dépistage du cancer du col de l'utérus s'appuie : sur le test HPV (recherche d'ADN des papillomavirus humains à haut risque oncogène) chez les femmes de 30 à 65 ans ; sur l'examen cytologique pour les femmes de 25 à 29 ans. Dans la tranche d'âge 30-65 ans, le test HPV est plus efficace, alors qu'il ne se justifie pas avant 30 ans. Qu'il s'agisse du test HPV ou de l'examen cytologique, ces tests de dépistage s'effectuent à partir d'un prélèvement de cellules du col de l'utérus (frottis cervical). Pour informer les femmes sur ces nouvelles recommandations de dépistage, la HAS propose sur son site un document questions/réponses.…
  • La quantification du SARS-CoV-2 présent dans les eaux usées pourrait permettre de prévoir la survenue de cas de COVID-19, de suivre l'évolution de l'épidémie et de détecter la réapparition de clusters dans des populations drainées par le même réseau, ce qui autorise des études très ciblées. Ce domaine très particulier de l'épidémiologie fait aujourd'hui l'objet de nombreuses recherches, en France comme dans de nombreux autres pays.
  • En prévision de la rupture de stock de VISUDYNE 15 mg poudre pour solution pour perfusion (vertéporfine) à partir du 15 juillet 2020, le laboratoire prévoit : de mettre à disposition des lots avec une durée de péremption courte (novembre 2020) ; puis d'importer des unités en provenance des États-Unis, avec une date de péremption plus longue. Cette rupture de stock est prévue pour une durée de 4 mois.
  • Suite à des signalements de pharmacovigilance concernant la réactivation d’une infection systémique latente au BCG, ou BCGite, une carte d’alerte destinée aux patients traités ou ayant été traités par BCG-MEDAC poudre et solvant pour suspension intravésicale (bacille de Calmette et Guérin) sera prochainement incluse dans les boîtes de ce médicament. Cette carte de surveillance doit être remise aux patients avant la première instillation de BCG-MEDAC, afin de les informer sur le risque de BCGite associé à ce médicament. Décrit dans le résumé des caractéristiques du produit (RCP) de BCG-MEDAC, cet effet indésirable peut survenir pendant le traitement, mais également plusieurs années après ; en l'absence de traitement approprié, son évolution est potentiellement fatale. Il est recommandé aux patients de conserver…
  • Des tensions d'approvisionnement en stylos d'adrénaline injectable (ANAPEN, EMERADE, EPIPEN et JEXT) sont rapportées depuis plusieurs mois. Cette situation est consécutive à l'indisponibilité totale de l'une de ces spécialités, EMERADE, liée à un risque de dysfonctionnement du stylo. Pour éviter une dégradation de la situation, voire une rupture de stock total en stylos d'adrénaline injectable, l'ANSM* et l'AFPRAL** demandent : aux patients et aux établissements scolaires de conserver leurs stylos jusqu’à leur date de péremption avant de les renouveler en pharmacie ; aux pharmaciens de ne procéder aux renouvellements des stylos d'adrénaline que si ces derniers ont effectivement atteints la date de péremption ; aux prescripteurs et établissements de santé de laisser les formes auto-injectables pour les patients, et de…
  • Très attendus lors de la période de confinement, des tests sérologiques fiables permettant de détecter les anticorps anti-SARS-CoV-2 sont aujourd'hui disponibles, très sensibles et spécifiques. Mais, à côté de la question de la durée de l'immunité conférée par l'infection, toujours non résolue faute de recul suffisant, se pose aussi le problème de l'interprétation d'une sérologie négative, qui ne rime pas forcément avec absence d'infection et absence d'immunité.
  • Si la fièvre et les signes respiratoires sont les deux principales manifestations de la COVID-19, d'autres types de symptômes sont volontiers présents, parfois de façon isolée, ce qui peut rendre le diagnostic difficile. Dans le cadre de l'intensification du protocole de détection des cas et de recherche des contacts, promue par le plan de prévention et de protection renforcé défini par le conseil scientifique COVID-19, un test de dépistage doit être prescrit au moindre doute.
  • Douleurs légères à modérées : fin de remboursement pour NALGESIC (fénoprofène)

    Médicaments Prise en charge | David PAITRAUD - 02/07/2020
    À compter du 6 juillet 2020, la spécialité anti-inflammatoire antalgique NALGESIC 300 mg comprimé pelliculé (fénoprofène calcique) sera déremboursée en ville. Cette décision a fait l'objet d'un arrêté publié au Journal officiel du 2 juillet 2020 ; elle résulte d'une demande du laboratoire Sciencex de ne plus bénéficier d'une prise en charge par l'Assurance maladie. Les modalités de prescription et de dispensation ne changent pas ; NALGESIC reste soumis à prescription médicale obligatoire (liste II). À l'hôpital, NALGESIC reste pris en charge au titre de son agrément aux collectivités.
  • La distance sociale qui a été imposée à nombre de personnes du fait de la COVID-19 s'est soldée pour beaucoup d'entres elles par un sentiment de solitude. Or, en temps de crise, de désastre, la résilience s'appuie sur la richesse et la force des connections sociales et celles-là contribuent de façon importante à la sensation de bien-être et à la satisfaction d'être en vie. De plus en plus d'arguments provenant de disciplines variées ont convergé ces dernières années vers une notion encore plus édifiante : la solitude perçue lors d'un isolement social pourrait être le facteur délétère pesant le plus sur la survie et la longévité. Comme le résument en deux mots deux chercheurs qui viennent de publier une revue…
  • Médicaments distribués en ville et à l'hôpital : tensions et ruptures de stock

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 02/07/2020
    Au cours de la semaine 27, l'ANSM* a communiqué de nouvelles informations de disponibilité pour les spécialités (ville et hôpital) suivantes : en psychiatrie : remise à disposition d'une spécialité à base de miansérine, MIANSERINE EG 60 mg comprimé pelliculé sécable, depuis le 25 juin 2020. Le marché des spécialités à base de miansérine reste par ailleurs fortement perturbé ; en ophtalmologie : rupture de stock de PILOCARPINE 1 % FAURE collyre en solution en boîte de 100 récipients unidoses (nitrate de pilocarpine) jusqu'en novembre 2020. *Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • La Commission médicale du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), en coopération étroite avec la Société française de médecine de l’exercice et du sport (SFMES), publie l’édition 2020 du MédicoSport-Santé, dictionnaire à visée médicale des disciplines sportives. Cinq ans après la première édition, l’ouvrage compte désormais 50 fédérations sportives impliquées, ainsi que des synthèses sur la place de l’activité physique dans la prise en charge de 7 familles de pathologies et de 3 états physiologiques. De nouvelles fédérations sportives ont contribué à cette édition 2020 : Fédération française des études et sports sous-marins (FFESSM), Fédération française du Kick boxing, Muaythaï et disciplines associées (FFKMDA), Fédération française du Roller & Skateboard (FFRS), Fédération nationale du sport en milieu rural (FNSMR)…
  • Répertoire des génériques : création de 3 nouveaux groupes

    Médicaments Génériques | David PAITRAUD - 01/07/2020
    Le répertoire des génériques a été actualisé et complété par 3 nouveaux groupes : en gastro-entérologie : création d'un groupe pour l'acide ursodésoxycholique 500 mg comprimé pelliculé sécable, ayant pour spécialité référente DELURSAN 500 mg comprimé pelliculé sécable ; en oncologie/hématologie : création d'un groupe pour l'azacitidine 100 mg poudre pour suspension injectable, dont le référent est la spécialité hospitalière VIDAZA 25 mg/mL poudre pour suspension injectable. La spécialité générique inscrite dans ce groupe est déjà commercialisée en France ; en nutrition : création d'un groupe pour l'association glucose/acides aminés/lipides, dont le référent est OLIMEL N9E émulsion pour perfusion.
  • À compter du 1er juillet 2020, la spécialité GRANIONS DE ZINC 15 mg/2 mL solution buvable en ampoule (gluconate de zinc) est remboursée au taux de 65 %, au lieu de 15 % précédemment. Cette décision de l'Union nationale des caisses d'assurances maladie (UNCAM) a suivi les conclusions du dernier avis de la Commission de la Transparence, dans lequel elle attribue à GRANIONS DE ZINC un service médical rendu (SMR) important dans le traitement de l'acrodermatite entéropathique. Cette indication a été obtenue en 2018. Pour rappel, le prix public de GRANIONS DE ZINC s'élève à 3,49 euros (30 ampoules).
  • L'Agence européenne du médicament (EMA) s'est prononcée en faveur d'une AMM (autorisation de mise sur le marché) conditionnelle pour la spécialité à base de remdésivir VEKLURY (laboratoire Gilead), dans le traitement des patients COVID-19 : VEKLURY 100 mg solution à diluer pour perfusion ; VEKLURY 100 mg poudre pour solution à diluer pour perfusion. Plus précisément, l'indication thérapeutique retenue dans cette AMM est le traitement de la COVID-19 chez les adultes et les adolescents à partir de 12 ans (et pesant au moins 40 kg), présentant une pneumonie oxygénorequérante. L'EMA s'est appuyée sur les données préliminaires de l'étude ACTT (Adaptive COVID-19 Treatment Trial), portée par l'Institut américain des allergies et des maladies infectieuses (National Institute of Allergy and Infectious Diseases).…
  • Les atteintes neurologiques liées à l’infection par le SARS-CoV-2 sont fréquentes et diverses. Elles peuvent survenir au début de la maladie et constituer des symptômes d’appel, et aussi plus tardivement chez des malades hospitalisés. Plusieurs hypothèses concernant les mécanismes sous-tendant ces manifestations ont été évoquées. À l’échelon national, un observatoire spécifique a été créé afin de colliger les cas de COVID-19 associés à des manifestations neurologiques.
  • L'antiépileptique GABITRIL 10 mg comprimé pelliculé (tiagabine) subit un nouvel épisode de rupture de stock de quelques mois. La remise à disposition est prévue en septembre 2020. Dans ce contexte, des unités de la spécialité GABITRIL 10 mg comprimé initialement distribuée en Espagne sont mises à disposition en France. Cette spécialité est conditionnée en boîte de 100 comprimés, au lieu de 50 pour la version française. Des consignes sont émises pour la dispensation et la facturation à l'officine. Le dosage à 5 mg, non concerné par cette rupture, ne doit pas être délivré en remplacement de celui à 10 mg.
  • Biais MacGyver et effet IKEA : vous connaissez ?

    Santé Publique COVID-19 | - 25/06/2020
    La problématique que pose l'utilisation de médicaments hors validation par des essais cliniques de qualité est aussi celle du recours à des dispositifs médicaux non encore testés, en particulier ceux qui ont été fabriqués avec les "moyens du bord", en l'absence d'approvisionnement habituel. Cette situation, mise en lumière par l'épidémie COVID-19, a soulevé bien des interrogations, tout autant pratiques qu'éthiques. En situation d'urgence, le recours à des matériels faits maison a bien des atouts, mais également quelques faiblesses.
  • Quand l’encéphalite à tiques devient TIAC !

    Santé Publique COVID-19 | - 23/06/2020
    En cette période où le SARS-CoV-2 circule toujours, l'apparition d'une fièvre ou d'un syndrome d'allure grippale doit faire penser à la COVID-19. Cependant, nul praticien n'échappera à la recherche d'un diagnostic différentiel, sachant que d'autres infections peuvent être en cause. Parmi elles, l'encéphalite à tiques (EAT) ne faisait pas partie, à ce jour, des hypothèses souvent envisagées. C'est en France une affection très rare, transmise par la piqûre de tiques porteuses d'un flavivirus, le Tick Borne Encephalitis Virus ou TBEV. L'identification récente d'un cluster survenu dans l'Ain, et consécutif à l'ingestion de fromage de chèvre au lait cru, est une "aventure" exceptionnelle. Elle permet de faire le point sur cette infection mal connue en France, mais dont la fréquence augmente…
  • Plusieurs articles scientifiques publiés récemment apportent des éléments nouveaux et importants sur la manière dont le SARS-CoV-2 s’installe dans l’appareil respiratoire. En particulier, une étude publiée dans Cell cartographie précisément les lieux de réplication du coronavirus et montre clairement que la COVID-19 est avant tout une infection nasale qui, sous certaines conditions, s’étend à des zones pulmonaires et perturbe les échanges gazeux au sein des alvéoles. Cette étude met par ailleurs en évidence, selon les patients, une forte variabilité individuelle des cellules cibles présentes dans les bronches et bronchioles, en termes de susceptibilité au SARS-CoV-2. Cette prédisposition à héberger le virus pourrait jouer un rôle dans la vulnérabilité aux formes sévères de la COVID-19. En outre, une autre étude, elle…
  • Un freinage saisonnier de la circulation du SARS-CoV-2 est très possible pendant l'été, mais il faut se préparer à toutes les éventualités, dont celle d'une deuxième vague, notamment en pratiquant de façon large les tests PCR chez les sujets symptomatiques. Telle a été la position du Pr Antoine Flahault, épidémiologiste et directeur de l'Institut de santé globale de l'université de Genève, lors de son intervention, aux côtés du Dr François Trémolières, infectiologue et interniste, au cours du Vidal Live du 10 juin dernier, consacré aux "scénarios de demain". La population est aujourd'hui largement sensibilisée à l'importance des mesures barrières et un reconfinement strict paraît une solution de dernier recours en cas de deuxième vague.
  • Les informations concernant l'épidémie COVID-19 continuent à nourrir les actualités, mais à un rythme moins soutenu. VIDAL s'attache à relayer régulièrement, dans la VIDAL News Spécial COVID-19, celles qui nous semblent pouvoir vous intéresser. Si vous souhaitez lire ou relire les articles publiés depuis le 11 juin, il vous suffit de cliquer sur les liens figurant dans l'article ci-dessous. L'ensemble des articles en lien avec la COVID-19, publiés par VIDAL depuis le début de l'épidémie, est par ailleurs accessible en cliquant ici. Vous pouvez accéder de la même façon au VIDAL Live, une rubrique vidéo dans laquelle des questions thérapeutiques, en rapport avec l'actualité COVID-19, sont commentées par des experts, qui répondent chaque semaine aux questions des professionnels de santé.…
  • En semaine 25, l'ANSM* a relayé des informations de disponibilité pour les spécialités suivantes : en neurologie (maladie de Parkinson) : remise à disposition normale de LEVODOPA CARBIDOPA TEVA LP 200 mg/50 mg comprimé à libération prolongée ; en oncologie : remise à disposition annoncée d'HEXASTAT 100 mg gélule (altrétamine) à compter du 1er juillet 2020, avec distribution en rétrocession auprès des PUI (pharmacies à usage intérieur) ; en psychiatrie (agitation et agressivité au cours des états psychotiques) : tensions d'approvisionnement et distribution contingentée pour NOZINAN 25 mg/mL solution injectable en ampoule IM (lévomépromazine), LARGACTIL 25 mg/5 mL solution injectable en ampoule (chlorpromazine), et TERCIAN 50 mg/5 mL solution injectable en ampoule (cyamémazine).
  • Protection rénale : de la COVID-19 à la canicule

    Santé Publique COVID-19 | - 18/06/2020
    La population âgée a déjà payé le plus lourd tribut au cours de l’épidémie de COVID-19. Mais elle est aussi une patientèle pour laquelle l’hypertension artérielle est très prévalente (et souvent traitée par des médicaments modifiant l’hémodynamique du rein : diurétiques, inhibiteurs du système rénine-angiotensine), et la fonction rénale est diminuée en raison du vieillissement : les survivants de la COVID-19 vont donc aujourd’hui vers un deuxième risque, celui de la canicule. Dans ce contexte, la prévention sera essentielle, ont rappelé les Prs Alexandre Hertig et Alain Baumelou, tous deux néphrologues à Paris, lors du VIDAL Live du 3 juin 2020 sur le thème "Entre COVID et canicule, quel risque rénal ?".
  • Suite à un signal de sécurité émis fin 2018/début 2019, l'ANSM* et l'Assurance maladie ont initié une étude épidémiologique commune afin d'évaluer la relation entre la survenue d'un méningiome et les traitements par acétate de nomégestrol (LUTENYL et génériques) ou acétate de chlormadinone (LUTERAN et génériques). Les résultats de cette étude EPI-PHARE confirment le sur-risque de survenue de méningiome associé à ces médicaments macroprogestatifs, et mettent en évidence une corrélation entre l'augmentation de ce risque et la dose utilisée, la durée du traitement et l'âge de la patiente. Sur la base des résultats de cette étude, l'ANSM émet des recommandations préliminaires à l'attention des professionnels de santé et des femmes pour réduire et encadrer ce risque de méningiome, sachant que…
  • Trois jours seulement après la commercialisation de BACLOCUR comprimé pelliculé sécable (baclofène), 3 dosages de cette spécialité sur les 4 distribués sont retirés provisoirement du marché : 10 mg, 20 mg et 40 mg. La suspension d'AMM (autorisation de mise sur le marché) de BACLOFENE 10 mg, 20 mg et 40 mg a été ordonnée, à titre conservatoire et dans l'attente d'un jugement définitif, par le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Celui-ci a été saisi par l'association Collectif Baclohelp au motif que la posologie maximale fixée à 80 mg par jour dans le cadre de ces AMM fait obstacle à la poursuite des traitements à des doses supérieures à 80 mg initiés via le dispositif de RTU (recommandation temporaire d'utilisation). BACLOCUR…
  • Insuffisance lutéale : arrêt de commercialisation de SURGESTONE

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 17/06/2020
    Le laboratoire SERB annonce l'arrêt de commercialisation du progestatif à base de promégestone, SURGESTONE comprimé, suite à des difficultés d'approvisionnement en principe actif. Tous les dosages sont concernés, à 0,125 mg, 0,250 mg et 0,500 mg. En pratique, cette spécialité ne sera plus disponible sur le marché français à épuisement des stocks, prévu début juin 2020 ; les reliquats de stocks sont distribués sous contingentement via des dotations aux grossistes. Aucun nouveau traitement par SURGESTONE ne doit être initié et les patientes actuellement sous traitement doivent être orientées vers leur prescripteur. Des alternatives à SURGESTONE, pour chacune de ses indications, existent au sein de la classe des progestatifs.
  • L'ANSM* et l'Assurance maladie publie un nouveau bilan EPI-PHARE sur l'usage des médicaments de ville en France : cette troisième étude fait le point sur les données de dispensation des médicaments remboursables pendant les 8 semaines de confinement et la première semaine post-confinement (semaine 20). Pour la première fois, l'analyse a été réalisée à partir des données du SNDS (système national des données de santé) enregistrées au-delà du confinement, jusqu'à 17 mai 2020. Sur cette période, les constats les plus marquants sont en comparaison au nombre attendu estimé en 2018 et en 2019 : une forte baisse des instaurations de traitements chez des nouveaux patients notamment pour les antihypertenseurs (- 39 %), les antidiabétiques (- 48,5 %) et les statines…
  • Les patients coronariens stables, bien traités et revascularisés, ne sont pas plus à risque de faire une infection COVID-19 sévère que la population générale. Ils doivent être suivis de façon régulière par leur médecin et respecter les gestes barrière. Tels sont quelques-uns des messages à retenir du Vidal Live dédié à la maladie coronaire qui s’est déroulé le 13 mai dernier, en présence de deux experts, le Pr Denis Duboc, cardiologue, et le Dr François Trémolières, infectiologue et interniste.
  • COVID-19 : quelles séquelles à long terme ? L’expérience du SRAS et du MERS

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 16/06/2020
    Le 6 juin 2020, un collectif, représentant environ un millier de patients ayant souffert de COVID-19 et présentant des symptômes invalidants plusieurs semaines après leur guérison, a publié une tribune pour demander des actions coordonnées de la part des autorités de santé afin de prendre en compte leur souffrance et leurs besoins. Ce collectif regroupe les participants de 9 forums Facebook qui se sont formés autour du thème des séquelles de la COVID-19, en particulier en termes de fatigue persistante et invalidante. Cette tribune et les revendications de ces patients soulèvent ainsi la question des éventuelles séquelles de la COVID-19. Par manque de recul, peu de données objectives existent à ce sujet, mais de nombreuses études ont été menées autour…
  • COVID-19 : des masques FFP2 en plus pour les médecins et les infirmiers/ères

    Santé Publique COVID-19 | David PAITRAUD - 15/06/2020
    La DGS (Direction générale de la Santé) a annoncé 2 évolutions majeures dans la distribution des masques issus des stocks d'État : une augmentation des dotations de masques FFP2, permettant de reprendre la distribution de ces masques auprès de tous médecins (quelle que soit la spécialité médicale), et des infirmiers/ères ; un passage en flux tiré pour la distribution des masques chirurgicaux, permettant à chaque officine de pharmacie de prendre la main sur les commandes et d'adapter les quantités aux besoins réels. Par ailleurs, les opérateurs funéraires sont ajoutés à la liste des professionnels prioritaires pour recevoir une dotation de masques chirurgicaux issus du stock d'État.
  • Les actualités VIDAL de la semaine sur l'épidémie COVID-19

    Santé Publique COVID-19 | Isabelle COCHOIS - 11/06/2020
    Les informations concernant l'épidémie COVID-19 continuent à nourrir les actualités, mais à un rythme moins soutenu, du fait de l'amélioration de la situation. VIDAL continue à relayer régulièrement dans la VIDAL News Spécial COVID-19 celles qui nous semblent pouvoir vous intéresser. Si vous souhaitez lire ou relire les articles publiés depuis le 4 juin, il vous suffit de cliquer sur les liens figurant dans l'article ci-dessous. L'ensemble des articles en lien avec la COVID-19, publiés par VIDAL depuis le début de l'épidémie, est par ailleurs accessible en cliquant ici. Vous pouvez accéder de la même façon au VIDAL Live, une rubrique vidéo dans laquelle des questions thérapeutiques, en rapport avec l'actualité COVID-19, sont commentées par des experts, qui répondent chaque…
  • Psychotropes et COVID-19 : quelles interactions ?

    Santé Publique COVID-19 | - 11/06/2020
    Si la question de l'impact des psychotropes sur l'infection COVID-19 s'est posée au début de l'épidémie, les remontées du terrain indiquent que ce sont plus les interruptions brutales des traitements que leur éventuelle iatrogénie qui peuvent poser des problèmes. L'effet protecteur éventuel de la chlorpromazine fait l'objet d'une évaluation clinique. De façon globale, l'épidémie de COVID-19 ne doit pas faire modifier les traitements au long cours, en psychiatrie comme dans les autres maladies chroniques. Des points qui ont été soulignés par le Dr David Gourion, psychiatre, et le Dr François Trémolières, infectiologue et interniste, lors du Vidal Live du 27 mai 2020.
  • L'ANSM* a récemment relayé les informations de disponibilité pour les spécialités suivantes : en psychatrie : remise à disposition sous contingentement de DEROXAT 20 mg/10 mL suspension buvable (paroxétine) ; en neurologie : rupture de stock en ville de LEPTICUR 10 mg comprimé en boîte de 30 (chlorhydrate de tropatépine) ; en infectiologie, remise à disposition : d'ADIAZINE 500 mg comprimé (sulfadiazine), sous contingentement ; d'AZACTAM 1 g poudre et solution pour usage parentéral (aztréonam). *Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • Santé mentale et COVID-19 : premiers retours de terrain

    Santé Publique COVID-19 | - 09/06/2020
    Contrairement aux craintes initiales, les personnes ayant des pathologies psychiatriques ont été peu nombreuses à contracter une infection COVID-19. Mais cette dernière a eu un impact sur les patients, parfois inattendu, comme cela a été souligné par le Dr David Gourion, psychiatre, et le Dr François Trémolières, infectiologue et interniste, lors du Vidal Live du 27 mai 2020. De son côté, l'infection COVID-19 s'accompagne par ailleurs souvent de troubles neuropsychiatriques, qui pourraient, dans certains cas, persister dans le temps. Enfin, il faut désormais être vigilant quant au risque de stress post-traumatique chez les personnes ayant contracté l'infection et leur famille, mais aussi les soignants.
  • COVID-19 : l’actualité des clusters en France

    Santé Publique COVID-19 | - 08/06/2020
    L'épidémie est contrôlée. Certes, le virus continu à circuler, mais il chemine à petite vitesse. L'hypothèse d'une deuxième vague est débattue : il n'y en aurait pas du tout, ou bien à l'automne, ou plus tard ? Nul ne peut rien affirmer. "Nous allons tous conserver les mesures de distanciation, le port du masque en zone publique et dans les transports, le lavage des mains, toutes pratiques qui vont devenir habituelles", a rappelé le président du conseil scientifique COVID-19, le Pr Jean-François Delfraissy, dont les propos sont néanmoins plutôt optimistes. Après les points réguliers de Santé publique France relayés dans Vidal News (voir les actualités VIDAL du 7 [partie 1 et partie 2], 14, 17, 24 avril, du 4, 11,…
  • Répertoire des génériques : création de 2 nouveaux groupes

    Médicaments Génériques | David PAITRAUD - 08/06/2020
    Le répertoire des génériques s’enrichit de deux nouveaux groupes pour l’association clopidogrel/acide acétylsalicylique, aux dosages respectifs de 75 mg/75 mg et de 75 mg/100 mg. Le référent de ces groupes est la spécialité DUOPLAVIN, indiquée en relais de ces deux principes actifs pris séparément en prévention secondaire des événements liés à l'athérothrombose chez l'adulte. Seul le dosage DUOPLAVIN 75 mg/75 mg comprimé pelliculé est actuellement commercialisé en France. La spécialité générique (Mylan) inscrite dans le groupe clopidogrel 75 mg/acide acétylsalicylique 75 mg est commercialisée. En pratique, cette spécialité générique peut désormais être délivrée en substitution à DUOPLAVIN.
  • La HAS (Haute Autorité de Santé) a émis des recommandations complémentaires, sous forme de réponses rapides, vis-à-vis des patients traités pour une affection rhumatologique, en période d'épidémie de COVID-19. En synthèse, la démarche thérapeutique dépend de la présence ou de l'absence de signes cliniques en faveur d'une infection par SARS-CoV-2 : en l'absence de signe de COVID-19 : initiation ou maintien des traitements en cours (traitements de fond, anti-inflammatoires, infiltration de corticostéroïde en l'absence d'alternative thérapeutique), sans nécessité de modifier ou d'adapter la posologie ou la voie d'administration ; en présence de signes de COVID-19 : suspension des traitements de fond (conventionnels ou biomédicaments), des traitements par inhibiteurs de JAK et des AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens), tout en maintenant les…
  • L’application StopCovid entre en scène

    Santé Publique COVID-19 | - 04/06/2020
    Depuis le 2 juin 2020, l’application StopCovid, destinée à faciliter le repérage des sujets ayant eu un contact rapproché avec une personne détectée positive au SARS-CoV2, est déployée en France. Cet outil vient compléter les mesures de contact-tracing, qui ont pour objectif de repérer et prendre en charge rapidement des sujets à risque de développer ultérieurement une COVID-19 ainsi que de mieux contrôler l’épidémie.
  • Les spéculations sur une possible deuxième vague épidémique, à l’automne ou l’hiver prochain, vont bon train. Chaque expert, pour certains autodéclarés, exprime ses convictions, parfois sans (trop de) fondements scientifiques. Pourtant, ces dernières semaines ont apporté des informations importantes sur la façon dont la COVID-19 se propage et, surtout, sur les conditions nécessaires à l’apparition d’une flambée épidémique comme celle que nous avons connue en avril 2020. À l’instar du SRAS ou du MERS, la COVID-19 semble être une infection dont la transmission se fait sur un mode stochastique : la majorité des infections s’éteignent sans descendance, mais un petit nombre d’infections (10 à 20 %) sont responsables d’un grand nombre de cas (peut-être jusqu’à 80 %). C’est ce qui…
  • L'ANSM* a récemment relayé les informations de disponibilité pour les spécialités suivantes : CIMETIDINE ARROW 200 mg comprimé effervescent : rupture de stock jusqu'à mi-juillet 2020 ; SKIACOL 0,5 % collyre en flacon de 0,5 mL (chlorhydrate de cyclopentolate) : remise à disposition normale depuis avril 2020. *Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • Les informations concernant l'épidémie actuelle dénommée COVID-19 s'accumulent à un rythme encore soutenu. VIDAL s'est employé à relayer quotidiennemen trégulièrement, dans une VIDAL News Spécial COVID-19, celles qui nous semblaient pouvoir vous intéresser. Si vous souhaitez lire ou relire les articles publiés depuis le 28 mai, il vous suffit de cliquer sur les liens figurant dans l'article ci-dessous. L'ensemble des articles en lien avec la COVID-19, publiés par VIDAL, est par ailleurs accessible en cliquant ici. Vous pouvez accéder de la même façon à VIDAL Live, une rubrique vidéo récente, dans laquelle des questions thérapeutiques, en rapport avec l'actualité COVID-19, sont commentées par des experts, qui répondent chaque semaine aux questions des professionnels de santé. Bonne lecture et bon visionnage…
  • Le 25 mai dernier, nous avions souhaité mettre un terme temporaire à ce point hebdomadaire de la Vidal News sur le suivi de l'épidémie (voir les actualités VIDAL du 7 [partie 1 et partie 2], 14, 17, 24 avril et du 4, 11 et 15 et 25 mai 2020). Cependant, après la semaine 21 (du 19 au 25 mai 2020), et alors que la semaine 22 est déjà fort entamée, trois raisons nous ont amenés à poursuivre notre analyse, au cours de la phase incertaine d'un déconfinement progressif pleinement justifié.
  • COVID-19 : le paradoxe de l’asthme

    Santé Publique COVID-19 | - 02/06/2020
    Les infections par les virus ayant un tropisme respiratoire sont une des principales causes d'exacerbations de l'asthme. Et c'est donc très logiquement, qu'au début de l'épidémie d'infections à SARS-CoV-2, la communauté pneumologique, et plus largement médicale, craignait que les patients asthmatiques ne paient un lourd tribut à cette maladie jusqu'alors inconnue. Or, dès les premières publications faites par des équipes en Chine, puis en Italie, les asthmatiques se sont montrés peu nombreux parmi les patients hospitalisés pour une infection COVID-19. Un constat paradoxal partagé par les médecins français, comme cela a bien été souligné par le Pr Gilles Garcia, pneumologue, et le Dr François Trémolières, infectiologue et interniste, lors du Vidal Live du 15 avril 2020 dédié à l'asthme.
  • Dans la cadre de la prise en charge des patients exposés au coronavirus, un décret, publié au Journal officiel du 28 mai 2020, étend le périmètre de remboursement par l'Assurance maladie à de nouveaux actes et de nouvelles prestations, en complément des dérogations déjà prévues par un autre décret daté du 31 janvier 2020 : actes et prestations dispensés aux assurés dans les centres ambulatoires dédiés COVID-19 ; test virologique ; test sérologique ; consultation initiale après dépistage positif COVID-19 ; consultation de contact tracing. Ce décret fixe également les modalités de remboursement du suivi des patients vulnérables et sous ALD (affection longue durée), en période post-confinement. Il introduit une dérogation permettant le remboursement à 100 % des tests sérologiques…
  • Diabète et infections, une influence réciproque

    Santé Publique COVID-19 | - 29/05/2020
    Dès le début de l’épidémie, sur la base d’études chinoises, le diabète, notamment le diabète de type 2, a été reconnu comme un facteur de risque de forme sévère de COVID-19. L’expérience acquise ensuite en Europe, puis dans les autres régions du monde, a confirmé ce constat. Un état des lieux sur les liens entre diabète et COVID-19 a été fait lors du VIDAL Live du 29 avril dernier, événement qui a permis aux professionnels de santé d'interroger deux experts, le Pr Bernard Bauduceau, diabétologue, et le Dr François Trémolières, infectiologue. Les principaux éléments de ces échanges sont proposés dans l'article ci-dessous et complétés par les premières données de l’étude française CORONADO, publiées entre temps et focalisées sur les liens…
  • Après quelques mois d'évolution en Europe, la pandémie COVID-19 est beaucoup mieux connue sur les plans clinique, biologique et immunologique. Néanmoins, la physiopathologie des atteintes viscérales directes et de nombreuses complications de l'infection restent obscures. Les examens anatomiques post-mortem constituent un complément à la compréhension des formes graves et ont mis en évidence une atteinte isolée ou prédominante des cellules endothéliales vasculaires associée à des microthromboses en regard.
  • Disponibilité de médicaments distribués en ville et à l'hôpital

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 28/05/2020
    Selon les récentes informations communiquées par l'ANSM*, l'approvisionnement des spécialités suivantes est actuellement perturbé : rupture de stock du vaccin M-M-RVAXPRO poudre et solvant pour suspension injectable en seringue préremplie et mise à disposition temporaire de la présentation en flacon, fournie sans dispositif d'injection ; rupture de stock pour une durée indéterminée de METHOTREXATE BIODIM 25 mg/1 mL solution injectable. Le laboratoire sanofi a par ailleurs communiqué sur la rupture de stock pendant au moins 18 mois de l'antidépresseur SURMONTIL 25 mg comprimé (trimipramine maléate). La situation s'est partiellement améliorée pour les spécialités suivantes, dont la distribution reste néanmoins contingentée : DIAMOX 500 mg poudre et solvant pour préparation injectable (acétazolamide) ; ZENTEL 400 mg comprimé (albendazole). Enfin, les spécialités…
  • Les dernières actualités VIDAL sur l'épidémie COVID-19

    Santé Publique COVID-19 | - 28/05/2020
    Les informations concernant l'épidémie actuelle dénommée COVID-19 s'accumulent à un rythme encore soutenu. VIDAL s'est employé à relayer quotidiennement, dans une VIDAL News Spécial COVID-19, celles qui nous semblent pouvoir vous intéresser. Si vous souhaitez lire ou relire les articles publiés depuis le 14 mai, il vous suffit de cliquer sur les liens figurant dans l'article ci-dessous. L'ensemble des articles en lien avec la COVID-19, publiés par VIDAL, est par ailleurs accessible en cliquant ici. Vous pouvez accéder de la même façon à VIDAL Live, une rubrique vidéo récente, dans laquelle des questions thérapeutiques, en rapport avec l'actualité COVID-19, sont commentées par des experts, qui répondent chaque semaine aux questions des professionnels de santé. Bonne lecture et bon visionnage !
  • Voyage et santé : nouvelle édition des recommandations sanitaires aux voyageurs

    Santé Publique Recommandations | David PAITRAUD - 28/05/2020
    Malgré un contexte sanitaire mondial perturbé, le HCSP (Haut Conseil de la Santé publique) a publié l'actualisation annuelle de ses recommandations sanitaires aux voyageurs, dans un BEH (bulletin épidémiologique hebdomadaire) exceptionnel du 19 mai 2020. Ces recommandations constituent un référentiel de 90 pages, dans lesquels les professionnels de santé trouvent des éléments validés pour accompagner leurs patients devant se rendre à l'étranger et leur fournir des conseils appropriés : prévention des maladies par une vaccination adaptée, état des lieux et recommandations vis-à-vis de pathologies telles que le paludisme, ou les maladies liées aux arthropodes, recommandations relatives aux risques liés à l'environnement (chaleur, transport, activités, comportements individuels) ou au profil du voyageur (malade chronique, enfant, femme enceinte, etc.). Parmi les modifications…
  • Déremboursée depuis le 17 mai 2020, la spécialité à base de salbutamol injectable, SALBUMOL 0,5 mg/1 mL solution injectable, ne sera plus commercialisée à écoulement des stocks disponibles, estimé à fin juin 2020.
  • En limitant les consultations médicales, le confinement a eu pour conséquence une baisse très importante des vaccinations et, notamment, de celles qui sont obligatoires chez le jeune enfant. Or celles-ci doivent impérativement être maintenues, sous peine d'une résurgence d'infections parfois graves. Après l'âge de 2 ans et a fortiori chez l'adulte, les vaccinations peuvent être, sauf exception, différées, mais pas oubliées !
  • Les dispositions réglementaires autorisant une utilisation hors AMM de l'hydroxychloroquine dans le traitement de formes graves de COVID-19, en milieu hospitalier, ont été annulées par décret du 26 mai 2020. Cette décision s'appuie notamment sur un nouvel avis du HCSP (Haut Conseil de la Santé publique) qui, prenant en compte les données actuelles d'efficacité et surtout de toxicité de l'hydroxychloroquine dans la stratégie thérapeutique de la COVID-19, recommande : de ne pas utiliser l’hydroxychloroquine (seule ou associée à un macrolide) dans le traitement du COVID-19 ; d’évaluer le bénéfice/risque de l’utilisation de l’hydroxychloroquine dans les essais thérapeutiques ; de renforcer la régulation nationale et internationale des différents essais évaluant l’hydroxychloroquine dans l'infection au SARS-CoV-2. Suite à cet avis et tenant…
  • Immunité croisée entre les coronavirus des rhumes et SARS-CoV-2 : la fin de la pandémie ?

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 26/05/2020
    Récemment, deux articles ont été publiés en preprint, portant sur la réaction immunitaire cellulaire chez des patients souffrant de COVID-19. Ces deux études ont également exploré une éventuelle réaction immunitaire de ce type chez des personnes n’ayant pas été exposées à SARS-CoV-2. Chez 34 à 60 % de ces sujets, les immunologistes ont pu mettre en évidence une réaction des lymphocytes CD4 et CD8 envers des épitopes issus de SARS-CoV-2. Les auteurs émettent l’hypothèse d’une réaction immunitaire croisée entre un ou plusieurs coronavirus responsables des rhumes et SARS-CoV-2. En effet, l’ensemble des personnes non exposées étudiées présentaient également des anticorps dirigés contre ces coronavirus. Néanmoins, les personnes non exposées qui ne réagissaient pas aux épitopes de SARS-CoV-2 présentaient, elles aussi,…
  • Insomnie : arrêt de commercialisation de NOCTAMIDE (lormétazépam)

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 26/05/2020
    Indiquées dans le traitement de l'insomnie, les spécialités hypnotiques sédatives à base de lormétazépam, NOCTAMIDE 1 mg et 2 mg comprimé sécable, ne sont plus commercialisées en France.
  • Les atteintes cardiaques liées à la COVID-19 sont très variées et d'évolution plus sévère. L'élévation de la troponine, quelle qu'en soit l'origine, est un marqueur de mauvais pronostic, comme celle des D-dimères et du fibrinogène. L'épidémie est indirectement responsable d'infarctus compliqués, vus tardivement et, potentiellement, d'une augmentation des morts subites extrahospitalières, tandis que l'infection peut se compliquer à distance de myocardites post-infectieuses sévères nécessitant des soins de réanimation.
  • Conformément à l'agenda annoncé en avril, la HAS (Haute Autorité de santé) a émis un avis sur la place des tests unitaires sérologiques pour la détection des anticorps dirigés contre le SARS-CoV-2 dans la stratégie de dépistage de la COVID-19. Elle recommande : l'utilisation des TDR (test diagnostique rapide) en laboratoire d'analyse de biologie médicale, sur prescription médicale : pour le diagnostic de rattrapage de patients symptomatiques en cas de test virologique négatif et en présence de symptômes évocateurs de COVID-19, pour le diagnostic des personnels soignants ou d’établissements d’hébergement collectif qui ont été en contact avec le virus ; pour les enquêtes épidémiologiques ; l'utilisation des TROD (test rapide d'orientation diagnostique) par les médecins, les sages-femmes, les infirmiers et…
  • COVID-19 : fin du premier acte ?

    Santé Publique COVID-19 | - 25/05/2020
    Depuis le 7 avril, la VIDALNews a tenté de vous informer, par le truchement d’une chronique hebdomadaire (les 7 [partie 1 et partie 2], 14, 17, 24 avril et les 4, 11 et 15 mai 2020 ), sur l’évolution de l’incroyable épidémie COVID-19. Notre modeste objectif a été de retransmettre de façon condensée les données fournies, jour après jour, par Santé publique France (SPF), et des informations provenant d’autres sources. Le retour à la vie "normale" est loin d’être acquis, mais après ce point hebdomadaire de SPF daté du 21 mai 2020, nous mettrons momentanément un terme à la communication autour de cet épisode, car un temps de stabilisation semble se dessiner. Certes, l’histoire de la COVID-19 n’est pas terminée,…
  • Déjà connue et très surveillée pour sa toxicité cardiaque, l'hydroxychloroquine fait l'objet d'une nouvelle alerte de pharmacovigilance, lancée par l'Agence espagnole des médicaments, concernant la survenue de troubles neuropsychiatriques. Survenant majoritairement en début de traitement chez des patients COVID-19 traités à des posologies élevées d'hydroxychloroquine, ces troubles se manifestent notamment par des symptômes aigus de psychose, des tentatives de suicide ou des suicides. Suite à cette alerte espagnole, l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) appelle les promoteurs et investigateurs d’essais cliniques utilisant de l’hydroxychloroquine ou de la chloroquine à une plus grande vigilance vis-à-vis de ce risque. Dans le même temps, un nouveau signal sur des atteintes hépatiques et rénales graves avec l’association lopinavir/ritonavir…
  • COVID-19 : les formes graves de l’enfant

    Santé Publique COVID-19 | - 15/05/2020
    Alors que les formes pédiatriques de l’infection COVID-19 étaient peu abordées par l’ensemble de la communauté scientifique, en raison de l’absence d’inquiétude dans cette population, brutalement, une alerte au sujet de cas graves en pédiatrie a jeté un trouble. Une mise au point sur ces nouveaux symptômes a été faite lors du VIDAL Live du 6 mai 2020, événement interactif avec les professionnels de santé, à laquelle participaient deux experts : le Dr Fanny Autret, pédiatre, et le Dr François Trémolières, infectiologue. L'article, rapporté-ci-dessous, est focalisé sur la maladie de Kawasaki-like et les cas de myocardites chez l’enfant. Il s’ajoute à deux autres articles, également issus de ce même VIDAL Live, ayant trait, d’une part, aux aspects généraux de la…
  • La synthèse de Santé publique France concernant l'évolution épidémiologique de la COVID-19, publiée le 14 mai, s'appuie sur les données recueillies en semaine 19 (du 6 au 12 mai 2020). Il s'agit de la septième mise au point hebdomadaire depuis celle du 24 mars 2020 dont VIDAL s'est fait l'écho (les 7 [partie 1 et partie 2], 14, 17, 24 avril et les 4 et 11 mai 2020).
  • Le 6 mai dernier, un VIDAL Live a eu pour thème : l’épidémie COVID-19 dans la population pédiatrique. Cette visioconférence interactive a permis à deux experts, le Dr Fanny Autret, pédiatre, et le Dr François Trémolières, infectiologue, d’apporter leurs connaissances dans ce domaine. L’article ci-dessous rapporte les premiers éléments détaillés lors de cette visioconférence, à savoir l’épidémiologie, la contagiosité et les aspects cliniques de l’infection COVID-19 chez l’enfant. Deux autres articles de cette VIDAL News traitent, d’une part de la maladie de Kawasaki liée à l’infection par le SARS-CoV-2 et, d’autre part de plusieurs conséquences de la pandémie dans la population pédiatrique de la maternité à l'école. Bien sûr, les informations présentées ici sont susceptibles d’évoluer en fonction des prochaines…
  • COVID-19 et pédiatrie : de la maternité à l'école

    Santé Publique COVID-19 | - 15/05/2020
    Lors du VIDAL Live du 6 avril dernier, au cours de laquelle le Dr Fanny Audret, pédiatre, et le Dr François Trémolières, infectiologue, ont apporté leur expertise concernant les aspects pédiatriques de l’infection COVID-19, de nombreux thèmes ont été abordés. En complément de cet événement interactif avec les professionnels de santé, trois actualités sont consacrées, dans cette VIDAL News, à : 1) l’épidémiologie, la contagiosité et la clinique ; 2) la maladie de Kawasaki-like ; 3) les particularités de la pandémie dans le contexte périnatal ainsi que les conséquences en termes de couverture vaccinale et la problématique du retour à la crèche ou à l’école. C’est ce 3e chapitre qui est abordé dans cet article. Bien sûr, les informations présentées…
  • À l'arrêt pendant la période de confinement, les activités d’assistance médicale à la procréation (AMP) peuvent reprendre depuis le 11 mai 2020, sur autorisation des ARS (agences régionales de santé). Dans ce contexte, l’Agence de la biomédecine émet de nouvelles recommandations pour une reprise progressive et en toute sécurité, en tenant compte de la persistance d'une circulation virale SARS-CoV-2.
  • Plusieurs études observationnelles ont permis de cerner les facteurs qui influencent le risque de mortalité liée à la COVID-19. Une étude britannique, récemment mise en ligne, apporte une confirmation de taille à ces conclusions, en mettant à profit les données de santé collectées depuis au moins un an sur 17,5 millions de Britanniques (5 683 décès hospitaliers dus à la COVID-19). Cette étude montre le poids prépondérant de l’âge dans le risque de décès, bien au-delà des autres facteurs de risque, y compris après ajustement sur toutes les autres variables. Elle quantifie également, et pour la première fois, le sur-risque lié à l’asthme sévère, ainsi que celui lié à la précarité et à l’origine ethnique. Mais, comme la plupart des…
  • Selon les dernières informations communiquées par l'ANSM*, les deux spécialités suivantes font l'objet de tensions d'approvisionnement, imposant le contingentement de leur distribution en pharmacie de ville : en neurologie, dans la maladie de Parkinson : approvisionnement tendu en LEVODOPA/CARBIDOPA TEVA LP 200 mg/50 mg comprimé à libération prolongée, jusqu'au 10 juin 2020 ; en infectiologie : approvisionnement tendu en CLAMOXYL 1 g poudre pour solution injectable/pour perfusion IM-IV (amoxicilline sodique), jusqu'en juin 2020. * Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • Les informations concernant l'épidémie actuelle dénommée COVID-19 s'accumulent à un rythme qui ne cesse de s'accélérer. VIDAL s'est employé à relayer quotidiennement, dans une VIDAL News Spécial COVID-19, celles qui nous ont semblé pouvoir vous intéresser. Si vous souhaitez lire ou relire les articles publiés cette semaine, il vous suffit de cliquer sur les liens figurant dans l'article ci-dessous. L'ensemble des articles en lien avec la COVID-19 publiés par VIDAL est par ailleurs accessible en cliquant ici. Vous pouvez accéder de la même façon à VIDAL Live, une rubrique vidéo récente, dans laquelle des questions thérapeutiques, en rapport avec l'actualité COVID-19, sont commentées par des experts, qui répondent chaque semaine aux questions des professionnels de santé. Bonne lecture et bon…
  • Après une hospitalisation pour une infection COVID-19, en réanimation ou en service conventionnel, mais aussi pour certains patients ayant été pris en charge en ambulatoire, un bilan fonctionnel respiratoire et un suivi personnalisé sont préconisés afin d'apprécier l'évolution des troubles à distance de la phase aiguë.
  • Tout comme le confinement, la levée du confinement nécessite une adaptation des professionnels de santé et des patients, tout particulièrement ceux atteints de maladies chroniques et/ou à risque de COVID-19 grave. C’est cet aspect particulier que la Haute Autorité de Santé a abordé dans le cadre de ses réponses rapides.
  • Maladie de Parkinson : arrêt de commercialisation de la forme injectable d'ARTANE

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 13/05/2020
    La commercialisation d'ARTANE 10 mg/5 mL solution injectable en ampoule (trihexyphenidyle chlorhydrate) est arrêtée, sur décision du laboratoire, en raison de problèmes de production. Sa disponibilité perdurera jusqu'à épuisement des stocks et péremption des lots encore disponibles. Les formes orales de cet antiparkinsonien restent disponibles. Plusieurs alternatives à ARTANE injectable sont proposées sur le marché français.
  • Une équipe de l’hôpital Sainte-Anne (Paris) vient de lancer un essai clinique randomisé en simple aveugle pour évaluer l’efficacité de la chlorpromazine (LARGACTIL) dans le traitement de la COVID-19 chez 40 patients atteints de dyspnée modérée. Les raisons qui sous-tendent cette étude sont multiples. En effet, cet ancêtre des neuroleptiques a montré des propriétés non-psychotropes qui semblent, sur le papier, en faire un candidat possible dans le traitement de cette infection à coronavirus. Tout d’abord, l’équipe de Sainte-Anne a observé une moindre prévalence de la COVID-19 parmi leurs patients que parmi les soignants de cet établissement. Même si d’autres explications sont possibles (tabagisme plus fréquent chez les patients et isolement social plus marqué), cette différence les a interrogé sur un…
  • Régurgitations du nourrisson : remise à disposition de GELOPECTOSE

    Parapharmacie Complément alimentaire | David PAITRAUD - 12/05/2020
    La poudre orale épaississante GELOPECTOSE, préconisée pour les besoins nutritionnels des nourrissons en cas de régurgitations, est remise à disposition dans les pharmacies. Alors qu'il avait le statut de médicament, GELOPECTOSE appartient désormais au groupe des aliments diététiques destinés à des fins médicales spéciales (ADDFMS). En dehors de ce nouveau statut, GELOPECTOSE n'a pas fait l'objet d'autres changements, qu'il s'agisse de sa formulation (pectine, cellulose microcristalline et silice), de sa posologie (2 cuillères à café rases par 90 mL de liquide) ou de sa prise en charge (non remboursable par l'Assurance maladie). GELOPECTOSE doit être utilisé sous contrôle médical et ne doit pas constituer la seule source d'alimentation des nourrissons.
  • Suite à la promulgation de la Loi du 11 mai 2020 (Journal officiel du 12 mai 2020), l'état d'urgence sanitaire déclaré le 23 mars 2020 pour faire face à l'épidémie de COVID-19 est prorogé jusqu'au 10 juillet 2020 inclus. Dans le domaine médical et pharmaceutique, cette décision s'accompagne d'une prolongation de l'ensemble des dispositifs visant à maintenir un accès aux soins, aux produits de santé et aux médicaments, qui devaient prendre fin le 11 ou le 31 mai 2020 : encadrement des prix des gels et solutions hydro-alcooliques, et des masques chirurgicaux ; dispositions relatives à la prescription et à la délivrance des spécialités à base d'hydroxychloroquine, de l'association lopinavir/ritonavir (KALETRA et génériques), du paracétamol per os et injectable, du…
  • Liste des médicaments en libre accès : première actualisation de l'année 2020

    Médicaments Prescription - Délivrance | David PAITRAUD - 12/05/2020
    La liste des médicaments de médication officinale a été actualisée le 24 avril 2020 avec : 5 nouvelles spécialités pouvant être disposées en libre accès dans les pharmacies : CARBOCISTEINE ARROW 5 % ADULTES SANS SUCRE solution buvable, EXOMUC 200 mg granulés pour usage oral (acétylcystéine), CHLORHEXIDINE/BENZALKONIUM/ALCOOL BENZYLIQUE MYLAN CONSEIL 0,25 g/0,025 g/4 mL pour 100 mL solution pour application locale (spécialité non commercialisée à la date du 11 mai 2020), DIOSMINE ARROW 600 mg comprimé pelliculé, PERCUTAFEINE gel (caféine) ; des retraits de spécialités suite à leur arrêt de commercialisation ou à leur inscription au remboursement par l'Assurance maladie (spécialités de nicotine).
  • En l’absence de traitement spécifique et de vaccin, l’une des mesures préconisées pour endiguer l’épidémie COVID-19 est le repérage des sujets contacts d’une personne infectée par le SARS-CoV-2. À côté de la méthode humaine, qui a ses limites, le traçage numérique est apparu utile pour tester et isoler de façon très rapide des personnes potentiellement infectées. Mais, qui dit numérique, dit aussi peur du numérique. Pour comprendre comment fonctionnent ces outils, quelles sont leurs limites et leurs intérêts, l’Académie des sciences nous livre quelques explications.
  • Interrogée sur les modalités de prise en charge des patients COVID-19 non hospitalisés, isolés et surveillés à domicile, la HAS* publie des réponses rapides visant à accompagner les médecins durant cette période de pandémie. En synthèse, les recommandations de la HAS s'articulent autour des axes suivants : définition des critères permettant d'orienter le patient vers un isolement à domicile ou en structure dédiée, définition des objectifs et des modalités (outils et professionnels de santé concernés) de surveillance des patients, recommandations en vue d'une rééducation et d'une réadaptation du patient, après la phase aiguë. *Haute Autorité de Santé
  • La nouvelle synthèse de Santé publique France concernant l'évolution épidémiologique de la COVID-19, publiée le 7 mai dernier, s'appuie sur les données recueillies en semaine 18 (du 29 avril au 5 mai 2020). Il s'agit de la sixième mise au point hebdomadaire depuis celle du 24 mars 2020.
  • Deux textes réglementaires relatifs aux tests de détection du SARS-CoV-2 par RT-PCR ont été publiés pour faciliter le dépistage de la COVID-19 sur le territoire : l'arrêté du 3 mai 2020 assouplit, sous conditions, les règles de réalisation de ce test en autorisant les prélèvements hors des laboratoires de biologie médicale, des établissements de santé ou du domicile du patient, et en élargissant le périmètre des professionnels pouvant les pratiquer ; le décret du 5 mai 2020 fixe le taux de prise en charge de ce test par l'Assurance maladie à 100 %, à compter du 6 mai 2020.
  • L'ANSM* a récemment fait le point sur la disponibilité des médicaments suivants : en infectiologie : persistance des tensions d'approvisionnement en vaccin PNEUMOVAX solution injectable en seringue préremplie (polyosides de Streptococcus pneumoniae - 23 sérotypes) et mise à disposition, auprès des établissements de santé, de doses du même vaccin en provenance des Pays-Bas. En ville, le contingentement est maintenu ; en endocrinologie : persistance des tensions d'approvisionnement en GENOTONORM MINIQUICK poudre et solvant pour solution injectable (somatropine) avec remise à disposition normale au cours de l'été 2020. Les autres spécialités de GENOTONORM 5,3 mg et 12 mg sont à nouveau disponibles normalement. *Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • Après une hospitalisation pour une infection COVID-19 en service conventionnel ou en réanimation, les patients nécessitent un réentraînement à l’effort très progressif. Une prise en charge sur les plans moteur, nutritionnel, cognitif et psychologique est également nécessaire, en raison des nombreuses conséquences de l’infection et de l’hospitalisation, en particulier en réanimation.
  • Les informations concernant l'épidémie actuelle dénommée COVID-19 s'accumulent à un rythme qui ne cesse de s'accélérer. VIDAL s'est employé à relayer quotidiennement, dans une VIDAL News Spécial COVID-19, celles qui nous ont semblé pouvoir vous intéresser. Si vous souhaitez lire ou relire les articles publiés cette semaine, il vous suffit de cliquer sur les liens figurant dans l'article ci-dessous. L'ensemble des articles en lien avec la COVID-19 publiés par VIDAL est par ailleurs accessible en cliquant ici. Vous pouvez accéder de la même façon à VIDAL Live, une rubrique vidéo récente, dans laquelle des questions thérapeutiques, en rapport avec l'actualité COVID-19, sont commentées par des experts, qui répondent chaque semaine aux questions des professionnels de santé. Bonne lecture et bon…
  • On surveille massivement la température. L'oxymétrie ne devrait-elle pas aussi être une valeur à détecter systématiquement en cas suspicion de COVID-19 ? Il apparaît clairement que, dans les temps où nous sommes, cette mesure précoce de la saturation oxyhémoglobinée a une réelle importance diagnostique et pronostique, influant sur des décisions médicales. D'ailleurs, dès le début mars, l'OMS invitait les pays à s'équiper d'oxymètres de pouls, information qui a été largement reprise dans la presse.
  • Un nouveau décret, publié au Journal officiel du 6 mai 2020, précise 11 critères de vulnérabilité correspondant aux situations associées à un haut risque de développer une forme grave d'infection au virus SARS-CoV-2. Les dispositions de ce nouveau décret s’appliquent à compter 1er mai 2020, quelle que soit la date du début de l’arrêt de travail du salarié concerné. Pour rappel, l'activité partielle est un dispositif d'indemnisation, institué par la loi du 25 avril 2020, pour certains salariés ne pouvant assurer leur activité professionnelle en période de pandémie de COVID-19 : depuis le 1er mai 2020, il remplace l'arrêt de travail pour les salariés vulnérables, les personnes vivant avec une personne vulnérable, ou les parents contraints de garder leur(s) enfant(s).
  • Le groupement d’intérêt scientifique (GIS) EPI-PHARE publie son rapport mensuel sur la dispensation de médicaments remboursés sur ordonnance en pharmacie d’officine. Cette nouvelle analyse porte sur plus de 450 millions d’ordonnances, sur une période de 5 semaines allant du début du confinement jusqu'au 19 avril 2020. Par rapport aux données de fin mars, communiquées mi-avril (notre article du 22 avril 2020), cette nouvelle analyse montre : un retour vers une consommation normalisée des traitements de pathologies chroniques depuis la mi-avril (maladies cardiovasculaires, diabète, etc.), après le phénomène de "stockage" observé en début de confinement ; la persistance d'une sous-délivrance de produits dont l'administration est réalisée par un professionnel de santé (vaccins, produits destinés aux actes diagnostiques médicaux) ; une baisse…
  • Bien sûr, les données sont très récentes, évolutives, et donc à interpréter avec prudence. Ces réserves étant faites, que sait-on aujourd'hui de la coagulopathie induite par la COVID-19, à l'origine de thromboses touchant les poumons et d'autres organes ?
  • En prévision de la sortie du confinement, actuellement fixée au 11 mai 2020, la DGS (Direction générale de la Santé) a actualisé ses directives relatives à la distribution du stock d'État des masques sanitaires (FFP2 et chirurgicaux). La livraison de ces masques en pharmacie est programmée au jeudi 7 mai 2020. EDIT du 7 mai 2020 : les nouvelles directives sont applicables au 11 mai 2020. /FIN EDIT EDIT du 9 mai 2020 : des modifications/précisions ont été apportées par la DGS le 8 mai 2020 et sont précisées dans l'article ci-dessous. /FIN EDIT Les quotas de distribution auprès des médecins libéraux, biologistes médicaux et infirmiers (EDIT du 9 mai : et les sages-femmes /FIN EDIT) sont revus à la…
  • Depuis le début de la pandémie de COVID-19, des observations venant de différents pays font état d’une sous-représentation des fumeurs parmi les personnes atteintes de cette maladie, évoquant un possible effet protecteur du tabagisme. Malheureusement, les données épidémiologiques disponibles sur ce sujet (qui souffrent souvent d’une publication trop rapide, pandémie aidant) sont difficiles à analyser du fait de l’absence d’ajustement pour l’âge, le genre ou les comorbidités, ainsi que du manque de données qualifiées sur la prévalence du tabagisme, chez les personnes atteintes d’hypertension artérielle, de diabète ou d’obésité, pour ne citer que les comorbidités les plus fréquemment observées dans les formes sévères de COVID-19. L’analyse de la récente étude de séroprévalence, menée à Creil par l’Institut Pasteur, semble pointer…
  • La synthèse de Santé publique France concernant l'évolution épidémiologique de la COVID-19, publiée le 30 avril, s'appuie sur les données recueillies en semaine 17 (du 20 au 28 avril 2020). Il s'agit de la cinquième mise au point hebdomadaire depuis celle du 24 mars 2020, dont certaines ont été relayées et commentées dans les actualités VIDAL (les 7 [partie 1 et partie 2], 14, 17 et 24 avril 2020).
  • Un nouveau décret, en date du 2 mai 2020, encadre les prix des masques chirurgicaux, quel que soit leur canal de distribution. Selon ce texte, depuis le 3 mai 2020 et jusqu'au 23 mai 2020 : le prix limite de vente au public du masque chirurgical est fixé à 95 centimes d'euros TTC ; le prix limite de vente en gros est fixé à 80 centimes d'euros HT. EDIT du 11 mai 2020 : l'arrêté du 7 mai 2020 définit un taux de TVA de 5,5 % pour les masques de protection, sanitaires et non sanitaires /FIN EDIT. Cette tarification s'applique aux masques chirurgicaux hors stock d'État ; les masques chirurgicaux fournis par l'État sont réservés à la distribution par…
  • Test sérologique COVID-19 : sept indications recommandées par la HAS

    Santé Publique COVID-19 | David PAITRAUD - 04/05/2020
    La HAS (Haute Autorité de Santé) a dévoilé samedi 2 mai 2020 ses conclusions sur la place des tests sérologiques dans la prise en charge de la maladie COVID-19. Ce rapport d'évaluation ne concerne que les tests sérologiques réalisés en laboratoire d'analyse de biologie médicale (tests automatisables type ELISA). Selon la HAS, ces tests sérologiques sont recommandés dans trois catégories d'indications : en complément du test virologique RT-PCR pour confirmer un diagnostic, ou en diagnostic de rattrapage lorsque le test virologique n'a pas été fait, et à partir du 7e ou du 14e jour selon les patients ; en détection d'anticorps chez les professionnels soignants et chez les personnels d’hébergement collectif (établissements sociaux et médicosociaux, prisons, casernes, résidences universitaires, internats,…
  • L'épidémie de COVID-19 et la mesure de confinement bouleversent les habitudes de prise en charge médicosociale et de suivi médical des Français. Pour encourager la continuité des soins et accompagner les professionnels de santé dans la prise en charge de leurs patients, la HAS (Haute Autorité de Santé) édite des "Réponses rapides", dans lesquelles elle décrit les points essentiels relatifs à certaines maladies. Parmi les travaux présentés, deux recommandations concernent l'organisation de la prise en charge et le suivi des patients souffrant des pathologies neurologiques suivantes, en période de pandémie et de confinement : maladie de Parkinson, épilepsie.
  • Selon les informations fournies par l'ANSM* en semaine 18, les spécialités suivantes font l'objet de tensions d'approvisionnement : en endocrinologie : prolongement de la rupture de stock d'EUTHYRAL 100 µg/20 µg comprimé sécable (lévothyroxine sodique / liothyronine sodique) jusqu'en juillet 2020 et contingentement de la distribution en ville et à l'hôpital. L'ANSM appelle à la vigilance en cas de remplacement par l'association d'une spécialité à base de lévothyroxine 100 µg et de la spécialité à base de liothyronine, CYNOMEL, dont le dosage en liothyronine est plus élevé que celui d'EUTHYRAL (respectivement 25 µg et 20 µg) ; en psychiatrie : tensions sur l'ensemble des spécialités à base de miansérine et mise en place d'un contingentement. Les stocks doivent être réservés…
  • En marge des données et des interrogations purement médicales, la pandémie actuelle a ouvert la porte à quantité d'incompréhensions, de questionnements, de peurs, de critiques, voire d'indignations au sein de la population générale et aussi du corps médical. Sur quoi se sont appuyées ces positions ainsi que celles des gouvernements ? Certes, dans le domaine de la santé, il existe des problématiques connues, mais comment peut-on lire, à l'aune des sciences humaines, les différentes réactions et décisions faites au cours des premiers mois de l'épidémie COVID-19 ?
  • Les informations concernant l'épidémie actuelle dénommée COVID-19 s'accumulent à un rythme qui ne cesse de s'accélérer. VIDAL s'est employé à relayer quotidiennement, dans une VIDAL News Spécial COVID-19, celles qui nous ont semblé pouvoir vous intéresser. Si vous souhaitez lire ou relire les articles publiés cette semaine, il vous suffit de cliquer sur les liens figurant dans l'article ci-dessous. L'ensemble des articles en lien avec la COVID-19 publiés par Vidal est par ailleurs accessible en cliquant ici. Vous pouvez accéder de la même façon à VIDAL Live, une rubrique vidéo récente, dans laquelle des questions thérapeutiques, en rapport avec l'actualité COVID-19, sont commentées par des experts qui répondent chaque semaine aux questions des professionnels de santé. Bonne lecture et bon…
  • Si l'épidémie liée au SARS-CoV-2 a immédiatement fait tourner les regards vers celles du SRAS, en 2003, et du MERS, en 2012, la mise en évidence des coronavirus humains remonte aux années 60, grâce aux compétences d'une chercheuse écossaise, pas comme les autres.
  • COVID-19 et continuité des soins : focus sur certaines pathologies cardiaques

    Santé Publique COVID-19 | David PAITRAUD - 29/04/2020
    Pour encourager la continuité des soins et soutenir les professionnels de santé face aux bouleversements engendrés par l'épidémie de COVID-19, la HAS (Haute Autorité de Santé) a édité des "Réponses rapides", dans lesquelles elle décrit les points essentiels pour la prise en charge des patients. Parmi les travaux présentés et validés, des "Réponses rapides" concernent les pathologies cardiaques suivantes : insuffisance cardiaque chronique, syndrome coronarien chronique.
  • COVID-19 et diabète : les réponses rapides de la HAS

    Santé Publique COVID-19 | David PAITRAUD - 29/04/2020
    L'épidémie de COVID-19 et les mesures de confinement bouleversent les habitudes de prise en charge médicosociale et de suivi médical des Français. Pour encourager la continuité des soins et aider les professionnels de santé à s'adapter, la HAS (Haute Autorité de Santé) édite des "Réponses rapides", dans lesquelles elle décrit les points essentiels pour la prise en charge des patients. L'une de ces réponses rapides concerne les patients diabétiques de type 1 et 2. Ces recommandations ont été réalisées en collaboration avec la Société Francophone du Diabète, la Fédération Française de Nutrition et le Collège de Médecine Générale.
  • Les femmes face à la COVID-19 : sont-elles vraiment protégées ?

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 28/04/2020
    La démographie des patients admis en réanimation, à l'échelon mondial, montre clairement que les hommes ont environ deux fois plus de risque que les femmes de développer une forme sévère de COVID-19. Comment expliquer ce risque réduit chez les femmes ? Une étude épidémiologique new-yorkaise semble mettre en avant le rôle central d’une moindre prévalence de comorbidités féminines. Mais, ce travail est, pour l’instant, le seul à avoir exploré cet aspect. Des différences immunologiques existent entre les hommes et les femmes, en particulier concernant l’intensité de la réponse immunitaire innée. Elles pourraient contribuer à la protection observée. Néanmoins, certaines recherches en cours sur la physiopathologie de la COVID-19 semblent aller à l’encontre de cette hypothèse. Enfin, les données manquent pour…
  • Une nouvelle présentation de l'anticorps monoclonal FASENRA 30 mg solution injectable (benralizumab) est mise à disposition, sous forme de stylo prérempli, en complément de la seringue préremplie déjà commercialisée. Pour rappel, FASENRA est indiqué chez l'adulte en traitement de fond additionnel de l'asthme sévère à éosinophiles non contrôlé malgré une corticothérapie inhalée à forte dose associée à des ß-agonistes de longue durée d'action. Sa prescription initiale est hospitalière, annuelle et, comme son renouvellement, réservée aux spécialistes en pneumologie. Le stylo prérempli FASENRA PEN est prêt à l'emploi. Il peut être utilisé pour l'auto-administration, par le patient lui-même s'il a déjà reçu FASENRA et sous certaines conditions (accord du médecin, formation préalable, information sur le risque d'hypersensibilité). FASENRA PEN est un…
  • Un précédent article publié dans les Actualités Vidal a été consacré à la pathologie rénale au cours de l'infection COVID-19. Qu'en est-il de l'insuffisance rénale chronique terminale (stade 5), notamment chez le patient dialysé chronique en centre, à l'heure de l'infection à SARS-CoV-2 ?
  • Deux enquêtes de pharmacovigilance sont actuellement en cours, en France, pour surveiller spécifiquement le profil de sécurité des médicaments utilisés hors AMM chez les patients COVID-19. Les dernières données arrêtées au 22 avril 2020 issues de ces enquêtes montrent que 321 cas d'effets indésirables en lien avec la maladie COVID-19 ont été déclarés, dont : 67 % (215 cas) imputés aux médicaments utilisés dans le traitement de cette infection ; 8 cas graves/10 ; 2/3 d'hommes. Comme dans les précédents rapports, l'hydroxychloroquine concentre une majorité des cas d'effets indésirables déclarés (53 %), suivie de l'association lopinavir/ritonavir (42 % des cas). Concernant plus spécifiquement les effets indésirables cardiaques analysés par le CRPV (centre régional de pharmacovigilance) de Nice Alpes-Côtes d'Azur, plus…
  • Symptômes respiratoires, images scanographiques, complications à court et possiblement à long terme : tour d'horizon des connaissances actuelles sur l'impact de l'infection à SARS-CoV-2 au niveau pulmonaire.
  • Suite à l'arrêté du 25 avril 2020, les masques non sanitaires industriels et répondant aux spécifications techniques applicables ont été ajoutés à la liste des marchandises pouvant être vendues en pharmacie d'officine. Cette autorisation permet aux pharmaciens d'officine de se positionner pour fournir ces masques barrière en tissu à la population. Il reste néanmoins plusieurs points à préciser, notamment en termes de prix.
  • L'épidémie de COVID-19 et les mesures de confinement bouleversent les habitudes de prise en charge médicosociale et de suivi de l'état de santé des Français. Pour encourager la continuité des soins et aider les professionnels de santé à s'adapter, la HAS (Haute Autorité de Santé) édite des "Réponses rapides" dans différents domaines médicaux. Parmi les travaux proposés, deux Réponses rapides concernant l'obstétrique ont été élaborées à l'intention des gynécologues/obstétriciens et des sages-femmes : Continuité du suivi des femmes enceintes, Continuité du suivi post-natal des femmes et de leur enfant.
  • Le ministère des Solidarités et de la Santé a décidé d'encadrer plus strictement les conditions de dispensation des spécialités à base de nicotine jusqu'au 11 mai 2020 : limitation de la dispensation de substituts nicotiniques à une quantité suffisante pour 1 mois de traitement, enregistrement systématique des dispensations sur le dossier pharmaceutique, même en cas de dispensation sans prescription médicale ; suspension de la vente en ligne des substituts nicotiniques. Cette manœuvre vise à limiter l'utilisation hors AMM de la nicotine en vue d'un effet protecteur vis-à-vis de la maladie COVID-19, comme le suggère les résultats d'une enquête transversale très médiatisée.
  • COVID-19 : y a-t-il des complications oculaires ?

    Santé Publique COVID-19 | - 24/04/2020
    Des conjonctivites et d’autres atteintes ophtalmologiques ont été décrites au cours de l’infection COVID-19, mais la présence oculaire de SARS-CoV-2 semble rare. Les yeux restent toutefois une possible voie d’entrée du virus, ce qui implique le respect des règles d’hygiène, en particulier chez les porteurs de lentilles de contact. Une conjonctivite pourrait également représenter un signe d’alerte de COVID-19, d’où la nécessité pour les ophtalmologistes de prendre des mesures de protection adaptées lors de l’examen des patients.
  • Comme chaque semaine depuis la mise en place récente d'un Point épidémiologique hebdomadaire publié par Santé publique France, voici une synthèse des chiffres figurant dans la quatrième mise au point de la semaine 16, soit du 13 au 21 avril 2020. La diminution du nombre de consultation pour suspicion d'infections respiratoires COVID-19 s'amplifie. Le nombre de patients atteints de COVID-19 a diminué de près de 2 000, et plus de 1 500 lits de réanimation ont été libérés. La mortalité continue à croître de 50 décès par jour environ.
  • La question de l’évolution de la pandémie de COVID-19 au cours de l’été prochain suscite la curiosité de tous, professionnels de santé comme grand public. Pourtant, la disparition du SRAS à l’été 2003 est un précédent qui ne doit rien à la saisonnalité, mais tout au contrôle des personnes infectées et de leur entourage. La saisonnalité des infections est tributaire d’un grand nombre de facteurs : effet du climat estival sur l’infectiosité du virus, vie et activités au grand air réduisant les contacts rapprochés, meilleure efficacité du système immunitaire, vacances scolaires, etc. Dans le contexte des virus respiratoires, des données existent sur la saisonnalité de la grippe, de la bronchiolite des nourrissons, mais aussi des rhumes à coronavirus. Ces données…
  • Selon les dernières informations communiquées par l'ANSM*, des perturbations d'approvisionnement sont signalées en ville et à l'hôpital pour les spécialités suivantes : en parasitologie : rupture de stock d'ESKAZOLE 400 mg comprimé (albendazole) en boîte de 56 à l'hôpital, et mise à disposition exceptionnelle au sein des établissements de santé de la spécialité ZENTEL 400 mg comprimé en boîte unitaire, habituellement distribuée en ville, pour permettre la continuité des traitements de l'échinococcose. En ville, il est demandé de réserver les unités de ZENTEL au traitement de la trichinellose ; en psychiatrie : rupture de stock de DEROXAT 20 mg/10 mL suspension buvable (paroxétine) et mise à disposition d'unités britanniques de SEROXAT 20 mg/10 mL oral suspension. Le godet doseur de…
  • Les informations concernant l’épidémie actuelle dénommée COVID-19 s’accumulent à un rythme soutenu. VIDAL s'est employé à relayer quotidiennement, dans une VIDAL News Spécial COVID-19, celles qui nous ont semblé pouvoir vous intéresser. Si vous souhaitez lire ou relire les articles publiés cette semaine, il vous suffit de cliquer sur les liens ci-dessous. Vous pouvez accéder de la même façon à VIDAL Live, nouvelle rubrique vidéo, dans laquelle des questions thérapeutiques, en rapport avec l'actualité COVID-19, sont commentées par des experts qui répondent chaque semaine aux questions des professionnels de santé. Bonne lecture et bon visionnage !
  • Coïncidence du calendrier, la saison pollinique débute, alors que l'épidémie COVID-19 se poursuit. Ceci suscite de nombreuses questions chez les sujets allergiques, tant sur les symptômes que sur les traitements.
  • La DGS (Direction générale de la Santé) a publié une fiche spécifique sur la prise en charge des patients obèses en période d'épidémie de COVID-19. Cette population apparaît particulièrement vulnérable vis-à-vis de l'infection par le SARS-CoV-2 ; près de 1 patient infecté sur 2 admis en réanimation est en situation d'obésité. La stratégie de prise en charge des personnes obèses en période de COVID-19 prônée par la DGS s'articule autour de 3 axes majeurs : réduire le risque de contamination par l'information et la prévention, encourager la continuité des soins, chez les sujets obèses et les personnes ayant subi une chirurgie bariatrique, dépister et surveiller les patients ayant des signes d'infection par le SARS-CoV-2.
  • COVID-19 et consommation de médicaments remboursés : premier bilan à fin mars

    Santé Publique COVID-19 | David PAITRAUD - 22/04/2020
    Le premier rapport établi par le groupement d’intérêt scientifique (GIS) EPI-PHARE (ANSM et CNAM) permet d'observer l'influence de la crise sanitaire de la COVID-19 et du confinement sur le comportement des Français en termes de consommation de médicaments. Cette étude de pharmaco-épidémiologie, réalisée à partir des données de l'Assurance maladie, dresse un état des lieux à fin mars 2020 des délivrances de médicaments remboursés sur ordonnance en pharmacie d’officine depuis le début de l’épidémie en France. Pour plusieurs médicaments traitant des maladies chroniques (pathologies cardiovasculaires, diabète, troubles mentaux, etc.), les premières semaines de confinement (semaines 12 et 13, fin mars 2020) sont marquées par des hausses importantes de délivrances, de l'ordre de 20 à 40 %. À l'inverse, pour d'autres…
  • La DGS (Direction générale de la Santé) a précisé les nouvelles consignes de distribution de masques chirurgicaux et FFP2 par les pharmaciens d'officine, applicables à compter du 20 avril 2020. Si la dotation en masques de l'État reste réservée aux professionnels de santé, le périmètre est désormais élargi à d'autres professions du secteur paramédical et des services à la personne.
  • Recherche thérapeutique et COVID-19 : 35 essais cliniques autorisés en France

    Santé Publique COVID-19 | David PAITRAUD - 21/04/2020
    L'ANSM* a autorisé 35 essais cliniques en lien avec la maladie COVID-19 à la date du 10 avril 2020, ce qui correspond à 2/3 des demandes. Parmi eux, 13 essais portent sur l'hydroxychloroquine et la chloroquine. La majorité des essais est promue par des structures publiques ou à but non lucratif. Enfin, la France est impliquée dans 7 essais internationaux. *Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • Après les infirmiers/ères et les orthophonistes, l'autorisation de pratiquer des télésoins est étendue aux masseurs-kinésithérapeutes. Suite à l'arrêté du 16 avril 2020, ils peuvent dorénavant facturer à l'Assurance maladie un ensemble d'actes réalisés à distance par vidéotransmission.
  • Dépistage massif… vous avez dit massif ?

    Santé Publique COVID-19 | - 21/04/2020
    La France est volontiers montrée du doigt, surtout par elle-même, pour son incapacité supposée à gérer l'extraordinaire désastre causé par l'épidémie COVID-19. Crise, c'est certain. Pouvait-elle être mieux gérée ? C'est possible.
  • L'ANSM annonce la suspension temporaire du contingentement applicable au BCG-thérapies (BCG-MEDAC et la spécialité importée ONCOTICE). Bien que l'approvisionnement de ces médicaments reste tendu, cette décision vise à faciliter la prise en charge des patients atteints de cancer de la vessie. Le contexte actuel de crise sanitaire COVID-19 fait craindre un retard de soins ou un renoncement des patients à se rendre à l'hôpital pour recevoir leur traitement, avec pour conséquence une perte de chance vis-à-vis de ces tumeurs. Les PUI (pharmacies à usage intérieur) des établissements de santé peuvent effectuer leur commande en BCG-thérapie directement auprès des laboratoires. L'organisation mise en place dans les établissements de santé permet, par ailleurs, de maintenir le suivi thérapeutique des malades chroniques, sans…
  • Quels fluides biologiques abritent le SARS-CoV-2 ?

    Santé Publique COVID-19 | - 20/04/2020
    La question du risque de "contagiosité" des fluides biologiques de patients atteints de COVID-19 se pose pour l’ensemble des soignants, amenés à manipuler les patients ou certains de leurs fluides biologiques et, bien évidemment, aussi pour les sujets contacts.
  • L'Anses* met en garde contre la consommation de certains compléments alimentaires formulés à base de plantes à visée anti-inflammatoire et immunomodulatrice. Sur le modèle des médicaments AINS**, l'activité anti-inflammatoire ou immunomodulatrice de ces plantes est susceptible d'interférer avec le processus naturel de défense de l'organisme et de perturber les capacités à lutter contres les infections, dont l'infection à SARS-CoV-2. Les plantes ciblées par l'avis de l'Anses sont : celles contenant des dérivés de l’acide salicylique, telles que le saule, la reine des prés, le bouleau, le peuplier, la verge d’or et les polygalas ; celles contenant d’autres anti-inflammatoires végétaux, telles que l’harpagophytum, le curcuma et la réglisse ; des plantes associant des propriétés immunomodulatrices et une activité anti-inflammatoire : les…
  • Connaître l’efficacité protectrice et la persistance des anticorps neutralisants produits en réaction à l’infection par le SARS-CoV-2 est un élément-clé pour prédire l’évolution de la pandémie de COVID-19 dans les mois et les années à venir. Les données dont nous disposons concernant le SARS-CoV-2 sont certes préliminaires, mais elles sont, pour l’instant, parfaitement en ligne avec les informations acquises lors de l’étude des autres coronavirus humains : ceux responsables de 15 à 20 % des rhumes (229E, OC43 ou HKU1, par exemple), SARS-CoV-1 et MERS-CoV. En bref, des anticorps neutralisants (IgG, IgM et IgA) apparaissent dès la 2e semaine après l’apparition des symptômes, pour une durée allant de 1 à 3 ans selon le coronavirus étudié (et probablement selon la…
  • Toux sèche : pas de sirop à base pholcodine en période d'épidémie COVID-19

    Santé Publique COVID-19 | David PAITRAUD - 17/04/2020
    Durant l'épidémie de COVID-19, l'ANSM* demande aux médecins de ne pas prescrire de sirops antitussifs à base de pholcodine et aux patients de ne pas utiliser ces médicaments. Cette mesure est prise à titre de précaution en raison du risque potentiel de réactions allergiques croisées entre la pholcodine et les curares utilisés en réanimation. *Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • Interrogée sur l'intérêt d'une vaccination antipneumococcique pour protéger contre le risque de pneumonies causées par le SARS-CoV-2, la HAS (Haute Autorité de Santé) ne recommande pas de réaliser cette vaccination en urgence chez les sujets à risque. En effet, aucune donnée n'est disponible à ce jour pour démontrer que ce vaccin protège contre les pneumonies causées par le SARS-CoV-2. Il est donc préférable de reporter les rattrapages chez les personnes de plus de 2 ans et à risque d'infections à pneumocoques. En revanche, cette vaccination antipneumococcique, comme l'ensemble des vaccinations obligatoires, doit être maintenue chez l'enfant de moins de 2 ans.
  • À la suite de l’article publié la semaine dernière, voici un résumé des chiffres communiqués par Santé publique France concernant la semaine 15 (du 6 au 12 avril 2020), qui apportent de nouveaux enseignements, plutôt optimistes, sur l’épidémie COVID-19. Cette actualisation fait notamment apparaître une baisse importante et récente du nombre de consultations pour suspicion de COVID-19.
  • Où se cache le SARS-CoV-2 dans l’organisme ?

    Santé Publique COVID-19 | - 17/04/2020
    Quand on évoque la localisation de l'infection par le SARS-CoV-2, l'appareil respiratoire vient bien sûr immédiatement à l'esprit. Mais, qu'en est-il des autres organes ? Qu'il s'agisse du foie, du tube digestif, des reins, du cœur ou du système nerveux central, de quelles données disposons-nous pour savoir où le SARS-CoV-2 se loge en dehors du système respiratoire ?
  • Les informations concernant l'épidémie actuelle dénommée COVID-19 s'accumulent à un rythme qui ne cesse de s'accélérer. VIDAL s'est employé à relayer quotidiennement, dans une VIDAL News Spécial COVID-19, celles qui nous ont semblé pouvoir vous intéresser. Si vous souhaitez lire ou relire les articles publiés cette semaine, il vous suffit de cliquer sur les liens ci-dessous. Bonne lecture !
  • Peu décrites au début de l’épidémie de COVID-19, les manifestations neurologiques sont en fait relativement fréquentes, mais pas toujours spécifiques d’une atteinte du système nerveux. Des enquêtes descriptives sont en cours pour tenter de mieux les définir.
  • Selon les dernières informations communiquées par l'ANSM*, les 3 spécialités suivantes font l'objet de tensions d'approvisionnement, nécessitant la mise en place de mesures pour assurer la continuité des traitements : en pneumologie : rupture de stock de TOBI 300 mg/5 mL solution pour inhalation par nébuliseur (tobramycine) depuis plusieurs semaines, suite à une augmentation des ventes. Les pharmacies (PUI et officines) sont approvisionnées depuis le 10 avril 2020 avec des unités de la version tchèque de TOBI ; en réanimation : tensions d'approvisionnement de LAROSCORBINE 1g/5mL solution injectable (vitamine C), du fait d'une utilisation accrue pour les patients COVID-19 en réanimation. Pour assurer la disponibilité de cette spécialité à l'hôpital, la distribution est assurée exclusivement auprès des établissements de santé…
  • Depuis le passage en phase 3 de l'épidémie de COVID-19 et l'application du confinement, diverses dérogations ont été accordées pour assurer la continuité des traitements chroniques. Outre ces mesures officielles (encadrées par le décret et l'arrêté du 23 mars 2020), l'Assurance maladie a émis des recommandations pour le renouvellement exceptionnel de certains médicaments utilisés lors de situations particulières : les stylos d'adrénaline injectable, indiqués dans le traitement d'urgence des symptômes du choc anaphylactique, les spécialités de glucagon, indiquées en cas d'hypoglycémie sévère des patients diabétiques. La délivrance de ces spécialités d'urgence est autorisée à partir d'ordonnances expirées jusqu'au 31 mai 2020, et ouvre droit à une prise en charge par l'Assurance maladie.
  • Des erreurs médicamenteuses sont toujours rapportées avec le méthotrexate, à l'échelle européenne. Ces erreurs consistent en une prise quotidienne de ce médicament, alors qu'elle doit être hebdomadaire, et sont observées dans le traitement des maladies inflammatoires. Bien que des mesures aient déjà été mises en place, notamment une mention du schéma posologique sur le conditionnement de certains médicaments à base de méthotrexate, de nouvelles recommandations sont faites aux professionnels de santé pour limiter ce risque d'erreur aux conséquences potentiellement fatales. Des mesures additionnelles sont par ailleurs annoncées, au niveau européen.
  • Utilisés pour le diagnostic et potentiellement pour le dépistage de l’infection COVID-19, les tests PCR sont très spécifiques et très fiables, si le prélèvement est bien réalisé. Les tests sérologiques, encore en cours de développement, sont beaucoup plus simples et moins onéreux, mais sont principalement destinés à identifier les personnes ayant développé une immunité contre le SARS-Cov-2. Leur place respective est ainsi complémentaire.
  • Dans le cadre de l'épidémie de COVID-19, le gouvernement a souhaité adapter le protocole de l'IVG (interruption volontaire de grossesse) médicamenteuse en ville : en autorisant cette pratique jusqu'à la 9e semaine d'aménorrhée (7e semaine de grossesse), alors que la réglementation fixe ce délai maximal à 7 semaines ; en favorisant la téléconsultation pour la prise en charge de l'IVG médicamenteuse ; en assouplissant la réglementation des médicaments à base de mifépristone et de misoprostol, pour permettre notamment la délivrance de ces médicaments directement aux patientes munies d'une prescription. Ces dispositions sont décrites dans un arrêté ministériel paru le 15 avril 2020 au Journal officiel. Les professionnels de santé de ville peuvent s'appuyer sur une fiche de réponses rapides relative…
  • Sortir du confinement : une stratégie pas à pas

    Santé Publique COVID-19 | - 15/04/2020
    Alors que se profilent les espoirs de sortie du confinement, rendu nécessaire par la pandémie actuelle de COVID-19, les stratégies envisagées par les différents États ne sont pas superposables, les situations et les choix de santé publique n’étant pas forcément les mêmes. Voici, en résumé, les dernières préconisations de l’OMS et celles du Conseil scientifique COVID-19 français.
  • L'ANSM* publie un premier bilan de pharmacovigilance relatif à l'hydroxychloroquine et à l'association lopinavir/ritonavir, lorsque ces médicaments sont utilisés chez les patients COVID-19. D'une manière générale, les données recueillies depuis le 27 mars 2020 indiquent que les signalements dans ces conditions d'utilisation sont cohérents avec le profil de toxicité connu de ces médicaments. Les effets indésirables déclarés sont ceux mentionnés dans les AMM (hépatotoxicité, néphrotoxicité, atteintes rétiniennes ou troubles cardiovasculaires). Le nombre de déclarations de pharmacovigilance est réparti de façon équivalente entre ces molécules. Concernant l'incidence de survenue, les données sont en faveur d'une augmentation potentielle du risque d'effets indésirables chez les malades du COVID-19. Selon une enquête complémentaire ciblant les effets indésirables cardiaques, les déclarations d'événement cardiovasculaire concernent majoritairement…
  • Il reste encore beaucoup de chemin à faire dans la compréhension de l’immunité contre les coronavirus, en particulier celle relative à la production d’une mémoire immunitaire durable. L’absence de succès vaccinaux flagrants avec le MERS-CoV ou le SARS-CoV-1 n’est pas encourageante. Pourtant, la course au vaccin contre la COVID-19 est lancée. À ce jour, 115 vaccins candidats sont signalés, dont 78 en développement actif confirmé. Mais, en vaccinologie, qu’a-t-on appris du SRAS et du MERS ? Quelle importance relative pour les réponses immunitaires humorale et cellulaire ? Quid des anticorps facilitants ? Quelle persistance pour la mémoire immunitaire ? À la lumière des connaissances accumulées sur l'immunité face au MERS-CoV et au SARS-CoV-1, et en prenant en compte les premières…
  • Depuis le début de l’épidémie COVID-19, Santé publique France fait le point chaque semaine sur l’évolution épidémiologique de cette infection. À la suite de l’article publié la semaine dernière, voici un résumé des dernières constations de l’Agence de Santé publique.
  • Les informations concernant l'épidémie actuelle dénommée COVID-19 s'accumulent à un rythme qui ne cesse de s'accélérer. VIDAL s'est employé à relayer quotidiennement, dans une VIDAL News Spécial COVID-19, celles qui nous ont semblé pouvoir vous intéresser. Si vous souhaitez lire ou relire les articles publiés cette semaine, il vous suffit de cliquer sur les liens ci-dessous. Bonne lecture !
  • Dans un message d'alerte diffusé le 8 avril 2020 au soir, la Direction générale de la santé (DGS) rappelle la nécessité du maintien de certains soins et examens (en dehors de la COVID-19), tant en ville qu’à l’hôpital, pour répondre aux besoins de la population. Elle compte sur les soignants pour être pro-actifs et contacter leurs patients les plus fragiles.
  • Le dosage à 50 mg de l'antidiabétique XELEVIA (sitagliptine) est désormais remboursable au même taux que XELEVIA 100 mg comprimé pelliculé, soit 65 %. Jusqu'à présent, ce taux était fixé à 30 % sur la base d'un avis de la Commission de la Transparence datant de 2012 et ne prenant pas en compte les nouvelles données disponibles sur ce dosage. Pour rappel, le prix public de XELEVIA 50 mg comprimé pelliculé (hors honoraires de dispensation) s'élève à 20,86 euros (28 comprimés).
  • PEPTICATE SYNEO poudre est une nouvelle gamme de deux produits indiqués dans l'alimentation des nourrissons présentant une APLV (allergie aux protéines de lait de vache) : PEPTICATE SYNEO 0-6 mois, pour le nourrisson de 0 jusqu'à 6 mois ; PEPTICATE SYNEO + 6 mois, pour le nourrisson partir de 6 mois en complément d'une alimentation diversifiée. La gamme PEPTICATE SYNEO remplace la gamme PEPTICATE. Ces 2 gammes apportent une quantité semblable de protéines et d'énergie, et partagent la même indication. PEPTICATE SYNEO est formulé à partir d'hydrolysat poussé de protéines de lactosérum, associé à un mélange breveté SYNEO (Bifidobacterium breve M-16V et prébiotique FOS/GOS). PEPTICATE SYNEO est inscrit sur la LPPR (liste des produits et des prestations remboursables) et est…
  • Recyclage des masques FFP2 : Stanford publie des éléments de décision

    Santé Publique COVID-19 | Stéphane KORSIA-MEFFRE - 08/04/2020
    En cette période d’épidémie et de difficultés d’approvisionnement en masques FFP2, la question du recyclage se pose. En prévision des difficultés des soignants à travers le monde, la faculté de médecine de l’université Stanford (Californie) vient de publier une étude et des éléments de décision pour les établissements de soins qui auraient besoin d’avoir recours à ce procédé. Ces éléments viennent compléter ceux publiés jusqu’ici et synthétisés dans un document du Center for Disease Control (CDC) et des fiches pratiques du consortium N95Decon.
  • Le confinement, du fait de la baisse de l’activité physique et de la sédentarité, n’est pas sans conséquences, notamment sur l’appareil locomoteur, la balance énergétique et la santé mentale. Pour aider la population à adapter ses comportements en cette période d'épidémie de COVID-19, l’Anses a revu ses repères de 2016. Et ses recommandations s'adressent tout autant à la population générale qu'à certains professionnels de santé qui travaillent de plus en plus devant leur écran, téléconsultation oblige.
  • Au cours de l'épidémie COVID-19, des cas d'anosmie ont été recensés dans plusieurs pays, en particulier chez des patients n'ayant par ailleurs aucun symptôme évocateur de COVID-19. Ce sont ces cas que les auteurs d'une étude menée dans 12 hôpitaux européens ont essayé de quantifier. Par ailleurs, l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux (INESSS) du Québec a publié, fin mars 2020, un état des lieux sur les troubles olfactifs et gustatifs associés à l'infection COVID-19, en s'appuyant sur différentes informations provenant des autorités de plusieurs pays.
  • Le laboratoire Pierre Fabre a décidé d'arrêter la commercialisation de l'antidépresseur IXEL gélule (milnacipran) ; la fin de l'approvisionnement des grossistes et des pharmacies est programmée en 2 temps : à partir du 31 mai 2020 pour IXEL 50 mg gélule ; à partir du 30 novembre 2020 pour IXEL 25 mg gélule. Sans attendre la disparition de cette spécialité, le laboratoire recommande aux professionnels de santé d'anticiper cet arrêt de commercialisation. Les génériques à base de milnacipran restent commercialisés.
  • Peu à peu, des signes cutanés associés à l'infection par le SARS-Cov-2 sont décrits, allant du simple prurit à des acrosyndromes. La Société française de dermatologie a lancé un appel à cas. Les soignants sont eux victimes de lésions secondaires aux lavages répétés des mains et au port de masques en continu.
  • Le recours à la téléconsultation a bondi depuis la mise en place du confinement, le 15 mars 2020. Pour éviter les disparités d'ordre technique et répondre aux besoins des patients dépourvus de moyens de connexion en vidéo, le ministre de la Santé a autorisé la réalisation de ces consultations par téléphone. Cette récente décision s'ajoute à diverses mesures intervenues en mars, pour faciliter l'accès à cet acte de télémédecine. EDIT du 28 avril 2020 : les conditions dérogatoires pour la prise en charge d'une téléconsultation par téléphone ont été précisées dans le décret du 21 avril 2020 (Journal officiel du 23 avril 2020 - texte 6). /FIN EDIT
  • Calendrier des vaccinations : les recommandations pour 2020 sont publiées

    Santé Publique Recommandations | David PAITRAUD - 07/04/2020
    Le ministère des Solidarités et de la Santé a publié la version actualisée du calendrier des vaccinations et des recommandations vaccinales pour l'année 2020. Cette nouvelle édition met notamment à jour les recommandations concernant les infections par les papillomavirus humains, la grippe saisonnière et la fièvre typhoïde. Elle précise par ailleurs les modalités de rattrapage vaccinal des personnes et des migrants primo-arrivants dont le statut vaccinal est inconnu/incomplet ou incomplètement connu, telles que définies par la HAS (Haute Autorité de Santé) en février 2020. En parallèle, la HAS (haute Autorité de santé) a émis des recommandations relatives à la stratégie vaccinale pendant l'épidémie de COVID-19 et la période de confinement où elle insiste, notamment, sur la nécessité de maintenir les…
  • Depuis que l'épidémie COVID-19 est entrée dans sa troisième phase, Santé Publique France publie désormais un point épidémiologique hebdomadaire. Même si les chiffres vont changer de semaine en semaine, le point de situation du 2 avril 2020 nous donne l'opportunité de résumer les dernières données concernant les personnes résidant dans des établissements médico-sociaux ou hospitalisées, notamment en réanimation.
  • AINS, corticoïdes, traitements immunosuppresseurs, biothérapies, etc., la Société française de rhumatologie (SFR) précise la conduite à tenir en cas de traitement pour un rhumatisme inflammatoire chronique dans le cadre de la COVID-19.
  • Depuis que l'épidémie COVID-19 est entrée dans sa troisième phase, Santé Publique France publie désormais un point épidémiologique hebdomadaire. Même si les chiffres vont changer de semaine en semaine, le point de situation du 2 avril 2020 nous donne l'opportunité de résumer les dernières données concernant le nombre de consultations pour insuffisance respiratoire aiguë, la surveillance virologique et le nombre de cas de COVID-19 confirmés en France. Les informations concernant les structures de soins, qu'il s'agisse d'établissements médico-sociaux ou hospitaliers, font l'objet d'un autre article spécifique.
  • Naître en pleine épidémie de COVID-19

    Santé Publique COVID-19 | - 06/04/2020
    L'épidémie de COVID-19 modifie les conditions de la naissance et celles de la prise en charge des nouveau-nés qui sont hospitalisés en néonatalogie. Les organisations et les fonctionnements de ces services sont bouleversés.
  • Un arrêté et un décret ministériel visant à soutenir les capacités d'examen de détection du génome du SARS-CoV-2 par RT-PCR (réaction de polymérisation en chaîne par transcription inverse) ont été publiés au Journal officiel du 6 avril 2020. Ces textes prévoient d'élargir la réalisation de la phase analytique de cet examen de biologie médicale à d'autres laboratoires que ceux de biologie médicale, dont les laboratoires d'analyses départementaux. Dans tous les cas, l'examen de détection de l'ARN du SARS-CoV-2 reste sous la responsabilité du laboratoire de biologie médicale.
  • COVID-19 : gynécologues et obstétriciens s'adaptent

    Santé Publique COVID-19 | - 06/04/2020
    Contraception, interruption volontaire de grossesse (IVG), aide médicale à la procréation (AMP), suivi de grossesse, accouchement, les gynécologues et obstétriciens ont largement adopté un suivi à distance lorsqu'il est possible. Les IVG sont toujours assurées, l'AMP est reportée, le suivi de grossesse adapté. Les conditions d'accouchement et les suites de couches sont en revanche largement modifiées par l'épidémie de COVID-19.
  • Infection par SARS-CoV-2 : quid de l’atteinte rénale ?

    Santé Publique COVID-19 | - 03/04/2020
    Il est clair qu'au cours de l’infection COVID-19, la lésion des organes la plus grave est pulmonaire. Il est possible néanmoins que des atteintes rénales, pour l’instant peu décrites, participent à la mortalité de la maladie. Voici quelques données de la littérature sur le sujet.
  • Selon un arrêté publié au Journal officiel du 3 avril 2020, la spécialité à base de bélatacept NULOJIX 250 mg poudre pour solution à diluer pour perfusion peut être délivrée en rétrocession jusqu'au 31 mai 2020. Cette mesure exceptionnelle est prise dans le contexte épidémique de COVID-19, pour garantir les traitements d'entretien du rejet de greffon des patients adultes ayant reçu une transplantation rénale et permettre l'administration de ce médicament au domicile du patient.
  • L'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) a récemment signalé des épisodes de tensions d'approvisionnement pour les spécialités suivantes : en pneumologie/infectiologie : rupture de stock pour une période de 1 an d'ANSATIPINE 150 mg gélule (rifabutine) et mise à disposition d'une spécialité identique initialement destinée à l'Allemagne ; en rhumatologie : nouvel épisode de tension d'approvisionnement en COLCHIMAX comprimé pelliculé sécable (colchicine, méthylsulfate de tiémonium, poudre d'opium) pour une durée indéterminée. La distribution en ville est contingentée. À l'inverse, en pneumologie/infectiologie, TOBI PODHALER 28 mg poudre pour inhalation en gélule (tobramycine) est remis à disposition.
  • Le médicament anti-androgène XTANDI 40 mg comprimé pelliculé (enzalutamide) est désormais remboursable et agréé aux collectivités dans le traitement du cancer de la prostate résistant à la castration (CPRC) non métastatique à haut risque chez les hommes adultes. Jusqu'à présent, seules les indications dans le CPRC métastatique bénéficiaient d'une prise en charge par l'Assurance maladie.
  • Répertoire des génériques : 4 groupes supplémentaires

    Médicaments Génériques | David PAITRAUD - 19/03/2020
    Le répertoire des génériques s'est enrichi de 4 nouveaux groupes : en infectiologie, avec le groupe CLOXACILLINE 1 g poudre pour solution injectable, dont le référent est le médicament hospitalier ORBENINE 1 g injectable ; en gynécologie, avec le groupe SERTACONAZOLE 300 mg ovule, dont le référent est MONAZOL ovule ; en neurologie, avec le groupe ESLICARBAZEPINE 800 mg comprimé, dont le référent est ZEBINIX 800 mg comprimé ; en oncologie, avec le groupe THALIDOMIDE 50 mg gélule, dont le référent est le médicament hospitalier THALIDOMIDE CELGENE 50 mg gélule.
  • L'ANSM* rappelle aux équipes médicales les précautions à respecter lors de l'utilisation des produits de contraste à visée diagnostique. En effet, selon les données de pharmacovigilance, des réactions d’hypersensibilité immédiate (HSI) sont régulièrement rapportées avec cette catégorie de médicaments. D'une manière générale, la prescription et l'administration d'un produit de contraste doivent être décidées de manière individuelle, en tenant compte du profil du patient. Les patients asthmatiques, atopiques ou ayant des antécédents d'allergie avec un produit de contraste constituent des populations à risque. Une surveillance médicale de tous les patients pendant et après l’administration du produit de contraste (30 minutes) doit être mise en place. Les centres d'imagerie médicale doivent être équipés des moyens nécessaires à une réanimation d'urgence. *Agence nationale…
  • L'ANSM* fait le point sur la disponibilité en ville et à l'hôpital des spécialités suivantes : VACCIN pneumococcique PNEUMOVAX : approvisionnement tendu et mise en place d'un contingentement. TOBI 300 mg/5 mL solution pour inhalation par nébuliseur (tobramycine) : reprise de l'importation d'unités anglaises de cette spécialité. BURINEX 2 mg/4 mL IV solution injectable en ampoule (bumétanide) : remise à disposition normale. *Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
  • L'ANSM* a décidé de suspendre l'autorisation de mise sur le marché (AMM) d'ESMYA 5 mg comprimé (ulipristal), dans l'attente des conclusions de la réévaluation européenne de ce modulateur des récepteurs à la progestérone. Cette décision fait suite à un nouveau cas d'hépatite fulminante survenu en Europe chez une femme traitée par ESMYA pour un fibrome utérin. Cet effet indésirable associé à l'ulipristal 5 mg est connu, et a fait l'objet de mesures de réduction des risques en 2018. En pratique, la décision française implique : pour les patientes, de ne plus utiliser ESMYA et d'interrompre leur traitement en lien avec leur prescripteur (et en tenant compte de la situation sanitaire actuelle provoquée par l'épidémie de COVID-19), pour les médecins, de…
  • Selon les récentes informations communiquées par l'ANSM*, les médicaments suivants sont remis à disposition normale : les corticoïdes à base de bétaméthasone CELESTENE CHRONODOSE 5,70 mg/ml suspension injectable en boîte de 1 ampoule, depuis le 4 mars 2020, et DIPROSTENE suspension injectable en seringue préremplie, depuis le 11 mars 2020 ; le progestatif PROGESTERONE RETARD PHARLON 500 mg/2 ml sol inj en ampoule IM (caproate d'hydroxyprogestérone), depuis le 9 mars 2020 ; l'antagoniste de la vasopressine JINARC 15 mg comprimé (tolvaptan), en mars 2020. En revanche, l'antinéoplasique à base d'asparaginase, KIDROLASE 10 000 UI poudre et solvant pour solution injectable, fait l'objet de tensions d'approvisionnement pour une durée indéterminée, avec : en ville, la rupture de stock de la boîte…
  • Le facteur de croissance à base de mécasermine, INCRELEX 10 mg/mL solution injectable, est désormais contre-indiqué chez les enfants et les adolescents présentant toute affection ou antécédent augmentant le risque de néoplasie bénigne ou maligne. Cette nouvelle contre-indication s'ajoute à la précédente, chez les enfants et les adolescents ayant une néoplasie active ou suspectée. Cette décision intervient suite à des observations cliniques récentes faisant état d'une proportion de tumeurs, possiblement liées à l'utilisation de la mécasermine, supérieure à celle "de référence". Selon les données disponibles, ce risque de néoplasie serait plus élevé chez les patients traités par la mécasermine alors qu'ils n'ont pas de déficit en IGF-1 (insulin-like growth factor de type 1) ou chez ceux traités à des doses…
  • Disponibilité de DUKORAL et de SIKLOS : état des lieux

    Médicaments Disponibilité | Isabelle COCHOIS - 05/03/2020
    L'ANSM a récemment communiqué sur la disponibilité des spécialités suivantes, commercialisées en ville et à l'hôpital : remise à disposition du vaccin contre le choléra DUKORAL suspension et granulés effervescents pour suspension buvable ; risque de rupture de stock des antinéoplasiques SIKLOS 100 mg comprimé pelliculé et SIKLOS 1 000 mg comprimé pelliculé sécable.
  • EDIT du 19 mars 2020 : rappel de tous les lots non périmés de TIAPRIDAL 5 mg/goutte actuellement sur le marché (pharmacie d'officine, établissement de santé, circuit de distribution) suite à la mise à disposition de la nouvelle version (avec un seringue doseuse), pour éviter la coexistence des deux présentations./FIN EDIT L'antipsychotique à base de tiapride, TIAPRIDAL 5 mg/goutte solution buvable en gouttes, change de dénomination et devient TIAPRIDAL 138 mg/mL solution buvable. Le dosage n'est pas modifié. En parallèle, le dispositif d'administration en flacon compte-gouttes est remplacé par un flacon et une seringue doseuse pour administration orale graduée de 25 mg à 200 mg, par intervalles de 25 mg. Cette nouvelle présentation sera disponible à partir du 19 mars…
  • Six présentations de la gamme NICOTINELL (nicotine), indiquées dans le traitement de la dépendance tabagique, seront déremboursées à partir du 13 avril 2020, sur demande du laboratoire : NICOTINELL FRUIT 2 mg SANS SUCRE gomme à mâcher : boîte de 204 ; NICOTINELL MENTHE FRAICHEUR 2 mg SANS SUCRE gomme à mâcher : boîte de 204 ; NICOTINELL MENTHE 1 mg comprimé à sucer : boîtes de 36 et de 204 ; NICOTINELL MENTHE 2 mg comprimé à sucer : boîtes de 36 et de 204.
  • Pour les patients, une maladie chronique peut peser lourdement sur la vie quotidienne car la prise en charge thérapeutique leur demande souvent beaucoup de temps, d'énergie, voire un investissement financier. Outre une altération de la qualité de vie, cette situation peut avoir des conséquences négatives en termes d'observance thérapeutique. Une étude menée en France a permis d'évaluer l'importance de ce phénomène et d'en tirer quelques leçons.
  • CACIT VITAMINE D3 est désormais disponible en comprimé à croquer ou à sucer dosé à 500 mg de calcium et 1 000 UI de colécalciférol. La teneur en colécalciférol de ce nouveau dosage est la plus importante au sein de la gamme CACIT VITAMINE D3 (440 UI et 880 UI pour les autres dosages). CACIT VITAMINE D3 500 mg/1 000 UI comprimé à croquer/sucer est indiqué dans la prise en charge de carences vitamino D-calciques et d'ostéoporoses. Il est remboursable à 65 % et agréé aux collectivités. Son prix public s'élève à 5,28 euros (30 comprimés).
  • Un rappel de certains lots des anneaux vaginaux contraceptifs ETORING et ÉTONOGESTREL/ÉTHINYLESTRADIOL MYLAN a été mis en œuvre auprès des pharmacies, en raison d'une augmentation des signalements de rupture de l'anneau, qualifiée de "récente, importante et inattendue" par l'ANSM. L'efficacité contraceptive de l'anneau pouvant être diminuée en cas de rupture, le risque encouru est celui d'une grossesse non désirée. Un défaut qualité lié au procédé de fabrication de ces anneaux serait à l'origine de leur rupture, effet connu, mais habituellement "très rare" de cette méthode contraceptive. Des mesures correctives ont été mises en place afin de pouvoir mettre à disposition de nouveaux lots, sous la surveillance étroite de l'ANSM. Dans l'attente, des conseils sont dispensés à destination des femmes concernées,…
  • Le vaccin quadrivalent contre les infections à papillomavirus humains (HPV) GARDASIL ne sera plus commercialisé à partir du 31 décembre 2020. Cet arrêt de commercialisation, décidé par le laboratoire MSD Vaccins, est cohérent avec la stratégie vaccinale recommandée depuis 2017 : en effet, la version nonavalente de ce vaccin anti-HPV, GARDASIL 9, est recommandée pour toute nouvelle initiation de cette vaccination. GARDASIL et GARDASIL 9 n'étant pas interchangeables, GARDASIL doit désormais être réservé à la poursuite des schémas vaccinaux déjà initiés avec cette version quadrivalente.
  • L'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) recommande aux professionnels de santé et aux patients ou proches aidants d'être attentifs à l'apparition de tout effet indésirable neuropsychiatrique suite à la prise de médicaments à base de montélukast (SINGULAIR et génériques). En effet, bien que la survenue de troubles neuropsychiatriques liés à ces médicaments soit déjà connue et mentionnée dans les notices, plusieurs signalements montrent que le lien n'est pas suffisamment identifié, avec pour conséquence un retard de diagnostic et de prise en charge adaptée. Les effets indésirables neuropsychiatriques associés au montélukast se manifestent par divers symptômes (modifications du comportement, troubles de l'humeur) qui régressent généralement à l'arrêt du traitement. Les patients, parents ou aidants doivent…
  • Selon les récentes informations communiquées par l'ANSM, les spécialités suivantes font l'objet de tensions d'approvisionnement ou de ruptures de stock : en gynécologie, NORLEVO 1,5 mg comprimé (lévonorgestrel) : tensions d'approvisionnement pour une durée indéterminée ; en endocrinologie, EUTHYRAL 100 µg/20 µg comprimé sécable (lévothyroxine sodique/liothyronine sodique) : rupture de stock jusqu'à fin mars 2020 ; en endocrinologie également, GENOTONORM (somatropine) : les tensions d'approvisionnement touchent désormais la majorité des présentations de la gamme. La remise à disposition est prévue début avril 2020 ; en cardiologie, URAPIDIL STRAGEN LP gélule à libération prolongée : remise à disposition reportée à fin avril 2020 pour le dosage 30 mg et remise à disposition normale du dosage 60 mg ; en infectiologie, TOBI…
  • En septembre 2019, le laboratoire Chauvin a suspendu la production des stylos d'adrénaline auto-injectable EMERADE, suite à l'identification d'un dysfonctionnement de certains stylos. Six mois plus tard, le laboratoire procède au rappel de tous les lots d'EMERADE actuellement disponibles dans le circuit de distribution pharmaceutique, dont les pharmacies et les établissements de santé. Les patients auxquels un stylo EMERADE a été dispensé depuis octobre 2018 doivent le conserver, mais une nouvelle fiche d'information sur les instructions d'utilisation d'EMERADE leur sera remise par les pharmaciens. Le problème de dysfonctionnement du stylo EMERADE est en cours de résolution ; le laboratoire prévoit la mise à disposition de nouveaux stylos d'EMERADE à l'été 2020.
  • Bien que l'interaction amiodarone/sofosbuvir soit mentionnée dans les informations relatives aux spécialités contenant ces principes actifs, des signalements de bradyarythmie continuent à être rapportés : chez des patients ayant reçu ces deux médicaments de façon concomitante, chez des patients pour lesquels le traitement par sofosbuvir a été initié peu de temps après l'arrêt de l'amiodarone, sans tenir compte de la longue demi-vie de cet anti-arythmique. Par conséquent, le PRAC (Comité pour l’Évaluation des Risques en matière de Pharmacovigilance) a décidé de renforcer : les mises en garde vis-à-vis de cette association à risque, en raison de la longue demi-vie de l'amiodarone, la surveillance des patients lorsque la co-administration d'amiodarone et de sofosbuvir s'avère nécessaire : surveillance continue de la fréquence…
  • Fin de prise en charge en avril et mai 2020 pour plusieurs médicaments

    Médicaments Prise en charge | David PAITRAUD - 26/02/2020
    Les médicaments suivants ne seront plus remboursables par l'Assurance maladie, ni agréés aux collectivités, en raison d'un service médical rendu (SMR) jugé insuffisant par la Commission de la Transparence : à compter du 3 avril 2020 : l'inhibiteur de la résorption osseuse CALSYN 100 UI/1 mL solution injectable (calcitonine de saumon), l'agoniste dopaminergique PARLODEL 2,5 mg comprimé sécable INHIBITION DE LA LACTATION (mésilate de bromocriptine). à compter du 18 mai 2020 : le bêta-2 stimulant SALBUMOL 0,5 mg/1 mL solution injectable (sulfate de salbutamol). L'antiprogestatif hospitalier MIFFEE 200 mg comprimé (mifépristone) perdra également son agrément aux collectivités à partir du 3 avril 2020. Enfin, le bêta-2 stimulant hospitalier SALBUMOL FORT 5 mg/mL solution pour perfusion intraveineuse en ampoule n'est désormais…
  • Selon les dernières informations communiquées par l'ANSM, l'approvisionnement des spécialités suivantes est perturbé en ville et à l'hôpital : en néphrologie : tensions d'approvisionnement en JINARC 15 mg comprimé (tolvaptan) jusqu'à début mars 2020. Des unités importées des marchés nordiques sont mises à disposition en France ; en infectiologie : distribution contingentée en ville pour tous les dosages d'AUGMENTIN injectable poudre pour solution injectable/pour perfusion IV (amoxicilline sodique/clavulanate de potassium). À l'hôpital, la remise à disposition du dosage à 2 g/200 mg est reportée au mois de juin 2020. À l'inverse, l'approvisionnement est redevenu quasiment normal pour les spécialités corticoïdes injectables suivantes : HEXATRIONE 2 POUR CENT suspension injectable intra-articulaire (hexacétonide de triamcinolone) : remise à disposition sous distribution contingentée…
  • Près de 10 % des patients signalent lors d’une consultation médicale qu’ils sont allergiques à la pénicilline. Mais, en réalité, 90 % des personnes autodéclarant un antécédent d’allergie à cet antibiotique le tolèrent très bien, une situation qui n’est pas sans conséquences.
  • Post-ménopause : remise à disposition normale de COLPOTROPHINE 1 % crème

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 12/02/2020
    Après plus de 3 années d'absence, COLPOTROPHINE 1 % crème (promestriène), indiquée dans le traitement symptomatique de l'atrophie vulvo-vaginale liée à une déficience en estrogènes chez la femme post-ménopausée, est remise à disposition normalement depuis le mois de janvier 2020.
  • L'ANSM publie les données d'une nouvelle étude épidémiologique conduite par le groupement d'intérêt scientifique EPI-PHARE sur l'exposition au mycophénolate des femmes en âge de procréer et des femmes enceintes. L'analyse des données de remboursement des spécialités de mycophénolate (CELLCEPT, MYFORTIC, et génériques) sur 8 ans (2010 à 2017) montre : une augmentation constante de l’utilisation du mycophénolate chez les femmes en âge de procréer, de l'ordre de 44 % sur cette période, un nombre persistant de grossesses exposées à cette substance, de l’ordre de 50 par an. L'analyse EPI-PHARE permet d'identifier les situations de prescription (indications) et de dispensation, les profils des patientes, et de décrire l'exposition pendant la grossesse. Parmi les enfants nés entre 2010 et 2017 et exposés…
  • Le lipegfilgrastim est un nouveau facteur de croissance granulocytaire de longue durée d'action. Il est commercialisé en France sous le nom de LONQUEX 6 mg solution injectable en seringue préremplie. LONQUEX est indiqué chez l’adulte pour la réduction de la durée de la neutropénie et de l’incidence de la neutropénie fébrile chez les patients recevant une chimiothérapie cytotoxique pour une affection maligne (à l’exception de la leucémie myéloïde chronique et des syndromes myélodysplasiques). Dans son avis du 18 décembre 2019, la Commission de la Transparence a attribué à LONQUEX un SMR (service médicale rendu) important sans amélioration du SMR (ASMR V), tenant compte de la démonstration dans 2 études cliniques de sa non-infériorité par rapport à NEULASTA (pegfilgrastim) sur la…
  • En semaine 6 (du 31 janvier au 6 février 2020), trois signalements de rupture de stock en pharmacies de ville et hospitalières ont été relayés par l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) : en psychiatrie : DEROXAT 20 mg/10 mL suspension buvable (paroxétine), indisponible jusqu'en avril 2020 ; en gynécologie/obstétrique : PROGESTERONE RETARD PHARLON 500 mg/2 mL solution injectable IM (caproate d'hydroxyprogestérone), indisponible jusque fin février/début mars 2020 ; en neurologie : ARTANE 0,4 POUR CENT solution buvable en goutte (chlorhydrate de trihexyphénidyle), sous tension d'approvisionnement jusqu'en avril 2020. À l'inverse, l'ANSM confirme la remise à disposition de QUESTRAN 4 g poudre orale en sachet (colestyramine), après environ 6 semaines d'indisponibilité.
  • L'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) a dévoilé les dernières données de l'étude EPI-PHARE relatives à l'utilisation du valproate et de ses dérivés chez les femmes en âge de procréer (15-49 ans). Les principaux enseignements de cette étude réalisée sur une période de 5 ans (2013 - 2019) sont : une baisse de l'ordre de 55 % de l'exposition au valproate dans la population des femmes en âge de procréer ; une baisse plus marquée chez les femmes traitées pour un trouble bipolaire (- 60 %), en comparaison au traitement de l'épilepsie (- 49 %) ; une diminution globale des initiations de traitement par valproate et dérivés chez les femmes de 15 à 49…
  • Ces dernières années, beaucoup d'avancées ont été réalisées dans le cancer bronchique. Mais qu'en est-il de son dépistage et du diagnostic clinique ? Des publications récentes nous en apprennent plus dans ce domaine.
  • Répertoire des génériques : 11 groupes supplémentaires

    Médicaments Génériques | David PAITRAUD - 05/02/2020
    Le répertoire des génériques s'est enrichi de 11 nouveaux groupes : en médecine interne/hématologie : 3 groupes DÉFÉRASIROX comprimés (référent EXJADE) sont créés, correspondant aux 3 dosages 90 mg, 180 mg et 360 mg ; en addictologie : un groupe est créé pour NICOTINE 1 mg/dose solution pour pulvérisation buccale (référent : NICORETTESPRAY 1 mg/dose solution pour pulvérisation buccale) ; en gastro-entérologie / pédiatrie : 2 groupes RACÉCADOTRIL sont créés : RACÉCADOTRIL 10 mg pour un sachet (référent : TIORFAN 10 mg NOURRISSONS poudre orale en sachet-dose) et RACÉCADOTRIL 30 mg pour un sachet, poudre orale en sachet-dose (référent : TIORFAN 30 mg ENFANTS poudre orale en sachet-dose) ; en néphrologie : 2 groupes SÉVÉLAMER (CHLORHYDRATE DE) comprimé pelliculé, pour…
  • FLECTOR : désormais disponible en comprimé dosé à 50 mg de diclofénac

    Médicaments Nouvelle Spécialité | David PAITRAUD - 04/02/2020
    L'anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) FLECTOR est désormais disponible sous une nouvelle forme galénique, en comprimé pelliculé dosé à 50 mg de diclofénac épolamine.
  • Disponibilité de spécialités distribuées en ville et à l'hôpital : mise à jour

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 30/01/2020
    Selon les récentes informations communiquées par l'ANSM, les spécialités suivantes, distribuées en ville et à l'hôpital, sont indisponibles ou en tension d'approvisionnement : dans la prise en charge des complications de la mucoviscidose : rupture de stock de TOBI PODHALER 28 mg poudre pour inhalation en gélule et TOBI 300 mg/5 mL solution pour inhalation par nébuliseur (tobramycine) et, en attendant la remise à disposition annoncée dans les prochaines semaines, mise à disposition en pharmacie d'unités anglaises de ces spécialités ; en rhumatologie/ORL/allergologie/dermatologie/obstétrique : persistance de l'indisponibilité du modèle unitaire en ville et à l'hôpital de CELESTENE CHRONODOSE 5,70 mg/mL suspension injectable (boîte de 25 ampoules) et remise à disposition du modèle hospitalier ; dans la prise en charge de…
  • Annoncée fin 2019, une fiche d'aide à la dispensation des vasoconstricteurs par voie orale (pseudoéphédrine et autres) a été élaborée pour renforcer la sécurité de ces médicaments. En effet, les données récentes de pharmacovigilance montrent une persistance des signalements d'effets indésirables, parfois graves, et du mésusage de ces médicaments. Ce document, destiné aux pharmaciens, rappelle les éléments essentiels à recueillir lors de la dispensation de ces médicaments, indiqués pour soulager les symptômes du rhume : âge du patient, identification des contre-indications, identification d'interactions avec d'autres médicaments, rappel sur la durée maximale de traitement et la posologie, traçabilité du médicament délivré dans le dossier patient (dossier informatique propre à la pharmacie ou dossier pharmaceutique). En parallèle, l'ANSM publie une brochure d'information…
  • S’il apparaît évident que les fausses-couches peuvent avoir des conséquences psychologiques, ces répercussions sont encore mal connues : quels types de symptômes sont constatés ? quelle est leur fréquence ? combien de temps durent-ils ? Existe-t-il des facteurs favorisants ? Autant de questions auxquelles répond une étude prospective publiée récemment.
  • Trois médicaments à base de prométhazine désormais soumis à prescription médicale obligatoire

    Médicaments Prescription - Délivrance | David PAITRAUD - 27/01/2020
    La prométhazine administrée par voie orale est désormais classée sur la liste I des substances vénéneuses (Journal officiel du 23 janvier 2020). En conséquence, les spécialités suivantes sont soumises à prescription médicale obligatoire : RHINATHIOL PROMETHAZINE sirop (carbocistéine, prométhazine chlorhydrate), FLUISEDAL sirop (méglumine benzoate, prométhazine chlorhydrate, polysorbate 20), PHENERGAN 25 mg comprimé enrobé (prométhazine chlorhydrate). Jusqu'à présent, ces spécialités pouvaient être délivrées en pharmacie sans ordonnance médicale. La prométhazine est un antihistaminique anti-H1 de la famille des phénothiazines. Plusieurs signaux de pharmacovigilance et d'addictovigilance ont été rapportés au cours des dernières années, notamment un usage détourné de plus en plus fréquent de la prométhazine à des fins récréatives (dans la boisson purple drank). La prométhazine est également associée à des…
  • Selon l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), des tensions d'approvisionnement sont signalées, pour une durée indéterminée, en ville et à l'hôpital pour la spécialité anticholinergique à base de scopolamine, SCOPODERM TTS 1 mg/72 heures dispositif transdermique (scopolamine). Dans ce contexte, la distribution de ce médicament est contingentée. En parallèle, l'antifongique systémique ANCOTIL 500 mg comprimé (flucytosine) est remis à disposition, comme annoncé en septembre 2019.
  • La Commission européenne a décidé de suspendre l'autorisation de mise sur le marché de PICATO (mébutate d'ingénol), le temps de la réévaluation européenne du bénéfice/risque de ce gel, indiqué dans la prise en charge de kératoses actiniques. Cette décision s'applique aux 2 dosages : PICATO 150 µg/g gel et PICATO 500 µg/g gel. Elle repose sur les résultats de différentes études mettant en évidence une incidence plus élevée de cancers/tumeurs cutané(e)s au niveau de la zone traitée par PICATO en comparaison au placebo ou à l'imiquimod (ALDARA). L'évaluation se poursuit néanmoins et la décision européenne de suspension est provisoire, dans l'attente des conclusions finales. En pratique, cette suspension d'AMM implique : pour les prescripteurs : de ne plus initier ni…
  • Génériques versus princeps : ce qui change en janvier 2020

    Médicaments Prise en charge | David PAITRAUD - 16/01/2020
    Depuis le 1er janvier 2020, de nouvelles règles sont applicables pour favoriser le recours aux médicaments génériques en France : justification de la mention "non substituable" par le prescripteur, selon 3 situations officiellement reconnues, en dehors de ces situations, remboursement des patients refusant la substitution sur la base du prix du générique le plus cher, avec pour conséquence un reste à charge potentiel pour le patient. EDIT du 7 février 2020 : Le pharmacien a également la possibilité d'exlure la substitution lorsqu'il s'agit de médicament à marge thérapeutique étroite. Il doit alors apposer la mention "non substituable MTE-PH" sur l'ordonnance et en informer le prescripteur. /FIN EDIT En parallèle, les prix de certaines spécialités princeps ont été alignés sur les…
  • Tramadol per os : prescription limitée à 3 mois à partir du 15 avril 2020

    Médicaments Prescription - Délivrance | David PAITRAUD - 16/01/2020
    Sur proposition de l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), la prescription des spécialités à base de tramadol par voie orale sera limitée à 12 semaines (3 mois), au lieu de 1 an actuellement, à compter du 15 avril 2020. Au-delà de 3 mois, une nouvelle prescription devra être établie pour poursuivre un traitement antalgique par tramadol. Ces nouvelles modalités de prescription ont fait l'objet d'un arrêté ministériel publié au Journal officiel du 16 janvier 2020. L'ANSM a tenu compte du contexte national et international concernant l'utilisation des opioïdes. Elle s'inscrit dans la feuille de route du ministère de la Santé "Prévenir et agir face aux surdoses d'opioïdes". Selon les résultats présentés en février 2019…
  • Remise à disposition normale de plusieurs spécialités en ville

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 16/01/2020
    Selon les dernières informations communiquées par l'ANSM, les médicaments suivants ont été remis à disposition normalement en ville : la spécialité antiparasitaire ZENTEL 400 mg comprimé (albendazole) ; les vaccins ADULTES contre le virus de l'hépatite A, VAQTA 50 U/1 mL, HAVRIX 1440 U/1 mL et AVAXIM 160 U.
  • NORDITROPINE (somatropine) : nouveau stylo prérempli FLEXPRO

    Médicaments Présentation | David PAITRAUD - 16/01/2020
    La gamme d'hormones de croissance à base de somatropine, NORDITROPINE, compte une nouvelle référence, NORDITROPINE FLEXPRO solution injectable en stylo prérempli de 1,5 mL. Celle-ci est destinée à remplacer le stylo prérempli NORDITROPINE NORDIFLEX, dont l'arrêt de commercialisation est programmé à partir du 30 juin 2020. Comme NORDITROPINE NORDIFLEX, 3 dosages de NORDITROPINE FLEXPRO sont proposés, à 5 mg/1,5 mL (stylo orange), 10 mg/1,5 mL (stylo bleu) et 15 mg/1,5 mL (stylo vert). Par rapport au stylo NORDIFLEX, le stylo FLEXPRO permet de délivrer une quantité plus importante de somatropine par injection et, pour le stylo à 15 mg/1,5 mL, de sélectionner des doses différentes. Les patients doivent être formés au fonctionnement de ce nouveau stylo. Les indications thérapeutiques de…
  • Traitement symptomatique de la constipation : NORMACOL change de nom

    Médicaments Dénomination | David PAITRAUD - 15/01/2020
    Le laboratoire Norgine annonce le changement de dénomination du laxatif NORMACOL 62 g/100g granulés (gomme de sterculia) qui devient NORMAFIBE 62 g/100 g granulés. Les premières unités portant cette nouvelle dénomination sont distribuées depuis le 12 novembre 2019 ; elles coexisteront avec les anciennes versions jusqu'à l'écoulement des stocks de ces dernières. Ce changement de nom vise à éviter toute confusion entre NORMACOL granulés, administré per os, et NORMACOL LAVEMENT solution rectale, dont la dénomination est conservée. Excepté le nom, NORMAFIBE granulés est strictement identique à NORMACOL granulés.
  • PLAQUENIL (hydroxychloroquine) : la prescription médicale devient obligatoire

    Médicaments Prescription - Délivrance | David PAITRAUD - 15/01/2020
    Selon un arrêté paru au Journal officiel du 15 janvier 2020, l'hydroxychloroquine est désormais inscrite sur la liste II des substances vénéneuses. En pratique, cette nouvelle réglementation s'applique à la spécialité PLAQUENIL 200 mg comprimé pelliculé, dont la dispensation est désormais soumise à prescription médicale obligatoire.
  • ADALATE 10 mg capsule molle (nifédipine) : arrêt de commercialisation

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 14/01/2020
    Deux ans après ADALATE LP 20 mg comprimé LP et CHRONADALATE LP 30 mg comprimé osmotique pelliculé, le laboratoire Bayer Healthcare a décidé d'arrêter la commercialisation d'ADALATE 10 mg capsule molle. Cet arrêt de commercialisation est prévu à écoulement des stocks, estimé à fin janvier 2020. En France, ADALATE 10 mg capsule molle est la seule spécialité dosée à 10 mg de nifédipine. Cet inhibiteur calcique sélectif à effets vasodilatateurs dominants est indiqué dans la prise en charge de l'angor de Prinzmetal et de l'angor stable, ainsi que dans les phénomènes de Raynaud. Dans ces indications, des alternatives thérapeutiques existent.
  • L'autorisation de mise sur le marché (AMM) du médicament PALMIER DE FLORIDE BIOGARAN 160 mg capsule molle (extrait mou du fruit de Serenoa repens) a été annulée par décision du Conseil d'État du 31 décembre 2019. Reposant sur des raisons de procédure, l'annulation de cette AMM a pour conséquence l'arrêt de commercialisation en France de PALMIER DE FLORIDE BIOGARAN (boîtes de 60 et de 180 capsules molles) : cette spécialité ne doit plus être prescrite, ni délivrée. Le laboratoire Biogaran doit procéder au rappel des lots distribués dans le circuit de distribution pharmaceutique. Les patients ne sont pas concernés par ce rappel qui ne relève pas d'une alerte sanitaire. Des alternatives à base de Serenoa repens sont disponibles pour poursuivre…
  • La gamme d'aliments diététiques NEOCATE (acides aminés), notamment indiquée chez les enfants de plus de 1 an allergiques aux protéines de lait de vache, est modifiée de la manière suivante : NEOCATE JUNIOR poudre pour solution buvable remplace NEOCATE ACTIVE poudre pour solution buvable, NEOCATE ACTIVE ne sera plus remboursée à compter du 20 janvier 2020. NEOCATE JUNIOR est disponible sous 3 formules : l'une non aromatisée, dite neutre, réservée à l'enfant de 1 an et plus ; les deux autres aromatisées à la fraise et à la vanille, pour l'enfant à partir de 3 ans. Du fait de sa composition enrichie en triglycérides à chaîne moyenne et en vitamine D, NEOCATE JUNIOR peut convenir à une alimentation exclusive, sous…
  • Pour faire suite aux précédents articles parus sur VIDAL.fr en novembre et décembre 2019, concernant la chronobiologie et son application thérapeutique au traitement de l’hypertension artérielle ou dans la prévention cardio-vasculaire, ce dossier se clôt aujourd’hui par un dernier thème ayant fait l’objet de recherches depuis plusieurs années : la chronothérapie en cancérologie
  • Selon les informations récemment communiquées par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), les spécialités suivantes font l'objet de tensions d'approvisionnement ou de ruptures de stock, sur les marchés de ville et hospitalier : INNOHEP solution injectable en seringue préremplie (tinzaparine) : rupture de stock de tout ou partie des présentations (boîte de 2 ou 10 ampoules) dosées à 10 000 UI anti-Xa/0,5 mL, 14 000 UI anti-Xa/0,7 mL ou 18 000 UI anti-Xa/0,9 mL ; ADIAZINE 500 mg comprimé (sulfadiazine) : rupture de stock confirmée et mise en place d'un contingentement strict. Les unités disponibles doivent être réservées aux seules indications de l'AMM. Toute commande doit être accompagnée de l'ordonnance et d'une confirmation biologique par test Elisa ; BLEOMYCINE…
  • EUTHYROX : fin de la distribution en France annoncée pour septembre 2020

    Médicaments Disponibilité | David PAITRAUD - 09/01/2020
    Après une péride de mise à disposition exceptionnelle de près de 3 ans, la distribution en France de la spécialité importée EUTHYROX (lévothyroxine) prendra fin en septembre 2020. Cette spécialité importée correspond à la formulation de LEVOTHYROX disponible sur le marché français avant 2017. Le maintien temporaire de cette ancienne formulation a permis de répondre aux besoins thérapeutiques des patients n'ayant pas supporté la nouvelle formulation de LEVOTHYROX. Dans un communiqué de presse en date du 8 janvier 2020, la DGS (Direction Générale de la Santé) invite les professionnels de santé et les patients concernés à anticiper l'arrêt de mise à disposition d'EUTHYROX au cours des 9 prochains mois. Des recommandations sont en cours d'élaboration pour orienter les professionnels de…
  • La phagothérapie est un traitement s’appuyant sur l’activité bactéricide de virus appelés bactériophages, qui a été largement utilisée au début du 20e siècle. Après avoir été progressivement abandonnée en raison de la découverte de la pénicilline, elle est très récemment réapparue comme une stratégie "d’avenir" face à la recrudescence des bactéries résistant aux antibiotiques.
  • L'Agence nationale du médicament (ANSM) a constaté une augmentation du nombre d'incidents de rupture des stérilets au cuivre ANCORA 375 et NOVAPLUS lors de leur retrait par des professionnels de santé, d'une part, et de déclarations d'expulsions spontanées d'une partie ou de la totalité de ces dispositifs intra-utérins (DIU), d'autre part. Ces situations exposent les patientes concernées à un risque de grossesse non désirée, par défaut de contraception. En conséquence, l'ANSM a décidé de suspendre la commercialisation et l'utilisation de ces DIU ainsi que des sets SETHYGYN (société Euromedial) qui les contiennent. Cette décision sanitaire s'accompagne d'un rappel de tous les lots de ces stérilets, disponibles sur le marché. En parallèle, un ensemble de recommandations a été élaboré à l'attention…
  • Arthrose : GO-ON ONE, nouvelle solution d'acide hyaluronique injectable en administration unique

    Dispositifs médicaux Nouveau Produit | David PAITRAUD - 28/11/2019
    GO-ON ONE est un nouveau dispositif médical constitué d'une solution de hyaluronate de sodium injectable à 60 mg/6 mL, présentée en seringue préremplie de 6 mL. GO-ON ONE est indiqué dans le traitement symptomatique de l'arthrose et s'administre par injection intra-articulaire unique. À ce titre, il se distingue du produit GO-ON 10 mg/mL solution injectable, déjà commercialisé, dont le schéma d'administration consiste en 5 injections intra-articulaires au total, à 1 semaine d'intervalle. Comme l'ensemble des solutions viscoélastiques à base d'acide hyaluronique, GO-ON ONE n'est pas remboursable par l'Assurance maladie.
  • L’allergie aux protéines de lait de vache (APLV) concerne essentiellement les enfants au cours de leurs premières années de vie : 70 à 90 % des enfants sont guéris à 3 ans. Une fois le diagnostic confirmé grâce à une épreuve d’éviction-réintroduction faite en milieu hospitalier, un régime excluant totalement les protéines de lait de vache doit être débuté.
  • En partenariat avec le Conseil national professionnel de pédiatrie (CNPP), la Haute autorité de santé (HAS) a actualisé ses recommandations sur la prise en charge du premier épisode de bronchiolite aiguë chez le nourrisson de moins de 12 mois. Publiées le 14 novembre 2019, ces nouvelles recommandations (qui remplacent celles publiées en 2000) ne concernent pas les enfants de plus de 12 mois, ni les épisodes récurrents de gêne respiratoire sifflante. Pour la première fois, la HAS définit trois stades de gravité de la maladie sous la forme d’une check-list de critères cliniques et de vulnérabilité qui s’ajoutent à l’évaluation de l’état général et du comportement. Ces trois niveaux de gravité sont assortis de modalités de prise en charge graduées…
  • Verrucides en flacon : 3 produits à rapporter à la pharmacie (risque sanitaire)

    Dispositifs médicaux Alertes - Lots | David PAITRAUD - 07/11/2019
    L'ANSM interdit la commercialisation de 2 produits verrucides : EXPERT 1.2.3 VERRUES CUTAFILM, STERIPAN TRAITEMENT VERRUES. Il s'agit d'une décision sanitaire liée au conditionnement en flacon de ces solutions corrosives (acide monochloroacétique), lequel expose les patients à un risque de brûlure grave (2e degré) par renversement de la solution sur la peau. En pratique, l'ANSM demande : aux laboratoires fabricants d'organiser le rappel de lots de ces produits ; aux sites de vente (pharmacie, parapharmacie et supermarché) de retirer ces produits de la vente et de les renvoyer aux fabricants ; aux personnes qui détiennent ces produits de ne plus les utiliser et de les rapporter en pharmacie, parapharmacie ou supermarché. L'ANSM demande également aux patients de rapporter en pharmacie…
  • EDIT du 16 décembre 2019 : Suite à la consultation des professionnels et associations concernés, la Haute Autorité de santé (HAS) confirme sa recommandation d’élargissement de la vaccination contre les papillomavirus humains à tous les adolescents de 11 à 14 ans révolus./Fin Edit Jusqu’au 27 novembre 2019, la HAS soumet à consultation publique un projet de recommandation en faveur d’une vaccination contre les Human Papillomavirus (HPV) élargie à tous les garçons de 11 à 14 ans. Cette vaccination universelle de tous les adolescents pourrait permettre d’augmenter le taux global de couverture vaccinale (faible en France avec seulement 24 % de la cible féminine) et ferait disparaître l’obstacle, pour les jeunes garçons, de devoir se prononcer sur leur orientation sexuelle pour…
  • SACOLENE : nouveau soluté de réhydratation orale

    Parapharmacie Nouveau Produit | David PAITRAUD - 09/09/2019
    Disponible en pharmacie depuis le 1er juillet 2019, SACOLENE est un soluté de réhydratation orale, présenté sous forme de poudre pour solution buvable en sachet-dose. Il peut être utilisé chez les nourrissons, les enfants ou les adultes. SACOLENE dispose du statut d'aliment diététique destiné à des fins médicales spéciales (ADDFMS). Il n'est pas pris en charge par l'Assurance maladie.
  • IUB BALLERINE MIDI : nouveau dispositif intra-utérin au cuivre de forme sphérique

    Dispositifs médicaux Nouveau Produit | David PAITRAUD - 03/07/2019
    Le laboratoire CCD propose un nouveau dispositif intra-utérin au cuivre : IUB BALLERINE MIDI Ce dispositif médical à visée contraceptive est constitué d'un fil en nitinol sur lequel sont enfilées des billes de cuivre mobiles. Ce fil prend une forme sphérique lors de sa libération du guide d'insertion dans la cavité utérine. La durée de l'efficacité contraceptive est de 5 ans. IUB BALLERINE MIDI n'est pas remboursable par l'Assurance maladie, son prix est libre.
  • Depuis le 16 mai 2019, un modèle modifié du capteur de glycémie FREESTYLE LIBRE est mis à disposition sur le marché français. La modification porte sur un composant interne du capteur, dans le but de diminuer le risque de survenue de réactions cutanées chez les utilisateurs.
  • Poussière d’étoiles...

    Santé | - 29/05/2019
    Community manager et auteur de nombreux articles chez VIDAL depuis plus de 6 ans, notre collègue le docteur Jean-Philippe Rivière nous a quittés. Nous en sommes tous bouleversés, à la hauteur de l’immense estime qu’il nous inspirait. Jean-Philippe a impulsé une ligne éditoriale aux actualités VIDAL et suscité l’adhésion de nombreux lecteurs par la justesse de ses analyses et la pertinence de ses écrits. Nous souhaitons lui rendre hommage au travers de cet article.
  • À compter du 30 avril 2019, la crème et les compresses IALUSET PLUS (acide hyaluronique et sulfadiazine argentique) seront radiées de la LPPR et ne seront par conséquent plus remboursables par l'Assurance maladie. Ces dispositifs médicaux sont indiqués dans la prise en charge des plaies infectées et des brûlures, des affections dermatologiques primitivement bactériennes ou susceptibles de se surinfecter. Ils sont actuellement remboursables dans le traitement des brûlures du second degré superficiel et du second degré profond. Cette radiation repose notamment sur de récentes données de matériovigilance et pharmacovigilance relatives au médicament FLAMMAZINE 1 % crème, évocatrices, dans certaines situations, d'un passage systémique important de la sulfadiazine et en lien avec des effets secondaires graves (notamment cytopénies et atteintes rénales).
  • Les compléments alimentaires à visée articulaire à base de glucosamine et/ou de chondroïtine sulfate sont désormais déconseillés pour certaines populations à risque. Cette recommandation de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) repose sur les données de son dispositif de nutrivigilance faisant état d'effets indésirables très variés (digestifs, cutanés, hépatiques) liés à ces produits. L'expertise mise en œuvre dans ce contexte a permis d'identifier des populations spécifiques pour lesquelles la consommation de glucosamine ou de chondroïtine présente un risque. A ce titre, l'Anses émet des recommandations à destination des professionnels de santé, des consommateurs et des fabricants pour sécuriser le bon usage de ces produits.
  • EurekaSante.fr, le site grand public de VIDAL, fête ses 10 ans. Dix années d’information santé grand public fondée sur les avis des sociétés savantes et les recommandations des autorités de santé publique françaises et européennes. Dans un contexte marqué par les fake news en santé, EurekaSante.fr représente, pour les patients et leurs proches, une source d’informations fiables et faciles à comprendre sur nombre d'aspects de la santé.
  • Depuis le 27 février 2019, le préservatif masculin en latex "SORTEZ COUVERTS !" est inscrit sur la liste des produits et prestations remboursables (LPPR). A ce titre, ces préservatifs sont désormais pris en charge au taux de 60 % par l'Assurance maladie dans la prévention de 8 infections sexuellement transmissibles (VIH, herpès, papillomavirus, hépatite B, syphilis, chlamydia, gonorrhée, trichomonas), lorsqu'ils sont prescrits par un médecin ou par une sage-femme. Le prix limite de vente au public de "SORTEZ COUVERTS !" s'élève à 2,00 € (boîte de 12, taille standard).